Fiches méthode Bac de français 2020

vBonjour,
je suis en seconde et on m'a demandé de réaliser un commentaire littéraire sur "les petites vieilles" de Charles Baudelaire.
de " A Victor Hugo .... Infortune allaita!"
Je na sais pas quoi choisir comme problématique et comme plan :(
Si vous pouviez m'aider ce serais avec joie :D
Merci d'avance!
À Victor Hugo

I

Dans les plis sinueux des vieilles capitales,
Où tout, même l'horreur, tourne aux enchantements,
Je guette, obéissant à mes humeurs fatales,
Des êtres singuliers, décrépits et charmants.

Ces monstres disloqués furent jadis des femmes,
Éponyme ou Laïs ! Monstres brisés, bossus
Ou tordus, aimons-les ! Ce sont encor des âmes.
Sous des jupons troués et sous de froids tissus

Ils rampent, flagellés par les bises iniques,
Frémissant au fracas roulant des omnibus,
Et serrant sur leur flanc, ainsi que des reliques,
Un petit sac brodé de fleurs ou de rébus ;

Ils trottent, tout pareils à des marionnettes ;
Se traînent, comme font les animaux blessés,
Ou dansent, sans vouloir danser, pauvres sonnettes
Où se pend un Démon sans pitié ! Tout cassés

Qu'ils sont, ils ont des yeux perçants comme une vrille,
Luisants comme ces trous où l'eau dort dans la nuit ;
Ils ont les yeux divins de la petite fille
Qui s'étonne et qui rit à tout ce qui reluit.

- Avez-vous observé que maints cercueils de vieilles
Sont presque aussi petits que celui d'un enfant ?
La mort savante met dans ces bières pareilles
Un symbole d'un goût bizarre et captivant,

Et lorsque j'entrevois un fantôme débile
Traversant de Paris le fourmillant tableau,
Il me semble toujours que cet être fragile
S'en va tout doucement vers un nouveau berceau ;

À moins que, méditant sur la géométrie,
Je ne cherche, à l'aspect de ces membres discords,
Combien de fois il faut que l'ouvrier varie
La forme d'une boîte où l'on met tous ces corps.

- Ces yeux sont des puits faits d'un million de larmes,
Des creusets qu'un métal refroidi pailleta...
Ces yeux mystérieux ont d'invincibles charmes
Pour celui que l'austère Infortune allaita !
«1

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Allons-y pour la problématique : Pourquoi les petites vieilles excitent-elles la curiosité de Baudelaire au point qu'il demande de les aimer ?

    Elles pourraient bien être des images de l'inévitable défaite humaine.
  • merci pour ta réponse :D
    Une amie m'en a donnée une aussi : "Comment Baudelaire fait-il le rapprochement entre la laideur et la beauté des vieilles femmes?"

    Parait-elle correcte et interessante?
    Si oui quelqu'un pourrait m'aider à chercher le pan de cette problématique? :)

    Merci d'avance !! =)
  • Bonjours a tout le monde ! voila je doit rendre demain un commentaire littéraire sur "les petites vieilles" (Les fleurs du mal) de Baudelaire. Seulement je suis bloqué je n'arrive même pas a trouvé ma problématique, je cherche depuis 13h30 donc j'aimerais savoir quels sont vos idées !? J'espère que vous pouvez m'aider ! Merci d'avance

    Voici la partie des "petites vieilles" que je doit etudier :
    Telles vous cheminez, stoïques et sans plaintes,
    A travers le chaos des vivantes cités,
    Mères au coeur saignant, courtisanes ou saintes,
    Dont autrefois les noms par tous étaient cités.

    Vous qui fûtes la grâce ou qui fûtes la gloire,
    Nul ne vous reconnaît ! un ivrogne incivil
    Vous insulte en passant d'un amour dérisoire ;
    Sur vos talons gambade un enfant lâche et vil.

    Honteuses d'exister, ombres ratatinées,
    Peureuses, le dos bas, vous côtoyez les murs ;
    Et nul ne vous salue, étranges destinées !
    Débris d'humanité pour l'éternité mûrs !

