Fiches méthode Bac de français 2021

Personne n'a ?
Je me rends compte que beaucoup de textes me manquent, et mon oral est demain...
Je suis vraiment irrattrapable !
Mais je me dis qu'avec un peu de chance quelqu'un en a un commentaire, ou explication de texte..

* C'est cette fameuse scène avec M. Dimanche..

Merci d'avance !
Scène 3
Dom Juan, M. Dimanche, Sganarelle, Suite.

Dom Juan, faisant de grandes civilités
Ah ! Monsieur Dimanche, approchez. Que je suis ravi de vous voir, et que je veux de mal à mes gens de ne vous pas faire entrer d’abord ! J’avais donné ordre qu’on ne me fît parler personne ; mais cet ordre n’est pas pour vous, et vous êtes en droit de ne trouver jamais de porte fermée chez moi.
M. Dimanche
Monsieur, je vous suis fort obligé.
Dom Juan, parlant à ses laquais
Parbleu ! coquins, je vous apprendrai à laisser M. Dimanche dans une antichambre, et je vous ferai connaître les gens.
M. Dimanche
Monsieur, cela n’est rien.
Dom Juan
Comment ? vous dire que je n’y suis pas, à M. Dimanche, au meilleur de mes amis ?
M. Dimanche
Monsieur, je suis votre serviteur. J’étais venu…
Dom Juan
Allons vite, un siège pour M. Dimanche.
M. Dimanche
Monsieur, je suis bien comme cela.
Dom Juan
Point, point, je veux que vous soyez assis contre moi.
M. Dimanche
Cela n’est point nécessaire.
Dom Juan
Otez ce pliant, et apportez un fauteuil.
M. Dimanche
Monsieur, vous vous moquez, et…
Dom Juan
Non, non, je sais ce que je vous dois, et je ne veux point qu’on mette de différence entre nous deux.
M. Dimanche
Monsieur…
Dom Juan
Allons, asseyez-vous.
M. Dimanche
Il n’est pas besoin, Monsieur, et je n’ai qu’un mot à vous dire. J’étais…
Dom Juan
Mettez-vous là, vous dis-je.
M. Dimanche
Non, Monsieur, je suis bien. Je viens pour…
Dom Juan
Non, je ne vous écoute point si vous n’êtes assis.
M. Dimanche
Monsieur, je fais ce que vous voulez. Je…
Dom Juan
Parbleu ! Monsieur Dimanche, vous vous portez bien.
M. Dimanche
Oui, Monsieur, pour vous rendre service. Je suis venu…
Dom Juan
Vous avez un fonds de santé admirable, des lèvres fraîches, un teint vermeil, et des yeux vifs.
M. Dimanche
Je voudrais bien…
Dom Juan
Comment se porte Madame Dimanche, votre épouse ?
M. Dimanche
Fort bien, Monsieur, Dieu merci.
Dom Juan
C’est une brave femme.
M. Dimanche
Elle est votre servante, Monsieur. Je venais…
Dom Juan
Et votre petite fille Claudine, comment se porte-t-elle ?
M. Dimanche
Le mieux du monde.
Dom Juan
La jolie petite fille que c’est ! je l’aime de tout mon cœur.
M. Dimanche
C’est trop d’honneur que vous lui faites, Monsieur. Je vous…
Dom Juan
Et le petit Colin, fait-il toujours bien du bruit avec son tambour ?
M. Dimanche
Toujours de même, Monsieur. Je…
Dom Juan
Et votre petit chien Brusquet ? Gronde-t-il toujours aussi fort, et mord-il toujours bien aux jambes les gens qui vont chez vous ?
M. Dimanche
Plus que jamais, Monsieur, et nous ne saurions en chévir.
Dom Juan
Ne vous étonnez pas si je m’informe des nouvelles de toute la famille, car j’y prends beaucoup d’intérêt.
M. Dimanche
Nous vous sommes, Monsieur, infiniment obligés. Je…
Dom Juan, lui tendant la main
Touchez donc là, Monsieur Dimanche. Êtes-vous bien de mes amis ?
M. Dimanche
Monsieur, je suis votre serviteur.
Dom Juan
Parbleu ! je suis à vous de tout mon cœur.
M. Dimanche
Vous m’honorez trop. Je…
Dom Juan
Il n’y a rien que je ne fisse pour vous.
M. Dimanche
Monsieur, vous avez trop de bonté pour moi.
Dom Juan
Et cela sans intérêt, je vous prie de le croire.
M. Dimanche
Je n’ai point mérité cette grâce assurément. Mais, Monsieur…
Dom Juan
Oh çà, Monsieur Dimanche, sans façon, voulez-vous souper avec moi ?
M. Dimanche
Non, Monsieur, il faut que je m’en retourne tout à l’heure. Je…
Dom Juan, se levant
Allons, vite un flambeau pour conduire M. Dimanche, et que quatre ou cinq de mes gens prennent des mousquetons pour l’escorter.
M. Dimanche, se levant de même
Monsieur, il n’est pas nécessaire, et je m’en irai bien tout seul. Mais…
Sganarelle ôte les siéges promptement.
Dom Juan
Comment ? Je veux qu’on vous escorte, et je m’intéresse trop à votre personne. Je suis votre serviteur, et de plus votre débiteur.
M. Dimanche
Ah ! Monsieur…
Dom Juan
C’est une chose que je ne cache pas, et je le dis à tout le monde.
M. Dimanche
Si…
Dom Juan
Voulez-vous que je vous reconduise ?
M. Dimanche
Ah ! Monsieur, vous vous moquez. Monsieur…
Dom Juan
Embrassez-moi donc, s’il vous plaît. Je vous prie encore une fois d’être persuadé que je suis tout à vous, et qu’il n’y a rien au monde que je ne fisse pour votre service.
Il sort.
Sganarelle
Il faut avouer que vous avez en Monsieur un homme qui vous aime bien.
M. Dimanche
Il est vrai ; il me fait tant de civilités et tant de compliments, que je ne saurais jamais lui demander de l’argent.
Sganarelle
Je vous assure que toute sa maison périrait pour vous ; et je voudrais qu’il vous arrivât quelque chose, que quelqu’un s’avisât de vous donner des coups de bâton : vous verriez de quelle manière…
M. Dimanche
Je le crois ; mais, Sganarelle, je vous prie de lui dire un petit mot de mon argent.
Sganarelle
Oh ! ne vous mettez pas en peine, il vous payera le mieux du monde.
M. Dimanche
Mais vous, Sganarelle, vous me devez quelque chose en votre particulier.
Sganarelle
Fi ! ne parlez pas de cela.
M. Dimanche
Comment ? Je…
Sganarelle
Ne sais-je pas bien que je vous dois ?
M. Dimanche
Oui, mais…
Sganarelle
Allons, Monsieur Dimanche, je vais vous éclairer.
M. Dimanche
Mais mon argent…
Sganarelle, prenant M. Dimanche par le bras
Vous moquez-vous ?
M. Dimanche
Je veux…
Sganarelle, le tirant
Eh !
M. Dimanche
J’entends…
Sganarelle, le poussant
Bagatelles.
M. Dimanche
Mais…
Sganarelle, le poussant
Fi !
M. Dimanche
Je…
Sganarelle, le poussant tout à fait hors du théâtre
Fi ! vous dis-je.
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Réponses

