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Bonjour à tous!

Je suis en classe de première dans un modeste lycée de province, et, même si c'est peut-être un peu tôt, j'ai fait dernièrement de nombreuses recherches sur mon orientation. Or, voilà: j'ai beaucoup trop d'idées. J'ai une idée assez claire de ce que je veux faire juste après le bac: prépa B/L, peut-être jusqu'à khûber, parce que ce qui m'intéresse, ce sont les masters en relations internationales de Sciences Po. Je me suis cependant rendue compte que l'ENA, l'ISMaPP, l'ENS (il faut bien rêver un peu) et certaines doubles-licences conviendraient aussi à mon profil. Sans compter que j'adorerais aussi pouvoir étudier à l'étranger et faire des stages, ce qui me sera limité à un semestre si je suis mon parcours rêvé du moment "3 ans de B/L et master Sciences Po".

J'ai conscience que je dis beaucoup trop de choses dans cette discussion et qu'après tout, j'ai encore le temps d'y réfléchir, mais si vous avez des témoignages et conseils, je les lirai avec grand plaisir.

Merci d'avance pour vos réponses !

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Réponses

  • ArtzArtz Membre

    Bonjour,

    Pourquoi ne pas tenter directement Sciences Po après le bac plutôt que la B/L ?

    Je ne suis pas sûr de comprendre sur quoi précisément porte ta question ?

  • JuSoJuSo Membre

    Merci pour cette réponse! C'est vrai que ça n'est pas très clair dans ma tête non plus. J'étais en fait à la recherche de témoignages d'anciens élèves des filières et écoles qui m'intéressent pour me faire une idée de ce que je veux vraiment.

    Quant à Sciences Po après le bac, je ne suis pas convaincue par les programmes de bachelor, et j'ai vraiment envie de connaître le monde de la prépa. J'entends beaucoup de retours sur la forte stimulation intellectuelle que procure la prépa, et ça me fait rêver, peut-être de manière un peu masochiste, somme toute!

  • ArtzArtz Membre

    Le problème c'est que sans question, on ne sait pas bien quoi répondre ! Mais soit, dans un premier temps, c'est donc la B/L qui vous attend, donc l'horizon dans les quelques années à venir est clair !


    Bon courage !

  • Bonjour @JuSo !

    Effectivement si tu t'intéresses particulièrement à SciencesPo j'aurais tendance à dire que tu pourrais essayer de l'intégrer dès la terminale car, même si ce n'est pas comme une prépa, il y a une forte émulation intellectuelle et culturelle, tu pourras y rencontrer des élèves venant de l'étranger, et tu auras surtout le temps de faire des voyages (pas de plusieurs mois bien sûr) organisés ou non, contrairement à la prépa où tu mets plus ton rêve de voyages entre parenthèses (pour de très belles choses plus tard, je ne critique pas du tout !). J'en profite pour préciser que pour faire son année à l'étranger, qui est bien un an et non 6 mois comme tu l'as dit (peut-être ai-je mal compris, mais c'est bien le stage de dernière année qui est de 6 mois, à l'étranger ou en France), il faut être pris en 3ème année et pas seulement pour le master.

    De plus, les masters sont très sélectifs et, même en étant un très bon élève, on peut très bien ne pas avoir les meilleures notes de sa classe en prépa. Tu parles de double-licence qui pourrait t'intéresser ; SciencesPo en propose plusieurs avec la Sorbonne. Elles sont très sélectives et donc prestigieuses, tout comme la prépa (même si, encore une fois, je ne compare pas ces deux expériences !). De plus, même si la Sorbonne recrute essentiellement à Paris, cette formation permet d'ouvrir plus ces admissions aux provinciaux. Tu as également évoqué l'ENA, SciencesPo peut préparer à cette école, et c'est d'ailleurs une voie royale. Par contre pour L'ISMaPP, je ne suis pa sûre ...

    Je voulais également préciser que, si tu rentres seulement en master à SciencesPo, tu auras ton diplôme de master mais pas celui de SciencesPo, qui est réservé aux élèves ayant suivi le cursus complet, mais un master en IEP est très bien vu, il n'y a pas de soucis à ce niveau.

    Si tu as d'autres questions sur SciencesPo, n'hésite pas ! Et faire une prépa B/L est un très bon projet, en tout cas tu as un intérêt certain c'est super ! Bonne continuation à toi !

