Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Je me suis souvent expliqué là-dessus. Je n'ai pratiquement rien retiré de l'enseignement en université ni, d'une façon générale, de l'enseignement scolaire. Bien sûr, j'y ai découvert des domaines que je ne connaissais pas, ce qui m'a donné l'envie de me cultiver, mais j'ai fait la suite du chemin moi-même. Je me suis inscrit à l'université pour avoir beaucoup de temps libre afin de me cultiver et me distraire. Je n'aurais pas tenu une journée en prépa, et je constate que cela ne m'aurait pas conduit plus loin.
    Ah ! si, j'aurais peut-être acquis des techniques qui m'auraient évité d'avoir une note infamante à une épreuve décisive de l'agrég quand je l'ai passée la première fois.
    Mais je l'ai préparée sans aide (si ce n'est celle du CNED, presque inutile). Et vous savez, il ne faut pas avoir une trop haute idée de ce concours. Il est assez accessible certaines années.
    Si je sais lire le latin, et surtout le grec et l'ancien français, je ne le dois qu'à moi-même, personne ne m'a appris, ce sont les textes qui sont mes seuls maîtres. Du reste, en fac, jamais on a exigé que les étudiants sussent lire fluidement dans les langues pré-citées, ce qui est un comble.
    Dans d'autres domaines encore, je me suis toujours cultivé seul.

    Si vous voulez la suite, apportez-moi un divan.
  • Quant à moi, je félicite Jacques pour ses connaissances acquises en autodidacte (je crois que j'aurais été incapable d'en faire autant et heureusement que j'ai étudié en prépa car c'était plus facile) comme je le félicite pour ses connaissances acquises traditionnellement, c'est-à-dire en suivant des cours, même s'il les juge moins intéressantes que les premières.

    Il me semble que Laoshi le félicite également mais que par étourderie elle a mis dans son post un lien vers un dico qui indique que le mot autodidacte est péjoratif alors que d'autres dicos ne le disent pas.

    Il est naturellement possible que je n'aie rien compris à ce dialogue. :/
  • Oui, il est quelquefois perçu comme péjoratif, mais moins que le mot "amateur", qui peut s'avérer carrément disqualifiant.
    Alors que dans "amateur", il y a "aimer"...

    J'ai toujours tout fait par amour.

    Il faut aimer. (Ajar-Gary, La vie devant soi.)
  • JehanJehan Modérateur
    Le dilettante fait également tout par amour, pour le plaisir...
    Et c'est perçu tout aussi péjorativement que le mot "amateur".
    Ne serait-on jamais sérieux, quand on aime ?
  • Beau sujet de dissertation ! ;)
  • Non.
    Voici ce que je voulais dire : je félicite certes Jacques pour ses connaissances, mille fois supérieures aux miennes en des tas de domaines.
    Je ne prends pas non plus le sens d’autodidacte dans un sens péjoratif, bien au contraire.
    Mais je ne trouve absolument pas, d’après ce qu’il nous en dit, que son parcours soit celui d’un autodidacte.
    Pour moi, il le serait s’il avait arrêté les études traditionnelles à 14 ans, commencé à travailler comme ouvrier dans la foulée, et dans le même temps, s’était instruit tout seul et avait réussi dans un milieu totalement étranger au sien.
    C’est ce genre d’individus, je crois que l’on qualifie d’autodicdates.
    Après, il suffit de se mettre d’accord sur les mots.
    Et peut-être ai-je tort.
    Pas de quoi se vexer pour ça.
    Moi aussi j’ai passé le CAPES et l’agrégation de lettres classiques toute seule comme une grande sans suivre de cours. Mais ayant quand même étudié jusqu’à 22 ans ( maîtrise), je ne me qualifierais pas d’autodidacte.
    Par la suite, évidemment, on apprend sans doute beaucoup plus tout au long de sa vie que durant ses études.
    Si c’est cela être autodidacte, cela change évidemment la donne.
  • Laoshi a écrit:
    C’est ce genre d’individus, je crois que l’on qualifie d’autodicdates.
    Après, il suffit de se mettre d’accord sur les mots

