Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Je cherche vainement en faveur de qui ou au détriment de qui est accomplie l'action exprimée par le verbe.
    Et de tout façon le complément d'attribution est un COI ou COS, même si tous les COI ne sont pas des complément d'attribution.
    https://www.etudes-litteraires.com/forum/post287343.html#p287343

    Mais vous êtes donc tous deux d'accord avec le Tlfi qui considère qu'il s'agit de COI.
    B. − [En fonction de compl. d'obj. indir.; le pron. évoque le locuteur dans des rapports d'attribution, d'appartenance ou d'intérêt]
    c) [Avec les verbes d'état suivis d'un attribut et construits avec la prép. à ou la prép. pour] Suj. + me + verbe + attribut.
    − [Le locuteur porte un jugement affectif sur ses rapports personnels avec le suj. de la phrase, me équivalant à la locution adv. «à mes yeux»]
    ♦ [L'attribut est un adj.]
    6. 15 janvier. Exposition de dessins et d'estampes de Corot, à la Nationale. J'en ai regardé une cinquantaine seulement, mais avec attention, avec le désir d'en emporter le plus possible dans ma mémoire. Les premiers me paraissent les plus beaux. Green,Journal,1931, p.34.
    [...]
    d) [Avec les verbes de mouvement, et plus partic. avec venir et ses composés, construits avec la prép. à] Toutes sortes de pensées me sont venues aussitôt à l'esprit alors que je m'enfermais dans mon bureau avec deux cents pages dactylographiées (Green,Journal,1934, p.223)
    (Tlfi, me)

    Je préfère le CC de point de vue : https://www.etudes-litteraires.com/forum/post384695.html#p384695 que d'attribut un COI à un verbe intransitif. Question de point de vue ! :)
  • Anne345 a écrit:
    Je cherche vainement en faveur de qui ou au détriment de qui est accomplie l'action exprimée par le verbe.
    D'autant plus difficile que dans il m'est difficile d'analyser les phrases françaises le verbe être est un verbe d'état si j'ai bien compris ce que j'ai lu suite à une autre question.
  • Merci, Anne et lamaneur.

    Je pense que j'ai trop de curiosité...
    Pour lire, et pour mieux comprendre, j'analyse toujours des phrases.
    Cela est devenu mon habitude.

    Concernant ma curiosité sur les schémas "verbe + syntagme préposionnel", j'ai obtenu les solutions comme ceci :

    1) Type : sembler, paraître... (Il me semble difficile.)
    => me = complèment indirect d'attribution
    ('Orthographe - Elle nous a semblé(e)?")

    2) Type : aller, venir... (Il me vient une idée.)
    => me = complèment d'objet indirect
    (Je vais au cinéma - Complément d'objet ou complément circonstanciel ?)

    Mais, il me restait et reste toujours le schémas "être + syntagme préposionnel + attribut" : Il m'est difficile de m'exprimer, par exemple.
    Le lien donné par Anne m'a beaucoup aidé.
    (http://lexicometrica.univ-paris3.fr/jadt/jadt2014/01-ACTES/44-JADT2014.pdf)

    Malheureusement, la structure "être + syntagme préposionnel + attribut" n'y était pas expliquée.
    Mais, je pense que, à mon niveau, ce serait assez comme ça.

    Et, je vous renouvelle mes doux remerciements, Anne et lamaneur. :)
  • JehanJehan Modérateur
    ('Orthographe - Elle nous a semblé(e)?")
    Elle nous a semblé...
    Avec l'auxiliaire "avoir", le participe passé ne s'accorde pas avec le sujet.
    Seulement avec un éventuel COD placé avant.
    Or, le verbe sembler n'a jamais de COD.
    Son participe ne s'accorde donc jamais.
    (Je vais au cinéma - Complément d'objet ou complément circonstanciel ?)
    Complément d'objet indirect, complément essentiel de lieu.
  • A considérer tous les compléments essentiels comme des compléments d'objet, vous allez vous retrouver avec des complément d'objet direct de verbe intransitif !
    La séance de cinéma dure deux heures.
  • Merci, Jehan.

