Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour à tous et à toutes

J'ai trouvé un plan pour le commentaire du poème de Charles Baudelaire Any where out of the world, j'aimerais savoir si il convient :

I/ Un désir de voyager

- métaphore de l'hôpital
- dédoublement de personnalité
- désir intense (lieux qui lui sont chers, termes positifs)
[...]

II/ Echec du voyage = mal-être du poète

- Ame explose à la fin
- détresse du poète
- aucun bonheur sur terre

[...]

Ce qu'il y a en dessous des I/ et II/ c'est juste pour vous guider, je n'ai pas tout mis.

Merci beaucoup.
ANYWHERE OUT OF THE WORLD

N’IMPORTE OÙ HORS DU MONDE.

Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu’il guérirait à côté de la fenêtre.
Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.
« Dis-moi, mon âme, pauvre âme refroidie, que penserais-tu d’habiter Lisbonne ? Il doit y faire chaud, et tu t’y ragaillardirais comme un lézard. Cette ville est au bord de l’eau ; on dit qu’elle est bâtie en marbre, et que le peuple y a une telle haine du végétal, qu’il arrache tous les arbres. Voilà un paysage selon ton goût ; un paysage fait avec la lumière et le minéral, et le liquide pour les réfléchir ! »
Mon âme ne répond pas.
« Puisque tu aimes tant le repos, avec le spectacle du mouvement, veux-tu venir habiter la Hollande, cette terre béatifiante ? Peut-être te divertiras-tu dans cette contrée dont tu as souvent admiré l’image dans les musées. Que penserais-tu de Rotterdam, toi qui aimes les forêts de mâts, et les navires amarrés au pied des maisons ? »
Mon âme reste muette.
« Batavia te sourirait peut-être davantage ? Nous y trouverions d’ailleurs l’esprit de l’Europe marié à la beauté tropicale. »
Pas un mot. — Mon âme serait-elle morte ?
« En es-tu donc venue à ce point d’engourdissement que tu ne te plaises que dans ton mal ? S’il en est ainsi, fuyons vers les pays qui sont les analogies de la Mort. — Je tiens notre affaire, pauvre âme ! Nous ferons nos malles pour Tornéo. Allons plus loin encore, à l’extrême bout de la Baltique ; encore plus loin de la vie, si c’est possible ; installons-nous au pôle. Là le soleil ne frise qu’obliquement la terre, et les lentes alternatives de la lumière et de la nuit suppriment la variété et augmentent la monotonie, cette moitié du néant. Là, nous pourrons prendre de longs bains de ténèbres, cependant que, pour nous divertir, les aurores boréales nous enverront de temps en temps leurs gerbes roses, comme des reflets d’un feu d’artifice de l’Enfer ! »
Enfin, mon âme fait explosion, et sagement elle me crie : « N’importe où ! n’importe où ! pourvu que ce soit hors de ce monde ! »

