Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour,

Je dois faire un commentaire sur Ennemi de Baudelaire (ci-dessous). Je l'ai déjà tout rédigé sauf l'ouverture de la conclusion que je ne trouve pas et j'aimerai savoir quelles améliorations je pouvais faire au niveau du contenu et de l'expression !merci à l'avance !

voici le poème:
Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Voilà que j’ai touché l’automne des idées,
Et qu’il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l’eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

— Ô douleur! ô douleur! Le Temps mange la vie,
Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !
voici mon commentaire:

Charles Baudelaire, un des chefs fils du mouvement symboliste de la fin du XIXème siècle, est connu pour son recueil de poèmes les Fleurs du Mal. Ce dernier, privé des six pièces condamnées pour immoralité, paraît en 1861 et le titre programmatique révèle déjà les projets poétiques de Baudelaire : fondé sur un oxymore, Baudelaire y associe les Fleurs, métaphore de la beauté, au mal, autrement dit ,Baudelaire lie l’idéal poétique au mal-être et pense qu’il faut extraire le mal de la poésie pour en cultiver quelque chose de bien. Ainsi Baudelaire est –il partagé dans ce recueil, entre le spleen et l’idéal, le gouffre de la mélancolie et l’exaltation de la beauté, l’amertume et la sensualité. Dans l’un de ces poèmes, Ennemi, il évoque avec un certain sentiment d’impuissance l’effet oppressif du temps sur l’esprit du poète affamé d’inspiration. En quoi ce poème est-il fondé sur un paradoxe ? Tout d’abord, nous nous intéresserons au lyrisme élégiaque se dégageant du poème puis à la conception pessimiste que le poète confère au temps.

Les deux premiers quatrains et le premier tercet nous présentent différentes phases de la vie du poète : sa jeunesse, son présent et un futur incertain. Baudelaire utilise une longue métaphore filée, développée tout au long du poème et permettant la progression d’une strophe à l’autre.
Tout d’abord, il compare, dans la première strophe, sa jeunesse malheureuse qui est tout de même caractérisée par des moments de joie à un été tourmenté. Comme nous l’indique, les deux premiers vers fondés sur une opposition métaphorique: « Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage, Traversé çà et là par de brillants soleils ; »Notamment, nous pouvons remarquer, que ces deux vers sont liés aux deux vers qui suivent, le poète en conclut par un bilan navrant (résultat d’une jeunesse orageuse). Il utilise en effet le passé composé qui montre que sa jeunesse tourmentée symbolisée par les désastres du temps a eu un impact sur le présent. L’expression « un tel ravage » renvoie à l’impuissance du poète à écrire des poèmes si bien qu’il ne reste que peu « de fruits vermeils » autrement dit ,de poèmes dans « son jardin » c’est-à-dire son âme de poète. Par conséquent, le poète nous donne ici une image très négative du temps qui a détruit toute sa production (poèmes)
Ensuite, arrive « l’automne des idées » qui est déjà annoncé par la première strophe (été), le poète nous décrit ici son présent et évoque son manque d’inspiration du au « ravage » de son passé (« et voilà que ») et ces efforts pour retrouver l’illumination et le talent. En effet, le poète est comparé à un jardinier qui doit se racler le cerveau et chercher désespérément à faire fructifier ses talents. Comme nous le montre les vers 6 et 7, le jardin est en piètre état (« terres inondées ») à cause du « ravage « du temps et le poète doit utiliser pour cela « pelle » et « râteau » afin de retrouver l’inspiration. D’ailleurs, ces catastrophes du temps augurent la mort, comme le suggère la comparaison du vers 8 (« comme des tombeaux ») : la vie et l'inspiration du poète sont saccagées par le temps.
Enfin, Baudelaire nous présent e, dans le premier tercet, des perspectives d’avenir (lueur d’espoir) symbolisés par une nouvelle saison, le printemps, il espère donc une Renaissance. Il se demande si « les fleurs nouvelles »c'est-à-dire ces nouveaux poèmes trouveront « le mystique aliment qui ferait toute leur vigueur »On peut remarquer l’utilisation du conditionnel, il pose là une hypothèse qui ne sera peut-être jamais validée. De plus, nous pouvons noter en passant l’oxymore « mystique aliment » mystique connote quelque chose d’irréel, de divin et par conséquent il pourrait s’agir d’un antidote inaccessible afin de retrouver et de croire en l’Idéal (inspiration).
En conclusion, le poème est consacré à l’évocation du souvenir : il relève du registre lyrique et élégiaque (le poète est atteint de spleen car le temps ravage son esprit et l’empêche de trouver l’inspiration). D’ailleurs, le dernier tercet reprend cette idée mais elle y est encore plus marquée et accentuée.

