Fiches méthode Bac de français 2021

Est-ce qu'on peut parler d'un hémistiche en ce contexte?

Misanthrope de Molière Vers 659:

Non morbleu! C'est à vous, et vos ris complaisants
Tirent de son esprit tous ces traits médisants....

Je voudrais écrire: Dès le premier hémistiche du vers 659 on remarque l'excès de langage du protagoniste (je me refère au juron "MORBLEU").
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Réponses

  • Oui, c'est bien cela
    HÉMISTICHE, subst. masc.
    Moitié d'un vers alexandrin réparti en deux mesures rythmiques de chaque côté de la césure.
    TLF, dico en ligne auquel tu aurais pu te reporter (lien dans la fenêtre Recherche)
  • Je fais une explication de texte sur la scène 4 de l'acte II. Quelqu'un pourais m'aider à commenter cette phrase?

    Alceste: "Non, madame, non, quand j'en devrais mourir"
    Est-ce que cela correspond à une figure rhétorique?

    Les marquis, Celimène, PHilinte et Eliante sont rassemblés dans le salon de Célimène. Alceste s'oppose au maniÈre raffinés qui règnent dans le salon. Cette fois ci il coupe la parole pour accuser Célimène da se conduite mondaine...
    Quelqu'un pourrait me dire si les figures rhétoiques que j'ai trouvé sont corroctes? MERCI

    Alceste: C'est que jamais, morbleu! les hommes n'ont raison,
    Que le chagrin contre eux est toujours de saison,
    Et que je vois qu'ils sont, sur toutes les affaires,
    Loueurs impertinants ou censeurs téméraires.

    Tout d'abord c'est une apostrophe car il s'adresse à tous les hommes et non aux personnages presents, non?
    Quelles sont les hyperboles dans ce passage?
  • ET vous savez si on parle d'hémistiches aussi dansle théâtre?
  • Oui, lorsque le texte est écrit en vers.
  • Précision : en alexandrins (ce qui est le cas de tout le théâtre classique en vers, toutes les tragédies et la plupart des comédies)
  • Bonsoir à tous, voila j'ai un autre problème concernant mon travail..
    C'est un travail type Bac, sachant que j'ai un niveau de 1ère STI

    Sachant que les quatre documents du sujet type Bac sont :
    1-Du Bellay Les Regrets, sonnet CL.
    2-Les obseques de la Lionne, de La Fontaine Fables (1688).
    3-Le Misanthrope, De Molière, Acte II - Scène 4 - 1666 (V.623 au V.682)
    4-Denis Diderot, Le Neveu de Rameau, 1762.



    Pour la première partie :
    1)Quels sont les vices et les ridicules dénoncés dans ces quatre textes ?
    2)Quel genre littéraire chaque auteur a-t-il privilégié pour construire sa réflexion critique? Justifier votre réponse.

    Question 1:
    Pour l'introduction a la question je mettrais bien :
    Chaque auteur critique les courtisans qui essaye de ressembler ou de s'emparer des faveurs des nobles des grands.
    Dans le texte 1 Du Bellay se moque des courtisans qui essayent de ressembler aux nobles en les imitant ridiculement (V3 - 4), de ceux qui tourne autour de leur maître (V7), leur hypocrisie et non respect envers le Roi (V13-14)
    Dans le texte 2 La Fontaine raille la flatterie des courtisans qui gravitent autour des princes("sont ce qu'il plaît au Prince"), les gens qui suivent aveuglément les autres("un esprit anime mille corps"),dénonce la délation("un flatteur l'alla dire"),la crédulité ("ils goberont l'appât").
    Dans le texte 3 Molière dénonce
    l'hypocrisie (Cependant, aucun d'eux, à vos yeux, ne se montre,
    Qu'on ne vous voie en hâte, aller à sa rencontre,
    Lui présenter la main, et d'un baiser flatteur,
    Appuyer les serments d'être son serviteur. = Réplique d'Alceste)
    Dans le texte 4 je vois pas trop ...


    Question 2 :
    Texte 1 : Du Bellay Les Regrets, sonnet CL.
    Le genre littéraire que Du Bellay a privilégié pour pouvoir construire sa réflexion critique est celui d'une poésie car cela lui permet de faire passer sa critique par un art du langage assez poussé et exploité.

