Fiches méthode Bac de français 2020

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Réponses

  • Bonjour, je vourais savoir si il est possible que l'on me dise si le plan que j'ai trouvé pour mon commentaire de français sur l'extrait du texte de Louis-Ferdinant Céline:"Voyage au bout de la nuit" est correct, sachant que je suis en Première, il faudrait tout de même que ce travail que je vais rendre soit un minimum correct et j'ai peur d'avoir un plan pas assez conséquent pour mon niveau.
    Merci bien de m'aider!!
    Donc mon plan est: I:La jalousie du narrateur:
    a)tout le monde a une pensée pour la mémoire de Robinson qui a réussi sa vie...
    b)...alors que lui(le narrateur) se sent triste car il se trouve pitoyable à côté de son ami puisqu'il n'a pas accomplit de grande choses.

    II: Une injustice pour un ami:
    a)Il est mort beaucoup trop tôt
    b) je n'ais pas trouvé


    Donc voici l'extrait que je dois commenter:
    J'avais beau essayer de me perdre pour ne plus me retrouver devant ma vie, je la retrouvais partout simplement. Je revenais sur moi-même. Mon trimbalage à moi, il était bien fini. A d'autres!...Le monde était refermé! Au bout qu'on était arrivés nous autres!... Comme à la fête!...Avoir du chagrin c'est pas tout, faudrait pouvoir recommencer la musique,aller en chercher davantage du chagrin... Mais àd'autres!...C'est la jeunesse qu'on redemande comme ça sans avoir l'air...Pas gênés!... D'abord pour endurer davantage j'étais plus prêt non plus!...Et cependant j'avais même pas été aussi loin que Robinson moi dans la vie!...J'avais pas réussi en définitive. J'en avais pas acquis moi une seule idée bien solide comme celle qu'il avait eue pour se faire dérouiller. Plus grosse encore une idée que ma grosse tête, plus grosse que toute la peur qui était dedans, une belle idée, magnifique et bien commode pour mourir...Combien il m'en faudrait à moi des vies pour que je m'en fasse ainsi une idée plus forte que tout au monde? C'était impossible à dire! C'était raté! Les miennes d'idées elles vadrouillaient plûtot dans ma tête avec plein d'espace entre, c'étaient comme des petites bougies pas fières et clignoteuses à trembler toute la vie au milieu d'un abominable univers bien horrible...
    ça allait peut-être un peu mieux qu'il y a vingt ans, on pouvait pas dire que j'avais pas fait des débuts de progrès mais enfin c'était pas envisager que je parvienne jamais moi, comme Robinson, à me rempir la tête avec une seule idée, mais alors une superbe pensée tout à fait plus forte que la mort et que j'en arrive qu'avec mon idée à en juter partout de plaisir, d'insouciance et de courage. Un héros juteux.
  • IL parle comme s'il était seul au monde.
    Il est perdu, comme R.
    Inadéquation par rapport à R, plus "avancé" dans la vie et dans le monde.
    Il sait que redemarrer après une perte ou un échec est nécessaire, mais il ne sait pas comment faire.
    Il se dénignre. Il s'appitoie sur son sort.
    C'est bien égoïste et, à la fois, pessimiste.
    "fini", "raté", "chagrin", "que je parvienne jamais".
    Pour vaincre la mort il lui faut "une superbe pensée". On sait qu'il ne laura pas. Il est condamné dans l'existence.



    Edit: j'ai tiré ces idées en lisant le texte donné, sans paratexte, sans contexte.
  • Bonsoir Mama,

    J'ai déplacé ton message ici. Vois les réponses des pages précédentes, elles t'aideront à mieux comprendre cet extrait : je crois que tu ne l'as pas très bien analysé...

    Muriel
  • Merci beaucoup Muriel, ces indications sur les pages précédentes m'ont beaucoup apporté.
    Encore merci.
  • Je dois aussi faire le commentaire de ce texte et j'ai un gros problème de problématique. J'ai toujours été pas tres douée pour les introductions alors si vous pouviez m'aider(et au plus vite) à en faire une se serait gentil de votre part!!!

    Merci de votre aide
  • LévanaLévana Membre
    bonsoir,

    voici un commentaire de texte :
    Blessé et réformé au cours de la Première Guerre mondiale, le narrateur et personnage principal,
    Ferdinand Bardamu, connaît des années d'errance en Afrique puis aux États-Unis avant de devenir médecin
    auprès des pauvres de la banlieue parisienne. Durant ces tribulations, il a souvent croisé le parcours de son
    ami Robinson, qui figure en quelque sorte son double maudit et qui finit par être tué. L'extrait suivant se situe peu avant la fin du roman.