  • Je dois faire un commentaire sur l'entretien Mr Dimanche et Dom juan (il s'agit de l'acte IV scène 3) mais j'ai quelques problèmes à trouver mes parties. Auriez vous quelques idées à me suggérer ?
    Scène 3
    Dom Juan, M. Dimanche, Sganarelle, Suite.
    Dom Juan, faisant de grandes civilités
    Ah ! Monsieur Dimanche, approchez. Que je suis ravi de vous voir, et que je veux de mal à mes gens de ne vous pas faire entrer d’abord ! J’avais donné ordre qu’on ne me fît parler personne ; mais cet ordre n’est pas pour vous, et vous êtes en droit de ne trouver jamais de porte fermée chez moi.
    M. Dimanche
    Monsieur, je vous suis fort obligé.
    Dom Juan, parlant à ses laquais
    Parbleu ! coquins, je vous apprendrai à laisser M. Dimanche dans une antichambre, et je vous ferai connaître les gens.
    M. Dimanche
    Monsieur, cela n’est rien.
    Dom Juan
    Comment ? vous dire que je n’y suis pas, à M. Dimanche, au meilleur de mes amis ?
    M. Dimanche
    Monsieur, je suis votre serviteur. J’étais venu…
    Dom Juan
    Allons vite, un siège pour M. Dimanche.
    M. Dimanche
    Monsieur, je suis bien comme cela.
    Dom Juan
    Point, point, je veux que vous soyez assis contre moi.
    M. Dimanche
    Cela n’est point nécessaire.
    Dom Juan
    Otez ce pliant, et apportez un fauteuil.
    M. Dimanche
    Monsieur, vous vous moquez, et…
    Dom Juan
    Non, non, je sais ce que je vous dois, et je ne veux point qu’on mette de différence entre nous deux.
    M. Dimanche
    Monsieur…
    Dom Juan
    Allons, asseyez-vous.
    M. Dimanche
    Il n’est pas besoin, Monsieur, et je n’ai qu’un mot à vous dire. J’étais…
    Dom Juan
    Mettez-vous là, vous dis-je.
    M. Dimanche
    Non, Monsieur, je suis bien. Je viens pour…
    Dom Juan
    Non, je ne vous écoute point si vous n’êtes assis.
    M. Dimanche
    Monsieur, je fais ce que vous voulez. Je…
    Dom Juan
    Parbleu ! Monsieur Dimanche, vous vous portez bien.
    M. Dimanche
    Oui, Monsieur, pour vous rendre service. Je suis venu…
    Dom Juan
    Vous avez un fonds de santé admirable, des lèvres fraîches, un teint vermeil, et des yeux vifs.
    M. Dimanche
    Je voudrais bien…
    Dom Juan
    Comment se porte Madame Dimanche, votre épouse ?
    M. Dimanche
    Fort bien, Monsieur, Dieu merci.
    Dom Juan
    C’est une brave femme.
    M. Dimanche
    Elle est votre servante, Monsieur. Je venais…
    Dom Juan
    Et votre petite fille Claudine, comment se porte-t-elle ?
    M. Dimanche
    Le mieux du monde.
    Dom Juan
    La jolie petite fille que c’est ! je l’aime de tout mon cœur.
    M. Dimanche
    C’est trop d’honneur que vous lui faites, Monsieur. Je vous…
    Dom Juan
    Et le petit Colin, fait-il toujours bien du bruit avec son tambour ?
    M. Dimanche
    Toujours de même, Monsieur. Je…
    Dom Juan
    Et votre petit chien Brusquet ? Gronde-t-il toujours aussi fort, et mord-il toujours bien aux jambes les gens qui vont chez vous ?
    M. Dimanche
    Plus que jamais, Monsieur, et nous ne saurions en chévir.
    Dom Juan
    Ne vous étonnez pas si je m’informe des nouvelles de toute la famille, car j’y prends beaucoup d’intérêt.
    M. Dimanche
    Nous vous sommes, Monsieur, infiniment obligés. Je…
    Dom Juan, lui tendant la main
    Touchez donc là, Monsieur Dimanche. Êtes-vous bien de mes amis ?
    M. Dimanche
    Monsieur, je suis votre serviteur.
    Dom Juan
    Parbleu ! je suis à vous de tout mon cœur.
    M. Dimanche
    Vous m’honorez trop. Je…
    Dom Juan
    Il n’y a rien que je ne fisse pour vous.
    M. Dimanche
    Monsieur, vous avez trop de bonté pour moi.
    Dom Juan
    Et cela sans intérêt, je vous prie de le croire.
    M. Dimanche
    Je n’ai point mérité cette grâce assurément. Mais, Monsieur…
    Dom Juan
    Oh çà, Monsieur Dimanche, sans façon, voulez-vous souper avec moi ?
    M. Dimanche
    Non, Monsieur, il faut que je m’en retourne tout à l’heure. Je…
    Dom Juan, se levant
    Allons, vite un flambeau pour conduire M. Dimanche, et que quatre ou cinq de mes gens prennent des mousquetons pour l’escorter.
    M. Dimanche, se levant de même
    Monsieur, il n’est pas nécessaire, et je m’en irai bien tout seul. Mais…
    Sganarelle ôte les siéges promptement.
    Dom Juan
    Comment ? Je veux qu’on vous escorte, et je m’intéresse trop à votre personne. Je suis votre serviteur, et de plus votre débiteur.
    M. Dimanche
    Ah ! Monsieur…
    Dom Juan
    C’est une chose que je ne cache pas, et je le dis à tout le monde.
    M. Dimanche
    Si…
    Dom Juan
    Voulez-vous que je vous reconduise ?
    M. Dimanche
    Ah ! Monsieur, vous vous moquez. Monsieur…
    Dom Juan
    Embrassez-moi donc, s’il vous plaît. Je vous prie encore une fois d’être persuadé que je suis tout à vous, et qu’il n’y a rien au monde que je ne fisse pour votre service.
    Il sort.
    Sganarelle
    Il faut avouer que vous avez en Monsieur un homme qui vous aime bien.
    M. Dimanche
    Il est vrai ; il me fait tant de civilités et tant de compliments, que je ne saurais jamais lui demander de l’argent.
    Sganarelle
    Je vous assure que toute sa maison périrait pour vous ; et je voudrais qu’il vous arrivât quelque chose, que quelqu’un s’avisât de vous donner des coups de bâton : vous verriez de quelle manière…
    M. Dimanche
    Je le crois ; mais, Sganarelle, je vous prie de lui dire un petit mot de mon argent.
    Sganarelle
    Oh ! ne vous mettez pas en peine, il vous payera le mieux du monde.
    M. Dimanche
    Mais vous, Sganarelle, vous me devez quelque chose en votre particulier.
    Sganarelle
    Fi ! ne parlez pas de cela.
    M. Dimanche
    Comment ? Je…
    Sganarelle
    Ne sais-je pas bien que je vous dois ?
    M. Dimanche
    Oui, mais…
    Sganarelle
    Allons, Monsieur Dimanche, je vais vous éclairer.
    M. Dimanche
    Mais mon argent…
    Sganarelle, prenant M. Dimanche par le bras
    Vous moquez-vous ?
    M. Dimanche
    Je veux…
    Sganarelle, le tirant
    Eh !
    M. Dimanche
    J’entends…
    Sganarelle, le poussant
    Bagatelles.
    M. Dimanche
    Mais…
    Sganarelle, le poussant
    Fi !
    M. Dimanche
    Je…
    Sganarelle, le poussant tout à fait hors du théâtre
    Fi ! vous dis-je.
  • Bonjour,