    Ah, ça change tout, je croyais que tu parlais des autodidactes ! :lol:
  • Facile ! Je suis dans le train et je n’ai qu’un bras valide.. :D
  • Je me suis souvent expliqué là-dessus. Je n'ai pratiquement rien retiré de l'enseignement en université ni, d'une façon générale, de l'enseignement scolaire. Bien sûr, j'y ai découvert des domaines que je ne connaissais pas, ce qui m'a donné l'envie de me cultiver, mais j'ai fait la suite du chemin moi-même. Je me suis inscrit à l'université pour avoir beaucoup de temps libre afin de me cultiver et me distraire. Je n'aurais pas tenu une journée en prépa, et je constate que cela ne m'aurait pas conduit plus loin.
    Ah ! si, j'aurais peut-être acquis des techniques qui m'auraient évité d'avoir une note infamante à une épreuve décisive de l'agrég quand je l'ai passée la première fois.
    Mais je l'ai préparée sans aide (si ce n'est celle du CNED, presque inutile). Et vous savez, il ne faut pas avoir une trop haute idée de ce concours. Il est assez accessible certaines années.
    Si je sais lire le latin, et surtout le grec et l'ancien français, je ne le dois qu'à moi-même, personne ne m'a appris, ce sont les textes qui sont mes seuls maîtres. Du reste, en fac, jamais on a exigé que les étudiants sussent lire fluidement dans les langues pré-citées, ce qui est un comble.
    Dans d'autres domaines encore, je me suis toujours cultivé seul.

    Comme je comprends tout cela ! J'ai pour ma part suivi un cursus universitaire de musicologie durant lequel je n'ai absolument rien appris. Pourtant, tout ce que je sais de la musique, je l'ai appris seul, guidé par une sorte de boulimie à la logique discutable — j'avais un très fort esprit de digression, je fonctionnais par associations — mais je n'ai pas à rougir de mes connaissances, quoiqu'elles soient loin d'égaler — s'il fallait comparer — celles de nombre membres de ce forum. Je n'ai pas non plus retiré grand-chose de ma scolarité je crois, ou alors de très peu de professeurs, auxquels je rends néanmoins hommage. Je ne sais pas si pour autant je me qualifierais entièrement d'autodidacte. Je suppose que je le suis en partie, mais j'ai trop baigné dans les conservatoires et autres écoles pour ne pas en avoir retiré quelque chose, ne serait-ce qu'inconsciemment.
  • Oh là, si vous parlez musique et formation musicale, on n'est pas prêts de sortir du HS !!!
    La musique est ma GRANDE passion.

    Une des rares domaines où j'admets qu'un prof est indispensable, c'est la pratique d'un instrument. On ne peut y arriver seul.
    Mais on n'est pas obligé de le faire ;)

    Bon, si on ne rend pas l'antenne, on va se faire sabrer par les modos !!!
  • Oh là, si vous parlez musique et formation musicale, on n'est pas prêts de sortir du HS !!!
    La musique est ma GRANDE passion.
    C'est très courant chez les lettrés, ou lettreux, voire chez les gens essentiellement animés par la culture en général : il y a toujours cette fascination ultime pour la musique sans qu'ils n'en connaissent véritablement la technique (je ne parle pas de technique instrumentale, mais de grammaire musicale [le rythme et l'harmonie en gros]). Je ne sais pas si j'en comprends vraiment la raison (le discours non verbal probablement, l'abstraction peut-être) mais je trouve ça chouette.
    Un des rares domaines où j'admets qu'un prof est indispensable, c'est la pratique d'un instrument. On ne peut y arriver seul. Mais on n'est pas obligé de le faire
    Beaucoup l'ont fait, beaucoup le font. Mais très souvent, c'est un frein pour passer un certain stade technique.
    Bon, si on ne rend pas l'antenne, on va se faire sabrer par les modos !!!
    Qu'ils sabrent ! :)
  • Beaucoup l'ont fait, beaucoup le font. Mais très souvent, c'est un frein pour passer un certain stade technique.
    Oh que oui !
    Tiens, de ce côté-là, je crois que je suis autodidacte, mais le résultat obtenu est proche de zéro.
  • JehanJehan Modérateur
    Je musique, tu musiques, elle musique, nous musiquons, vous musiquez, ils musiquent...

    (Juste pour ne pas perdre de vue le sujet principal du fil ! ;) )
  • Bonsoir,

    Je m'interroge concernant l'orthographe de certains verbes. Peut-ce que ce que j'ai remarqué s'applique à autre chose que des verbes mais si tel est le cas, je ne l'ai pas remarqué.

    Pourquoi écrit-on le son /3/ avec la lettre "è" pour le futur du verbe "acheter" ==> j'achèterai, alors que pour celui du verbe "jeter", on procède à un doublement de la consonne qui suit ==> je jetterai ?

    Y a-t-il une explication logique à cela ?

    Merci pour vos éclaircissements.


