Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    - Comment devrait-on appeler la fonction de la sub. complétive lorsque celle-ci complète un nom ? CDN ou Complément de l'antécédent ? Il serait logique de la classer avec la sub. relative...
    Oui, comme je l'ai dit plus, la complétive fait partie, comme la relative, des compléments du nom propositionnels. Mais on ne peut pas l'appeler "complément de l'antécédent"...
    En effet, on ne peut pas dire ici que le nom complété soit "antécédent" d'un mot quelconque.

    C'est pour cela que ta seconde classification est plus rigoureuse.

    Effectivement, les complétives compléments de nom sont plus rares que les relatives compléments de nom. Il existe aussi de rares complétives apposées : Je ne souhaite qu'une chose : que vous réussissiez.

    Du fait de leur relative rareté, faut-il passer sous silence les complétives dans la liste des expansions du nom ? Difficile de donner un avis bien tranché. Tout dépend du niveau des élèves... et aussi du programme officiel de français correspondant à ce niveau.

    Le principal est de comprendre que tout ce qui complète un nom pour donner un renseignement supplémentaire à propos de ce nom est une expansion du nom, qu'il s'agisse d'un adjectif ou d'un participe épithète, d'un complément prépositionnel, d'une subordonnée relative ou complétive, ou d'une apposition.
  • La difficulté réside dans le fait que si l'on décidait de choisir la terminologie "complément du nom propositionnel", qui me semble plus pertinente, il serait difficile de dire aux élèves que la fonction de la PSC est appelée "complément du nom propositionnel" tandis que la fonction de la PSR est nommée "complément de l'antécédent", en précisant que l'antécédent désigne le nom représenté par un pronom qui le remplace. Trop compliqué !

    Je pencherais donc pour une terminologie commune : "complément du nom propositionnel" pour les deux types de subordonnées, en écartant volontairement l'appellation "complément de l'antécédent", mais comme je l'ai déjà écrit, dans la plupart des manuels le cas de la PSC en tant qu'expansion du nom n'est même pas abordée. En raison de cette lacune, on se sent donc contraint de ne voir que la PSR / complément de l'antécédent...
  • JehanJehan Modérateur
    il serait difficile de dire aux élèves que la fonction de la PSC est appelée "complément du nom propositionnel" tandis que la fonction de la PSR est nommée "complément de l'antécédent". Trop compliqué !
    La fonction des deux est tout simplement "complément du nom"...
    Ce sont deux propositions compléments du nom.
    À distinguer des groupes prépositionnels compléments du nom.

    Mais bon, si l'utilisation de la terminologie "complément de l'antécédent" est obligatoire...
  • Obligatoire, je ne sais pas. Comment fais-tu auprès de tes élèves ?
    Pour une leçon sous forme de tableau, j'hésite entre 3 ou 4 entrées :

    1) L'épithète
    2) Le CDN (groupe prépositionnel + PSR + PSC)
    3) L'apposition

    ou bien

    1) L'épithète
    2) Le CDN (groupe prépositionnel)
    3) Le CDA (PSR)
    4) L'apposition
  • JehanJehan Modérateur
    Je suis professeur des écoles, à la retraite depuis déjà pas mal d'années, et je n'ai enseigné que dans les petites classes du primaire...

    Pourquoi pas une présentation de ce genre ?

    ♦ l'épithète

    groupe prépositionnel
    ♦ le complément de nom {
    proposition relative ou complétive

    ♦ l'apposition
  • Et tu ne mentionnerais donc pas la fonction spécifique (CDA) de la PSR ?
  • JehanJehan Modérateur
    Encore une fois, je ne vois pas la nécessité de le marquer dans le tableau... Même si bien sûr on peut faire la remarque que dans le cas d'une relative, le nom qu'elle complète est l'antécédent du pronom relatif.
  • Bonsoir !

    Dans "Les boutiques étant fermées, il ne restait plus qu'à rentrer." Pourquoi il est dit que "Les boutiques étant fermées" est une proposition circonstancielle de cause ? Ici, ce n'est pas plutôt un complément circonstanciel, étant donné qu'il n'y a pas de conjonction de subordination ?

