Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • CFJCFJ Membre
    Jehan a écrit:
    C’est la remarque qu’elle s’est permise.
    Elle s'est permis quoi ? > la remarque.
    qu' (= la remarque) est bien COD de "s'est permis".
    Donc accord du participe.

    C’est la remarque qu’elle s’est permis de faire
    Elle s'est permis de faire quoi ? > la remarque.
    qu' (=la remarque) n'est plus COD de "s'est permis", mais de l'infinitif "faire".
    On n'accorde donc pas le participe.

    Bonsoir,

    merci beaucoup pour votre explication qui m’a bien aidé.

    Bonne soirée.

    Christophe
  • Pardon, c'est encore moi. J'ai rarement douté aussi fréquemment. :/

    J'ai consulté l'article consacré à l'accord du pp sur le site, ainsi que plusieurs discussions sur le sujet : il y a plusieurs avis contradictoires. :(

    Écrit-on « Elle s'est occupée de mon frère » ou « Elle s'est occupé de mon frère » ?

    Si elle s'était occupée toute seule (d'elle-même), le pp se terminerait bien par ée - accord, mais ici j'ai un doute.
  • paulangpaulang Membre
    Voir ici
  • Merci paulang.

    C'est donc : « Elle s'est occupée de mon frère ».

    Je ne sais pas pourquoi j'ai douté...
  • JehanJehan Modérateur
    Oui, quand le verbe pronominal a un sens différent du sens du verbe simple, accord avec le sujet.
    Le verbe simple occuper (donner une occupation) et le verbe pronominal s'occuper (prendre soin de) ont des sens différents.
  • Merci Jehan.

    Pour le béotien que je suis, ce n'est quand-même pas simple :
    - s'occuper : meubler son temps, avoir des activités (TLFi)
    - s'occuper à : s'adonner, s'appliquer à faire quelque chose (id)
    - s'occuper de : consacrer son temps à quelque chose [...] (id)
    ... toutes ces définitions dans l'acception n°3 de la définition d'occuper dans le TLFi.

    Les sens sont différents, il y a des subtilités, bien sûr, mais c'est quand-même la même racine, la même notion d'employer son temps à...

    Je vois donc d'autres exemples du même tonneau (attendre / s'attendre à).

    A contrario, existe-t-il alors des verbes dont la forme pronominale a un sens identique / égal / comparable (donc : non différent) du sens du verbe simple ? Et dans ce cas, il n'y aurait pas d'accord avec le sujet ?
  • ricardoricardo Membre
    Elle s'est occupée de mon frère

    La façon mnémotechnique qui me convient le mieux est de remplacer le verbe 'être' par le verbe 'avoir' et de poser la question "qui", c'est à dire quel est le COD, et surtout pas "à qui (ou de qui)", qui serait le COI.
    Dans le cas présent :
    Elle a occupé(e) qui ?
    Réponse : elle-même, càd. "s'", placé avant, donc, accord.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    freddy.lombard a écrit:
    Les sens sont différents, il y a des subtilités, bien sûr, mais c'est quand-même la même racine, la même notion d'employer son temps à...
    Oui, et c'est pourquoi je préconise la même logique que celle de Ricardo en l'espèce pour justifier l'accord.

    Un cas différent serait "elle s'est aperçue de son erreur". "S'apercevoir" (se rendre compte) est accidentellement pronominal et n'a pas le même sens que "apercevoir" (voir). Là, c'est la convention qui dit qu'il y a accord.
  • paulangpaulang Membre
    Autant la méthode est, de mon point de vue, évidente pour Elle s'est occupée avec son frère qu'elle est discutable pour Elle s'est occupée de son frère
  • JehanJehan Modérateur
    Eh oui, il y a accord chaque fois que le pronom réfléchi ne peut manifestement pas être interprété comme un COI.
  • Bonjour,

    Je suis en train de réviser l'accord des verbes pronominaux et en lisant le corrigé d'un exercice, je suis tombée sur une réponse qui m'étonne un peu.

    La cavalerie s'est pourvue d'armes automatiques et de moteurs.

    Je ne comprends pas pourquoi "pourvu" a été accordé. Moi, j'aurais laissé le verbe tel quel, car "d'armes automatiques et de moteurs" est un complément. Ils se sont pourvu de quoi ? d'armes automatiques et de moteurs.


    Qu'en pensez-vous ?

    Merci d'avance :)
  • JehanJehan Modérateur
    La cavalerie s'est pourvue d'armes automatiques et de moteurs. = La cavalerie a pourvu elle-même d'armes automatiques et de moteurs.
    Le pronom réfléchi s' est un COD, il est placé avant, donc accord, puisqu'il représente le sujet féminin "la cavalerie". C'est la cavalerie qui est pourvue d'armes.
    Le complément indirect placé après n'y change rien.
  • Ton complément est un COI et en plus il se trouve après le verbe. Il ne compte pas pour l'accord.
    La cavalerie a pourvu quoi ? Elle-même (féminin). C'est un COD représenté par "s'" qui est placé avant le verbe donc on accorde.

    Doublé par Jehan. Pour une fois que je pouvais répondre j'ai essayé d'aller plus vite que lui. :/
  • Aahhhh d'accord !!! Je comprends maintenant !!! :D Il va falloir que je fasse encore des exercices afin de me rentrer cette règle dans le crâne !

    Merci beaucoup !! :D
  • Bonjour à tous,

    Je lis dans La Rue sans nom, sous la plume de Marcel Aymé : « on s'est connu »

    ... Ceci dans la bouche d'une héroïne qui parle d'elle et de son compagnon.
    Il ne s'agit donc pas du « on » générique (on s'embrasse, on se rencontre, on aime bien s'amuser...) mais bien d'un « on » qui veut dire « nous ».

    J'aurais mis le pluriel : « On s'est connus ».

    Qu'en pensez-vous ?
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Un tel accord était très mal vu jadis.
  • D'accord. Aujourd'hui, on écrirait plutôt « connus » - qui n'est donc pas (plus) fautif ?
    (J'ai mis cet accord au pluriel sur une correction de mémoire... :/ )

    Depuis quand accepterait-on ces règles modernes ? D'avant la Seconde Guerre mondiale, des années 50 ou 60 ?
  • Ça, alors !

    Curieusement, l'occurrence de l'accord pluriel reste tout de même inférieure à celle du singulier. :/

    On dira qu'on a une langue très libre. :D
  • J'étais persuadée qu'on devait écrire "on s'est connus" et que "on s'est connu" était fautif... :rolleyes:
    Où qu'est donc mon erreur de raisonnement ?
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