    Texte 2 : Les obseques de la Lionne, de La Fontaine Fables (1688).
    Le genre littéraire que La Fontaine a privilégié pour pouvoir construire sa réflexion critique est celui de la fable car l'apologue permet de faire passer la morale avec le récit où les animaux nous ressemblent.

    Texte 3 : Molière, Le Misanthrope, Acte II - Scène 4.
    Le genre littéraire que Molière a privilégié pour pouvoir construire sa réflexion critique est celui d'une comédie de caractère et de moeurs pour pouvoir mettre en avant sa critique sur une pièce joué.

    Texte 4 : Denis Diderot, Le Neveu de Rameau, 1762.
    (Ici c'est le texte le plus compliqué, je trouve ..)
    Le genre littéraire que Denis Diderot a privilégié pour pouvoir construire sa réflexion critique est celui d'un dialogue philosophique car cela lui permet de mieux faire ressortir la morale centrale autour du quel la discussion est centrée.




    Pour la deuxième partie : Le commentaire est sur l'extrait du Misanthrope
    Le plan donné par le professeur et a suivre est le suivant :
    1) Le comique de la scène
    2) Comment Molière s'attaque t-il à la cour et aux hommes en général ?

    J'ai beau chercher mais je ne trouve rien et j'ai même du mal à comprendre le texte. On ma tout de même proposer un plan que j'ai mis après le texte mais je me demande dans chaque sous parties de quoi parler ..
    Voila j'éspère que vous pourriez m'éclaircir sur ce texte et me donner quelque pistes pour mon commentaire.

    Voila le texte en questions :
    CLITANDRE
    Mais le jeune Cléon, chez qui vont, aujourd'hui,
    Nos plus honnêtes gens, que dites-vous de lui?

    CÉLIMÈNE
    Que de son cuisinier, il s'est fait un mérite,
    Et que c'est à sa table, à qui l'on rend visite.

    ÉLIANTE
    Il prend soin d'y servir des mets fort délicats.

    CÉLIMÈNE
    Oui, mais je voudrais bien qu'il ne s'y servît pas,
    C'est un fort méchant plat, que sa sotte personne,
    Et qui gâte, à mon goût, tous les repas qu'il donne.

    PHILINTE
    On fait assez de cas de son oncle Damis;
    Qu'en dites-vous, Madame?

    CÉLIMÈNE
    Il est de mes amis.

    PHILINTE
    Je le trouve honnête homme, et d'un air assez sage.

    CÉLIMÈNE
    Oui, mais il veut avoir trop d'esprit, dont j'enrage;
    Il est guindé sans cesse; et, dans tous ses propos,
    On voit qu'il se travaille à dire de bons mots44.
    Depuis que dans la tête, il s'est mis d'être habile,
    Rien ne touche son goût, tant il est difficile;
    Il veut voir des défauts à tout ce qu'on écrit,
    Et pense que louer, n'est pas d'un bel esprit.
    Que c'est être savant, que trouver à redire;
    Qu'il n'appartient qu'aux sots, d'admirer, et de rire;
    Et qu'en n'approuvant rien des ouvrages du temps,
    Il se met au-dessus de tous les autres gens.
    Aux conversations, même il trouve à reprendre,
    Ce sont propos trop bas, pour y daigner descendre;
    Et, les deux bras croisés, du haut de son esprit,
    Il regarde en pitié, tout ce que chacun dit.

    ACASTE
    Dieu me damne, voilà son portrait véritable.

    CLITANDRE
    Pour bien peindre les gens, vous êtes admirable!

    ALCESTE
    Allons, ferme, poussez, mes bons amis de cour,
    Vous n'en épargnez point, et chacun a son tour.
    Cependant, aucun d'eux, à vos yeux, ne se montre,
    Qu'on ne vous voie en hâte, aller à sa rencontre,
    Lui présenter la main, et d'un baiser flatteur,
    Appuyer les serments d'être son serviteur.

    CLITANDRE
    Pourquoi s'en prendre à nous? Si ce qu'on dit, vous blesse,
    Il faut que le reproche, à Madame, s'adresse.

    ALCESTE
    Non, morbleu, c'est à vous; et vos ris complaisants
    Tirent de son esprit, tous ces traits médisants;
    Son humeur satirique est sans cesse nourrie
    Par le coupable encens de votre flatterie;
    Et son coeur, à railler, trouverait moins d'appas,
    S'il avait observé qu'on ne l'applaudît pas.
    C'est ainsi qu'aux flatteurs, on doit, partout, se prendre
    Des vices où l'on voit les humains se répandre.