    Merci !
  • JehanJehan Modérateur
    Il s'agit d'une proposition participiale.
    Une proposition participiale n'est introduite par aucun mot subordonnant.
    Elle comporte un verbe au participe présent ou passé qui possède un sujet propre, un sujet distinct du sujet de la proposition principale.
    Ici, le sujet propre de la participiale est les boutiques, distinct du sujet il (impersonnel) de la principale. Et le verbe de la participiale est le participe présent étant.
    Une subordonnée participiale joue le rôle d'un complément circonstanciel (de cause, de temps, de condition, de concession selon les cas).
    les boutiques étant fermées... = comme les boutiques étaient fermées...
    http://www.uoh.fr/front/document/1aed48d3/6c6d/429b/1aed48d3-6c6d-429b-a900-dad5e1a862a9/co/02_01_definition.html
  • Bonjour à tous,

    Ne renversons pas le principe de la primauté du droit sur la force.

    S'agit-il d'un complément du nom ou d'une apposition ?

    Merci d'avance.
  • Bonjour,

    Pour moi, il s'agit d'un groupe prépositionnel (nature) / complément du nom "principe" (fonction).
  • JehanJehan Modérateur
    Oui, d'accord avec Sam2017.
    Riegel dit que de telles constructions, quoique classées par certains dans les appositions, n'ont en fait rien d'appositif.
    Autres exemples analogues : la barrière du langage, la catégorie de l'adjectif, le problème des réfugiés...
    Certains les qualifient d' appositions pour l'unique raison qu'il y a identité référentielle entre le nom et son complément (le langage est une barrière, l'adjectif est une catégorie, les réfugiés sont un problème... )
    Or, l'ensemble du syntagme se pronominalise seulement en référence au premier nom, et non en référence au second.
    Le problème des réfugiés est préoccupant > Il est préoccupant et non *Ils sont préoccupants.
  • Bonjour,

    Tout à l'heure en révisant ma grammaire, j'ai eu un doute sur la fonction d'un groupe prépositionnel :

    Il part pour Rome.

    Quelle est la fonction du groupe "Pour Rome" ? L'utilisation de la préposition "pour" me fait douter étant donné qu'il s'agit d'une préposition qui exprime le but...

    Je vous remercie
  • JehanJehan Modérateur
    robertnadege a écrit:
    Tout à l'heure en révisant ma grammaire, j'ai eu un doute sur la fonction d'un groupe prépositionnel :

    Il part pour Rome.

    Quelle est la fonction du groupe "Pour Rome" ? L'utilisation de la préposition "pour" me fait douter étant donné qu'il s'agit d'une préposition qui exprime le but...

    Bonjour.

    La préposition pour peut également introduire un complément exprimant la destination, le lieu où l'on va. Il s'agit donc d'un complément essentiel de lieu.
  • Bonsoir !

    Dans "une prairie verdoyante", doit-on dire que "verdoyante" est un participe présent utilisé comme adjectif ou qu'il est adjectif verbal ? Et est-ce qu'un participe passé employé comme adjectif est un adjectif verbal ? J'ai cru comprendre que seul le participe présent pouvait être dénommé "adjectif verbal", et je ne comprends pas vraiment pourquoi…

    Exemple d'une leçon sur la nature de l'épithète :

    1) adj qualificatif : Une voiture rouge.
    2) groupe adjectival : Des élèves issus de la même classe.
    3) participe passé (employé comme adj) : Un contrôle réussi.
    4) participe présent (employé comme adj) : Une prairie verdoyante.
    5) groupe participial : Un chien perdu dans la forêt. Un outil permettant de tailler des pierres.

    J'aimerais la simplifier ainsi :

    1) adj qualificatif : Une voiture rouge.
    2) adj verbal : Un contrôle réussi. Une prairie verdoyante.
    3) groupe adjectival : Des élèves issus de la même classe. un chien perdu dans la forêt. Un outil permettant de tailler des pierres.

    Merci !
  • Bonsoir !

    Dans "Dis-lui ton sentiment et tu t'en trouveras soulagé", quelle est la fonction de "en" ?

    Merci beaucoup !
  • Bonsoir,

    Pour moi, "en" est le COI du verbe "soulager" (De quoi te trouveras-tu soulagé ?).
  • JehanJehan Modérateur
    Plus précisément, le pronom en est ici COI du participe passé attribut soulagé, et il exprime une nuance de cause (= "grâce à cela", grâce au fait de lui dire tes sentiments).
  • Merci!
  • Bonjour à tous,

    J'ai un doute sur l'analyse de la phrase suivante :

    "Elle s'adonne à son activité favorite : lire"

    Pour moi, le verbe "lire" est l'apposition du GN "activité favorite".
    Mais si l'on transforme cette phrase ainsi : "Elle s'adonne à son activité favorite : c'est lire".
    Quelle est la nature de "c'est lire" et peut-on dire qu'il s'agit d'une apposition ? Ce n'est pas une simple proposition juxtaposée ?

    Merci !
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