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Greg,

    Il faudrait que tu fasses allusion aux notions de spleen et d'idéal, entre lesquelles le poète vit un douloureux déchirement.
    De même tu ne sembles pas avoir perçu que la défaite du poète est inexorable. Même son art auquel il tient tant, dont il a fait une véritable religion ne lui sert de rien, car enfin il a mis en œuvre tous les sortilèges de sa prose poétique pour évoquer de hauts lieux de la culture (Lisbonne, Rotterdam) ou de la nature (le Grand Nord) sans produire sur son âme la moindre envie de partir. L'espérance est morte. Le poète fait l'expérience de l'impuissance créatrice puisque son art ne peut le sauver.
    Tu pourrais utilement rapprocher ce texte du poème le Voyage à la fin des Fleurs du mal.
  • greg2greg2 Membre
    Merci beaucoup
  • Bonjour !
    Voilà j'ai ce texte à l'oral et mon plan est vraiment incomplet et désordonné, j'ai très peur, pouvez-vous m'aider je vous en prie !
    ....Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu'il guérirait à côté de la fenêtre.
    Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.
    « Dis-moi, mon âme, pauvre âme refroidie, que penserais-tu d'habiter Lisbonne ? Il doit y faire chaud et tu t'y ragaillardirais comme un lézard. Cette ville est au bord de l'eau ; on dit qu'elle est bâtie en marbre et que le peuple y a une telle haine du végétal, qu'il arrache tous les arbres. Voilà un paysage selon ton goût ; un paysage fait avec la lumière et le minéral, et le liquide pour les réfléchir ! »
    Mon âme ne répond pas.
    « Puisque tu aimes tant le repos, avec le spectacle du mouvement, veux-tu venir habiter la Hollande, cette terre béatifiante ? Peut-être te divertiras-tu dans cette contrée dont tu as souvent admiré l'image dans les musées. Que penserais-tu de Rotterdam, toi qui aimes les forêts de mâts, et les navires amarrés au pied des maisons ? »
    Mon âme reste muette.
    « Batavia te sourirait peut-être davantage ? Nous y trouverions d'ailleurs l’esprit de l'Europe marié à la beauté tropicale.»
    Pas un mot. - Mon âme serait-elle morte ?
    « En es-tu donc venue à ce point d’engourdissement que tu ne te plaises que dans ton mal ? S'il en est ainsi, fuyons vers les pays qui sont les analogies de la Mort. - Je tiens notre affaire, pauvre âme ! Nous ferons nos malles pour Tornéo. Allons plus loin encore, à l’extrême bout de la Baltique ; encore plus loin de la vie, si c'est possible ; installons-nous au pôle. Là le soleil ne frise qu’obliquement la terre, et les lentes alternatives de la lumière et de la nuit suppriment la variété et augmentent la monotonie, cette moitié du néant. Là, nous pourrons prendre de longs bains de ténèbres, cependant que, pour nous divertir, les aurores boréales nous enverront de temps en temps leurs gerbes roses, comme des reflets d'un feu d’artifice de l’Enfer ! »
    Enfin, mon âme fait explosion et sagement elle me crie : « N'importe où ! n'importe où ! pourvu que ce soit hors de ce monde ! »
    Dialogue ac son âme, argu directe ss forme poème en prose (dois-je le mettre ds l'intro?)
    Question le rôle que joue la maladie ds ce texte.
    I. Le désir de voyager
    II. L'échec du voyage : remèdes inutiles
    Comparaison à un hopital, explicat°
    Il veut fuir cette vie, découvrir d'autres endroits, a envie d'ailleurs m rien ne lui convient : le monde est un hopital ds lequel on ne peut sortir.(thèse)
    Chaque para : idée de dstination.
    Il présente à son âme chaque ville et ses avantages et inconvénients.
    Lisbonne : on dirait + un tableau qu'un réel paysage,remède : chaleur.
    Hollande : remède : repos
    Batavia : remède : dépaisement
    Tornéo : remède : froid
    A part Hollande, analogues Mort (pas + mort que Tornéo et ça ne marche pas)
    Son âme lui adresse la seul solution, "hors du monde" car il n'est jamais satisfait, on peut en conclure que ce monde n'est pas fait pr lui.
  • Bien sûr, dans l'intro "poème en prose du recueil Le spleen de Paris -ou Petits poëmes en prose"
    Tu as dès la première phrase, la métaphore
    ".Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. "
    métaphore filée jusqu'à la fin
    Quels sont les remèdes au spleen ? aucun sinon celui de sortir du monde. Celui-ci ne peut jamais le satisfaire
    Remarque tout au long du poème les thèmes chers au poète : la Hollande, évoquée dans Invitation au voyage ; paysage sans végétaux (horreur de la Nature) ; la beauté tropicale (Jeanne Duval et les souvenirs de son voyage à l'île Maurice)
  • merci !!!
    j'ai une autre question : "si mystérieux" est-ce une hyperbole ?
  • où donc ? dans quel texte ?
  • Bonjour je rédige un commentaire comparé et je me pause cette question;

    “Que penserais-tu de Rotterdam, toi qui aimes les forêts de mâts, et les navires amarrés au pied des maisons ? “Anywhere out of the world et “les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité” Paysage Baudelaire

    S'agit-il bien de métaphore ou les batiments sont comparé a des bateaux? Et pourquoi donc des bateaux?


    Mille merci!
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Marine,

    Dans le premier extrait, la métaphore est "forêts de mâts" ce qui ne renvoie pas à la cité et à ses bâtiments.
    Dans le second, par contre il s'agit bien d'une métaphore assimilant les cheminées et les clochers à une mâture.
  • Merci beaucoup pour la réponse.

    A une mature? Je n'y suis pas! :)

    la métaphore "forêts de mâts" renvoie a quoi alors?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Marine,

    Dans "Forêts de mâts", la métaphore consiste à comparer les mâts à une forêt en raison de leur verticalité et de leur resserrement. Note également le phénomène multiplicateur et donc hyperbolique du pluriel.
  • Bonjour à tous.
    Je travaille moi aussi sur Anywhere out of the world, de Charles Baudelaire, tiré de Petits poèmes en prose et je pensais à un plan de ce type là :

    I. La quête d’un endroit = l’idéal

    A. Dialogue avec une âme : introspection de l’auteur
    B. La recherche d’aventure et de voyage
    C. Vision du monde idéal

    II. L’échec inexorable du poète = le spleen

    A. L’échec du voyage
    B. L’ultime voyage : la mort

    Qu’en pensez-vous ?