Aussi, analyserons-nous la conception pessimiste du temps se découlant du poème
Tout d’abord, nous nous intéresserons au lien qui existe entre la première partie que nous venons d’étudier et la deuxième partie du poème (dernier tercet) En effet, le dernier tercet est une chute qui met en place le sens du poème : le poète est impuissant face au temps qui passe. Il utilise dans le vers 12 la ponctuation expressive et crie son désespoir, c’est presque comme une supplication « Ô douleur ! Ô douleur ! » Cette expression montre par conséquent sa souffrance. En outre, le poète passe de l’exemple personnel à la généralisation (« nous ») et veut ainsi nous montrer que tous le monde est victime du temps qui passe et détruit nos vies .Ainsi nous met-il en garde face à l’inéluctable et le poète en est la première victime ( première partie).
Ensuite, le poète véhicule une vision exécrable, atroce et monstrueuse du temps en employant de violentes images mange / ronge/sang. De plus, il le personnifie en utilisant le procédé de l’antonomase et des verbes comme « manger », « croître » « fortifier ». D’ailleurs, les deux derniers vers résument à eux seuls le poème c’est-à-dire l’impuissance de l’homme face à l’inexorable, l’utilisation de l’enjambement met en exergue cette faiblesse humaine. De ce fait, le Temps est ici vu comme un vampire qui se nourrit de nos vies et de celle du poète et peut être en lui, par l’anéantissement du « mystique aliment» toute possibilité d'inspiration nouvelle.
Enfin, nous pouvons remarquer, dans le dernier tercet, un jeu d’opposition. L’expression « obscur Ennemi » montre le fait que le Temps est invisible et que son action sur l’homme n’est pas visible si bien qu’il aura toujours raison de l’être humain ; il n’y a pas d’issue. En outre, le Temps sera toujours plus fort (« croître » « fortifier ») car il s’amplifie alors que l’homme ne cessera de s’affaiblir jusqu’à ce que le Temps l’emporte et emmène avec lui toute lueur d’espoir (« sang que nous perdons »). Par conséquent, Baudelaire insiste sur la faiblesse de l’homme et sa dégradation lié aux ravages du temps.

En conclusion, ce poème décrit, non seulement, le passé, le présent et le futur du poète mais encore L’Ennemi est une plainte sur le Temps Ennemi qui devient au fil du poème un vampire que l’homme doit redouter. En outre, Baudelaire, traite ainsi le thème du temps qui dégrade l’âme du poète et l’empêche de trouver l’inspiration. Or, il écrit un beau poème sur l’absence d’inspiration, d’où le fait que le poème est un paradoxe. Par conséquent, l’écriture d’un poème permet au poète de résister aux actions du temps en le transcendant, écrire est comme un remède.
«1

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Hikarisan,

    Je crois que ce poème est pathétique car Baudelaire se sait finalement vaincu y compris dans son œuvre créatrice, pour lui, l'art ne saurait sauver la vie. Finalement le poète rend les armes à l'Ennemi en appelant à l'avance le terme fatal. C'est donc dans le dernier voyage, celui de la barque des trépassés, que Baudelaire espère trouver une échappatoire à son angoisse :
    "O Mort, vieux capitaine, il est temps! levons l'ancre!
    Ce pays nous ennuie, ô Mort! Appareillons![...]
    Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe?
    Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau!"
    C'est une sorte de pari pascalien dans sa fuite en avant, en tout cas vécue comme une défaite personnelle en tant qu'homme et en tant qu'artiste.
  • Merci beaucoup!