  • Toutes les écoles évoquées ne recrutent pas au même niveau. Leurs débouchés sont en théorie assez différents :

    - ENS : recrutement bac+2 après CPGE, formation à l'enseignement et la recherche (même s'il est tout à fait possible de rejoindre une école de commerce ou ScPo pour rejoindre l'entreprise et l'administration ... notamment en préparant l'ENA évoquée dans le message).

    - ENA : recrutement en théorie à bac+3, dans les faits à bac+5 (après un Master affaires publiques à ScPo ou bien après une prépa ENA de bon niveau - ScPo ou Paris I/ENS le plus souvent - qu'on intègre généralement suite à un master en droit, économie, sciences politiques (y compris un master autre qu'affaires publiques à ScPo) ou en sciences sociales. Les débouchés sont les grands corps de l'Etat. Pour travailler aux affaires étrangères, un très bon classement de sortie de l'ENA est nécessaire.

    - ISMAPP : je ne connais pas trop ... je crois que le recrutement se fait à bac+2 ou 3, mais l'école me semble éloignée des questions internationales. Il est sans doute préférable de faire un bon master a l'université ou en IEP qu'un master a l'ISMAPP (école peu connue et chère).

    Quant aux masters de relations internationales de ScPo, ils sont accessibles soit après un cursus au sein du collège universitaire de ScPo (c'est-à-dire après être entré à bac+0), soit après un bac+3 qui peut être une licence (toutes disciplines en sciences humaines et sociales, voire lettres/philosophie) ou bien un parcours de 3 ans en CPGE A/L comme B/L (HK/KH/Khube).

  • JuSoJuSo Membre

    Merci pour tous ces conseils et informations !

    Je vais donc rester sur une B/L et je verrai bien ce que je ferai par la suite, mais je vous suis à toutes et tous très reconnaissante d'avoir pris le temps de me répondre et de m'éclairer.

  • SharpeiSharpei Membre

    Bonjour

    Je suis le père q'une fille qui veut faire SciencesPo mais ajoute dans ses voeux des Prépa.

    une question se pose, est-il plus dur d'entrer en 1ere année en prépa ou à SciencesPo ?

    Sous réserve bien sur d'une finalité dans les relations internationales.

    Crdlt

  • dinozordinozor Membre

    Je ne suis pas sûr de bien comprendre la question. Il est plus facile d'être pris dans une hypokhâgne quelle qu'elle soit. Certaines sont assez peu sélectives.

  • ArtzArtz Membre

    Tout en étant largement d'accord avec dinozor, je nuancerais : je pense qu'il est plus difficile d'être pris à Sciences Po pour le bachelor que dans l'immense majorité des prépas (à l'exception d'une poignée, comme Henri IV et autres du même acabit, où ça doit se valoir avec Sciences Po).

    Par ailleurs, au niveau des masters de Sciences Po, mon impression (qui n'est fondée sur aucun chiffre et donc qui est à prendre avec des pincettes) est que la sélection varie grandement selon les cursus. Si quelqu'un connaît mieux que moi la situation, il pourra compléter.

  • dinozordinozor Membre

    Par quelle qu'elle soit je voulais dire "en général" (dans au moins une prépa) ; il est plus difficile d'être pris à Henri IV, effectivement, et je connais plusieurs cas d'élèves admis à Sciences Po et dans des prépas prestigieuses qui ont préféré les prépas (choix qui me paraît judicieux, mais là n'est pas le sujet).


    S'agissant des masters de Sciences Po, c'est très variable, mais je n'ai pas de données précises. Je crois que relations internationales, à savoir sciences politiques, est dans la moyenne ; une connaissance a été prise dans ce master avec environ 13-14 en bi-licence, et un cv "extra-scolaire" impeccable. Ce n'est pas ouvert à tout le monde, donc.

  • sandm77sandm77 Membre

    La comparaison n'est pas facile, dans la mesure où les critères de sélection de Sciences-Po et des grandes CPGE tendent à se distinguer de plus en plus.

    D'une part, Sciences Po réforme depuis plusieurs années ses concours et critères d'admission pour y intégrer des éléments de nature à valoriser l'engagement politique et citoyen, ainsi que plus globalement tout ce qui peut constituer un dossier au-delà des seuls résultats académiques.

    D'autre part, les CPGE, notamment les plus sélectives, conservent une appréciation très académique du potentiel de leurs candidats. S'agissant de préparer les concours de ENS, elles recherchent avant tout des élèves capables de progresser de façon importante dans les différentes disciplines au programme.

