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Réponses

  • LaoshiLaoshi Membre
    Un subjonctif plus que parfait est peu probable après un verbe principal au futur.
    Quant au participe futur, il exprime ce qu’on est sur le point de faire.
  • Ah. :(

    On fait comment alors ?
  • LaoshiLaoshi Membre
    On traduit : Je te dirai ce que j’ai fait. Comme indiqué dans la première réponse d’Anne345.
  • Oui, d'accord.

    Mais ma question portait sur la distinction à faire, en thème, entre :

    "Je te dirai ce que nous avons fait"
    "Je te dirai ce que nous aurons fait"
  • LaoshiLaoshi Membre
    "Je te dirai ce que nous aurons fait"
    Tu n'auras pas ça dans un thème. Le passé composé exprime parfaitement l'antériorité en français.
    Ne pas confondre avec la latin : Si laboraveris, laetus ero (Si tu *auras travaillé, je serai content.)
  • Dans l'interrogation indirecte, l'idée de futur, si elle est absolument nécessaire, s'exprime au moyen du participe futur accompagné de sum :
    scio quid faciat : je sais ce qu'il fait ; scio quid facturus sit : je sais ce qu'il fera.

    Pour traduire : je sais ce qu'il aura fait, on pourrait donc en théorie écrire : scio quid facturus fuerit.
    Mais on manque d'exemples chez les auteurs.

    Théoriquement donc :
    Tibi dicam quid facturi fuerimus antequam venias : je te dirai ce que nous aurons fait avant que tu viennes.

    Et pratiquement :
    Tibi dicam quid fecerimus antequam venias : je te dirai ce nous avons fait avant que tu viennes.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Le problème ici est qu'il s'agit, non de futur, mais de futur antérieur.
    *Je sais ce qu'il aura fait est différent de je sais ce qu'il a été sur le point de faire.

    Or c'est ce dernier sens que tu retiens dans ta traduction dite théorique en latin.
  • Non : part. fut. + subjonctif présent de l'auxiliaire = futur simple ; part. fut. + subj. parfait de l'auxiliaire = fut. antérieur. J'ai bien écrit fuerimus.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Merci, Jacques, tu ne m'as pas comprise.
    Je sais faire la différence entre un présent et un parfait.
    J'ai bien écrit "qu'il a été".
    Ce que je conteste, ce n'est pas ta traduction, mais ce qu'elle traduit. :)
  • Mais dans cette tournure, les valeurs propres du participe futur disparaissent, il sert même à l'expression du potentiel et de l'irréel du passé...
  • LaoshiLaoshi Membre
    Je me répète, puisque tu refuses de m'entendre :
    Ce que je conteste, ce n'est pas ta traduction, mais ce qu'elle traduit.
    Et, je te prie, épargne-moi les leçons de grammaire. :)
  • Je ne comprends absolument pas ce que tu veux dire. Et je ne te donne pas des leçons, je me justifie. Je ne vois pas ce que je peux ajouter d'autre.
  • Bonjour Jacques,
    Bonjour Laoshi,

    Ne vous disputez pas pour une concordance de temps latine ;-)

    En fait, il y a peut-être un problème d'interprétation de la phrase française.

    Prenons un exemple légèrement différent qui renforce le futur
    (donc, pas d'antequam).

    1) Quand tu viendras je te dirai ce que nous avons fait
    2) Quand tu viendras, je te dirai ce que nous aurons fait

    Il me semble que dans le cas n°2, il n'y a pas d'ambiguïté : l'action ("aurons fait")
    n'est pas réalisée au moment où la phrase est énoncée. Elle se produira entre l'énonciation
    et le moment où "tu viendras".

    Ce me semble plus subtile dans la phrase 1. L'action peut avoir été réalisée des années
    avant l'énonciation de la phrase ou la venue future de l'interlocuteur. Mais la chose
    peut aussi se comprendre - en français - selon le cas n°2 : action qui aura été réalisée
    entre la prononciation de la phrase et ta venue.

