Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Oui...
  • Bonjour, j'ai quelques doutes concernant la fonction de ces syntagmes soulignés, pourriez-vous éclairer ma lanterne. Merci infiniment pour vos futures réponses.

    1. Il ne sert à rien de courir : COI ou sujet réel.

    2. Il a peint sa maison en rouge. CC de manière ou Attribut de l'objet.

    3. Je n'ai qu'une crainte : qu'il s'en aille. (complément du nom de "crainte" ?)

    En vous remerciant une nouvelle fois. :D
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.
    1. Il ne sert à rien de courir : COI ou sujet réel.

    Le sujet réel est "de courir", puisque Courir ne sert à rien.
    Et "à rien" est un COI.


    2. Il a peint sa maison en rouge. CC de manière ou Attribut de l'objet.

    Complément de manière, introduit par la préposition "en".

    3. Je n'ai qu'une crainte : qu'il s'en aille. (complément du nom de "crainte" ?)

    Cette complétive est une apposition au nom "crainte".
  • Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure. Puis il se demanda ce qu'elle deviendrait, si elle se marierait, et à qui ? Hélas ! le père Rouault était bien riche, et elle !… si belle !

    ''telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure'' est coordonné à ''différemment qu'il ne l'avait vue la première fois '' ou à ''qu'il ne l'avait vue la première fois ''?

    ''si elle se marierait'' est coordonné à ''ce qu'elle deviendrait'' ou est une subordonnée pour ''elle deviendrait''?

    Merci!
  • Tu cites des propositions subordonnees.
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.

    Nous avons deux subordonnées comparatives, en corrélation respective avec "différemment" et "telle", ces deux mots coordonnés par "ou" appartenant tous deux à la principale (que j'ai écrite en couleur).

    Puis il se demanda ce qu'elle deviendrait, si elle se marierait...
    Deux subordonnées interrogatives indirectes juxtaposées, toutes deux COD de "se demanda".
    En discours direct, cela deviendrait :
    Puis il se demanda : "Que deviendra-t-elle ? Se mariera-t-elle ?".
  • Est-ce que la première phrase peut être interprétée comme suit?
    Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois , ou jamais il ne put la voir en sa pensée différemment telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.
  • JehanJehan Modérateur
    Jamais il ne put la voir différemment de la première fois , ni la voir telle qu'il venait de la quitter...
  • Merci!

    Cette partie est difficile à comprendre.

    Un traducteur l'a interprétée comme ''Charles ne se rappelle qu'une Emma de la première rencontre et l'autre qu'il vient de quitter'', c'est-à-dire que seulement deux images d'elle sont gravées dans sa mémoire.

    Je suis d'accord sur l'analyse grammaticale de Jehan, alors la phrase équivaut à la phrase suivante,

    ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois, ni la voir telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.''

    La première partie de la phrase signierait qu'à part une Emma de la première rencontre, il ne peut se représenter une autre Emma, imaginaire ou issue de n'importe quelles autres rencontres, alors cette première partie comprend déjà ce que veut dire la deuxième partie ''ni la voir telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure''. J'ai peut-être mal compris, j'ai besoin que l'on m'éclaire encore un peu plus la-dessus.

    L'interprétation comme ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou différemment qu'il venait de la quitter tout à l'heure.'' me paraît logique, mais ne se conforme pas au texte original.

    http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/trans.php?corpus=bovary&id=1476

    La première version de cette phrase est présentée comme

    ''mais il ne put la voir dans sa pensée que telle qu'il la connaissait de ses yeux telle qu'il venait de la quitter toute à l'heure.''

    Alors, au début, l'écrivain reconnaît que Charles peut se rappeler l'image d'Emma de tout à l'heure. Mais après, il modifie considérablement la structure de la première partie et laisse telle quelle la deuxième partie!

    À mon avis, la phrase devrait être comme suit,

    ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment que telle qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.''
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    La phrase de Flaubert n'est pas si limpide que ça. Je pense qu'elle signifie :
    Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment
    1) de la femme qu'il avait vue la première fois
    2) ou de la femme qu'il venait de quitter tout à l'heure.
  • Merci à lamaneur!
    C'est ce que je pensais dès le début, mais la phrase dans le roman donne facilement une autre interprétation comme celle dans le post 43 parce que l'analyse grammaticale de cette phrase dans le post 41 est plausible.