    PHILINTE
    Mais pourquoi, pour ces gens, un intérêt si grand,
    Vous, qui condamneriez, ce qu'en eux on reprend?

    CÉLIMÈNE
    Et ne faut-il pas bien que Monsieur contredise?
    À la commune voix, veut-on qu'il se réduise?
    Et qu'il ne fasse pas éclater, en tous lieux,
    L'esprit contrariant, qu'il a reçu des cieux?
    Le sentiment d'autrui, n'est jamais, pour lui plaire,
    Il prend, toujours, en main, l'opinion contraire;
    Et penserait paraître un homme du commun,
    Si l'on voyait qu'il fût de l'avis de quelqu'un.
    L'honneur de contredire, a, pour lui, tant de charmes,
    Qu'il prend, contre lui-même, assez souvent, les armes;
    Et ses vrais sentiments sont combattus par lui,
    Aussitôt qu'il les voit dans la bouche d'autrui.

    ALCESTE
    Les rieurs sont pour vous, Madame, c'est tout dire;
    Et vous pouvez pousser, contre moi, la satire.
    Ce que l'on ma conseiller comme plan :
    I. L'art du portrait
    galerie de petits portraits - > Faut t'il parler que des portraits de Alceste et de Célimène?
    une mode de salon - > Faut t'il parler du fait que leur conversation est similaire a une conversation dans un salon littéraire?
    les interventions d'Eliante et Philinte comme toile de fond - > Faut il parler du fait qu'il commente et donne leur avis sur la conversation?

    II. Une satire de la société
    les reproches d'Alceste → Reproche d'être hypocrite et de flatter au lieu d'être sincère?
    le ton → Sans doute imposant, qui a du répondant ?
    un caractère → Personnages = qualité morales mais pas qualités sociales ?

    III. Portraits croisés
    Célimène vue par Alceste → Femme sociale, certes mais hypocrite?
    Alceste vu par Célimène → Homme trop sincère?
    deux conceptions de la vie en société - > hypocrisie et la sincérité

    Tout ce que j'ai indiquer comme cela "→ " c'est : est ce que c'est ça? Sinon prouvez vous me corriger encore une fois?

    Voila c'est mon brouillon j'aimerais bien que vous me corriger et me donner des outils pour faire le reste du boulot s'il vous plait.
    Un grand merci à ceux qui pourront m'aider car le Français c'est pas trop mon fort.
  • Y aurais pas quelqu'un qui pourrait voir ce que j'ai fait et corriger juste ma question 1 et puis pour le commentaire m'aider un peu...
  • Bonjour! :)
    J ai vraiment besoin d'aide!
    Quel qu'un aurait il l'edition Folio du Misanthrope de Moliere?
    Car j'aurai besoin d'une note precise qui ne figure pas dans les autres editions.

    Merci à tous ceux qui voudront bien m'aider.

    PS: rapidement svp (je pars demain)

    :)
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Une note précise... Sur quel point précis ?
  • Il s'agit de la Tirade d’Éliante du v.711-730 de la sc4 act II.
    En faite il y a une note qui dit que Moliere s'est inspiré de?pr cette tirade. Tu as cette edition? :)
  • webmestrewebmestre Administrateur
    Bonjour,

    Je n’ai pas l’édition en question, mais c’est peut-être grosso modo la même note que sur cette page :
    http://www.toutmoliere.net/acte-2,405470.html#nb16 (note 16)
  • Super, c'est ça que je cherchais!!
    Merci beaucoup! :D
  • Bonjour a tous ! j'aurais besoin de votre aide pour un petit exercice de français sur une scène du misanthrope de Molière , le voici :

    texte :
    Parbleu ! je viens du Louvre, où Cléonte, au levé,
    Madame, a bien paru ridicule achevé.
    N’a-t-il point quelque ami qui pût, sur ses manières,
    D’un charitable avis lui prêter les lumières ?

    CÉLIMÈNE
    Dans le monde, à vrai dire, il se barbouille fort ;
    Partout il porte un air qui saute aux yeux d’abord ;
    Et lorsqu’on le revoit après un peu d’absence,
    On le retrouve encor plus plein d’extravagance.