    Les deux phrases entre parenthèses sont les titres de questions dans ce forum. :)
  • JehanJehan Modérateur
    Au temps pour moi ! ;)
  • Bonjour-soir Hwang,

    La nouvelle grammaire distingue deux types de compléments :

    1) Les compléments de phrases

    2) Les compléments de verbes – qui sont obligatoires pour que le verbe soit bien construit et qui sont de deux types :
    a- Les compléments directs (construit sans préposition)
    b- Les compléments indirects (construit avec préposition)

    Il n’est plus question de complément d’objet

    Je vais au cinéma

    - Grammaire traditionnelle : au cinéma = complément essentiel de lieu > aller = intransitif

    - Nouvelle grammaire : au cinéma = complément de verbe indirect > aller = transitif indirect
  • @KATIOUCHA , Pour moi , ici ""au cinéma"" me semble un CCL , je ne sais pas pourquoi mais j'ai pensé à la question "où" et je sais bien que "au" (à + le ) est un article contracté défini ...


    Mais ici dans ce lien https://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-19675.php, on voit clairement que "au cinéma" serait en fait un COI et que le verbe "aller" est bien entendu intransitif .
  • En fait, il y a deux systèmes différents.

    Grammaire traditionnelle


    1) Compléments obligatoires

    A- Compléments d’objet = ce sur quoi porte l’action

    a-
    Complément d’objet direct = verbe + complément d’objet
    b- Complément d’objet indirect = verbe + préposition + complément d’objet

    B-
    Compléments essentiels = ils ne représentent pas un objet de l’action, mais ils sont indispensables à la construction du verbe et à la grammaticalité (ou au sémantisme) de la phrase

    2)
    Compléments facultatifs

    Complément circonstanciel = indiquent les circonstances de l’action


    Nouvelle grammaire

    1) Compléments obligatoires = compléments de verbe = les compléments qui sont indispensables à la construction du verbe, ce qui inclut les compléments d’objet, mais également les compléments essentiels de la grammaire traditionnelle

    a- compléments directs
    b- compléments indirects

    2) Compléments facultatifs = compléments de phrase
  • Donc la grammaire a changé *.* et je raisonne de manière préhistorique :lol:

    Est-ce que vous pensez que tous les professeurs sont au courant de ses changements ??
  • La grammaire enseignée aujourd'hui dans les collèges serait donc une version hybride ? Et la grammaire enseignée il y a plus de 30 ans une grammaire antique ?
  • La grammaire antique restera de la grammaire tout de même :D
    Mais , en termes de morpho-syntaxe , je pense qu'il y'a des changements par rapport à tout cela , non ??
  • "Il y "= synthème présentatif avec le "il" pronom indéfini ou impersonnelle et le "y" est une sorte de pronom réfléchi ou bien un genre d’antécédent ?? En tout cas , c'est certain que c'est une tournure impersonnelle (un peu comme il était une fois ) .
    Le y du présentatif "il y a" est à l'origine un adverbe de lieu, mais cette valeur de lieu est beaucoup affaiblie.

    En gros , ici l'expression "il y'" est une locution prépositive de temps ou de lieu affaiblie , et c'est un présentatif comme nature , non ??

    Maintenant , quant à sa fonction , est-ce un SN genre sujet impersonnel??


    "dans le château de M. le baron de Thunder−ten−tronckh" , on dirait un groupe prépositionnel , mais ici c'est un complément circonstanciel de lieu et à l'intérieur il y'a un complément de nom.
    C'est un groupe prépositionnel, puisque introduit par une préposition.
    C'est un groupe prépositionnel à noyau nominal (château) avec effectivement un complément de ce nom noyau.
    C'est bien un CC de lieu.

    Donc la nature , c'est un SP , et sa fonction un CCL , non ??

    Et pour ""en Westphalie" , c'est aussi un CCL et un SP , n'est-ce pas ?
    Ou bien cela doit faire partie du GV , car on est obligé de comprendre ce qu'il y'avait à tel endroit ...




    "un jeune garçon " est un COD , on dit il y avait quoi ?
    Non, ce serait plutôt le sujet réel de la tournure impersonnelle. C'est ce qu'on appelle le régime du présentatif.

    Là , c'est assez étrange , alors que pourrait t-on sur la nature de ce groupe en termes d'analyse syntaxique ?