    Mais pourrais-je savoir d'où viennent les vers que vous venez de citer?

    et pourriez-vous m'expliquer ce que vous voulez dire par pari pascalien dans les vers que vous venez de citer?
  • Rien à voir mais, Baudelaire ce serait pas plutôt la Modernité que le symbolisme ?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Hikarisan,

    D'abord je suis d'accord avec Angeluisa, Baudelaire a parfois été classé comme un symboliste alors qu'il est plutôt un romantique attardé, en tout cas "prince des poètes" et initiateur de la poésie moderne (non dans la forme - classique au demeurant -, mais dans la conception de son art).

    Les vers que je cite font partie de la dernière pièce des Fleurs du Mal CXXVI. - Le voyage. Donc une conclusion à une oeuvre soigneusement construite et disposée.

    Quant au pari pascalien, je te laisse aller voir ce lien
    ici.
    Dans cette perspective, Baudelaire est amené à considérer que la perte de la vie serait minime par rapport au gain espéré.
    Aussi, analyserons-nous la conception pessimiste du temps se découlant du poème
    "Aussi, analyserons-nous la conception pessimiste du temps découlant de ce poème" serait plus correct.
  • Encore merci pour cette aide!
  • Bonjour

    Pourriez vous m'indiquer, ou et quand m'arrêter quand je lis L'ennemi et quand changer de ton/autres ...?

    Merci !

    Voici le texte :
    "Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,
    Traversé çà et là par de brillants soleils ;
    Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
    Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

    Voilà que j’ai touché l’automne des idées,
    Et qu’il faut employer la pelle et les râteaux
    Pour rassembler à neuf les terres inondées,
    Où l’eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

    Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
    Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
    Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

    — Ô douleur! ô douleur! Le Temps mange la vie,
    Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur
    Du sang que nous perdons croît et se fortifie !"
  • mavzmavz Membre
    Salut! j'ai fait une étude sur ce poème si ça peut t'aider:
    L'Ennemi est le temps .
    dans le premier quatrain il fait référence a sa jeunesse vocabulaire métaphorique pour décrire sa jeunesse associée a des malheurs la mélancolie le poète est ici envahie par le spleen...
    2eme quatrain: on a un présent d'énonciation
    il n'a plus d'inspiration mais a de l'espoir
    Le poète envisage que l'inspiration va venir avec le temps
    1er tercet: La question rhétorique montre qu'il a un espoir
    "fleurs nouvelles"= nouveaux poèmes
    "le mystique aliment" Il aspire a l'idéal pour lui permettre de retrouver son inspiration créer un lien entre "sol" et "mystique aliment" correspondance verticale
    2eme tercet: Bilan le temps qui passe est comparé a un vampire
    il est dévorateur personnification du temps


    Je répond un peu tard mais vu que je suis dans le sujet... (Message édité)
  • Lis-le plusieurs fois à voix haute ; tu finiras par marquer les arrêts et faire les changements de ton. Tiens aussi compte de la ponctuation.
  • Bonsoir à tous,

    Je recherche quelqu'un qui pourrait me découper en syllabes et placer les césures dans le poème de "l'ennemi" de Charles Baudelaire.
    Les Fleurs du Mal, L'Ennemi
    1 Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
    Traversé çà et là par de brillants soleils ;
    Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
    Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

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    Voilà que j'ai touché l'automne des idées,
    Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux
    Pour rassembler à neuf les terres inondées,
    Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

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    Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
    Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
    Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?