    AJOUT n°1 :

    J'ajoute que mon Bescherelle indique qu'une bonne dizaine de verbes se conjugue sur le modèle de "acheter" et qu'une autre bonne dizaine se conjugue sur le modèle de "jeter".

    Mais comment fait-on, quand on écrit, pour savoir si le verbe en "eter" qu'on voudrait employer se conjugue sur le modèle de l'un ou de l'autre ??


    AJOUT n°2 :

    Et d'ailleurs, ne peut-on pas se poser la même question concernant les verbes "modeler" et "appeler" ?
    Dans un cas, il faut écrire "j'appelle", et dans l'autre "je modèle".

    Quelle explication y a-t-il à cela et surtout, comment faire pour savoir quelle orthographe choisir pour les verbes en "eler" ?
  • Je ne sais pas répondre à ta question mais quelqu'un de bon va sûrement venir et répondre.
    En attendant, pour déblayer le terrain, je corrige ta deuxième phrase :
    Remplace
    "Peut-ce que ce que j'ai remarqué s'applique à autre chose que des verbes mais si tel est le cas, je ne l'ai pas remarqué."
    par
    "Ce que j'ai remarqué peut-il s'appliquer à autre chose que des verbes ? Si tel est le cas, je ne l'ai pas remarqué."


    AJOUT :

    Je n'ai pas la réponse à ta nouvelle question non plus. Vu mon faible niveau en linguistique, ça ne m'étonne pas. Pour moi, ce choix entre ces deux façons de produire le son du "è", se fait au pif. Non, j'exagère. Mais, mieux encore, si l'on n'est pas un bon connaisseur de l'histoire de la langue française, le plus simple consiste à apprendre par cœur le Bescherelle, mais alors, tout le Bescherelle, avec les exceptions indiquées tout en bas, si ça n'a pas changé.
    C'est ce que j'ai fait à l'âge de 17 ans. Puis à 25 ans, je me suis aperçu que j'avais quelques trous dans les conjugaisons alors j'ai appris par cœur le Bescherelle une deuxième fois.
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Il n'y a pas vraiment d'explication logique ni de moyen de deviner...
    Cela dit, depuis les propositions de rectifications orthographiques de 1990, il est désormais toléré de conjuguer tous les verbes en -eter et -eler avec un accent grave, sans doubler la consonne, sur le modèle de acheter et peler.
    Seules exceptions : les verbes jeter et appeler (les plus courants) ainsi que leurs composés, qui continuent à doubler le t et le l.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Rectifications_orthographiques_du_fran%C3%A7ais_en_1990#D%C3%A9tails
  • Ah ! Très bien ! Merci Jehan ! Ces rectifications orthographiques de 1990 ont vraiment du bon. Ils n'ont pas poussé l'audace jusqu'à modifier l'orthographe d'appeler et de jeter qui sont peut-être trop courants mais c'est déjà un bon boulot de fait. Encore que "jeter", je ne verrais pour ma part pas d'inconvénient à ce qu'on en modifie orthographe sur le modèle de ses frères en "eter" ==> je jète. Je ne vois pas bien ce que cette orthographe peut avoir de choquant finalement.

    Mais qu'il n'y ait pas d'explication, je ne saurais le croire ! Tout a une origine, j'en suis persuadé ! L'Ancien français ?
  • JehanJehan Modérateur
    Sans doute Jacques pourra-t-il être plus précis...
    Mais je doute qu'il y ait vraiment une explication logique pour tous les verbes (minoritaires) qui ne doublaient pas la consonne.
  • Mais qu'il n'y ait pas d'explication, je ne saurais le croire ! Tout a une origine, j'en suis persuadé ! L'Ancien français ?

    Of course, dans l'ancien français, pas dans l'ancien japonais.

    Seulement on a dû perdre beaucoup de documents qui avait servi aux grammairiens lexicographes à choisir entre l'accent et le doublement des consonnes.

    La façon dont nos ancêtres (ou plutôt une poignée d'entre eux) ont décidé progressivement de quelle façon tel ou tel mot devait s'écrire est étonnante. Parfois ces gens voulaient de la simplicité puis d'autres arrivaient qui voulaient de la complexité...
    J'ai tout oublié mais c'est raconté dans un de ses livres par la linguiste Henriette Walter.
  • Mais je doute qu'il y ait vraiment une explication logique pour tous les verbes (minoritaires) qui ne doublaient pas la consonne.

    Tu veux dire qu'avant la norme était de provoquer le son /3/ en doublant la consonne et non en employant l'accent grave comme on le fait aujourd'hui ?
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