    ACASTE
    Parbleu ! s’il faut parler des gens extravagants,
    Je viens d’en essuyer un des plus fatigants :
    Damon, le raisonneur, qui m’a, ne vous déplaise,
    Une heure, au grand soleil, tenu hors de ma chaise.

    CÉLIMÈNE
    C’est un parleur étrange, et qui trouve toujours
    L’art de ne vous rien dire avec de grands discours ;
    Dans les propos qu’il tient, on ne voit jamais goutte,
    Et ce n’est que du bruit que tout ce qu’on écoute.

    ÉLIANTE, à Philinte.
    Ce début n’est pas mal ; et contre le prochain
    La conversation prend un assez bon train.

    CLITANDRE
    Timante encor, Madame, est un bon caractère.

    CÉLIMÈNE
    C’est de la tête aux pieds un homme tout mystère,
    Qui vous jette en passant un coup d’œil égaré,
    Et, sans aucune affaire, est toujours affairé.
    Tout ce qu’il vous débite en grimaces abonde ;
    À force de façons, il assomme le monde ;
    Sans cesse il a, tout bas, pour rompre l’entretien,
    Un secret à vous dire, et ce secret n’est rien ;
    De la moindre vétille il fait une merveille,
    Et jusques au bonjour, il dit tout à l’oreille.

    ACASTE
    Et Géralde, Madame ?

    CÉLIMÈNE
    Ô l’ennuyeux conteur !
    Jamais on ne le voit sortir du grand seigneur ;
    Dans le brillant commerce il se mêle sans cesse,
    Et ne cite jamais que duc, prince ou princesse :
    La qualité l’entête ; et tous ses entretiens
    Ne sont que de chevaux, d’équipage et de chiens ;
    Il tutaye en parlant ceux du plus haut étage,
    Et le nom de Monsieur est chez lui hors d’usage.

    CLITANDRE
    On dit qu’avec Bélise il est du dernier bien.

    CÉLIMÈNE
    Le pauvre esprit de femme, et le sec entretien !
    Lorsqu’elle vient me voir, je souffre le martyre :
    Il faut suer sans cesse à chercher que lui dire,
    Et la stérilité se son expression
    Fait mourir à tous coups la conversation.
    En vain, pour attaquer son stupide silence,
    De tous les lieux communs vous prenez l’assistance :
    Le beau temps et la pluie, et le froid et le chaud
    Sont des fonds qu’avec elle on épuise bientôt.
    Cependant sa visite, assez insupportable,
    Traîne en une longueur encore épouvantable ;
    Et l’on demande l’heure, et l’on bâille vingt fois,
    Qu’elle s’émeut autant qu’une pièce de bois.

    ACASTE
    Que vous semble d’Adraste ?

    CÉLIMÈNE
    Ah ! quel orgueil extrême !
    C’est un homme gonflé de l’amour de soi-même.
    Son mérite jamais n’est content de la cour :
    Contre elle il fait métier de pester chaque jour,
    Et l’on ne donne emploi, charge ni bénéfice,
    Qu’à tout ce qu’il se croit on ne fasse injustice.

    CLITANDRE
    Mais le jeune Cléon, chez qui vont aujourd’hui
    Nos plus honnêtes gens, que dites-vous de lui ?

    CÉLIMÈNE
    Que de son cuisinier il s’est fait un mérite,
    Et que c’est à sa table à qui l’on rend visite.

    ÉLIANTE
    Il prend soin d’y servir des mets fort délicats.

    CÉLIMÈNE
    Oui ; mais je voudrais bien qu’il ne s’y servît pas :
    C’est un fort méchant plat que sa sotte personne,
    Et qui gâte, à mon goût, tous les repas qu’il donne.

    PHILINTE
    On fait assez de cas de son oncle Damis :
    Qu’en dites-vous, Madame ?

    CÉLIMÈNE
    Il est de mes amis.

    PHILINTE
    Je le trouve honnête homme, et d’un air assez sage.

    CÉLIMÈNE
    Oui ; mais il veut avoir trop d’esprit, dont j’enrage ;
    Il est guindé sans cesse ; et dans tous ses propos,
    On voit qu’il se fatigue à dire de bons mots.
    Depuis que dans la tête il s’est mis d’être habile,
    Rien ne touche son goût, tant il est difficile ;
    Il veut voir des défauts à tout ce qu’on écrit,
    Et pense que louer n’est pas d’un bel esprit,
    Que c’est être savant que trouver à redire,
    Qu’il n’appartient qu’aux sots d’admirer et de rire,
    Et qu’en n’approuvant rien des ouvrages du temps,
    Il se met au-dessus de tous les autres gens ;
    Aux conversations même il trouve à reprendre :
    Ce sont propos trop bas pour y daigner descendre ;
    Et les deux bras croisés, du haut de son esprit
    Il regarde en pitié tout ce que chacun dit.