    Commence par exposer tes idées, nous pourrons plus facilement t'aider par la suite !!!
  • je pensais parler dans une première partie du comique de farce et dans une deuxième, l'ordre social que représente Mr dimanche. Mais j'ai parfois du mal à interpréter ce dernier
  • J'ai un commentaire à faire sur l'acte IV scène 3 du livre Dom Juan de Molière. Le sujet c'est : Vous commenterez la scène de Dom Juan à partir du parcours de lecture suivant :
    a) Etudiez la dimension comique de cette scène
    b) Analysez les caractéristiques de la personnalité de Dom Juan mises en valeur dans cette scène.
    Si quelqu'un peut m'aider, ça serait très gentil de votre part. Merci d'avance.

    voici l'extrait:
    DOM JUAN, FAISANT DE GRANDES CIVILITES: Ah! Monsieur Dimanche, approchez. Que je suis ravi de vous voir, et que je veux de mal à mes gens de ne vous pas faire entrer d'abord! J'avais donné ordre qu'on ne me fît parler personne; mais cet ordre n'est pas pour vous, et vous êtes en droit de ne trouver jamais de porte fermée chez moi.

    M. DIMANCHE: Monsieur, je vous suis fort obligé.

    DOM JUAN, parlant à ses laquais: Parbleu! coquins, je vous apprendrai à laisser M. Dimanche dans une antichambre, et je vous ferai connaître les gens.

    M. DIMANCHE: Monsieur, cela n'est rien.

    DOM JUAN: Comment? vous dire que je n'y suis pas, à M. Dimanche, au meilleur de mes amis?

    M. DIMANCHE: Monsieur, je suis votre serviteur. J'étais venu.

    DOM JUAN: Allons vite, un siège pour M. Dimanche.

    M. DIMANCHE: Monsieur, je suis bien comme cela.

    DOM JUAN: Point, point, je veux que vous soyez assis contre moi.

    M. DIMANCHE: Cela n'est point nécessaire.

    DOM JUAN: Otez ce pliant, et apportez un fauteuil.

    M. DIMANCHE: Monsieur, vous vous moquez, et.

    DOM JUAN: Non, non, je sais ce que je vous dois, et je ne veux point qu'on mette de différence entre nous deux.

    M. DIMANCHE: Monsieur.

    DOM JUAN: Allons, asseyez-vous.

    M. DIMANCHE: Il n'est pas besoin, Monsieur, et je n'ai qu'un mot à vous dire. J'étais.

    DOM JUAN: Mettez-vous là, vous dis-je.

    M. DIMANCHE: Non, Monsieur, je suis bien. Je viens pour...

    DOM JUAN: Non, je ne vous écoute point si vous n'êtes assis.

    M. DIMANCHE: Monsieur, je fais ce que vous voulez. Je...

    DOM JUAN: Parbleu! Monsieur Dimanche, vous vous portez bien.

