Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Est-ce que la première phrase peut être interprétée comme suit?
    Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois , ou jamais il ne put la voir en sa pensée différemment telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.
  • JehanJehan Modérateur
    Jamais il ne put la voir différemment de la première fois , ni la voir telle qu'il venait de la quitter...
  • Merci!

    Cette partie est difficile à comprendre.

    Un traducteur l'a interprétée comme ''Charles ne se rappelle qu'une Emma de la première rencontre et l'autre qu'il vient de quitter'', c'est-à-dire que seulement deux images d'elle sont gravées dans sa mémoire.

    Je suis d'accord sur l'analyse grammaticale de Jehan, alors la phrase équivaut à la phrase suivante,

    ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois, ni la voir telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.''

    La première partie de la phrase signierait qu'à part une Emma de la première rencontre, il ne peut se représenter une autre Emma, imaginaire ou issue de n'importe quelles autres rencontres, alors cette première partie comprend déjà ce que veut dire la deuxième partie ''ni la voir telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure''. J'ai peut-être mal compris, j'ai besoin que l'on m'éclaire encore un peu plus la-dessus.

    L'interprétation comme ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou différemment qu'il venait de la quitter tout à l'heure.'' me paraît logique, mais ne se conforme pas au texte original.

    http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/trans.php?corpus=bovary&id=1476

    La première version de cette phrase est présentée comme

    ''mais il ne put la voir dans sa pensée que telle qu'il la connaissait de ses yeux telle qu'il venait de la quitter toute à l'heure.''

    Alors, au début, l'écrivain reconnaît que Charles peut se rappeler l'image d'Emma de tout à l'heure. Mais après, il modifie considérablement la structure de la première partie et laisse telle quelle la deuxième partie!

    À mon avis, la phrase devrait être comme suit,

    ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment que telle qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.''
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    La phrase de Flaubert n'est pas si limpide que ça. Je pense qu'elle signifie :
    Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment
    1) de la femme qu'il avait vue la première fois
    2) ou de la femme qu'il venait de quitter tout à l'heure.
  • Merci à lamaneur!
    C'est ce que je pensais dès le début, mais la phrase dans le roman donne facilement une autre interprétation comme celle dans le post 43 parce que l'analyse grammaticale de cette phrase dans le post 41 est plausible.

    Sur le brouillon, la phrase de départ est
    1. mais il ne put la voir dans sa pensée que telle qu'il la connaissait de ses yeux telle qu'il venait de la quitter toute à l'heure.

    Puis l'écrivain remplace ''qu'il la connaissait de ses yeux'' par ''qu'il ne l'avait vue la première fois'', mais il raye , par erreur selon moi, le premier ''telle''. Ensuite il ajoute un ''jamais'' au début de la phrase.

    On a fusionné les deux ''que'' à cause de l'absence du premier ''telle'', et l'effacement du premier ''que'' entraîne une interprétation différente de la phrase.

    2. ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.

    Je pense que la phrase ''correcte'' est comme

    3. ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment que telle qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.

    ou

    4.''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment de telle qu'il ne l'avait vue la première fois ou de telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.
    ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.

    Ma petite conclusion--- Cette phrase est problématique et donne une interprétation ambiguë à cause de la rature, par l'écrivain sur le brouillon, du mot ''telle'' précédant ''qu'il ne l'avait vue'', et de l'effacement, par un copiste peut-être, d'un ''que'' précédant le ''telle'' biffé. Il faut peut-être rétablir ces deux mots ''que telle'' entre ''différemment'' et ''qu'il ne l'avait vue'' pour rendre la phrase plus limpide.
  • Bonjour

    Dans Quelles feuilles cueillez-vous ? le quelle est bien un déterminant interrogatif ?

    Un grand merci !
  • Un tout grand merci ! :)

    Encore une chose. Dans "Quatre produits sur dix sont dangereux", le "sur" sa nature c'est bien une proposition ?

