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Écrire un monologue dans lequel un personnage prépare une déclaration d'amour mensongère

Bonsoir à tous, j'ai un sujet d'invention à rendre pour la semaine prochaine mais je n'y arrive pas trop. Voici l'intitulé :

Imaginez un monologue dans lequel un personnage prépare la déclaration d'amour mensongère qu'il s'apprête à faire à un autre. Il en juge, au fur et à mesure, la qualité et en prévoit les effets. Vous n'oublierez pas de donner au fil du texte, les indications de mise en scène que vous jugez nécessaires.

si vous pouviez m'aider, ce serait un grand pas.
Merci

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Écrire un monologue dans lequel un personnage prépare une déclaration d'amour mensongère

C'est très facile pourtant!

Surtout un monologue! Regarde dans les ouvrages classiques les monologues et inspire t-en!

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Écrire un monologue dans lequel un personnage prépare une déclaration d'amour mensongère

mais sur quel genre d'ouvrage car moi au contraire je trouve ce type de travail très difficile

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Écrire un monologue dans lequel un personnage prépare une déclaration d'amour mensongère

Bonsoir Dauphine,

Pour t'aider, je te propose de lire cette scène de Musset.
C'est ce qui suit le monologue, sa mise en application.
J'e t'ai joint quelques commentaires

On ne badine pas avec l'amour acte 3 scene3

Le petit bois.

Entrent CAMILLE et LE PAYSAN.

LE PAYSAN

Mademoiselle, je vais au château porter une lettre pour vous; faut-il que je vous la donne, ou que je la remette à la cuisine, comme me l'a dit le seigneur Perdican ?

CAMILLE
Donne-la-moi.

LE PAYSAN
Si vous aimez mieux que je la porte au château, ce n'est pas la peine de m'attarder.

CAMILLE
Je te dis de me la donner.

LE PAYSAN
Ce qui vous plaira.

Il donne la lettre.

CAMILLE
Tiens, voilà pour ta peine.

LE PAYSAN
Grand merci; je m'en vais, n'est-ce pas ?

CAMILLE
Si tu veux.

LE PAYSAN
Je m'en vais, je m'en vais.

Il sort.

CAMILLE, lisant.
Perdican me demande de lui dire adieu, avant de partir, près de la petite fontaine où je l'ai fait venir hier. Que peut-il avoir à me dire ? Voilà justement la fontaine, et je suis toute portée. Dois-je accorder ce second rendez-vous ? Ah! (Elle se cache derrière un arbre.) Voilà Perdican qui approche avec Rosette, ma soeur de lait. Je suppose qu'il va la quitter; je suis bien aise de ne pas avoir l'air d'arriver la première.

Entrent Perdican et Rosette, qui s'assoient.

CAMILLE, cachée, à part.
Que veut dire cela ? Il la fait asseoir près de lui ? Me demande-t-il un rendez-vous pour y venir causer avec une autre ? je suis curieuse de savoir ce qu'il lui dit.

PERDICAN, à haute voix, de manière que Camille l'entende.
Je t'aime, Rosette! toi seule au monde tu n'as rien oublié de nos beaux jours passés; toi seule tu te souviens de la vie qui n'est plus; prends ta part de ma vie nouvelle; donne-moi ton coeur, chère enfant; voilà le gage de notre amour.

Il lui pose sa chaîne sur le cou.

ROSETTE
Vous me donnez votre chaîne d'or ?

PERDICAN
Regarde à présent cette bague. Lève-toi, et approchons-nous de cette fontaine. Nous vois-tu tous les deux, dans la source, appuyés l'un sur l'autre ? Vois-tu tes beaux yeux près des miens, ta main dans la mienne ? Regarde tout cela s'effacer. (Il jette sa bague dans l'eau.) Regarde comme notre image a disparu; la voilà qui revient peu à peu; l'eau qui s'était troublée reprend son équilibre; elle tremble encore; de grands cercles noirs courent à sa surface; patience, nous reparaissons; déjà je distingue de nouveau tes bras enlacés dans les miens; encore une minute, et il n'y aura plus une ride sur ton joli visage; regarde! c'était une bague que m'avait donnée Camille.

CAMILLE, à part.
Il a jeté ma bague dans l'eau.

PERDICAN
Sais-tu ce que c'est que l'amour, Rosette ? Ecoute! le vent se tait; la pluie du matin roule en perles sur les feuilles séchées que le soleil ranime. Par la lumière du ciel, par le soleil que voilà, je t'aime! Tu veux bien de moi, n'est-ce pas ? On n'a pas flétri ta jeunesse ? on n'a pas infiltré dans ton sang vermeil les restes d'un sang affadi ? Tu ne veux pas te faire religieuse; te voilà jeune et belle dans les bras d'un jeune homme. O Rosette, Rosette! sais-tu ce que c'est que l'amour ?

ROSETTE
Hélas! monsieur le docteur, je vous aimerai comme je pourrai.