    M. DIMANCHE: Oui, Monsieur, pour vous rendre service. Je suis venu...

    DOM JUAN: Vous avez un fonds de santé admirable, des lèvres fraîches, un teint vermeil, et des yeux vifs.

    M. DIMANCHE: Je voudrais bien.

    DOM JUAN: Comment se porte Madame Dimanche, votre épouse?

    M. DIMANCHE: Fort bien, Monsieur, Dieu merci.

    DOM JUAN: C'est une brave femme.

    M. DIMANCHE: Elle est votre servante, Monsieur. Je venais.

    DOM JUAN: Et votre petite fille Claudine, comment se porte-t-elle?

    M. DIMANCHE: Le mieux du monde.

    DOM JUAN: La jolie petite fille que c'est! je l'aime de tout mon cœur.

    M. DIMANCHE: C'est trop d'honneur que vous lui faites, Monsieur. Je vous...

    DOM JUAN: Et le petit Colin, fait-il toujours bien du bruit avec son tambour?

    M. DIMANCHE: Toujours de même, Monsieur. Je...

    DOM JUAN: Et votre petit chien Brusquet? Gronde-t-il toujours aussi fort, et mord-il toujours bien aux jambes les gens qui vont chez vous?

    M. DIMANCHE: Plus que jamais, Monsieur, et nous ne saurions en chevir.

    DOM JUAN: Ne vous étonnez pas si je m'informe des nouvelles de toute la famille, car j'y prends beaucoup d'intérêt.

    M. DIMANCHE: Nous vous sommes, Monsieur, infiniment obligés. Je...

    DOM JUAN, lui tendant la main: Touchez donc là, Monsieur Dimanche. êtes-vous bien de mes amis?

    M. DIMANCHE: Monsieur, je suis votre serviteur.

    DOM JUAN: Parbleu! je suis à vous de tout mon cœur.

    M. DIMANCHE: Vous m'honorez trop. Je...

    DOM JUAN: Il n'y a rien que je ne fisse pour vous.

    M. DIMANCHE: Monsieur, vous avez trop de bonté pour moi.

    DOM JUAN: Et cela sans intérêt, je vous prie de le croire.

    M. DIMANCHE: Je n'ai point mérité cette grâce assurément. Mais, Monsieur...

    DOM JUAN: Oh çà, Monsieur Dimanche, sans façon, voulez-vous souper avec moi?

    M. DIMANCHE: Non, Monsieur, il faut que je m'en retourne tout à l'heure. Je...

    DOM JUAN, se levant: Allons, vite un flambeau pour conduire M. Dimanche, et que quatre ou cinq de mes gens prennent des mousquetons pour l'escorter.

    M. DIMANCHE, se levant de même: Monsieur, il n'est pas nécessaire, et je m'en irai bien tout seul. Mais...
    Sganarelle ôte les siéges promptement.

    DOM JUAN: Comment? Je veux qu'on vous escorte, et je m'intéresse trop à votre personne. Je suis votre serviteur, et de plus votre débiteur.

    M. DIMANCHE: Ah! Monsieur.

    DOM JUAN: C'est une chose que je ne cache pas, et je le dis à tout le monde.

    M. DIMANCHE: Si...

    DOM JUAN: Voulez-vous que je vous reconduise?

    M. DIMANCHE: Ah! Monsieur, vous vous moquez. Monsieur...

    DOM JUAN: Embrassez-moi donc, s'il vous plaît. Je vous prie encore une fois d'être persuadé que je suis tout à vous, et qu'il n'y a rien au monde que je ne fisse pour votre service.
    Il sort.
  • Bonjour,

    Je suis en 1er ES et j'ai un commentaire littéraire à faire sur la scène de Dom Juan avec Mr.Dimanche. Je souhaite traitée l'aspect comique de cette scène. Mon sujet est: Vous traiterez comme vous le souhaitez la scène 3 de l'acte IV.

    Pouvez-vous m'aidez ?

    Merci d'avance.

    Such Bonjour je reformule mon message pour qu'il soit plus correct, veuillez m'excuser pour le précèdent qui ne respectait pas la charte.


    Voici la scène en question:
    DOM JUAN, M. DIMANCHE, SGANARELLE, Suite.

    DOM JUAN, FAISANT DE GRANDES CIVILITES: Ah! Monsieur Dimanche, approchez. Que je suis ravi de vous voir, et que je veux de mal à mes gens de ne vous pas faire entrer d'abord! J'avais donné ordre qu'on ne me fît parler personne; mais cet ordre n'est pas pour vous, et vous êtes en droit de ne trouver jamais de porte fermée chez moi.

    M. DIMANCHE: Monsieur, je vous suis fort obligé.

    DOM JUAN, parlant à ses laquais: Parbleu! coquins, je vous apprendrai à laisser M. Dimanche dans une antichambre, et je vous ferai connaître les gens.

    M. DIMANCHE: Monsieur, cela n'est rien.

    DOM JUAN: Comment? vous dire que je n'y suis pas, à M. Dimanche, au meilleur de mes amis?

    M. DIMANCHE: Monsieur, je suis votre serviteur. J'étais venu.

    DOM JUAN: Allons vite, un siège pour M. Dimanche.

    M. DIMANCHE: Monsieur, je suis bien comme cela.

    DOM JUAN: Point, point, je veux que vous soyez assis contre moi.

    M. DIMANCHE: Cela n'est point nécessaire.

    DOM JUAN: Otez ce pliant, et apportez un fauteuil.

    M. DIMANCHE: Monsieur, vous vous moquez, et.

    DOM JUAN: Non, non, je sais ce que je vous dois, et je ne veux point qu'on mette de différence entre nous deux.

    M. DIMANCHE: Monsieur.

    DOM JUAN: Allons, asseyez-vous.

    M. DIMANCHE: Il n'est pas besoin, Monsieur, et je n'ai qu'un mot à vous dire. J'étais.

    DOM JUAN: Mettez-vous là, vous dis-je.

    M. DIMANCHE: Non, Monsieur, je suis bien. Je viens pour...

    DOM JUAN: Non, je ne vous écoute point si vous n'êtes assis.

