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Capes lettres modernes

Enseignant chercheur en lettres modernes

Bonjour,
j'aimerais savoir si ,parmi vous, certains sont enseignants chercheurs en lettres modernes, car je voudrais en savoir plus sur ce métier (cursus, qualités requises etc...). Merci pour vos réponses!
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Réponses

  • Oh, cela m'intéresse également !

    C'est ce que j'aimerais faire plus tard, alors...
  • Bonjour,

    Tout d'abord tout enseignant-chercheur est aussi professeur à l'université, il partage son temps entre les cours qu'il donne et les articles, les colloques qu'il écrit.

    Pour être enseignant-chercheur il faut aller jusqu'au doctorat, et passer l'agrégation, ce qui permet d'avoir un poste à l'université. Les profs publient alors des articles et animent des conférences qui ont un rapport avec le domaine de leur sujet de thèse: par exemple, j'ai eu un prof qui avait fait sa thèse sur un mythe biblique et la littérature, elle travaillait en tant que prof sur les relations entre bible et littérature.

    Chaque enseignant a donc une spécialité.

    Il y a peu de places en université, notamment dans certains secteurs: XXe siècle par exemple. Il faut donc bien y réfléchir dès que l'on commence le master I, car le sujet choisi pour le mémoire oriente les recherches de l'étudiant dans une direction, qu'il faudra suivre jusqu'au doctorat. De plus, c'est un cursus assez long et difficile, l'agrégation est un concours très sélectif.
    L'idéal pour ceux qui visent ce type de carrière c'est de faire une prépa après le bac, et de rejoindre ensuite la fac (avec une équivalence).
  • je connais quelqu'un qui veut devenir professeur à l'université, actuellement elle essaie tant bien que mal de passer son agrégation pour la deuxième fois.
    C'est un parcours très difficile, d'après ce qu'elle ma dit, elle passe ses journées à bosser et actuellement, elle a 23 ans et vit encore chez ses parents mais elle travaille 2 j par semaine pour 500 € par moi.
    Alors je te conseille de bien faire gaffe ....

    mais bon réfléchis bien et si t'es super motivé alors fais le
  • Je me contenterai de rapporter ici les propos de Pierre Brunel, spécialiste de littérature comparée, lors de la réunion d'accueil des masters I de Paris IV Sorbonne en septembre 2006 : "La recherche en littérature, c'est passionnant mais actuellement cela ne mène qu'à une chose : aux ASSEDICS."

    A bon entendeur...
  • On pourrait rappeler, comme cela en passant, que l'agrégation n'est en rien une obligation pour devenir professeur des Universités (demandons aux chercheurs scientifiques, s'ils passent l'agreg, et aux linguistes, par exemple...). On acquiert le statut de Professeur, théoriquement, en pasant par le système de sélection propre à l'Université qui posséde une instance décisionnelle autonome (le CNU).

    Le chemin classique est donc le suivant : thèse => accréditation "Maître de conférence" par le CNU => obtention d'un poste de "Maître de conférence" => soutenance d'une "Habilitation à diriger des recherches" qui doit trouver l'approbation, encore une fois, du CNU = > pour parvenir à être Professeur, pas avant, en général, bac + 15-20.
  • webmestrewebmestre Administrateur
    poilue a écrit:
    [...] s'ils passent l'agreg, et aux linguistes, par exemple...). On acquiert le statut de Professeur, théoriquement, en pasant par le système de sélection propre à l'Université qui posséde une instance décisionnelle autonome (le CNU). [...]
    Bonsoir poilue,

    Mais la plupart du temps, ils passent l'agreg de grammaire, non ?
  • Pas obligatoirement, les trés nombreux prof. en sciences du langage, comme on dit, sont loin de tous avoir leur agreg de grammaire. Et ils ont bien raison, justement.
  • Bonjour.

