41 (Modifié par tipchic 13/03/2019 à 13:16)

Quelle traduction choisir pour Homère ?

Bonjour
C'est la 13ème traduction que je lis de L'Odyssée depuis quelques mois, la quatrième en vers. Par rapport au grec, incapable de parler de la fidélité au texte original, je ne lis pas le grec ancien. Je peux juste témoigner de ma modeste expérience de lecteur. Peu sensible aux textes de Bérard et Leconte de l'Isle que je trouve datés (beaucoup de mal à finir les volumes), j'ai apprécié bien sûr la traduction de Jaccottet, référence pour beaucoup. J'avais lu les critiques de Michel Volkovitch sur la traduction de Mugler, notamment celle de vers difficiles à retenir. Je trouve injuste, comme je l'ai dit, elle mérite vraiment le détour. Les vers ont filés, je l'ai dévoré avec gourmandise jusqu'au bout, alors que je connais l'intrigue et les péripéties par coeur. Les mots choisis, la clarté, la richesse des évocations. En bibliothèque, en librairie, allez la feuilleter, ne vous privez pas.

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Quelle traduction choisir pour Homère ?

Je ne peux que faire confiance à quelqu'un qui a lu treize traductions différentes de L'Odyssée

Je vais de ce pas consulter celle de Mugler.

Merci.

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Quelle traduction choisir pour Homère ?

Bonjour
Merci à vous.
J'ai mis quatre premières traduction en ligne.
https://fr.calameo.com/accounts/1700
Les autres qui ne sont pas sous droits vont suivre.
Je regarde aussi du coté d'une proposition d'impression à la demande de qualité.
A suivre...

44 (Modifié par nlm76 Aujourd’hui à 13:37)

Quelle traduction choisir pour Homère ?

Bonjour,

je m'en viens conseiller une traduction d'une façon fort peu objective, puisqu'il s'agit de celle d'un ami, Philippe Brunet: il a publié voici quelques années sa traduction de L'Iliade au Seuil, et la publie depuis plus longtemps encore de façon vivante, dans les récitals et spectacles de la compagnie Démodocos.
C'est la seule traduction en hexamètres dactyliques français, et pour L'Iliade, c'est celle qui a un véritable souffle — à mon avis. Donc, mon palmarès, pour l'Iliade:
1. Brunet, traduction en hexamètres
2. Sallel, traduction des 10 premiers livres en très très beaux décasyllabes.
3. A égalité, Mugler et Mazon, qui m'ont donné mon premier accès à cette épopée.

Pour L'Odyssée, en attendant celle de Brunet, en préparation, Jaccottet me paraît incontournable. J'ai eu beaucoup de mal avec Bérard, qui m'a plu sur quelques vers, mais me paraissant non pas pesant, mais "essouflant", manquant de souffle. Comme je n'avais pas Jaccottet, j'alternais entre Mugler, Bérard et Meunier pour m'en sortir, et sentir le souffle d'Homère sous les maladresses des uns et des autres. L'un des principaux avantages de ce chemin un peu cahoteux fut de me pousser à apprendre le grec, pour lire en VO... et aussi croiser Philippe Brunet.

Au fait : ce week-end, dans le cadre du festival des Dionysies, à Paris, une Iliade intégrale (voir www.dionysies.org)