    Sur le brouillon, la phrase de départ est
    1. mais il ne put la voir dans sa pensée que telle qu'il la connaissait de ses yeux telle qu'il venait de la quitter toute à l'heure.

    Puis l'écrivain remplace ''qu'il la connaissait de ses yeux'' par ''qu'il ne l'avait vue la première fois'', mais il raye , par erreur selon moi, le premier ''telle''. Ensuite il ajoute un ''jamais'' au début de la phrase.

    On a fusionné les deux ''que'' à cause de l'absence du premier ''telle'', et l'effacement du premier ''que'' entraîne une interprétation différente de la phrase.

    2. ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.

    Je pense que la phrase ''correcte'' est comme

    3. ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment que telle qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.

    ou

    4.''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment de telle qu'il ne l'avait vue la première fois ou de telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.
    ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.

    Ma petite conclusion--- Cette phrase est problématique et donne une interprétation ambiguë à cause de la rature, par l'écrivain sur le brouillon, du mot ''telle'' précédant ''qu'il ne l'avait vue'', et de l'effacement, par un copiste peut-être, d'un ''que'' précédant le ''telle'' biffé. Il faut peut-être rétablir ces deux mots ''que telle'' entre ''différemment'' et ''qu'il ne l'avait vue'' pour rendre la phrase plus limpide.
  • Bonjour

    Dans Quelles feuilles cueillez-vous ? le quelle est bien un déterminant interrogatif ?

    Un grand merci !
  • Un tout grand merci ! :)

    Encore une chose. Dans "Quatre produits sur dix sont dangereux", le "sur" sa nature c'est bien une proposition ?

    Un grand merci !
  • Bonsoir
    dans cette phrase: "au bout de quelques minutes, je commençais à m’étouffer. Il me proposa alors d'ouvrir la fenêtre"
    Est ce que l'adverbe alors a la fonction d'un CCT indiquant une durée instantanée?
  • Je pense que nous sommes là dans le deuxième cas (conséquence) proposé ici
    Je ne sais qui est l'auteur de ce texte, mais le m' est il bien nécessaire ?
  • JehanJehan Modérateur
    Simon UA a écrit:
    Dans "Quatre produits sur dix sont dangereux", le "sur" sa nature c'est bien une proposition ?
    Presque ! C'est une préposition... ;)
    vemissa a écrit:
    Au bout de quelques minutes, je commençais à m’étouffer. Il me proposa alors d'ouvrir la fenêtre.
    Est ce que l'adverbe alors a la fonction d'un CCT indiquant une durée instantanée?
    Il n'indique pas une durée; mais un moment ponctuel.
    alors = à ce moment
    La notion de conséquence n'est pas prépondérante ici, me semble-t-il.
    paulang a écrit:
    Je ne sais qui est l'auteur de ce texte, mais le m' est il bien nécessaire ?
    étouffer : respirer avec difficulté, suffoquer.
    s'étouffer : perdre momentanément la respiration.
    Les deux semblent possibles ici.
  • Merciii Jehan
    Dernière question pour cette nuit :D quelle serait la valeur du passé surcomposé dans cette phrase: " j'ai tout préparé, nous avons été pressés de célébrer cet heureux événement."
  • JehanJehan Modérateur
    Il n'y a pas de passé surcomposé, c'est le passé composé du verbe être, suivi de pressé, participe passé employé comme adjectif.
    nous avons été pressés de... = nous avons été impatients de... =nous avons eu hâte de....
    J'écrirais plutôt :
    J'ai tout préparé, nous étions pressés de...

    Ou alors, c'est le passé composé passif de presser quelqu'un à...
    Tout dépend de ce qu'on veut dire.
    Nous avons été pressés de... = On nous a pressés de... = On nous a incités vivement à...
  • Merci beaucoup Jehan
    Bonne nuit cher Monsieur.

    Pour cette phrase: j'étais allée à la bibliothèque. il y avaitbeaucoup de gens.
    Je sais qu'il s'agit d'une tournure impersonnelle, mais si on avait à la decortiquer qu'est ce qu'on dirait du y? Quelle serait sa fonction?
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