1 (Modifié par juju123z1 27/06/2017 à 08:19)

Hugo, Le Crapaud - Un homme qui passait vit la hideuse bête...

Bonjour,          
Pour l'oral de français nous avons à nous demander en quoi ce texte est pathétique ? ( LIGNE " un homme passait vit la hideuse bête" à "et dit nous allons voir comment cela va faire ) ma professeur de français n'a pas eu le temps de faire le commentaire de cette lecture analytique
toute seule j' ai donc réfléchi
je suis bloquer surtout pour le plan    bien sur il y a un contraste -> victor hugo= roi des contraste il y a la situat° du crapaud + ces bourreaux et aussi que cet apologue dénonce la barbarie
en éléments
-bourreaux divers=> dans la nature humaine
- bourreaux différents : "belle femme" "petit homme gais" "prêtre"
- le crapaud description morbide+ détails réaliste => touche les lecteur + en plus et au centre du récit
       --> compassion pr un animal qui inspire une répulsion
- multiplication mot de la même famille sang "sanglant" "saignait" "crime"
-champs lexical torture
- l'adjectif "pauvre" = compass° auteur + l'origine de l'acharnement  => crapaud = victime innocente
-contraste éléments positif et négatif "une fleur au corset" --> "le crapaud se trainait u fond du chemin "
NOMBREUX CONTRASTE MAIS QUEL EFFET CELA PRODUIT
-bien sur le sadisme est très présent  "c'était de l'extase"
- morale donne un message contre la barbarie --> sorte de fable
- rejet provoquant dans le texte --> montre cette fureur spontané et communicative qui se déchaine sur le crapaud  qui n arien pour se défendre --> violence indigne victor hugo : il jette l'anathème sur le crime gratuit
- satire de la lacheté des hommes ??? comment le développer
- mise à mort crapaud dans l'indifférence --> fait naÎtre au lecteur un sentiment d injustice criant

voila    les plan s'entremele donc j ai beaucoup de mal peut etre que cela manque d'élément et effet produit quelque fois j ai du mal à l'exprimer bref... en plus je suis pas prof de français donc je sais pas comment je vais faire sachant qu'il n'y a aucun commentaire sur internet sur le crapaud de victor hugo
Merci d'avance 


Un homme qui passait vit la hideuse bête,
Et, frémissant, lui mit son talon sur la tête ;
C'était un prêtre ayant un livre qu'il lisait ;
Puis une femme, avec une fleur au corset,
Vint et lui creva l'œil du bout de son ombrelle ;
Et le prêtre était vieux, et la femme était belle.
Vinrent quatre écoliers, sereins comme le ciel.
– J'étais enfant, j'étais petit, j'étais cruel ; –
Tout homme sur la terre, où l'âme erre asservie,
Peut commencer ainsi le récit de sa vie.
On a le jeu, l'ivresse et l'aube dans les yeux,
On a sa mère, on est des écoliers joyeux,
De petits hommes gais, respirant l'atmosphère
À pleins poumons, aimés, libres, contents ; que faire
Sinon de torturer quelque être malheureux ?
Le crapaud se traînait au fond du chemin creux.
C'était l'heure où des champs les profondeurs s'azurent ;
Fauve, il cherchait la nuit ; les enfants l'aperçurent
Et crièrent : « Tuons ce vilain animal,
Et, puisqu'il est si laid, faisons-lui bien du mal ! »
Et chacun d'eux, riant, – l'enfant rit quand il tue, –
Se mit à le piquer d'une branche pointue,
Élargissant le trou de l'œil crevé, blessant
Les blessures, ravis, applaudis du passant ;
Car les passants riaient ; et l'ombre sépulcrale
Couvrait ce noir martyr qui n'a pas même un râle,
Et le sang, sang affreux, de toutes parts coulait
Sur ce pauvre être ayant pour crime d'être laid ;
Il fuyait ; il avait une patte arrachée ;
Un enfant le frappait d'une pelle ébréchée ;
Et chaque coup faisait écumer ce proscrit
Qui, même quand le jour sur sa tête sourit,
Même sous le grand ciel, rampe au fond d'une cave ;
Et les enfants disaient : « Est-il méchant ! il bave ! »
Son front saignait ; son œil pendait ; dans le genêt
Et la ronce, effroyable à voir, il cheminait ;
On eût dit qu'il sortait de quelque affreuse serre ;
Oh ! la sombre action, empirer la misère !
Ajouter de l'horreur à la difformité !
Disloqué, de cailloux en cailloux cahoté,
Il respirait toujours ; sans abri, sans asile,
Il rampait ; on eût dit que la mort, difficile,
Le trouvait si hideux qu'elle le refusait ;
Les enfants le voulaient saisir dans un lacet,
Mais il leur échappa, glissant le long des haies ;
L'ornière était béante, il y traîna ses plaies
Et s'y plongea, sanglant, brisé, le crâne ouvert,
Sentant quelque fraîcheur dans ce cloaque vert,
Lavant la cruauté de l'homme en cette boue ;
Et les enfants, avec le printemps sur la joue,
Blonds, charmants, ne s'étaient jamais tant divertis ;
Tous parlaient à la fois et les grands aux petits
Criaient : «Viens voir! dis donc, Adolphe, dis donc, Pierre,
Allons pour l'achever prendre une grosse pierre ! »
Tous ensemble, sur l'être au hasard exécré,
Ils fixaient leurs regards, et le désespéré
Regardait s'incliner sur lui ces fronts horribles.
– Hélas ! ayons des buts, mais n'ayons pas de cibles ;
Quand nous visons un point de l'horizon humain,
Ayons la vie, et non la mort, dans notre main. –
Tous les yeux poursuivaient le crapaud dans la vase ;
C'était de la fureur et c'était de l'extase ;
Un des enfants revint, apportant un pavé,
Pesant, mais pour le mal aisément soulevé,
Et dit : « Nous allons voir comment cela va faire. »