    Mais moi, moi qui de loin tendrement vous surveille,
    L'oeil inquiet, fixé sur vos pas incertains,
    Tout comme si j'étais votre père, ô merveille !
    Je goûte à votre insu des plaisirs clandestins :

    Je vois s'épanouir vos passions novices ;
    Sombres ou lumineux, je vis vos jours perdus ;
    Mon coeur multiplié jouit de tous vos vices !
    Mon âme resplendit de toutes vos vertus !

    Ruines ! ma famille ! ô cerveaux congénères !
    Je vous fais chaque soir un solennel adieu !
    Où serez-vous demain, Eves octogénaires,
    Sur qui pèse la griffe effroyable de Dieu ?

    Baudelaire, Les Petites Vieilles
  • mon sujet n'a pas été traité car celui qui avait besoin d'aide étudie pas la même partie que moi !

    Si personne ne peut m'aider bah tempis :(
  • Bonjour Nadège,

    Ta demande a été déposée à 15h47... un peu de patience...

    D'autre part, ta demande (toujours hors charte) est indépendante de celle qui précède, c'est le poème étudié qui compte pour le titre de la discussion.

    Muriel
  • désolé mais je suis nouvelle donc je ne connais pas trop !

    Bien sur j'ai de la patience mais seulement je commence a la perdre mais pas parce que personne ne me répond mais parce que je suis même pas fichus de trouvé ma problématique ;) je pensais a :

    Peut on dire que ce poème est une Fleurs du mal ?

    Mais c'est un peu trop simple non ?
  • Certes, les petites vieilles ne sont pas très "Spleen", mais les Fleurs ne sont pas que ça.

    1857, mort de Musset. Pas de Révolution. Pas de guerre. Pas de crise économique.
  • donc la problématique a laquelle je pensais n'est pas bonne ?!?
  • Ta problématique est bonne, si tu arrives à la développer
  • Bien le bonjour tout le monde;

    Je me permets de poster ici pour avoir votre avis quant à mon commentaire complet sur "Les petites vieilles" de Charles Baudelaire.
    En effet, étant donné que j'ai choisi cela pour mon bac blanc de français, je me suis permis de recopier tout mon brouillon que j'ai bien de ne pas jeter :D

    Vous pouvez trouver le texte d'étude en question ici:
    Voici le texte d'étude en question:
    IV

    Telles vous cheminez, stoïques et sans plaintes,
    A travers le chaos des vivantes cités,
    Mères au coeur saignant, courtisanes ou saintes,
    Dont autrefois les noms par tous étaient cités.

    Vous qui fûtes la grâce ou qui fûtes la gloire,
    Nul ne vous reconnaît ! un ivrogne incivil
    Vous insulte en passant d'un amour dérisoire ;
    Sur vos talons gambade un enfant lâche et vil.

    Honteuses d'exister, ombres ratatinées,
    Peureuses, le dos bas, vous côtoyez les murs ;
    Et nul ne vous salue, étranges destinées !
    Débris d'humanité pour l'éternité mûrs !

    Mais moi, moi qui de loin tendrement vous surveille,
    L'oeil inquiet, fixé sur vos pas incertains,
    Tout comme si j'étais votre père, ô merveille !
    Je goûte à votre insu des plaisirs clandestins :

    Je vois s'épanouir vos passions novices ;
    Sombres ou lumineux, je vis vos jours perdus ;
    Mon coeur multiplié jouit de tous vos vices !
    Mon âme resplendit de toutes vos vertus !

    Ruines ! ma famille ! ô cerveaux congénères !
    Je vous fais chaque soir un solennel adieu !
    Où serez-vous demain, Eves octogénaires,
    Sur qui pèse la griffe effroyable de Dieu ?

    Baudelaire, Les Petites Vieilles
    Voici mon commentaire composé:
    Baudelaire poète du 19ème siècle a connu une enfance difficile notamment à cause de son beau-père. Il a écrit de nombreuses oeuvres. Une des sections des Fleurs du Mal de Baudelaire, recueil paru en 1857, s'intitule "Tableaux parisiens". Le quatrième poème de cette section s'intitule "Les petites vieilles" et est composé de six quatrains en alexandrin aux rimes croisés. Ce poème dresse un "portrait" des vieilles femmes et montre la façon dont elles sont perçus par les autres êtres humains. Pour le montrer, nous allons, dans un premier temps, étudier les trois premières strophes puis nous allons montrer en quoi les trois dernières strophes s'opposent aux trois précèdentes et les étudier.