    15 - Ô douleur ! ô douleur ! Le temps mange la vie,
    Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le cour
    Du sang que nous perdons croît et se fortifie !
    Au fait, celui qui me donne une réponse, il recevra mes sincères remerciements.
  • ComateenComateen Modérateur
    Copié/collé au cas où...

    1 Ma jeunesse ne fut/ qu'un ténébreux orage, [12 syllabes]
    Traversé çà et là/ par de brillants soleils ; [12]
    Le tonnerre et la pluie/ ont fait un tel ravage, (12]
    Qu'il reste en mon jardin/ bien peu de fruits vermeils.

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    Voilà que j'ai touché/ l'automne des idées,
    Et qu'il faut employer/ la pelle et les râteaux
    Pour rassembler à neuf/ les terres inondées,
    Où l'eau creuse des trous/ grands comme des tombeaux.

    10
    Et qui sait si les fleurs/ nouvelles que je rêve
    Trouveront dans ce sol/ lavé comme une grève
    Le mystique aliment/ qui ferait leur vigueur ?


    15 - Ô douleur ! ô douleur ! /Le temps mange la vie,
    Et l'obscur Ennemi/ qui nous ronge le cour
    Du sang que nous perdons/ croît et se fortifie !

    Sauf erreur de ma part, c'est ça...
    Et il y a 12 syllabes à chaque fois. Mais ça n'a rien de très compliqué...!
  • Merci pour vos réponses.

    J'ai effectué la découpe en syllabe mais je ne suis pas sûre à 100%.
    Auriez-vous l'amabilité de jeter un oeil ?

    *= syllabes /=césure


    1 Ma* jeu*ness*e ne* fut*/ qu'un* té*né*breux* orag*e, [12 syllabes]
    Tra*ver*sé* çà* et* là*/ par* de* bri*llants* so*leils ; [12]
    Le* to*nnerre* et* la* pluie/ ont* fait* un* tel* ra*vage, (12]
    Qu'il* rest*e en* mon* jar*din/* bien *peu *de* fruits* ver*meils.

    5
    Voi*là* que* j'ai* tou*ché*/ l'au*tom*ne des* idées,
    Et *qu'il* faut* em*ploy*er/* la pel*le et *les* râ*teaux
    Pour* ra*ssem*bler* à* neuf*/ les* ter*res*i*non*dées,
    Où* l'eau* creu*se des* trous*/ grands* com*me des* tom*beaux.

    10
    Et *qui* sait* si* les* fleurs*/ nou*vel*les que* je* rêv*e
    Trou*ve*ront *dans* ce *sol*/ la*vé com*me une* grèv*e
    Le* mys*ti*que a*li*ment*/ qui* fe*rait* leur* vi*gueur ?


    15 - Ô *dou*leur* ! ô* dou*leur *! /Le* temps* mang*e la* vi*e,
    Et* l'ob*scur* Enne*mi*/ qui* nous* rong*e le* cour
    Du* sang* que* nous* per*dons*/ croît* et *se* for*ti*fie !


    Je vous remercie encore une fois d'avance,
    Elodie
  • MurielMuriel Membre
    Bonsoir,

    Non, tu ne comptes pas douze ici (pas plus qu'ailleurs) :
    Ma* jeu*ness*e ne* fut*/ qu'un* té*né*breux* orag*e, [12 syllabes]
    c'est :
    Ma/jeu/nes/se/ne/ fut// qu'un/té/né/breux/o/rage,

    Muriel
  • ComateenComateen Modérateur
    Emii3108 a écrit:
    Merci pour vos réponses.