PERDICAN
Oui, comme tu pourras; et tu m'aimeras mieux, tout docteur que je suis et toute paysanne que tu es, que ces pâles statues fabriquées par les nonnes, qui ont la tête à la place du coeur, et qui sortent des cloîtres pour venir répandre dans la vie l'atmosphère humide de leurs cellules; tu ne sais rien; tu ne lirais pas dans un livre la prière que ta mère t'apprend, comme elle l'a apprise de sa mère; tu ne comprends même pas le sens des paroles que tu répètes, quand tu t'agenouilles au pied de ton lit; mais tu comprends bien que tu pries, et c'est tout ce qu'il faut à Dieu.

ROSETTE
Comme vous me parlez, monseigneur!

PERDICAN
Tu ne sais pas lire; mais tu sais ce que disent ces bois et ces prairies, ces tièdes rivières, ces beaux champs couverts de moissons, toute cette nature splendide de jeunesse. Tu reconnais tous ces milliers de frères, et moi pour l'un d'entre eux; lève-toi, tu seras ma femme, et nous prendrons racine ensemble dans la sève du monde tout-puissant.

Il sort avec Rosette.

- montrer que les paroles de Perdican ont plusieurs destinataires.
La scène ne peut se comprendre que si Perdican a tendu un piège à Camille.
Il veut piquer sa jalousie et va donc simuler une passion pour Rosette en présence de Camille.
De ce fait tous les propos échangés ont pour destinataire ultime Camille dont Perdican sait qu'elle les écoute à proximité. Vois la didascalie.
D'où les renforcements anaphoriques "toi seule" adressés à Rosette mais qui supposent une autre absente, les allusions au couvent, au sang noble, à l'éducation religieuse… qui visent Camille.
Ces propos sont révélateurs de l'orgueil de Perdican.

- étudier les stratégies de Perdican pour persuader Rosette de l'aimer.
* Ton injonctif, emploi des impératifs.
* Les cadeaux : gradation dramatique, d'abord celui qui lui appartient (la chaîne) puis le rejet de celui qu'il a reçu de Camille. Note aussi la dramatisation étudiée de l'image troublée dans l'eau. C'est une métaphore du chagrin et du trouble qui s'estompent dans une paix retrouvée. C'est aussi la condescendance d'un jeune intellectuel qui emploie des images pour être compris de la fruste paysanne.
* Refus apparent des différences sociales.
* Refus d'un amour frelaté par la peur.
* Plaidoyer pour la sincérité.
* L'expression lyrique d'un idéal fusionnel et d'un amour naturel auquel encore une fois, la jeune paysanne en contact avec la nature doit être sensible.
Ces propos sont encore révélateurs de l'orgueil de Perdican, mais ils apportent aussi une deuxième explication dans l'échec de la relation amoureuse des deux jeunes gens. Chacun rêve d'un amour impossible. C'est l'expression d'un idéal propre à la jeunesse qui ne peut qu'être déçu par la vie réelle, à l'image de celui de Musset incompris de George Sand. Ainsi sont mis en lumière les deux ressorts dramatiques de ce "proverbe" : l'orgueil et la démesure des illusions de la jeunesse.

Écrire un monologue dans lequel un personnage prépare une déclaration d'amour mensongère

Bonjour à tous.

Je me permet de rajouter mon cas à celui de dauphine1332 car mon sujet est également d'écrire un monologue.
Seulement le personnage est pour moi imposé : Dora tirée de Les Justes de Albert Camus.

Pour ne pas risquer de transformer le sens de mon sujet, en voici la copie :
" Imaginez le monologue de Dora lorsqu'elle prend, seule, dans sa chambre d'étudiante, la décision de participer à la lutte terroriste contre le pouvoir des Tsars."

Mon problème est d'abord que je ne sais pas à qui doit-elle s'adresser et si elle doit encore hésiter et peser le pour et le contre ou bien juste informer le lecteur que sa décision est déjà prise et à ce moment là n'évoquer que les arguments qui la pousse à entrer dans un groupe de terroristes. Je crains un peu le hors sujet.

Je ne vois également pas comment éviter d'avoir des propos redondants sur une Russie à sauver, la présence de la mort, etc...
Est-ce que vous pensez que c'est gênant de seulement broder autour de ces idées là ?

Voila sur quoi j'aurai voulu avoir votre avis.
En vous remerciant, à bientôt.

Écrire un monologue dans lequel un personnage prépare une déclaration d'amour mensongère

Bonjour,
J'ai exctament le même sujet que dauphine1332,j'ai beaucoup cherche sur des sites, dans des fiches méthodes mais je n'y arrive toujours pas malgré tout cela.
J'espère que vous pourez m'aider.
Merci d'avance

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Écrire un monologue dans lequel un personnage prépare une déclaration d'amour mensongère

Dorante, penché sur l'écritoire, une plume à la main :

Le moment est venu de faire semblant d'aimer. Il me faut être habile et plaire à son cœur de pacotille. Il ne faut pas que sa méfiance s'éveille donc commençons par les lieux communs qui plaisent aux jeunes cœurs.