    Il persiste néanmoins que les taux de sélectivité des IEP (Sciences Po Paris n'étant a priori pas le plus sélectif, au regard des chiffres donnés par Parcours Sup) tournent autour de +/- 10%. Sans connaître ceux des grandes CPGE, je pense qu'ils sont au moins aussi élevés sinon plus ... pour autant qu'un taux de sélectivité, seul, dit finalement peu de choses quant à la difficulté d'un concours ou de la sélection d'une école.

  • ArtzArtz Membre
    6 mars modifié

    Un taux de sélectivité ne veut même rien dire, puisqu'il ne rend pas compte du niveau des candidats qui postulent, des effets d'autocensure, etc.

    En revanche, tout à fait d'accord sur le fait que les profils recherchés ne sont pas exactement les mêmes.

  • SharpeiSharpei Membre

    Je vous remercie @dinozor , @Artz z, @sandm77

    Le fond de ma question est en fait, si le choix se fait d'être accepté en ScsPo et en même temps à HIV , par exemple et on peut réver voire espérer.

    Il faudra bien faire un choix...; Si la finalité est tjrs maintenue donc "les relations internationales". Quelle serait la voie royale ?

    Si on prend deux élèves l'un venant de Prépa, l'autre de ScsPo faire ensemble le même master de "relations internationales", lequel sera le plus armé (ou le plus confirmé) pour suivre son année correctement ?

    Ce que je recherche n'est pas forcément un élément de compétition mais un facteur de confort pour la voie choisie. Qu'en pensez-vous ?

    Peut-être qu'en fait de compte, les deux voies s'équivalent dans leurs finalités ?

    Crdlt

  • ArtzArtz Membre

    Les deux iraient. Je dirais qu'il est plus prestigieux de faire Sciences Po qu'Henri IV, et plus prestigieux d'être normalien que d'avoir fait son BA à Sciences Po. En ce qui concerne la formation, Sciences Po est plus proche, mais la prépa apprend à apprendre, donc ça se rattrape.

  • SharpeiSharpei Membre

    Bonjour @Artz

    Je reste donc confiant pour ma fille. On croise les doigt en attendant la réponse de Parcoursup...

    Merci encore pour toutes ces précisions

  • sandm77sandm77 Membre

    Les deux iraient effectivement. Je dirai encore une fois que tout dépend de ce qu'on souhaite faire dans "les relations internationales".

    Dans l'absolu, qui voudrait faire de la recherche dans le domaine aurait sans doute un intérêt (mais ce n'est pas strictement nécessaire) à faire une CPGE pour tenter d'intégrer une ENS. Faire le master en Sciences Po dans le cadre d'un cursus a Normale pourrait alors être intéressant en ce qu'il s'agit d'une "carte de visite" toujours utile dans le milieu académique, français tout du moins.

    Qui voudrait plutôt travailler en entreprise, ONG ou autre organisation internationale pourrait sans doute profiter du cursus en BA à Sciences Po pour commencer à faire des stages rapidement, et avoir des expériences intéressantes à valoriser dès l'entrée en master.

    Enfin, ceux qui souhaitent s'orienter vers les métiers de la fonction publique en lien avec les relations internationales trouveraient des avantages et inconvénients aux deux trajectoires, sachant que l'ENA (après un Master) est la voie royale en ce cas. Intégrer Sciences Po en 1A permet d'étudier les disciplines (encore) au programme de l'ENA dès la première année - droit, économie, questions sociales ... Tout en faisant des stages à valoriser lors des oraux du concours. Intégrer Sciences Po en master après une CPGE permet d'avoir des acquis en matière de méthodologie (sur les exercices au concours notamment, mais plus globalement en termes de capacité d'apprentissage) tout à fait utiles pour réussir les concours administratifs.

    Cela dit, j'ai dressé les choses de façons assez exclusives par simplification. On peut tout à fait imaginer rejoindre le milieu académique en ayant intégré Sciences Po dès la première année ou inversement prendre une voie professionnalisante après un cursus en CPGE. La question à se poser à ce stade est plus celle de l'envie et de l'environnement de travail souhaité (rester dans le cadre d'un encadrement de proximité, sur un champ d'études très académique ; ou bien ouvrir des horizons plus variés et actuels dans le cadre d'une formation plus "libre"). Et bien sûr, de réussir à intégrer les écoles mentionnées.

  • SharpeiSharpei Membre

    Bjr @sandm77


    Je vous remercie bcp pour ces explications.

    Je crois que dans son domaine la réponse reste à ce présicer dans le temps.

