Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • JehanJehan Modérateur

    Bonsoir.

    Tout dépend de la nuance qu'on veut exprimer.

    La règle de concordance normale demande ici l'imparfait et le plus-que-parfait dans le discours indirect.

    La personne qui rapporte les propos ne les prend pas à son compte, elle ne fait que les rapporter :

    Il m'a dit qu'il avait rencontré une fille qui était en étude. (Je ne sais pas si c'est vrai : je ne prends pas position)

    On m'a dit que vous étiez une entreprise qui recrutait beaucoup. (Je ne sais pas si c'est vrai : je ne prends pas position.)

    Mais si la personne qui rapporte les propos veut exprimer qu'elle les prend à son compte, elle peut déroger à la règle stricte, et employer ici passé composé et présent dans le discours indirect :

    Il m'a dit qu'il a rencontré une fille qui est à l'étude. (Je suis enclin à penser que c'est vrai.)

    On m'a dit que vous êtes une entreprise qui recrute beaucoup. (Je suis enclin à penser que c'est vrai.)

  • Cesar21Cesar21 Membre

    Merci beaucoup !!!

  • Cesar21Cesar21 Membre
    19 mars modifié

    Bonjour,

    J'avais une autre question, lorsqu'on raconte un souvenir datant peut-on utiliser du futur dans le passé ?

    Par exemple '' Il y a 5 ans, elle m'a disputé, parce qu'elle avait appris qu'il viendrait la semaine suivante'' mais d' un côté cette phrase ne me plaît pas, j'aurais tendance à dire "venait".

    Pourtant je peux très bien dire '' Il y a 5 ans, avant son anniversaire , j'ai cherché un bon illustrateur qui nous ferait de beaux portraits le jour de son anniversaire''

    Bonne journée

  • JehanJehan Modérateur

    Bonjour.

    Un "souvenir datant" ? Plutôt "un souvenir daté", non ?

    Dans tes deux phrases, le conditionnel "futur du passé" convient tout à fait.

    Cela dit, je ne pense pas que "venait" soit incorrect... Mais cela me plaît moins.

    Comme quoi, des goûts et des couleurs...

  • Bonjour,

    J’ai de forts doutes sur la concordance des temps.

    Si l’on corrige la phrase surlignée en gras du texte ci-dessous en écrivant : « Ils marchaient sur la promenade qui longeait le bord de mer, lorsque soudain, Nasreddine trébucha sur une pierre et manqua de peu de s’affaler sur le sol. », peut-on quand même laisser la phrase qui suit au présent (« Le pauvre, il a quand même les genoux tout égratignés, et Khadidja sait déjà qu’il va se mettre à pleurnicher. »), ainsi que le dialogue final ? (« — Aïe ! j’ai failli me casser… commence-t-il à gémir, lorsqu’il aperçoit en relevant la tête, une magnifique jeune femme blonde devant lui… J’ai failli casser les verres, reprend-il alors sur un tout autre ton, plein d’assurance, et sans pleurs ni jérémiades. »)

    En vous remerciant par avance,

    Texte:

    Sans pleurs ni jérémiades

     

    Nasreddine est très douillet. Il pleurniche au moindre bobo. Cela a le don d’énerver Khadidja, car elle ne peut rien lui demander.

    —     Nasreddine, tu peux m’émincer les oignons ?

    Et cinq minutes plus tard :

    —     Tiens ! Regarde ! Tu vois le résultat : je me suis coupé !

    Et le voilà qui court jusqu’à l’armoire à pharmacie pour se mettre un pansement.

    Un autre jour, Khadidja lui demande s’il peut déplacer légèrement la commode qui est devant la fenêtre, car elle voudrait nettoyer les vitres.

    Mais, à peine s’est-il baissé et a-t-il touché à la commode, que le voilà qui gémit :

    —     Aïe ! mon lumbago ! Mon lumbago s’est réveillé ! Tu vois ce que tu me fais faire !

    Khadidja est exaspérée, elle ne peut jamais rien lui demander sans qu’il ne lui arrive quelque chose et qu’il ne finisse par pleurnicher.

    Pourtant, un jour, elle eut sa revanche et rit beaucoup. Ils étaient en vacances au bord de la mer, et elle venait d’acheter deux magnifiques verres en cristal. Nasreddine, qui habituellement ne portait jamais rien, car il avait toujours mal au dos, voulut bien cette fois se charger du paquet. Ils marchaient sur la promenade qui longeait le bord de mer, lorsque soudain, Nasreddine trébuche sur une pierre et manque de peu de s’affaler sur le sol. Le pauvre, il a quand même les genoux tout égratignés, et Khadidja sait déjà qu’il va se mettre à pleurnicher.

    —     Aïe ! j’ai failli me casser… commence-t-il à gémir, lorsqu’il aperçoit en relevant la tête, une magnifique jeune femme blonde devant lui… J’ai failli casser les verres, reprend-il alors sur un tout autre ton, plein d’assurance, et sans pleurs ni jérémiades.

  • JehanJehan Modérateur

    Bonjour.s

    Il ne s'agit pas vraiment de concordance des temps au sens strict.

    Dans le paragraphe, il y a passage du passé simple au présent de narration...

    Si l'on rétablit le passé simple "trébucha", il me paraît logique de rétablir les temps du passé pour la suite.

    Mais le présent de narration me paraît ici bien plus vivant et expressif.

  • Décidément, je ne connaissais pas le présent de narration. J’ai vraiment de grosses lacunes.

    Un grand merci à vous.

  • JehanJehan Modérateur
    28 oct. modifié

    Oui, avec l'irruption du présent de narration dans un récit au passé, on a soudain l'impression d'être présent, d'assister vraiment à la scène. Un exemple connu, cette strophe de la fable Le Rat de ville et le Rat des champs :

    À la porte de la salle

    Ils entendirent du bruit :

    Le Rat de ville détale ;

    Son camarade le suit.

  • ricardoricardo Membre


    '' il m'a dit qu'il avait rencontré une fille qui était/est en étude"

    Plus court :

    Il m'a dit avoir rencontré une étudiante.

    '' on m'a dit que vous étiez une entreprise qui recrutait/recrute beaucoup''

    "on m'a dit", bien que correct, n'est pas à recommander.

    J'ai appris que votre entreprise recrutait.

  • Alcofribas1Alcofribas1 Membre
    30 oct. modifié

    Merci beaucoup pour ces exemples. C'est vrai que l'emploi ici du présent de narration permet de donner une plus grande force au texte. Espérons que ma mémoire, parfois si capricieuse, saura retenir la leçon.

    J'aime bien aussi cet exemple tiré des Confessions de Rousseau:

    "J'étudiais un jour seul ma leçon dans la chambre contiguë à la cuisine. La servante avait mis sécher à la plaque les peignes de mademoiselle Lambercier. Quand elle revint les prendre, il s'en trouva un dont tout un côté de dents était brisé. A qui s'en prendre de ce dégât ? personne autre que moi n'était entré dans la chambre. On m'interroge : je nie d'avoir touché le peigne. M. et mademoiselle Lambercier se réunissent, m'exhortent, me pressent, me menacent : je persiste avec opiniâtreté ; mais la conviction était trop forte, elle l'emporta sur toutes mes protestations, quoique ce fût la première fois qu'on m'eût trouvé tant d'audace à mentir."

    En vous souhaitant une bonne soirée,

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