    C'est vrai, l'agreg n'est pas obligatoire. Mais elle est vivement recommandée, car elle reste un concours exigeant et dont l'obtention veut dire quelque chose, alors que la notation des mémoires (Maîtrise et même thèse) relève souvent du flou artistique. Or, il faut bien trouver un moyen de départager les candidats. Et tout est bon pour cela.
    Mais le plus important (hélas!) est encore de savoir "faire sa cour" en même temps que ses études: choisir un directeur influent et s'insinuer dans ses bonnes grâces est malheureusement nécessaire. Car, comme dit plus haut, les places sont rarissimes. Et de plus d'un maître de conférences, on pourrait dire le mot de Corneille: "la faveur l'a pu faire autant que le mérite".
  • En résumé, du talent et de la chance, augmentée d'une dose de stratégie...

    Et que peut-on faire, à part ça, avec des diplômes de lettres ?
    Journalisme...IEP...

    Mais je suis très, très motivée, et vous me faites très, très peur...
  • N'oublie pas les métiers de l'édition.
  • Mais je suis très, très motivée, et vous me faites très, très peur...
    Le but n'est pas de te faire peur, mais de faire en sorte que tu saches dans quoi tu t'engages en choisissant la filière de la recherche universitaire en littérature.

    Même des étudiants ayant obtenu mention très bien avec félicitations du jury à leur thèse, avec d'excellentes recommandations, ont beaucoup de difficultés à trouver un poste.

    J'en ai vu qui acceptait de travailler dans l'administratif en attendant qu'un poste se libère.

    Si on te dit tout cela, c'est pour t'éviter une déception si, à la fin de tes études doctorales, arrivée à près de 30 ans, tu te retrouves obligée de vivre de petits boulots avant d'obtenir une place conforme à tes capacités.

    Tant mieux si tu es motivée. Il faut de la motivation pour arriver au bout de telles études.

    Mais la motivation associée à une estimation réaliste de la situation de l'emploi dans ce secteur, c'est encore mieux.
  • Tu parles de petits boulots, et c'est là que l'agrégation me semble bénéfique car elle te permet d'enseigner si tu le souhaites avec un salaire vraiment convenable en attendant de trouver un poste d'enseignant-chercheur. Dites-moi si je me trompe!
  • Est-il possible, avant l'agrégation, de travailler en tant que prof en collège ou en lycée (remplacements, puisque sans le Capes) ?

    Est-il possible de se creuser une place dans le journalisme ?

    Enfin, le fait d'être normalien assure-t-il un emploi, plus que le cursus classique LMD ?
    En d'autres termes, est-il vrai que celui qui parvient à entrer à Normale sup n'a plus à s'inquiéter que d'y rester ?
  • Est-il possible, avant l'agrégation, de travailler en tant que prof en collège ou en lycée (remplacements, puisque sans le Capes) ?
    Oui, tout à fait. Il faut dans ce cas t'adresser au rectorat pour t'inscrire au niveau des vacations. Attention, car dans certaines académies, le nombre de places est limitées du fait du très grand nombre de demandes pour les remplacements en français.
    Est-il possible de se creuser une place dans le journalisme ?
    C'est tout aussi possible, avec de la persévérance, du travail et un peu de talent. Comme dans la plupart des secteurs liés aux sciences humaines, on commence petit (parfois très petit : smic et autres joyeusetés) et le réseau de relations joue pour beaucoup dans la qualité des postes que l'on peut trouver.
    Enfin, le fait d'être normalien assure-t-il un emploi, plus que le cursus classique LMD ?
    Là par contre je n'ai pas d'informations sur le sujet; je laisse à d'autres le soin de répondre.
  • Le journalisme n'est pas aussi bouché qu'on le dit. Mais le carnet d'adresses joue en effet beaucoup. Conseil: les profs, surtout ceux du supérieur, ont souvent des relations dans ce métier. Demande aux tiens, si tu as le contact facile avec eux. Et, oui, il faut accepter de commencer petit, voire avec des stages non rémunérés.

    Quant à la "Normalitude", cela ne "garantit" nullement un emploi d'enseignant-chercheur. Cela dit, c'est une ligne très prestigieuse sur le CV qui aide beaucoup de portes à s'ouvrir. J'ajouterai que, dans ces filières, si tu n'es pas normalien, il est d'autant plus important d'être agrégé.
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