    Tout d'abord, dans les deux premiers vers, on peut constater une certaine opposition entre les termes "stoïques", "sans plaintes" vers 1 et le "chaos" vers 2 ce qui connote l'impossibilité ou du moins l'incapacité de ces vieilles femmes de se pliandre: elles gardent ainsi leurs sentiments au fond d'elles-mêmes. Pui, on remarque que le poète évoque ensuite leur passé en mettant en avant par une interjection ce qu'elles étaient auparavant: "Mères au coeur saignant, courtisanes ou saintes" vers 3.
    Aisi on remarque l'opposition du passé et du présent aux deux premières strophes: "autrefois" vers 4, "fûtes" vers 5 renforcée par les verbes au passé simple, "ne vous reconnaît", vers 6. En effet, ces vieiles femmes qui, auparavant, étaient des personnes distinguées, connues, sont désormais oubliées par les passants, par tout le monde, je cite: "Nul" vers 6.
    Ensuite, dans le vers 6, on peut remarquer la présence d'assonance en "n" et de nasales en -"in" qui sont des sonorités plutôt désagréables. Ces sonorités connotent donc la lâcheté en quelque sorte de l'"ivrogne", qui, en plus de ne pas reconnaître ces personnes âgées, les insulte. Sa lâcheté, son hypocrisie vient donc de son attitude envers ces femmes alors qu'il se comporte de façon incivil: "en passant d'un amour dérisoire" vers 7. De plus, on peut également rapprocher le terme "incivil" au vers 6 à "lâche et vil" au vers 8: on peut donc en déduire que ce sont les enfants même de ces vieilles femmes qui viendront un jour les insulter: "Sur nos talons gambade un enfant lâche et civil" vers 8.
    Enfin, dans la troisième strophe, on constate la présence du champs lexical de la honte, peur. En effet, je relève: "honteuses" vers 9, "peureuses" vers 10, "bas" ce dernier terme connote la honte , le mal de vivre de ces femmes: ce terme est à rapprocher avec le monde matériel qui se trouve vers le bas et représente le malheur, l'obscurité, la maladie selon Baudelaire: tout ce qui est bas est péjoratif selon lui. De plus, persones ne prête attention à ces femmes: "Et nul ne vous salue, étranges destinées !": le poète réagit donc de façon violente, marquée par le point d'exclamation, face à cette étrange destinée. Selon Baudelaire, ces femmes, "Débris d'humanité" vers 12, sont éternellement "mûrs" du fait de leur longue expérience du monde.


    Les trois dernières strophes du poème "Les petites vieilles" s'opposent aux trois premières strophes. En effet, on remarque tout d'abord, l'emploi du pronom personnel "je" alors que dans les trois premières strophes, le pronom personnel qui abonde est "vous". Ainsi le poète crée dans ces trois dernières strophes un effet d'individualisation: Baudelaire intervient donc dans son poème. Les vieilles femmes ne sont donc pas oubliées et insultées par tout le monde: le poète pense à elles et les comprend. C'est pourquoi, la quatrième strophe débute par le lien logique "mais" vers 13 ce qui marque un contraste entre les trois dernières et trois premières strophes de ce poème. De même, dans le vers 13, on constate la répétition de "moi" ce qui connote l'intention ferme du poète de les comprendre.De plus, on constate l'emploi de termes comme "tendrement" vers 13, "inquiet" vers 14, "père" vers 15 représente les attitudes paternelles, tendres que le poète a envers ces vieilles personnes: il les surveille attentivement avec inquiétude tout en profitant du plaisir qu'offre ces vieilles femmes, en effet, je cite: "Je goûte à votre insu des plaisirs clandestins" vers 16, "Ô merveille" interjection permettant de désigner de façon méliorative ces vieilles femmes et d'exprimer ainsi son bonheur.
    Ensuite, la cinquième strophe débute par l'idée d'épanouissement des "passions novices" des vieiles femmes. Puis, le poète accorde, d'après le deuxième vers de cette strophe, peu d'importance quant à 'l'état du jour" qu'il soit malheureux ou heureux, Baudelaire veut vire les jours avant leur mort: "Sombres ou lumineux, je vis vos jours perdus" vers 18. Dans les deux derniers vers de cette strophe, il évoque son coeur et son âme: son coeur "multiplié" vers 19 afin de contenir tous les vices de ces femmes, remplies de sagesse, connaissance du monde. En effet, je cite "Mon âme resplendit de toutes vos vertus!" vers 20. Les petites vieilles lui permettent donc de mieux apprendre et connaître la vie en les observant.
    Enfin, la dernière strophe, le poète exprime ici la mort. En effet, on peut reléver un champ lexical de la mort: "Ruines" versd 21 qui évoque l'idée de destruction; "un solennel adieu" vers 22, "la griffe effroyable de Dieu" vers 24 qui évoque la mort engendrée par Dieu.
    C'est pourquoi Baudelaire leur adresse un adieu "solennel" à chaque fin de journée ne sachant pas ce qu'elles deviendront demain car à chaque instant, ces vieilles, considérées commen une "famille" vers 21, des sembables (je cite: "Ô cerveaux congénères" vers 21), peuvent mourir. En effet, je peux citer: "Où serez-vous demain, Eves octogénaires" vers 23. C'est pourquoi le poème se termine par une interrogatin traduisant le doute du poète: "Sur qui pèse la griffe effroyable de Dieu?".