    M. DIMANCHE: Monsieur, je fais ce que vous voulez. Je...

    DOM JUAN: Parbleu! Monsieur Dimanche, vous vous portez bien.

    M. DIMANCHE: Oui, Monsieur, pour vous rendre service. Je suis venu...

    DOM JUAN: Vous avez un fonds de santé admirable, des lèvres fraîches, un teint vermeil, et des yeux vifs.

    M. DIMANCHE: Je voudrais bien.

    DOM JUAN: Comment se porte Madame Dimanche, votre épouse?

    M. DIMANCHE: Fort bien, Monsieur, Dieu merci.

    DOM JUAN: C'est une brave femme.

    M. DIMANCHE: Elle est votre servante, Monsieur. Je venais.

    DOM JUAN: Et votre petite fille Claudine, comment se porte-t-elle?

    M. DIMANCHE: Le mieux du monde.

    DOM JUAN: La jolie petite fille que c'est! je l'aime de tout mon cœur.

    M. DIMANCHE: C'est trop d'honneur que vous lui faites, Monsieur. Je vous...

    DOM JUAN: Et le petit Colin, fait-il toujours bien du bruit avec son tambour?

    M. DIMANCHE: Toujours de même, Monsieur. Je...

    DOM JUAN: Et votre petit chien Brusquet? Gronde-t-il toujours aussi fort, et mord-il toujours bien aux jambes les gens qui vont chez vous?

    M. DIMANCHE: Plus que jamais, Monsieur, et nous ne saurions en chevir.

    DOM JUAN: Ne vous étonnez pas si je m'informe des nouvelles de toute la famille, car j'y prends beaucoup d'intérêt.

    M. DIMANCHE: Nous vous sommes, Monsieur, infiniment obligés. Je...

    DOM JUAN, lui tendant la main: Touchez donc là, Monsieur Dimanche. êtes-vous bien de mes amis?

    M. DIMANCHE: Monsieur, je suis votre serviteur.

    DOM JUAN: Parbleu! je suis à vous de tout mon cœur.

    M. DIMANCHE: Vous m'honorez trop. Je...

    DOM JUAN: Il n'y a rien que je ne fisse pour vous.

    M. DIMANCHE: Monsieur, vous avez trop de bonté pour moi.

    DOM JUAN: Et cela sans intérêt, je vous prie de le croire.

    M. DIMANCHE: Je n'ai point mérité cette grâce assurément. Mais, Monsieur...

    DOM JUAN: Oh çà, Monsieur Dimanche, sans façon, voulez-vous souper avec moi?

    M. DIMANCHE: Non, Monsieur, il faut que je m'en retourne tout à l'heure. Je...

    DOM JUAN, se levant: Allons, vite un flambeau pour conduire M. Dimanche, et que quatre ou cinq de mes gens prennent des mousquetons pour l'escorter.

    M. DIMANCHE, se levant de même: Monsieur, il n'est pas nécessaire, et je m'en irai bien tout seul. Mais...
    Sganarelle ôte les sièges promptement.

    DOM JUAN: Comment? Je veux qu'on vous escorte, et je m'intéresse trop à votre personne. Je suis votre serviteur, et de plus votre débiteur.

    M. DIMANCHE: Ah! Monsieur.

    DOM JUAN: C'est une chose que je ne cache pas, et je le dis à tout le monde.

    M. DIMANCHE: Si...

    DOM JUAN: Voulez-vous que je vous reconduise?

    M. DIMANCHE: Ah! Monsieur, vous vous moquez. Monsieur...

    DOM JUAN: Embrassez-moi donc, s'il vous plaît. Je vous prie encore une fois d'être persuadé que je suis tout à vous, et qu'il n'y a rien au monde que je ne fisse pour votre service.
    Il sort.

    SGANARELLE: Il faut avouer que vous avez en Monsieur un homme qui vous aime bien.

    M. DIMANCHE: Il est vrai; il me fait tant de civilités et tant de compliments, que je ne saurais jamais lui demander de l'argent.

    SGANARELLE: Je vous assure que toute sa maison périrait pour vous; et je voudrais qu'il vous arrivât quelque chose, que quelqu'un s'avisât de vous donner des coups de bâton: vous verriez de quelle manière.

    M. DIMANCHE: Je le crois; mais, Sganarelle, je vous prie de lui dire un petit mot de mon argent.

    SGANARELLE: Oh! ne vous mettez pas en peine, il vous payera le mieux du monde.

    M. DIMANCHE: Mais vous, Sganarelle, vous me devez quelque chose en votre particulier.

    SGANARELLE: Fi! ne parlez pas de cela.

    M. DIMANCHE: Comment? Je...

    SGANARELLE: Ne sais-je pas bien que je vous dois?

    M. DIMANCHE: Oui, mais...

    SGANARELLE: Allons, Monsieur Dimanche, je vais vous éclairer.

    M. DIMANCHE: Mais mon argent.

    SGANARELLE, prenant M. Dimanche par le bras: Vous moquez-vous?

    M. DIMANCHE: Je veux...

    SGANARELLE, le tirant: Eh!

    M. DIMANCHE: J'entends...

    SGANARELLE, le poussant: Bagatelles.

    M. DIMANCHE: Mais...

    SGANARELLE, le poussant: Fi!

    M. DIMANCHE: Je...

    SGANARELLE, le poussant tout à fait hors du théâtre: Fi! vous dis-je.