    ACASTE
    Dieu me damne, voilà son portrait véritable.

    CLITANDRE
    Pour bien peindre les gens vous êtes admirable.

    ALCESTE
    Allons, ferme, poussez, mes bons amis de cœur ;
    Vous n’en épargnez point, et chacun a son tour :
    Cependant aucun d’eux à vos yeux ne se montre,
    Qu’on ne vous voie, en hâte, aller à sa rencontre,
    Lui présenter la main, et d’un baiser flatteur
    Appuyer les serments d’être son serviteur.

    CLITANDRE
    Pourquoi s’en prendre à nous ? Si ce qu’on dit vous blesse,
    Il faut que le reproche à Madame s’adresse.

    ALCESTE
    Non, morbleu ! c’est à vous ; et vos ris complaisants
    Tirent de son esprit tous ces traits médisants.

    1) Comment le dialogue progresse t-il ? Déterminez qui mène le débat et quels rôles jouent tous les personnages présents.
    2)Quels différents procédés rendent les portraits brossés par Célimène vivants ou drôles ?
    3) Quelle figure de style Célimène utilise-t-elle le plus ? Pour quelle effet comique ?

    Voila , alors je suis complètement dans les choux !!! je pense avoir trouver que la figure de style était la métaphore , et encore ... ! bonjour , alors j'ai trouvé :

    -le dialogue progresse de façon constante avec Célimène qui dresse des portraits négatifs sur chaque personne évoquée , c'est en quelque sorte une "routine " qui se répète.
    Le débat est mené par Célimène par contre j'ai du mal pour les rôles de chaque personnages.

    -Les procédés qui rendent les portraits brossés par Célimène vivants ou drôles sont les marques de ponctuation : points d'exclamation , points d'interrogation et les virgules qui accentuent le dialogue ...

    -La figure de style que Célimène utilise le plus est la métaphore : "Qu’elle s’émeut autant qu’une pièce de bois." Mais il y a aussi plusieurs antithèses : "De la moindre vétille il fait une merveille" et "Le beau temps et la pluie, et le froid et le chaud "
    (ici , je ne suis pas sûre du tout)

    Merci beaucoup de votre aide !! :D :D
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Quels rôles jouent tous les personnages présents ?
    Il s'agit d'une conversation de salon où les participants se plaisent à égratigner des personnes en vue.
    Cependant Philinte et Alceste se démarquent de l'attitude générale, le premier en émettant un avis positif, le second en s'opposant carrément au groupe.

    La figure de style me semble être l'amplification, l'exagération ou hyperbole, caractéristique de la satire et de la préciosité.
  • Merci beaucoup Jean-Luc je trouverais des exemples d'hyperboles mais est-ce que mes réponses sont correctes sur les procédés utilisés qui rendent le récit vivant et sur cette "routine" concernant la progression du diologue ?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Je reverrais la réponse.
    Il y a plusieurs procédés :
    - le choix d'un travers, la réduction de la personne à un défaut,
    - des attitudes extérieures au caractère intérieur,
    - la concession initiale suivie d'un mais, ou l'amplification de la réserve initiale,
    - l'utilisation d'images ou de détails qui deviennent essentiels,
    - les accumulations,
    - un vocabulaire péjoratif,
    - les antithèses,...

    Molière rédige des portraits comme La Bruyère les reprendra plus tard dans ses Caractères.
  • Merci beaucoup de votre aide :D :D
  • Salut a tous, je suis en seconde et j'aimerais un peu d'aider svp :)

    Ma professeur de français me demande : (Dans l'acte 2 scene 4)
    quel est le personnage qui parle le plus, en quoi cela peut surprendre?

    Mais aussi quelle est la différence entre acte 1 et 2 ?



