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Bonjour, j’ai comme devoir final un DM à rendre : une anthologie autour de l’héroïsme dans ces six œuvres : l’odyssée, œdipe roi, l’Enfer, Don Quichotte, Macbeth, Le joueur .

Pour cela il faut que je choisisse un extrait dans chacune des œuvres. J’appelle alors à l’aide puisque j’ai trouvée les extraits pour les deux premières œuvres mais pour les autres je bloque totalement.

Avez-vous des idées d’extraits à me proposer ?

Réponses

  • Pour Don Quichotte tu as le choix ! Il est vrai que Cervantes est censé se moquer des héros de la chevalerie qui abondent dans les romans picaresques espagnols ; il te faut prendre un extrait célèbre, peut-être un extrait l'attaque des moulins, peut-être une réflexion amusante sur Dulcinée qui semble à peu près tout méconnaître de l'amour que lui porte le héros. Une autre possibilité serait un dialogue entre Sancho Pança et Don Quichotte, par exemple quand il tente de raisonner son maître tout en employant des expressions alambiquées pour lui signifier poliment la vanité de sa quête.

    Pour Macbeth il me semble qu'à peu près n'importe quelle scène pourrait faire l'affaire.

    En revanche, pour Le Joueur c'est un peu plus difficile, puisqu'il s'agit d'un « anti-héros » Là aussi, un passage qui montre des actions ratées plus que des gestes de bravoure me paraît intéressant.

    Et pour L'Enfer, je serai bien incapable de t'aider, je n'ai pour l'heure pas encore réussi à le lire complètement - dans une édition ancienne avec laquelle j'éprouve des difficultés de compréhension.

  • Il en ressort quand même que dans la fin de la bibliographie, à partir de Cervantès, disons, le héros est d'abord appelé pour être ridiculisé. On ne le prend certainement pas pour la même chose et/ou sur le même ton que celui de Sophocle, sans parler d'Homère.

    Même chose pour Dante. Je ne connais pas bien, j'ai lu une partie de l'Enfer, je ne vois pas bien où sont les héros là-dedans. Ce qui est certain, c'est qu'il n'y a aucune place pour des héros dans une pensée chrétienne, comme la sienne. L'homme n'est pas un héros, il est faible et soumis à la tentation. Et s'il y a quelque chose au-dessus de lui, ce ne sont certainement pas des surhommes ou des héros, mais Dieu, et Dieu seul. Le Christ a sans doute accompli des miracles, mais ils n'ont rien de comparable à des exploits, c'est-à-dire de l'héroïsme. Ce n'est pas les Jeux Olympiques, Jésus, c'est pas Federer, ce n'est pas du sport, c'est de la mystique.

    Anecdote : tarrugi se voit imposer ce sujet, c'est pas sa faute, je l'ai choisi moi-même pour un travail universitaire, et j'ai bien sué. En bibliographie, on a tout ce qu'on veut sur les Grecs, mais après, pas grand chose.

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