    A l'issue de cette analyse, nous pouvons donc convenir que le poème "Les petites vieilles" de Charles Baudelaire illustre l'incompréhension de certaines personnes envers les femmes âgées remplies de sagesse, de savoir. Seul le poète peut les comprendre et est capable de comprendre ce qui est caché c'est-à-dire la souffrance de ces femmes qui est dissimulée au fond de leur âme. Le poète se considère comme le père de ces personnes âgées.
    Voilà pouvez-vous juste me dire si c'est bien et si je mérite au moins la moyenne avec ce que j'ai commenté s'il vous plait, merci bien :)

    Merci encore et c'est vraiment sympa de réconforter et d'aider bénévolement :D
  • Désolé pour le double double post mais je voudrais bien avoir une réponse car je suis un peu trop "stressé": s'il vous plait juste une petite réponse si je mérite d'avoir au moins la moyenne ou non :D merci beaucoup et mille excuses pour mon action un peu trop égoïste :S
  • Bonjour et bonne année 2010 à tous,
    Je suis en 1ère L et j'ai profité de mon dernier jour de vacance pour faire un sujet d'annale de bac de français.
    Voici le sujet :

    Commentez le texte ci-dessous :
    Telles vous cheminez, stoïques et sans plaintes,
    A travers le chaos des vivantes cités,
    Mères au coeur saignant, courtisanes ou saintes,
    Dont autrefois les noms par tous étaient cités.

    Vous qui fûtes la grâce ou qui fûtes la gloire,
    Nul ne vous reconnaît ! un ivrogne incivil
    Vous insulte en passant d'un amour dérisoire ;
    Sur vos talons gambade un enfant lâche et vil.

    Honteuses d'exister, ombres ratatinées,
    Peureuses, le dos bas, vous côtoyez les murs ;
    Et nul ne vous salue, étranges destinées !
    Débris d'humanité pour l'éternité mûrs !

    Mais moi, moi qui de loin tendrement vous surveille,
    L'oeil inquiet, fixé sur vos pas incertains,
    Tout comme si j'étais votre père, ô merveille !
    Je goûte à votre insu des plaisirs clandestins :

    Je vois s'épanouir vos passions novices ;
    Sombres ou lumineux, je vis vos jours perdus ;
    Mon coeur multiplié jouit de tous vos vices !
    Mon âme resplendit de toutes vos vertus !

    Ruines ! ma famille ! ô cerveaux congénères !
    Je vous fais chaque soir un solennel adieu !
    Où serez-vous demain, Eves octogénaires,
    Sur qui pèse la griffe effroyable de Dieu ?

    Baudelaire, Les Petites Vieilles, Les fleurs du Mal, Tableaux Parisiens, 1857
    Voici ma problématique : En quoi peut-on dire que le narrateur porte un regard pathétique sur ces vieilles femmes et décrit une nouvelle société ?