    Dans l'immédiat, son souhait serait d'intégrer le Bachelor ScsPo avec 2 ans à Hong Kong et ensuite les différents masters inhérents. La barre est haute mais faisable pour qui se donne les moyens. Sous cet aspect son intéret est donc les relations Sino-Occidentales voire un penchant sur les études sur la gestion des conflits diplomatiques...encore un autre programme... Donc ScesPo est une voie qui peut correspondre.

    J'aurai bien voulu en dire plus sur cette branche car j'aurai bcp de questions. Mais est-ce que ce forum est le bon endroit ? Si qlq pouvait me le confirmer ?

  • sandm77sandm77 Membre
    14 mars modifié

    Bonjour @Sharpei,

    Ce forum est spécialisé sur les filières littéraires mais reste ouvert : l'on y trouve des sujets relatifs aux études, plus largement, dans le champ des sciences sociales, voire du droit, des sciences politiques et de l'économie. Pour connaître les études en IEP ou en école de commerce, vous pouvez tout à fait poser vos questions ou me les adresser en message privé si vous le préférez. Des modérateurs pourront me reprendre si je me trompe.

    Sans préjuger du projet de votre fille, celui-ci semble déjà très précis et peut tout à fait justifier d'intégrer ScPo en bachelor pour commencer à y étudier les disciplines qui se rattachent aux relations internationales (histoire contemporaine, droit international, science politique, sociologie des relations internationales ...). En cas d'hésitation avec un cursus d'études littéraires, il est peut-être aussi intéressant d'envisager les doubles cursus proposés dès la 1ère année entre ScPo et les licences de lettres, d'histoire et de philosophie.

  • SharpeiSharpei Membre

    Bjr @sandm77

    Merci pour votre message.

    J'aurai donc une question sur l'école privée HEIP est propose aussi une formation en "relation internationale". Elle pourrait être vue comme une alternative aux recalés de ScesPo mais payante. Je souhaiterai avoir des avis sur le sérieux" de cete école, est-ce que son réseau est aussi bien étoffé que l'on puisse supposer à la lecture de son site ?

    En fait je n'ai pas trouvé bcp de personnes dans le monde de la diplomacie se prévalant de cette école.

    Qu'en pensez-vous ?

    Je vous remericie

  • sandm77sandm77 Membre
    15 mars modifié

    Je ne souhaiterais pas paraître élitiste sinon que la diplomatie est une filière qui compte beaucoup d'appelés et peu d'élus.

    De façon pragmatique, la voie d'entrée privilégiée dans le métier reste l'ENA ou les concours du ministère des affaires étrangères. Parmi les compétences appréciées, on trouvera naturellement la maîtrise des langues étrangères au-delà des disciplines d'application que constituent le droit, l'économie, ou les relations internationales, entre autres.

    Je ne connais pas précisément HEIP mais il me paraît peu opportun de l'envisager dans les premiers choix : intégrer Sciences Po ou une classe préparatoire littéraire en vue des concours des ENS et des IEP paraît plus petinent. Les concours cités ci-avant sont très sélectifs et nécessitent d'être préparés dans des institutions qui connaissent les attendus et donnent des clés, en termes de méthodologie, de posture et de discours, pour les réussir.

    Si la problématique consiste à élargir les spectre des écoles à envisager pour la diplomatie (ou plus largement les relations internationales, dont la diplomatie est un des débouchés), je vous conseillerai de regarder du côté des IEP en province dont la formation est très semblable à celle de Sciences Po Paris. Il est aussi possible d'envisager des cursus universitaires en droit et science politique, voire, dans une optique d'ouverture internationale précoce, de rejoindre un cursus en science politique ou relation internationales dans une bonne université étrangère. J'évoque cette dernière possibilité en ce qu'il existe par ailleurs une voie d'accès spécifique à Sciences Po pour les candidats diplômés d'une université étrangère (https://www.sciencespo.fr/admissions/fr/master-international-admissions.html).

    Enfin, parmi les autres nombreuses possibilités, un (double-)cursus à l'INALCO peut sembler tout à fait opportun en ce que la maîtrise de langues rares constitue un plus, voire une nécessité, pour certaines voies (ex : épreuves de langues de certains concours du ministère des affaires étrangères).

    Le choix dépend je pense de la personnalité et des envies de votre fille, de ses capacités, ainsi que du contexte dans lequel elle souhaite poursuivre ses études (en France ou à l'international ; dans un contexte plus ou moins encadré ; avec une spécialisation spécifique sur telle langue ou telle culture ...). S'agissant de cursus à l'international plus particulièrement, il conviendra aussi de tenir compte du coût des études parfois élevé dans certains pays.

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