17891113

Réponses

  • lamaneurlamaneur Modérateur
    En dehors de la littérature, Lénine et Staline offrent deux beaux exemples.
  • Staline était Koba je crois (une sorte de Robin-des-Bois russes) et a utilisé plusieurs pseudonymes lorsqu'il était militant communiste sous les Tsars.

    D'ailleurs Staline était un surnom à la base.

    Lénine était aussi un pseudonyme, mais je ne sais pas s'il avait d'autres surnoms.

    Anna Karénine est appelé Katioucha si je me souviens bien.

    @ Yvain

    Par exemple Pavel qui devient Pachka ?

    H.-S. Tiens, "taupe"se dit Krot en russe. Son surnom n'est pas plus flatteur en russe qu'en français. :/
    https://www.la-croix.com/Monde/Vol-MH17-abattu-Ukraine-sont-quatre-suspects-2019-06-19-1301029942
  • Staline voulait dire "acier".
    Molotov voulait dire "marteau". Il était surnommé "cul-de-perre" (mais pas en sa présence, je suppose) car il travaillait énormément assis à son bureau.
  • Mais apparemment il y a plusieurs choses :

    - Des noms de familles officiels, mais qui veulent dire quelque chose en russe (Molotov par exemple) ;
    - Les pseudonymes qui deviennent des noms officiels (Staline, Lénine…) ;
    - Les surnoms, souvent péjoratifs (Cul de pierre, Nabot sanguinaire pour Iéjov..) ;
    - Les diminutifs des prénoms (Katioucha pour Catherine par exemple) ;

    Et les surnoms un peu bizarres (Taupe, Morne, Vipère, Strelkov…) dont je ne sais pas si c'est une pratique courante et réservée à certains milieux ou si c'est "général". En tout cas les Strelkov c'était des archers je crois.
  • Bonsoir,

    J'ai commencé à visionner Ivan Le Terrible.

    Ça n'a pas réellement vieilli malgré l'âge du film.

    Mais je me demandais si les costumes étaient vraiment fidèles à ceux de l'époque ? Ils me font beaucoup penser à des costumes anglais ou français.

    Sinon j'ai quand même l'impression d'un personnage qu'on a noirci délibérément pour mieux valoriser les tsars qui sont venus après lui.

    Bonsoir,

    Je voulais savoir ce que Jacques (Yvain) ou toute personne qui a vu le film pensait d'Ivan le Terrible.

    Moi j'ai beaucoup aimé et le film n'a pas vraiment vieilli.


    Bonjour,

    Le magazine L'Histoire a sorti un numéro spécial consacré au Goulag.

    190710025041397151.jpg


    Bonjour,

    L'entretien entre V. Poutine et E. Macron à Brégançon.

    -->
    https://www.youtube.com/watch?v=9ligTYNaojU

    Impressionnant le travail des interprètes.
  • Bonjour, il ne faut pas confondre plusieurs notions...
    Un surnom en Russie est la même chose qu'en France (ex. : Nono le Simplet).
    Un diminutif dérive du prénom (non, Anna Karénina n'est pas Katucha, car c'est un diminutif, ou plutôt un "caressatif" de Yékatérina ; Annouchka pour Anna, c'est possible)
    Les noms de famille "parlants" - c'est comme en France, ex. : Lejeune, Chevalier, Lamaison etc.
    Les pseudonymes, alias noms d'usage, c'est pareil : Hallyday, Marceau et bien d'autres.

    Pachka est un diminutif du registre familier du prénom Pavel.
    Strelkov vient du mot "strelok" - tireur, pas forcément de l'arc. Ce n'est pas un surnom, un nom de famille comme ça existe.
  • Un grand merci !

    Mais les diminutifs sont forcément affectueux, ou ça peut aussi être irrespectueux ?

    :)
  • Très souvent le diminutif est affectueux, "hypocoristique", comme on dit, mais dans certaines situations de communication, le diminutif peut paraître déplacé ou excessivement familier. Tout est affaire de contexte.