    Voici mon plan :

    I°) Les femmes vieilles ne comprennent pas le monde nouveau qui les entourent
    1°) Elles n'arrivent pas à accepter la transformation des villes dû à la Révolution Industrielle du XIX ème siècle. Elles sont "stoïques"face à ce nouveau monde.
    2°) Plus personnes ne fait attention à ces vieilles femmes "Nul ne vous reconnaît !" et les gens abusent de leurs fragilités et vulnérabilités, "un ivrogne incivil vous insulte", "sur vos talons gambade un enfant lâche et vil".
    3°) Le fait de tout ces éléments, transformation des villes et les abus des gens, provoquent chez elles beaucoup de peur. Elles ont très peur du monde qui les entourent, "peureuses".

    II°) Le regard du narrateur sur ces vielles femmes.
    1°) Nous pouvons voir qu'à la 4ème strophe le poème passe de la 2ème personnes du pluriel "vous" qui désigne les vieilles femmes à "je" qui désigne le narrateur. Le narrateur les voies comme ses filles "tout comme si j'étais votre père". Il y a une notion paternelle. Il veut les protéger. C'est pour cela qu'il les surveille avec un air bienveillant. Le narrateur a pitié de ces pauvres vieilles femmes.
    2°) Il s'identifie à elles car il se compare à elles. Nous pouvons relever les comparaisons de la 5ème strophe.
    3°) Dans la dernière strophe, le narrateur rappelle que ces vieilles dames sont proches de la mort avec un champs lexical du religieux "adieu", "Eves", "Dieu". La pitié du narrateur se fonde sur le fait qu'elles sont seuls, que les gens abusent d'elles parce qu'elles sont fragiles et que leurs fin est proche.

    III°) Poésie de la laideur.
    1°) Ce poème à la forme d'un poème romantique (mètre utilisé, les accents, les enjambements...)
    2°) Les sujets traités dans ce poème ne sont pas des sujets romantiques (les sujets romantiques étant surtout l'amour). Le sujet de ce poème est la description des personnages âgées dans un nouveau monde, il n'y a rien de romantique.
    3°) Nous pouvons expliquer cela par le fait que le monde au cours du XIXème siècle a beaucoup changé (Révolution Industrielle). Il y a donc un désir de décrire cela dans les poèmes même si ces sujets n'ont rien de sujets nobles. Cela donne lieu à la poésie de la laideur.

    Pouvez-vous me dire si ma problématique et mon plan sont corrects ?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    C'est assez bon.
    Attention aux généralités approximatives sur le romantisme. Le romantisme, ce n'est pas l'amour mais la passion impossible et plus profondément l'insatisfaction...

    Il me semble surtout que tu as manqué un élément important du poème : les rapports tendus entre passé et présent comme source de la création poétique.

    Les petites vieilles (ce qui est au mieux condescendant, au pire familier et méprisant de prime abord) sont à l'image des ruines de la cité moderne.
    La ville moderne, dans son chaos, est devenue insignifiante (privée de sens et d'intérêt).
    Par l'imagination, le poète doit donc recréer les splendeurs du passé : vices et vertus de ces vies devenues quantité négligeable pour le regard ordinaire.
    Baudelaire serait-il devenu paradoxalement un homme du passé ?

    En apparence, oui. Mais son refus de la laideur moderne n’est en fait lié qu’à son mépris de l’étroitesse et du positivisme bourgeois. La mission du poète, homme de son temps, est bien de transformer la réalité triviale et hideuse en une œuvre d’art par l’imagination recréatrice et la compassion pour un destin humain marqué terriblement par la malédiction du spleen destructeur, « la griffe effroyable de Dieu ».
  • Bonjour,

    j'aimerais savoir que signifient (symbolisent) «les petites vieilles», dans le poème de baudelaire qui porte ce même nom. J'ai cru comprendre qu'elles symbolisaient le vieux Paris qui est en train de disparaître, mais je ne suis pas certaine.

    merci à l'avance
  • Oui, en partie. Ce long poème fait partie de la section "Tableaux parisiens". Baudelaire évoque le café Frascati, les jardins de Tivoli, très fréquentés à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle.
    Mais c'est également une réflexion sur le temps qui passe, la décrépitude et la mort.
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