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Hugo, Le Crapaud - Un homme qui passait vit la hideuse bête...

Peut-être bien définir le registre pathétique :
https://www.etudes-litteraires.com/figu … etique.php

L'être souffrant, le crapaud : rechercher tous les termes qui le désignent, qui le décrivent.
Les bourreaux : ceux qu'on n' attend pas. Gros plan sur les enfants.
La souffrance : le champ lexical, les symboles.
Le regard de Hugo :" C'était de la fureur, c'était de l'extase". Son art du contraste.

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Hugo, Le Crapaud - Un homme qui passait vit la hideuse bête...

Merci de ton aide !   je commence à mieux comprendre 

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Hugo, Le Crapaud - Un homme qui passait vit la hideuse bête...

Bonjour,           
Pour l'oral de français nous avons à nous demander en quoi ce texte est pathétique ? ( LIGNE " un homme passait vit la hideuse bête" à "et dit nous allons voir comment cela va faire ) ma professeur de français n'a pas eu le temps de faire le commentaire de cette lecture analytique
toute seule j' ai donc réfléchi
je suis bloquer surtout pour le plan    bien sur il y a un contraste -> victor hugo= roi des contraste il y a la situat° du crapaud + ces bourreaux et aussi que cet apologue dénonce la barbarie
en éléments
-bourreaux divers=> dans la nature humaine
- bourreaux différents : "belle femme" "petit homme gais" "prêtre"
- le crapaud description morbide+ détails réaliste => touche les lecteur + en plus et au centre du récit
       --> compassion pr un animal qui inspire une répulsion
- multiplication mot de la même famille sang "sanglant" "saignait" "crime"
-champs lexical torture
- l'adjectif "pauvre" = compass° auteur + l'origine de l'acharnement  => crapaud = victime innocente
-contraste éléments positif et négatif "une fleur au corset" --> "le crapaud se trainait u fond du chemin "
NOMBREUX CONTRASTE MAIS QUEL EFFET CELA PRODUIT
-bien sur le sadisme est très présent  "c'était de l'extase"
- morale donne un message contre la barbarie --> sorte de fable
- rejet provoquant dans le texte --> montre cette fureur spontané et communicative qui se déchaine sur le crapaud  qui n arien pour se défendre --> violence indigne victor hugo : il jette l'anathème sur le crime gratuit
- satire de la lacheté des hommes ??? comment le développer
- mise à mort crapaud dans l'indifférence --> fait naÎtre au lecteur un sentiment d injustice criant
voila    les plan s'entremele donc j ai beaucoup de mal peut etre que cela manque d'élément et effet produit quelque fois j ai du mal à l'exprimer bref... en plus je suis pas prof de français donc je sais pas comment je vais faire sachant qu'il n'y a aucun commentaire sur internet sur le crapaud de victor hugo
Merci d'avance

5 (Modifié par Jean-Luc 30/06/2017 à 09:39)

Hugo, Le Crapaud - Un homme qui passait vit la hideuse bête...

Bonsoir,

C'est un apologue.
Le pathétique est au service d'une argumentation persuasive qui joue avec les sentiments.
Tu peux construire ton plan à partir des divers épisodes qui surenchérissent dans l'horreur.
C'est le schéma progressif dans la cruauté, et non dans la charité, de la parabole évangélique du bon Samaritain.
La torture de l'animal sert à dénoncer la cruauté native de l'être humain.
D'abord un prêtre, homme du sacré et du pardon,
ensuite une jeune femme, future mère et dépositaire de la vie,
enfin des enfants réputés innocents,
à chaque fois gradation dans la gratuité et la gravité des coups portés...
La morale est double :
- explicite, il ne faut pas confondre laideur et méchanceté,
- implicite, il est temps d'éduquer les enfants au respect de toute vie...