    J'avais beau essayer de me perdre pour ne plus me retrouver devant ma vie,je la retrouvais partout
    simplement. Je revenais sur moi-même. Mon trimbalage à moi, il était bien fini.A d'autres !...Le monde était refermé ! A bout qu'on était arrivés nous autres !...Comme à la fête !...Avoir du chagrin c'est pas tout, faudrait pouvoir recommencer la musique, aller en chercher davantage du chagrin... Mais à d'autres!.. C'est la jeunesse qu'on redemande comme ça sans avoir l'air... Pas gênés !...D'abord pour endurer davantage j'étais plus prêt non plus !...Et cependant, j'avais même pas été aussi loin que Robinson moi dans la vie !...
    J'avais pas réussi en définitive.J'en avais pas acquis moi une seule idée bien solide comme celle qu'il avait eue pour se faire dérouiller. Plus grosse encore une idée que ma grosse tête, plus grosse que toute la peur qui était dedans, une belle idée, magnifique et bien commode pour mourir... Combien il m'en faudrait à moi des vies pour que je m'en fasse ainsi une idée plus forte que tout au monde? C'était impossible à dire!
    C'était raté! Les miennes d'idées elles vadrouillaient plutôt dans ma tête avec plein d'espace entre, c'étaient comme des petites bougies pas fières et clignoteuses à trembler toute la vie au milieu d'un abominable
    univers bien horrible... Ça allait peut-être un peu mieux qu'il y a vingt ans, on pouvait pas dire que j'avais pas fait des débuts de
    progrès mais enfin c'était pas à envisager que je parviennejamais moi, comme Robinson, à me remplir la tête avec une seule idée, mais alors une superbe pensée tout à fait plus forte que la mort et que j'en arrive
    rien qu'avec mon idée à en juter partout de plaisir,d'insouciance et de courage. Un héros juteux.
    Pour le plan de mon commentaire j'avais pensé à :

    I-) L'auteur est obsédé par la guerre
    - la mort
    -la peur
    - l'horreur de la guerre


    II-) L'auteur tente de se définir
    - Fuite du passé et du futur
    -Il y'a des cycles et répétition
    -Il se compare aux autres (enfin plutôt à Robinson)

    III-) Le destin d'un héros?
    -Protagoniste type de l'anti héros
    -Ressemblance à l'homme
    -L'effet sur le lecteur


    Que pensez vous de ce plan?
    Je ne suis pas sûr des titres par contre, je voulais aussi mettre en avant le lyrisme qui est très présent dans ce texte
  • LévanaLévana Membre
    j'aurais aimé parler des points d'exclamation, et des points de suspension, mais je n'arrive pas à trouver un moyen d'en faire part, de quoi Céline est il découragé ou las? de quoi a t'il honte?
  • MurielMuriel Membre
    Bonsoir Lévana,

    J'ai l'impression que tu n'as pas lu les pages précédentes. Fais-le et tu y trouveras des réponses... :)

    Muriel
  • LévanaLévana Membre
    J'ai relu 6 fois les pages précédentes.

    Et j'ai posté mon propre plan, complètement différent de ceux postés auparavant, afin qu'il soit examiné.

    Si vous faites référence à ma dernière question, c'est justement parce que j'ai lu ce qu'avait dit Jean Luc et que je ne le comprenais pas, j'espérais qu'il y apporterait plus de lumière pour moi de nouveau.

    Enfin, je vais encore relire quand même si vous pensez que j'ai oublié un truc:)
  • MurielMuriel Membre
    Message 7 :
    Jean-Luc a écrit:
    Bonsoir Juju,

    Les points d'exclamation marquent l'expression de sentiments violents qui agitent le personnage, ils renforcent l'expression affective de son découragement, de sa lassitude, de sa honte. Ils sont au service du lyrisme.
    Les points de suspension marquent les sous-entendus, une pensée qui n'ose aller trop loin.
    Les verbes à l'infinitif sont une forme d'expression sentencieuse comme dans les proverbes ou la morale des fables. Ils expriment une forme de sagesse populaire
    Dis-nous ce que tu ne comprends pas. Est-ce la raison de sa lassitude ?
  • LévanaLévana Membre
    Oui, c'est exactement cela que je ne comprends pas.
  • MurielMuriel Membre
    [...] C'était raté! Les miennes d'idées elles vadrouillaient plutôt dans ma tête avec plein d'espace entre, c'étaient comme des petites bougies pas fières et clignoteuses à trembler toute la vie au milieu d'un abominable
    univers bien horrible... [...]
    Il est las de vivre dans cet abominable univers bien horrible ; il est las de lui-même, de ses échecs, de son manque de courage, de ses lâchetés... ( c'étaient comme des petites bougies pas fières et clignoteuses à trembler toute la vie)
  • LévanaLévana Membre
    Merci.
    définitive.J'en avais pas acquis moi une seule idée bien solide comme celle qu'il avait eue pour se faire dérouiller. Plus grosse encore une idée que ma grosse tête, plus grosse que toute la peur qui était dedans, une belle idée, magnifique et bien commode pour mourir...
    Je ne comprends pas non plus le mot grosse, répétée plusieurs fois, est ce une allusion à la mort?
  • MurielMuriel Membre
    On pourrait s'attendre plutôt à grande...

    C'est sans doute un choix de style. Il applique à "idée" (nom abstrait) un adjectif employé d'ordinaire pour des noms concrets.

    Une grande idée n'aurait peut-être pas suffi à remplir sa vie, il fallait en plus qu'elle soit grosse, pour remplir les vides, pour empêcher de penser aussi...
  • LévanaLévana Membre
    et cette 'grande idée' c'est celle de la mort, non?
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