    Donc, pour la phrase 2, je ne vois pas d'autre solution que :

    Cum venies, dicam quid facturi fuerimus (en théorie)

    Alors que pour la phrase 1, je vois deux traductions possibles selon le sens :

    Cum venies, dicam quid fecerimus
    Cum venies, dicam quid facturi fuerimus (en théorie)

    C'est plus simple au passé :

    Quand tu viendras, je te dirai ce que nous avions fait
    ---> Cum venies, dicam qui fecissemus


    Mais l'ambiguité revient (en français) au présent/futur :

    Quand tu viendras, je te dirai ce que nous ferons
    ---> Cum venies, dicam quid facturi simus (attesté ???)

    Quand tu viendras, je te dirai ce que nous faisons
    ---> Cum venies, dicam quid facturi simus (ce que nous avons projeté de faire)
    ---> Cum venies, dicam quid faciamus (ce que nous faisons au moment où je parle)


    Cela irait-il ainsi ?

    (On doit pouvoir corser l'affaire avec l'utilisation du passé épistolaire... :lol: )
  • LaoshiLaoshi Membre
    En fait, il y a peut-être un problème d'interprétation de la phrase française.
    Oui. C’est bien cela.
    Le problème, pour moi, c’est la phrase française que tu proposes.
    Au fait, revois le futur de venio.
  • Argh, oui.
    Je corrige tout de suite.
  • Oui, Olivier, ta mise au point est claire, mais attention à ne pas banaliser la tournure en -urus fuerim qui n'est attestée que pour l'expression de l'irréel du passé dans les propositions au subjonctif. C'est moi qui ai parlé de l'étendre à l'expression du futur antérieur, sans aucune garantie.
    Quant à la tournure en -urus sim, elle est parfaitement possible pour exprimer l'idée de futur "simple", surtout dans l'interrogative indirecte.
    Elle sert aussi à l'expression du potentiel dans les subordonnées au subjonctif, comme l'atteste le célèbre incipit du livre I de Tite-Live.
  • Bonsoir Jacques,

    Bon, tout le monde m'a l'air d'accord... :D

    Loin de moi l'idée de banaliser l'idée.
    La phrase française proposée est d'un absolu académisme, sans aucun contexte.
    Dans la pratique, on pourra sans doute tourner la chose autrement au vu
    de ce qui l'entoure.
    Je la garde en tête comme "dernier recours" ;-)

    Je regrette que le français ait perdu cette stricte concordance des
    temps qu'avait le latin. Cela induit, parfois, un flou indécidable.

    Etait-elle aussi stricte en grec ancien, langue que je ne connais pas
    mais qui m'apparaît plus... ah, je ne sais comment dire... plus "souple"/"plastique" ?

    J'ai comparé il y a peu une grammaire grecque (Allard) et mes grammaires
    latines. c'est assez édifiant.
  • Non, en grec, on n'est pas tenu de respecter grand chose en syntaxe... :lol:
    Cela dit, il y a bien sûr des usages.
  • Aurora89 a écrit:
    Bonjour,

    "Mox tibi dicam quid fecerim."

    Je te dirai bientôt ce que j'ai fait / ce que j'aurai fait?

    Merci.
    Dans l'interrogation indirecte, Cicéron utilise le subj parfait pour marquer le futur antérieur après un verbe introducteur au futur: "qui sermo fuerit et quid actum sit scribam ad te... ( At.7, 13b,3. Cité par Ernout-Thomas): " Ce qui se sera dit,ce qui aura été fait, je te l'écrirai.."

    " Mox tibi dicam quid fecerim" peut se traduire par: " Bientôt je te dirai ce que j'aurai fait".
  • Oui, bien sûr. Comme je l'ai dit, on n'est jamais obligé d'employer la tournure en -urus, surtout quand il n'y a pas d'ambiguïté. Le parfait suffit à marquer l'accompli, donc l'antériorité.
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