    Molière, Dom Juan, ou Le Festin de Pierre
    Merci au site: http://www.site-moliere.com/pieces/domjua43.htm


    Dans mon commentaire littéraire je souhaiterez parler des différences sociales entre Dom Juan et M.Dimanche. Dans cette scène Dom Juan flatte M.dimanche en lui proposant un fauteuil qui est dans l'aristocratie le siège le plus "noble", Dom juan élève M.Dimanche a un rang qui lui ai supérieur pour le mettre mal à l'aise.
    Dom Juan empêche M.dimanche de parler comme ça il ne peut pas réclamer son du, Dom Juan ne veut pas écouter M.dimanche s'il n'est pas assis et bien entendu M.dimanche ne peut pas s'asseoir, ce serait un manque de respect.
    Non, je ne vous écoute point si vous n'êtes assis
    J'aurai aussi aimez traité de l'aspect comique de cette scène. Je sais que Dom Juan est une piéce comique même dans la derniere scène qui pourrait s'apparenter à une fin tragique le registre comique revient au galop avec la dernière réplique de Sganarelle qui se termine par :"Mes gages, mes gages, mes gages !".
    Je vois bien l'aspect comique de cette scène mais j'ai du mal à l'exprimer.

    Mon plan :I°/Trangression de l'ordre social
    II°/Comique de farce

    Merci d'avance de votre aide. Désolé j'ai eu un probleme avec mon ordinateur et je n'est pas pu finir mon message. C'est bien une étourderie mille excuses :) . S'il vous plait aider moi je suis pas très douée pour les commentaires littéraire.
  • coucou !

    Ah que de souvenirs ! J'ai eu cette scène en commentaire en première année, j'avais eu 14 pour un truc sur lequel j'avais passé 2 heures avant de présenter mon oral... XD.

    Bref, tu sembles rater quelque chose d'essentiel ici : M. Dimanche est le créancier ET de dom juan ET de Sganarelle. Il réclame son argent aux deux, mais les deux ne l'envoient pas sur les roses de la même façon ! C'est en partie de cela qu'il faut traiter. Don juan le couvre d'honneurs, qui ne sont qu'apparences, si bien que M. Dimanche n'ose plus réclamer son dû, tandis que Sganarelle le met tout simplement à la porte. Dans les deux cas, ce pauvre M. Dimanche n'a pas le temps d'en placer une. Cela fait partie du comique de la scène bien évidemment.

    Je t'ai mise sur une piste, ça devrait t'aider, j'espère.

    Bon courage !
  • Merci je pense que ça va m'aider. Quelqu'un aurait d'autres conseils à me prodiguer ?

    Merci d'avance Personne n'a d'autres conseils ?
  • Bonsoir,

    J'ai un commentaire a faire sur l'acte IV scène 3 de Dom Juan concernant la scène avec M. Dimanche qui vient réclamer son argent a Dom Juan.

    J'ai trouvé mon plan

    I/ Un comique de farce grace a ses trait de caractère
    1) Il manipule
    2) Il est hypocrite
    3) Il confirme bien "grand seigneur, méchant homme"

    II/ La transgression de l'ordre social
    1) Inversion des roles
    2) Portrait typique de la famille bourgeoise

    Est ce bon ?

    Merci par avance

    Amicalement
  • Bonjour à tous,

    J'ai un commentaire composé à rendre pour la rentrée qui porte sur l'acte IV scène 3 de Molière.

    J'ai fait un plan détaillé et je voudrais savoir si c'est bon ou pas. Je préfère demander car je ne veux pas aller voir les réponses sur d'autres sites, car à la fin de l'année, j'ai l'EAF, et je veux donc me tester sans tricher.

    Voici mon plan :

    Commentaire composé

    I) Les facteurs de l'ironie, de la comédie.

    1) Le comique de mots

    * réponses évasives de DJ
    * extrême gentillesse de DJ (nouvelles de la famille)
    * DJ fait semblant d'être ami avec D pour qu'il efface la dette => ça ne prend pas
    * "insultes" de DJ vers ses valets

    2) Le comique de situation

    * chute de la scène : DJ dit qu'il est au service de D mais, pour l'argent, ce n'est pas le cas (il « paye » D en mots par son discours plutôt qu'en argent)
    * DJ à l'aise alors que D gêné (cela devrait être l'inverse)
    * DJ se met au service entier de D (pour amadouer, pour qu'il ne puisse plus réclamer son dû)
    * DJ coupe tout le temps la parole à D pour l'empêcher de parler de l'argent


    II) Des différences sociales entre les personnages outrepassées.

    1) Les différentes relations entre les personnages

    * relation entre DJ et D (maitre<=>valet)
    * sganarelle (valet de DJ)

    2) L'inversion et l'outre passement des situations sociales

    * rôles inversés (c'est le valet qui demande de l'argent au maitre)
    * « protocole » semi-inversé : DJ appelle son valet Monsieur, mais D appelle tjr son maitre monsieur
    * résultat prévisible : même si les rôles sont inversés, a la fin, on retrouve encore D « éjecté » de la scène, comme le ferait un maitre avec son valet (les positions de bases demeurent)
    * DJ se met au service entier de D (alors que ce serait le contraire normalement)
    * DJ à l'aise alors que D gêné (contraire normalement)

    3) L'implicite

    * sganarelle veut que D parte (il ôte les sièges promptement) : il imite son maitre
    * but : dénoncer la société de l'époque. Molière veut une égalité entre domestiques/maîtres

    Merci d'avance !
  • bonjour à tous , le bac de fiançais approche et donc je suis dans mes révisions pour l'oral, seulement il y a quelque texte qui me bloque entre autre " dom juan acte IV scene 3" la visite de Mr dimanche.
    En classe on a étudié seulement les formes de comiques de la scène , et on a pas eu de plan. donc moi j'avais penser a mettre toutes les formes de comique dans une seule partie puis dans une autre partie parler des différence sociale que dom juan va abuser. J'aimerais que vous m'aidez svp merci JE VOUS MET CE QUE J'AI DEJA FAIT, DITS MOI SI C'EST BON

    I / scéne comique
    a) comique de situation:
    - non respect des convenances: bourgeois doit rester debout hors dj le fait asseoir sur un fauteil
    - on ne demande pas de nouvelle ce n'est pas dans les codes de politesse de l'époque
    - convention: deux hommes ne se font pas la bise "embrassez-moi donc"

    b) comique de geste:
    - rupture de conventions on ne tant pas sa main à un bourgeois

    c) comique de mot:
    -"vermeille , lévre faîche.."<-- en contradiction avec ce que l'on voit sur scéne
    - toutes les interuptions avec les "..."
    - reccurence de "petit" " madame , fille , chien"
    - ironie "gronde-t-il aussi fort" " mord-t-il toujours"

    II / différence sociale que Dom Jan abuse

    et la je ne sais pas quoi mettre parce-que je vais avoir l'impression de me répéter étant donner que dans ma premiére partie je parle de sa


    AIDEZ-MOI SVP
  • Je suis en 1re S et nous avons étudier cette scène aussi mais pas en totalité donc ce que je vais dire sera incomplet (notamment sur la comparaison Sganarelle et Dom Juan face à M.Dimanche).