    Pouvais vous m'aider merci :)
  • Bonjour,

    Je suis en 1ere ES et je dois réaliser pour lundi une lecture analytique du Misanthrope acte 2 scene 4.
    Je ne trouve absolument pas d'idée pour faire le plan avec ma problématique quelles sont les spécificités du portrait d'Alceste ( le travail ne concernent que les vers 651 à 710) Auriez-vous des idées de plan s'il vous plait ?
  • ALCESTE
    Allons, ferme, poussez, mes bons amis de cour,
    Vous n’en épargnez point, et chacun a son tour.
    Cependant, aucun d’eux, à vos yeux, ne se montre,
    Qu’on ne vous voie en hâte, aller à sa rencontre,
    655 Lui présenter la main, et d’un baiser flatteur,
    Appuyer les serments d’être son serviteur.


    CLITANDRE
    Pourquoi s’en prendre à nous ? Si ce qu’on dit, vous blesse,
    Il faut que le reproche, à Madame, s’adresse.

    ALCESTE
    Non, morbleu, c’est à vous ; et vos ris complaisants
    660 Tirent de son esprit, tous ces traits médisants ;
    Son humeur satirique est sans cesse nourrie
    Par le coupable encens de votre flatterie ;
    Et son cœur, à railler, trouverait moins d’appas,
    S’il avait observé qu’on ne l’applaudît pas.
    665 C’est ainsi qu’aux flatteurs, on doit, partout, se prendre
    Des vices où l’on voit les humains se répandre.

    PHILINTE
    Mais pourquoi, pour ces gens, un intérêt si grand,
    Vous, qui condamneriez, ce qu’en eux on reprend ?

    CÉLIMÈNE
    Et ne faut-il pas bien que Monsieur contredise ?
    670 À la commune voix, veut-on qu’il se réduise ?
    Et qu’il ne fasse pas éclater, en tous lieux,
    L’esprit contrariant, qu’il a reçu des cieux ?
    Le sentiment d’autrui, n’est jamais, pour lui plaire,
    Il prend, toujours, en main, l’opinion contraire ;
    675 Et penserait paraître un homme du commun,
    Si l’on voyait qu’il fût de l’avis de quelqu’un.
    L’honneur de contredire, a, pour lui, tant de charmes,
    Qu’il prend, contre lui-même, assez souvent, les armes ;
    Et ses vrais sentiments sont combattus par lui,
    680 Aussitôt qu’il les voit dans la bouche d’autrui.

    ALCESTE
    Les rieurs sont pour vous, Madame, c’est tout dire ;
    Et vous pouvez pousser, contre moi, la satire.

    PHILINTE
    Mais il est véritable, aussi, que votre esprit
    Se gendarme, toujours, contre tout ce qu’on dit ;
    685 Et que, par un chagrin, que lui-même il avoue,
    Il ne saurait souffrir qu’on blâme, ni qu’on loue.

    ALCESTE
    C’est que jamais, morbleu, les hommes n’ont raison,
    Que le chagrin, contre eux, est toujours de saison,
    Et que je vois qu’ils sont, sur toutes les affaires,
    690 Loueurs impertinents, ou censeurs téméraires.

    CÉLIMÈNE
    Mais...

    ALCESTE
    Non, Madame, non, quand j’en devrais mourir,
    Vous avez des plaisirs que je ne puis souffrir ;
    Et l’on a tort, ici, de nourrir dans votre âme,
    Ce grand attachement aux défauts qu’on y blâme.

    CLITANDRE
    695 Pour moi, je ne sais pas ; mais j’avouerai, tout haut,
    Que j’ai cru, jusqu’ici, Madame sans défaut.

    ACASTE
    De grâces, et d’attraits, je vois qu’elle est pourvue ;
    Mais les défauts qu’elle a, ne frappent point ma vue.

    ALCESTE
    Ils frappent tous la mienne, et loin de m’en cacher,
    700 Elle sait que j’ai soin de les lui reprocher.
    Plus on aime quelqu’un, moins il faut qu’on le flatte ;
    À ne rien pardonner, le pur amour éclate ;
    Et je bannirais, moi, tous ces lâches amants,
    Que je verrais soumis à tous mes sentiments,
    705 Et dont, à tous propos, les molles complaisances
    Donneraient de l’encens à mes extravagances.

    CÉLIMÈNE
    Enfin, s’il faut qu’à vous, s’en rapportent les cœurs,
    On doit, pour bien aimer, renoncer aux douceurs ;
    Et du parfait amour, mettre l’honneur suprême,
    710 À bien injurier les personnes qu’on aime.
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