    Un mot comme народишко, "petit peuple", formé sur народ, est assez dévalorisant.
  • De rien :-) En effet, un diminutif peut être affectueux, mais ceux qui se présentent comme Pachka (Pavel), Vas'ka (Vassiliï), Machka (Maria) etc. expriment plutôt la familiarité que l'affection, avec (parfois) une petite note péjorative. Pour certains mots, un suffixe diminutif est forcément péjoratif, comme dans l'exemple ci-dessus : народишко, царёк sont toujours péjoratifs indépendamment du contexte - qui, lui, peut en faire varier le degré. Sinon, voilà l'exemple du contexte qui change beaucoup le sens du diminutif :
    "Notre Irinouchka est devenue tellement belle !" - affection
    "Notre Irinouchka devient complètement zinzin" - ironie, mépris.
    L'enchaînement des suffixes diminutifs peut également exprimer l'ironie : Natachouletchka (Natalia).
    Ensuite, tout comme en français, il faut se souvenir des règles de politesse et ne pas utiliser de diminutifs si un certain degré de proximité n'a pas été atteint.
  • Un grand merci !

    Vous êtes d’origine russe ou vous avez appris la langue ?

    Bonne soirée !

    :)
  • De rien :)
    Le russe est ma langue maternelle, et j'ai fait mes études en russe également.
    Bonne soirée !
  • C’est vraiment génial d’avoir un russophone natif sur le forum !

    Vous parlez le biélorusse également ?

    :)
  • L'ukrainien oui, le biélorusse non, mais je le comprends :)
  • Vous avez grandi dans quelle région ? :)
  • InnjoInnjo Membre

    Oh, ça fait un moment que je ne suis pas venue... Et le forum n'envoyait plus de notifications de réponses.

    Je suis originaire de Donetsk (oui, celui-là).

  • InnjoInnjo Membre

    Dans la région de Lvov, le fils vient voir son père, et ils discutent en ukrainien :

    - Gloire à l'Ukraine !

    - Gloire aux héros !

    - Tu as vu, père, comment on tape sur les Moskals ?

    - Oui, mon fils, j'ai vu. Gloire aux héros, mort aux ennemis !

    - Mais moi, j'ai reçu l'ordre de mobilisation…

    Le père dit en russe :

    - Fiston, fais vite les bagages, on va chez ta grand-mère à Rostov !

  • Cette blague résume un petit peu la situation. J'ai l'impression que ces communautés le long de la frontière sont très imbriquées avec des membres d'une même famille des deux côtés de la frontière. Je me demande si ces deux pays (Russie et Ukraine) sont vraiment "séparables" par des frontières.

  • Toutefois, Lviv est loin de Rostov, et l'histoire de cette région n'est pas la même que celle de l'Ukraine orientale (elle a fait partie de l'Empire austro-hongrois, entre autres).

  • InnjoInnjo Membre
    20 janv. modifié

    Simon UA: les gens de tout l'ex-URSS sont peu ou prou imbriqués, les frontières étaient imperceptibles en réel et existaient essentiellement sur papier. D'où le traumatisme (entre autres) de la chute de l'URSS, quand il est devenu compliqué d'aller voir la famille qui habite dans un autre pays...

    Justement. L'Ukraine est une formation plutôt artificielle, où les bolchéviks ont essayé de faire tenir ensemble les régions avec l'histoire et même la mentalité différente. Sur Lvov, il n'y a pas de consensus: l'Ukraine veut écrire Lviv, et la Pologne Lwów 🙂Mais bon, ça tenait à peu près, bien que nous (régions orientales) n'adhérions pas à la glorification de Bandera et ses acolytes si chers aux Galiciens. Lvov et Rostov sont loin, mais la population n'est pas homogène: par exemple, la voisine et son mari sont partis vivre à Lvov, il y avait obtenu un poste. Je suis même allée la voir pendant une semaine, et tout s'est bien passé 🙂

Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.