    J'ai effectué la découpe en syllabe mais je ne suis pas sûre à 100%.
    Auriez-vous l'amabilité de jeter un oeil ?
    J'avais indiqué les césures également;)
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    En versification, ce sont les syllabes prononcées que l'on compte.
    J'ai séparé les syllabes par / et marqué la césure par //.
    Attention : une syllabe à "e" muet en fin de vers ne compte jamais pour une syllabe.
    1 Ma/ jeu/nes/se/ ne/ fut// qu'un /té/né/breux/ o/rage, [12 syllabes]
    Tra/ver/sé/ çà /et/ là// par/ de/ bri/llants/ so/leils ; [12]
    Le/ to/nnerre/ et/ la/ pluie// ont/ fait/ un/ tel/ ra/vage, (12]
    Qu'il/ res/te en/ mon/ jar/din// bien /peu /de/ fruits/ ver/meils.[12]

    5
    Voi/là/ que/ j'ai/ tou/ché// l'au/to/mne/ des/ i/dées,
    Et/ qu'il/ faut/ em/ploy/er// la/ pel/le et /les/ râ/teaux
    Pour/ ras/sem/bler/ à/ neuf// les/ ter/res/ i/non/dées,
    Où/ l'eau/ creu/se/ des/ trous// grands/ com/me/ des/ tom/beaux.

    10
    Et/ qui/ sait/ si/ les/ fleurs// nou/vel/les/ que/ je/ rêve
    Trou/ve/ront/ dans/ ce/sol// la/vé /com/me u/ne / grève
    Le/ mys/ti/que a/li/ment// qui/ fe/rait/ leur/ vi/gueur ?


    15 - Ô/ dou/leur/ ! ô/ dou/leur !// Le/ temps/ man/ge/ la/ vie,
    Et/ l'ob/scur/ En/ne/mi// qui/ nous/ ron/ge/ le/ cœur
    Du/ sang/ que/ nous/ per/dons// croît/ et /se/ for/ti/fie !
  • Je vous remercie pour vos réponses !
  • Bonjour ;) Alors voila j'ai besoin de votre avis à propos du poème de Baudelaire, L'ennemi, ci dessous
    Les Fleurs du Mal, L'Ennemi
    1 Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
    Traversé çà et là par de brillants soleils ;
    Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
    Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

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    Voilà que j'ai touché l'automne des idées,
    Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux
    Pour rassembler à neuf les terres inondées,
    Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

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    Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
    Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
    Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?


    15 - Ô douleur ! ô douleur ! Le temps mange la vie,
    Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le cour
    Du sang que nous perdons croît et se fortifie !
    J'aimerais savoir, si vous aimez ce poème, et pquoi vous aimez ? Merci de répondre au plus vite les amis!
  • Constat : Fulgurance et lucidité, à avoir joui dans des coinstots bizarres, le feu et l'humide, ici parlent bien de l'alchimie des corps...et toujours les sonnets, musique incomparable...
    La conclusion du dernier ver du dernier tercet "Du sang que nous perdons, croît et se fortifie" Voilà bien le poète coagulé dans ce pieux constat.
  • bjr voilà

    Le Fleurs du Mal, L'Ennemi:
    1 Ma/ jeu/ne/sse/ ne/ fut/ /qu'un/ té/né/breu/x o/rage/,
    Tra/ver/sé/ çà/ et/ là// par/ de/ bril/lants/ so/leils/ ;
    Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
    Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

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    Voilà que j'ai touché l'automne des idées,
    Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux
    Pour rassembler à neuf les terres inondées,
    Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

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    Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
    Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
    Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?


    15 - Ô douleur ! ô douleur ! Le temps mange la vie,
    Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le cour
    Du sang que nous perdons croît et se fortifie !
  • ZALANAZALANA Membre
    Salut à tous,
    L'epreuve d'oral approchant à grands pas, j'ai bientôt bouclé mes révisions, néanmoins, le poème "L'ennemi" de Baudelaire m'as posé quelques difficultés. Non pas qu'on a pas préparé ce texte en classe, mais notre analyse était trop linéaire et ne répondait à aucune problématique. J'aimerais donc avoir quelques plans d'analyses ou des lectures analytiques que vous avez faits en classe sur ce poème.
    Merci beaucoup
  • Baudelaire est le dernier des romantismes et le premier des modernes!
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