    Vous remerciant par avance.
  • Bonsoir,
    je dois faire le commentaire de Anywhere out of the world de Charles Baudelaire.
    J'ai tiré toutes les infos que j'ai trouvé du texte, mais j'ai pas trop d'idée pour mon plan... Je pensais faire un partie sur le départ avec par exemple une sous partie Mort et l'autre Voyage, est-ce une bonne idée?
    Sinn j'ai relevé plusieurs petits trucs comme une évolution tout au long du texte, je m'explique, au début Baudelaire parle "d'hopital" de "ragaillarder comme un lezard" puis l'idée de mouvement apparait avec "les forets de mats", l'image de l'eau de la mer etc...et enfin "feu d'artifice" "explosion"... Puis-je le placer dans mon commentaire?
    J'avais sinn une question, pourquoi a-t-il "mis en valeur" "mon âme muette" en milieux de son texte? Est-ce une separation? Je n'ai pas compris.
    J'ai aussi remarqué differents champs lexicaux comme la nature...
    Et je crois que c'est à peu près tout...
    Je ne sais pas qoi faire de toutes ces infos pour en faire un plan correct, pouvez vous m'aider?
    Merci d'avance!
  • Bonsoir j'ai un devoir maison a faire, c'est un commentaire composer de beaudelaire sur le texte " Any where out of the world "
    j'ai deja fait l'introduction :) mais maintenant je doit faire le grand I et 1 petit 1 2 et 3 qui se nomme:
    I- Un dialogue intérieur
    1 - l'âme malade
    2 - l'invitation au voyage
    3 - Solitude et désespoire du poéte.

    Pour le petit 1 j'ai sus trouver sa : " Enfin, mon ame fait explosion, et sagement elle me crie: ' N'importe ou! n'importe ou! pourvu que ce soit hors de ce monde " donc c'est la reponse de l'ame. c'est bon pour linstant ou pas ??
    et aussi j'ai trouver " Il me semble que je serais toujour bien la ou je ne suis pas... un feu d'artifice de lenfer!" Dialogue du poete avec son âme: proposition de voyager cest bon sa aussii???

    Pour le petit 2 j'ai sus trouver sa : A) " Il me semble... marié a la beauté tropicale" voyager pour guérir ( se rapprocher de poele): -Libonne, la Hollande, Batavia
    B) " pas un mot mon âme serait-elle morte... feu d'artifice de l'enfer" voyager pour approfondir son mal( se rapprocher de la fenetre): - Tornéo, la Baltique, la Pôle. cest bon????

    Pour le petit 3 j'ai sus trouver sa : " cette vie est un hôpital ou chaque malade est possédé du desir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poéle, et celui-la croit qu'il guérirait a coté de la fenetre" image frappante de la condition humaine: insactisfaction et désir de changement cest bonN?????
    pouvez vous m'aider a faire mon commentaire composer svp car je ne c'est pas du tout comment mis prendre :(
  • bonsoir!
    j'ai à écrire un texte en francais et j'ai à l'étude le texte de Baudelaire N'importe où hors du monde!
    dans ma question, il est mentionné que le texte serais en lien avec le thème du déracinement ! quelqu'un peu m'aider puisque je ne comprend pas trop ce que ceci veut dire!
    merci!!!
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Le poète est un déraciné parce que sa véritable patrie est ailleurs, dans le monde de l'idéal. Il est un exilé du paradis.
  • IchigoIchigo Membre
    Bonjour,
    Ayant le poème de Baudelaire "Any where out of the world" en lecture analytique pour l'oral de francais, je me demandais si il était pertinent de faire une ouverture sur le poéme "The Bridge of Shighs" de Thomas Hood.
    En effet, Baudelaire se serait inspiré de ce dernier pour nommer son poème. Notre professeure nous en a parlé très briévement. De ce fait, nous ne l'avons pas en texte complémentaire.

    Je voulais savoir si je pouvais éventuellement faire une ouverture dessus à la fin de mon oral et si le fait qu'il soit en anglais et qu'il ne soit pas en texte complémentaire génerait l'examinateur. Devrais-je l'apporter en plus de mes textes ?

    Merci d'avance
  • IchigoIchigo Membre
    Merci pour votre réponse floreale.

    Pour les influences, je compte dire que la misère sociale subie par la jeune femme dans "The bridge of sighs" est similaire au Spleen que décrit Baudelaire dans ses poèmes. L'ambiance est également similaire je trouve : quelque chose d'oppressant, froid...

    Dois-je l'imprimer et le ramener lors de l'oral ?
  • Et puis, il y a l'emprunt, en anglais, du titre. Donc inspiration revendiquée.
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.