    Oui on peut faire une première partie sur le comique de la scène!
    On peut parler du jeu avec les chaises, Dom Juan qui exagère ses gestes sur scène, le comique de mot avec les coupures, les hyperboles grotesques de Dom Juan, la manipulation de ce dernier sur le sens des mots, un M Dimanche burlesque au 17eme siecle car il est le prototype du bourgeois qui souhaite monter dans l'échelle sociale ...etc

    Dans une autre partie on peut effectivement parler du fait qu'il y a encore une fois transgression des règles de la part de Dom Juan:
    Dom Juan remplace de l'argent par des paroles, la transgression de la hierarchie sociale avec le fauteuil, Dom Juan l'hypocrite qui séduit mais en fait rabaisse du coup Dimanche ...etc

    Enfin on peut parler de la symbolique de cette scène!
    Il ne paye pas ses dettes mais il sera obligé de payer un jour...; Dom Juan un hédoniste qui ne jouit que de l'instant sans penser aux conséquences, son impossibilité à s'engager...etc

    Voilà. A compléter ;D
  • Bonjour,
    D'après la scène 3 de l'acte IV de Dom Juan de Molière je dois faire une introduction pour situer la passage ainsi que développer un axe de lecture "une scène comique". Pourriez vous m'aider ? Je ne vois pas comment situer le passage et je ne vois pas ce qui a de comique dans ce texte ...
    Merci
    Dom Juan, faisant de grandes civilités
    Ah ! Monsieur Dimanche, approchez. Que je suis ravi de vous voir, et que je veux de mal à mes gens de ne vous pas faire entrer d’abord ! J’avais donné ordre qu’on ne me fît parler personne ; mais cet ordre n’est pas pour vous, et vous êtes en droit de ne trouver jamais de porte fermée chez moi.
    M. Dimanche
    Monsieur, je vous suis fort obligé.
    Dom Juan, parlant à ses laquais
    Parbleu ! coquins, je vous apprendrai à laisser M. Dimanche dans une antichambre, et je vous ferai connaître les gens.
    M. Dimanche
    Monsieur, cela n’est rien.
    Dom Juan
    Comment ? vous dire que je n’y suis pas, à M. Dimanche, au meilleur de mes amis ?
    M. Dimanche
    Monsieur, je suis votre serviteur. J’étais venu…
    Dom Juan
    Allons vite, un siège pour M. Dimanche.
    M. Dimanche
    Monsieur, je suis bien comme cela.
    Dom Juan
    Point, point, je veux que vous soyez assis contre moi.
    M. Dimanche
    Cela n’est point nécessaire.
    Dom Juan
    Otez ce pliant, et apportez un fauteuil.
    M. Dimanche
    Monsieur, vous vous moquez, et…
    Dom Juan
    Non, non, je sais ce que je vous dois, et je ne veux point qu’on mette de différence entre nous deux.
    M. Dimanche
    Monsieur…
    Dom Juan
    Allons, asseyez-vous.
    M. Dimanche
    Il n’est pas besoin, Monsieur, et je n’ai qu’un mot à vous dire. J’étais…
    Dom Juan
    Mettez-vous là, vous dis-je.
    M. Dimanche
    Non, Monsieur, je suis bien. Je viens pour…
    Dom Juan
    Non, je ne vous écoute point si vous n’êtes assis.
    M. Dimanche
    Monsieur, je fais ce que vous voulez. Je…
    Dom Juan
    Parbleu ! Monsieur Dimanche, vous vous portez bien.
    M. Dimanche
    Oui, Monsieur, pour vous rendre service. Je suis venu…
    Dom Juan
    Vous avez un fonds de santé admirable, des lèvres fraîches, un teint vermeil, et des yeux vifs.
    M. Dimanche
    Je voudrais bien…
    Dom Juan
    Comment se porte Madame Dimanche, votre épouse ?
    M. Dimanche
    Fort bien, Monsieur, Dieu merci.
    Dom Juan
    C’est une brave femme.
    M. Dimanche
    Elle est votre servante, Monsieur. Je venais…
    Dom Juan
    Et votre petite fille Claudine, comment se porte-t-elle ?
    M. Dimanche
    Le mieux du monde.
    Dom Juan
    La jolie petite fille que c’est ! je l’aime de tout mon cœur.
    M. Dimanche
    C’est trop d’honneur que vous lui faites, Monsieur. Je vous…
    Dom Juan
    Et le petit Colin, fait-il toujours bien du bruit avec son tambour ?
    M. Dimanche
    Toujours de même, Monsieur. Je…
    Dom Juan
    Et votre petit chien Brusquet ? Gronde-t-il toujours aussi fort, et mord-il toujours bien aux jambes les gens qui vont chez vous ?
    M. Dimanche
    Plus que jamais, Monsieur, et nous ne saurions en chévir.
    Dom Juan
    Ne vous étonnez pas si je m’informe des nouvelles de toute la famille, car j’y prends beaucoup d’intérêt.
    M. Dimanche
    Nous vous sommes, Monsieur, infiniment obligés. Je…
    Dom Juan, lui tendant la main
    Touchez donc là, Monsieur Dimanche. Êtes-vous bien de mes amis ?
    M. Dimanche
    Monsieur, je suis votre serviteur.
    Dom Juan
    Parbleu ! je suis à vous de tout mon cœur.
    M. Dimanche
    Vous m’honorez trop. Je…
    Dom Juan
    Il n’y a rien que je ne fisse pour vous.
    M. Dimanche
    Monsieur, vous avez trop de bonté pour moi.
    Dom Juan
    Et cela sans intérêt, je vous prie de le croire.
    M. Dimanche
    Je n’ai point mérité cette grâce assurément. Mais, Monsieur…
    Dom Juan