Il sourit, trempe la plume dans l'encrier  et commence à écrire
"Depuis que j'ai vu vos yeux ...

Écrire un monologue dans lequel un personnage prépare une déclaration d'amour mensongère

J'ai eu une petit idée mon personnage est devant son miroir et s'entraîne sur son discours mais j'ai pas d'idée sur comment formule des phrases mensongère ,ni comment structure le monologue en prose.
Merci de ta réponse

Écrire un monologue dans lequel un personnage prépare une déclaration d'amour mensongère

Le modèle se trouve chez Flaubert, la lettre de rupture dans Madame Bovary :

— Allons, se dit-il, commençons !

Il écrivit :

« Du courage, Emma ! du courage ! Je ne veux pas faire le malheur de votre existence… »

— Après tout, c’est vrai, pensa Rodolphe ; j’agis dans son intérêt ; je suis honnête.

« Avez-vous mûrement pesé votre détermination ? Savez-vous l’abîme où je vous entraînais, pauvre ange ? Non, n’est-ce pas ? Vous alliez confiante et folle, croyant au bonheur, à l’avenir… Ah ! malheureux que nous sommes ! insensés ! »

Rodolphe s’arrêta pour trouver ici quelque bonne excuse.

— Si je lui disais que toute ma fortune est perdue ?… Ah ! non, et d’ailleurs, cela n’empêcherait rien. Ce serait à recommencer plus tard. Est-ce qu’on peut faire entendre raison à des femmes pareilles !

Il réfléchit, puis ajouta :

« Je ne vous oublierai pas, croyez-le bien, et j’aurai continuellement pour vous un dévouement profond ; mais, un jour, tôt ou tard, cette ardeur (c’est là le sort des choses humaines) se fût diminuée, sans doute ! Il nous serait venu des lassitudes, et qui sait même si je n’aurais pas eu l’atroce douleur d’assister à vos remords et d’y participer moi-même, puisque je les aurais causés. L’idée seule des chagrins qui vous arrivent me torture, Emma ! Oubliez-moi ! Pourquoi faut-il que je vous aie connue ? Pourquoi étiez-vous si belle ? Est-ce ma faute ? Ô mon Dieu ! non, non, n’en accusez que la fatalité ! »

— Voilà un mot qui fait toujours de l’effet, se dit-il.

« Ah ! si vous eussiez été une de ces femmes au cœur frivole comme on en voit, certes, j’aurais pu, par égoïsme, tenter une expérience alors sans danger pour vous. Mais cette exaltation délicieuse, qui fait à la fois votre charme et votre tourment, vous a empêchée de comprendre, adorable femme que vous êtes, la fausseté de notre position future. Moi non plus, je n’y avais pas réfléchi d’abord, et je me reposais à l’ombre de ce bonheur idéal, comme à celle du mancenillier, sans prévoir les conséquences. »

— Elle va peut-être croire que c’est par avarice que j’y renonce… Ah ! n’importe ! tant pis, il faut en finir !

« Le monde est cruel, Emma. Partout où nous eussions été, il nous aurait poursuivis. Il vous aurait fallu subir les questions indiscrètes, la calomnie, le dédain, l’outrage peut-être. L’outrage à vous ! Oh !… Et moi qui voudrais vous faire asseoir sur un trône ! moi qui emporte votre pensée comme un talisman ! Car je me punis par l’exil de tout le mal que je vous ai fait. Je pars. Où ? Je n’en sais rien, je suis fou ! Adieu ! Soyez toujours bonne ! Conservez le souvenir du malheureux qui vous a perdue. Apprenez mon nom à votre enfant, qu’il le redise dans ses prières. »

La mèche des deux bougies tremblait. Rodolphe se leva pour aller fermer la fenêtre, et, quand il se fut rassis :

— Il me semble que c’est tout. Ah ! encore ceci, de peur qu’elle ne vienne à me relancer :

« Je serai loin quand vous lirez ces tristes lignes ; car j’ai voulu m’enfuir au plus vite afin d’éviter la tentation de vous revoir. Pas de faiblesse ! Je reviendrai ; et peut-être que, plus tard, nous causerons ensemble très froidement de nos anciennes amours. Adieu ! »

Et il y avait un dernier adieu, séparé en deux mots : À Dieu ! ce qu’il jugeait d’un excellent goût.

— Comment vais-je signer, maintenant ? se dit-il. Votre tout dévoué ?… Non. Votre ami ?… Oui, c’est cela.
« Votre ami. »

Il relut sa lettre. Elle lui parut bonne.

— Pauvre petite femme ! pensa-t-il avec attendrissement. Elle va me croire plus insensible qu’un roc ; il eût fallu quelques larmes là-dessus ; mais, moi, je ne peux pas pleurer ; ce n’est pas ma faute. Alors, s’étant versé de l’eau dans un verre, Rodolphe y trempa son doigt et il laissa tomber de haut une grosse goutte, qui fit une tache pâle sur l’encre

Faites alterner la déclaration et son commentaire.