    "à qui la nature avait donné les moeurs les plus douces" == on dirait un COS mais elle me semble comme une proposition relative avec l'emploi du "qui" qui définit le "jeune garçon" . On aurait très bien pu supprimer cette proposition qui est dans son sens facultative (on peut la supprimer et garder le sens de la phrase ) , en plus ce n'est pas une proposition indépendante .
    C'est bien une proposition relative, complétant le nom antécédent "garçon".
    Le COS là-dedans, c'est seulement le pronom relatif "qui", COS du verbe "avait donné".

    Bon , là , je commence à me perdre .Certes , le "qui" introduit une proposition relative mais selon mon raisonnement , je ne vois que pour simplifier un COS .
    Ta réponse n'est pas fausse , mais la phrase devient trop complexe , déjà qu'elle est complexe :D
    Sa fonction serait antécédent de "garçon" ou bien sa nature serait uniquement proposition relative ??



    Et donc où est le SV ou le GV dans cette première phrase ? Uniquement , le "il y' avait" comme c'est une tournure impersonnelle...


    PS : Je confonds souvent nature et fonction . Déjà , j'ai pas très bien saisi si l'analyse syntaxique est une analyse grammaticale ou bien une analyse monématique (c-a-d on découpe petit à petit) ??
  • JehanJehan Modérateur
    "Il y "= synthème présentatif avec le "il" pronom indéfini ou impersonnelle et le "y" est une sorte de pronom réfléchi ou bien un genre d’antécédent ?? En tout cas , c'est certain que c'est une tournure impersonnelle (un peu comme il était une fois ) .
    Le y du présentatif "il y a" est à l'origine un adverbe de lieu, mais cette valeur de lieu est beaucoup affaiblie.

    En gros , ici l'expression "il y'" est une locution prépositive de temps ou de lieu affaiblie , et c'est un présentatif comme nature , non ??
    "Maintenant , quant à sa fonction , est-ce un SN genre sujet impersonnel ?""Il y a" n'est pas une locution prépositive, ni un GN sujet impersonnel, c'est un présentatif, ou introducteur, dont la fonction ici est d'introduire un GN, de le présenter. Si on tient à le décomposer, son "il" est un sujet impersonnel


    "dans le château de M. le baron de Thunder−ten−tronckh" , on dirait un groupe prépositionnel , mais ici c'est un complément circonstanciel de lieu et à l'intérieur il y'a un complément de nom.
    C'est un groupe prépositionnel, puisque introduit par une préposition.
    C'est un groupe prépositionnel à noyau nominal (château) avec effectivement un complément de ce nom noyau.
    C'est bien un CC de lieu.

    Donc la nature , c'est un SP , et sa fonction un CCL , non ?? Oui.
    Et pour ""en Westphalie" , c'est aussi un CCL et un SP , n'est-ce pas ? Oui.
    Ou bien cela doit faire partie du GV , car on est obligé de comprendre ce qu'il y avait à tel endroit ...
    C'est supprimable et déplaçable, donc c'est un complément de phrase, et non un complément de verbe.



    "un jeune garçon " est un COD , on dit il y avait quoi ?
    Non, ce serait plutôt le sujet réel de la tournure impersonnelle. C'est ce qu'on appelle le régime du présentatif.

    Là , c'est assez étrange , alors que pourrait t-on sur la nature de ce groupe en termes d'analyse syntaxique ?

    Eh bien, c'est évidemment un GN... Quoi d'autre ?


    "à qui la nature avait donné les moeurs les plus douces" == on dirait un COS mais elle me semble comme une proposition relative avec l'emploi du "qui" qui définit le "jeune garçon" . On aurait très bien pu supprimer cette proposition qui est dans son sens facultative (on peut la supprimer et garder le sens de la phrase ) , en plus ce n'est pas une proposition indépendante .
    C'est bien une proposition relative, complétant le nom antécédent "garçon".
    Le COS là-dedans, c'est seulement le pronom relatif "qui", COS du verbe "avait donné".