    Oh çà, Monsieur Dimanche, sans façon, voulez-vous souper avec moi ?
    M. Dimanche
    Non, Monsieur, il faut que je m’en retourne tout à l’heure. Je…
    Dom Juan, se levant
    Allons, vite un flambeau pour conduire M. Dimanche, et que quatre ou cinq de mes gens prennent des mousquetons pour l’escorter.
    M. Dimanche, se levant de même
    Monsieur, il n’est pas nécessaire, et je m’en irai bien tout seul. Mais…
    Sganarelle ôte les siéges promptement.
    Dom Juan
    Comment ? Je veux qu’on vous escorte, et je m’intéresse trop à votre personne. Je suis votre serviteur, et de plus votre débiteur.
    M. Dimanche
    Ah ! Monsieur…
    Dom Juan
    C’est une chose que je ne cache pas, et je le dis à tout le monde.
    M. Dimanche
    Si…
    Dom Juan
    Voulez-vous que je vous reconduise ?
    M. Dimanche
    Ah ! Monsieur, vous vous moquez. Monsieur…
    Dom Juan
    Embrassez-moi donc, s’il vous plaît. Je vous prie encore une fois d’être persuadé que je suis tout à vous, et qu’il n’y a rien au monde que je ne fisse pour votre service.
    Il sort.
    Sganarelle
    Il faut avouer que vous avez en Monsieur un homme qui vous aime bien.
    M. Dimanche
    Il est vrai ; il me fait tant de civilités et tant de compliments, que je ne saurais jamais lui demander de l’argent.
    Sganarelle
    Je vous assure que toute sa maison périrait pour vous ; et je voudrais qu’il vous arrivât quelque chose, que quelqu’un s’avisât de vous donner des coups de bâton : vous verriez de quelle manière…
    M. Dimanche
    Je le crois ; mais, Sganarelle, je vous prie de lui dire un petit mot de mon argent.
    Sganarelle
    Oh ! ne vous mettez pas en peine, il vous payera le mieux du monde.
    M. Dimanche
    Mais vous, Sganarelle, vous me devez quelque chose en votre particulier.
    Sganarelle
    Fi ! ne parlez pas de cela.
    M. Dimanche
    Comment ? Je…
    Sganarelle
    Ne sais-je pas bien que je vous dois ?
    M. Dimanche
    Oui, mais…
    Sganarelle
    Allons, Monsieur Dimanche, je vais vous éclairer.
    M. Dimanche
    Mais mon argent…
    Sganarelle, prenant M. Dimanche par le bras
    Vous moquez-vous ?
    M. Dimanche
    Je veux…
    Sganarelle, le tirant
    Eh !
    M. Dimanche
    J’entends…
    Sganarelle, le poussant
    Bagatelles.
    M. Dimanche
    Mais…
    Sganarelle, le poussant
    Fi !
    M. Dimanche
    Je…
    Sganarelle, le poussant tout à fait hors du théâtre
    Fi ! vous dis-je.
  • Je ne vois pas comment situer le passage et je ne vois pas ce qui a de comique dans ce texte ...
    Merci
    Comme cela est triste ! Pauvre Molière !
    Situer un texte, cela veut signifie dire à quel moment de l'oeuvre il se situe.
    Qui est Monsieur Dimanche ? Pourquoi est-il venu ? Comment est-il reçu ? Comment repart-il ? Quel rôle joue ici Sganarelle ?
  • Tu ne vois pas ce qu'il y a de comique dans cette scène ? Toutes les manœuvres dilatoires de Dom Juan et de Sganarelle pour empêcher le fatal moment où M. Dimanche arrivera à en placer une pour leur demander son droit, c'est-à-dire son argent. Il est important de mettre en relation le texte que tu as sous les yeux et la réalité de la représentation au théâtre. Essaie de visualiser l'extrait : Dom Juan fait tourner en bourrique le pauvre homme, l'assomme de mots, le coupe systématiquement, insiste pour le faire asseoir et aussitôt le fait relever pour le faire chasser de la maison. M. Dimanche est tourné en ridicule au sens propre du terme.
    Ensuite, tu peux étudier le décalage entre le discours (a priori fort courtois) de Dom Juan et de Sganarelle, qui à leurs dires iraient jusqu'à se sacrifier pour leur "ami" M. Dimanche, et ce que leur attitude révèle de leurs pensées : ce créancier les ennuie, ils n'ont pas le moindre respect pour lui et seraient bien aise d'en être débarrassés. Le discours qu'ils tiennent est donc parfaitement hypocrite, et il l'est sans finesse. Il est même carrément outrancier. Là encore, essaie de te représenter la scène, leurs mimiques, les mouvements de leur bouche...
    Et la scène finit admirablement lorsque c'est le valet qui finit par intimer silence au créancier... Imagine un peu le culot.

    Franchement oui, cette scène est comique. Les deux drôles abusent de l'ascendant qu'ils ont sur leur créancier parce que d'un côté il y a du culot, et de l'autre une modestie et une civilité qui empêchent le pauvre homme d'exiger fermement son dû. Le rapport de force initial qui devrait s'établir entre créancier et débiteurs est complètement inversé.
  • Et voilà comme on se fait faire un devoir. :D
  • Merci beaucoup pour votre aide :D
    Pour situer le texte je dois dire que cette scène se situe après la scène entre violette et sganarelle et ensuite je dois expliquer la scène avec les personnes ect ?
  • Oui. Etc. :)
  • Quel acte, où est Dom Juan, que fait-il, que s'est-il passé avant....?
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