    Un grand merci !
  • Bonsoir
    dans cette phrase: "au bout de quelques minutes, je commençais à m’étouffer. Il me proposa alors d'ouvrir la fenêtre"
    Est ce que l'adverbe alors a la fonction d'un CCT indiquant une durée instantanée?
  • Je pense que nous sommes là dans le deuxième cas (conséquence) proposé ici
    Je ne sais qui est l'auteur de ce texte, mais le m' est il bien nécessaire ?
  • JehanJehan Modérateur
    Simon UA a écrit:
    Dans "Quatre produits sur dix sont dangereux", le "sur" sa nature c'est bien une proposition ?
    Presque ! C'est une préposition... ;)
    vemissa a écrit:
    Au bout de quelques minutes, je commençais à m’étouffer. Il me proposa alors d'ouvrir la fenêtre.
    Est ce que l'adverbe alors a la fonction d'un CCT indiquant une durée instantanée?
    Il n'indique pas une durée; mais un moment ponctuel.
    alors = à ce moment
    La notion de conséquence n'est pas prépondérante ici, me semble-t-il.
    paulang a écrit:
    Je ne sais qui est l'auteur de ce texte, mais le m' est il bien nécessaire ?
    étouffer : respirer avec difficulté, suffoquer.
    s'étouffer : perdre momentanément la respiration.
    Les deux semblent possibles ici.
  • Merciii Jehan
    Dernière question pour cette nuit :D quelle serait la valeur du passé surcomposé dans cette phrase: " j'ai tout préparé, nous avons été pressés de célébrer cet heureux événement."
  • JehanJehan Modérateur
    Il n'y a pas de passé surcomposé, c'est le passé composé du verbe être, suivi de pressé, participe passé employé comme adjectif.
    nous avons été pressés de... = nous avons été impatients de... =nous avons eu hâte de....
    J'écrirais plutôt :
    J'ai tout préparé, nous étions pressés de...

    Ou alors, c'est le passé composé passif de presser quelqu'un à...
    Tout dépend de ce qu'on veut dire.
    Nous avons été pressés de... = On nous a pressés de... = On nous a incités vivement à...
  • Merci beaucoup Jehan
    Bonne nuit cher Monsieur.

    Pour cette phrase: j'étais allée à la bibliothèque. il y avaitbeaucoup de gens.
    Je sais qu'il s'agit d'une tournure impersonnelle, mais si on avait à la decortiquer qu'est ce qu'on dirait du y? Quelle serait sa fonction?
  • Y = là.
    Là se trouvaient beaucoup de gens.
  • Est ce un complément circonstanciel de lieu?
  • JehanJehan Modérateur
    Oui, dans la phrase que tu as citée.

    Mais dans le présentatif il y a , l'idée de lieu est souvent bien estompée et ne renvoie à aucun lieu précis. La preuve, il faut souvent rajouter un véritable CC de lieu pour préciser :
    Il y a une souris dans le buffet.

    Et "Il y a" peut très bien ne pas plus évoquer le lieu que son équivalent impersonnel "Il est".
    Il y a des gens qui... = Il est des gens qui...
  • C'est la réponse que j'avais donnée. On m'avait dit que c'était faux Puisque la tournure impersonnelle est comme le presentatif: elle est indecomposable ( ce qui n'est pas correct parce que je suis sure d'avoir lu quelque part que le presentatif est analysable-> c'est=
    ce: pronom démonstratif sujet du verbe "est"/ le tout est un presentatif, mais le sujet réel est placé Après la tournure "c'est").

    Merci beaucoup
  • JehanJehan Modérateur
    Après "C'est ", c'est plutôt un attribut du sujet qu'un sujet réel.

    C'est un roi.
    C'est beau
    C'est lui...


    On ne peut parler de sujet réel qu'après l'impersonnel "Il est" :

    Il était une fois un roi...
  • C'est vrai, je devais dire que c'est le Gn qui suit qui donne l'interprétation.
    Il fallait bien que je dise une bêtise !!
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