    Bon , là , je commence à me perdre .Certes , le "qui" introduit une proposition relative mais selon mon raisonnement , je ne vois que pour simplifier un COS .
    Ta réponse n'est pas fausse , mais la phrase devient trop complexe , déjà qu'elle est complexe :D
    Sa fonction serait antécédent de "garçon" ou bien sa nature serait uniquement proposition relative ??

    "Proposition relative" est la nature de cette proposition. L'antécédent n'est pas la relative. L'antécédent est le nom complété par la relative, c'est-à-dire le nom "garçon", comme je t'ai dit. Et la fonction d'une relative est de compléter son antécédent. C'est ce qu'on appelle une expansion du nom. Et le seul COS est pronom relatif "qui", pas toute la relative.
    Et donc où est le SV ou le GV dans cette première phrase ? Uniquement , le "il y avait" comme c'est une tournure impersonnelle... Oui.
    PS : Je confonds souvent nature et fonction . Déjà , j'ai pas très bien saisi si l'analyse syntaxique est une analyse grammaticale ou bien une analyse monématique (c-a-d on découpe petit à petit) ??
    La nature d'un mot, c'est son identité.
    La fonction d'un mot, c'est son rôle dans la phrase.
    Ainsi, "Euphoriane" est un nom, c'est sa nature.
    Et selon les phrases, ce nom peut être sujet, attribut, COD, etc.
    Ce sont ses fonctions possibles.


    L'analyse grammaticale se fait au niveau du mot
    L"analyse par groupes fonctionnels se fait au niveau des groupes de mots.
    L'analyse logique se fait au niveau des propositions.

  • Bonjour, à tous.

    @ Katioucha...
    Ta récapitulation me donne beaucoup d'aide.
    Grace à cette récapitulation, j'analyse comme ceci :

    <Phrase(verbe) et son constituant en question>
    Cette phrase m'est difficile à comprendre.

    <Fonction du pronom 'me'>

    grammaire traditionnel
    1) Complément obligatoire
    B- Complément essentiel

    nouvelle grammaire
    1) Complément obligatoire = complément de verbe
    b- Complément indirect

    <Nature du verbe 'être'>

    grammaire traditionnel
    Verbe intransitif(copule) pouvant avoir un complément essentiel

    nouvelle grammaire
    Verbe intransitif(copule) pouvant avoir un complément indirect

    Merci, encore une fois, Jehan, Katioucha, Euphoriane et Anne. :)
  • me n'est pas obligatoire.
  • J'ai pensé que c'est obligatoire...
    Parce que, j'ai pensé que c'est la même chose avec 'à Paris' dans "Je vais à Paris".

    "Cette phrase m'est difficile à comprendre" ne signifie pas "Cette phrase est difficile à comprendre" parce que ce n'est qu'à moi seul.

    C'est ce que je pensais... mais que sais-je ?
    La langue française m'est tellement difficile ! :)
  • LaoshiLaoshi Membre
    La langue française est tellement difficile pour moi ! me paraît meilleur.
    Je crois que lorsqu'une langue n'est pas notre langue maternelle, elle est difficile à apprendre pour tous.
    Mais tu écris très bien le français. Je suppose que tu le parles également très bien.
    Ce type d'analyse, sur lequel on épilogue et qui change au gré du vent, c'est vraiment secondaire. Savoir que le complément est essentiel ou facultatif, ce n'est pas cela qui améliorera ta connaissance de la langue française.
    Enfin, c'est mon humble avis.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    J'ai pensé que c'est obligatoire...
    Parce que, j'ai pensé que c'est la même chose avec 'à Paris' dans "Je vais à Paris".

    "Cette phrase m'est difficile à comprendre" ne signifie pas "Cette phrase est difficile à comprendre" parce que ce n'est qu'à moi seul.

    C'est ce que je pensais... mais que sais-je ?
    La langue française m'est tellement difficile ! :)

    Oui, Hwang, "me" est obligatoire pour bien préciser ta pensée, mais pas obligatoire pour faire une phrase grammaticale qui tienne la route.
    Cela dit, comme Gabiana, je trouve ces questions d'étiquetage sans grand intérêt pratique : le nom des étiquettes, les classifications n'arrêtent pas de changer, mais pourtant la langue reste sensiblement la même. Cela dit, il est possible que ces classifications soient plus importantes pour toi en tant qu'apprenant du FLE.
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