Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Merci de ta dernière réponse Jehan. :)


    Le prof n'a jamais dit que ton travail était mauvais. adj. épithète du nom travail

    Le prof trouve ton travail mauvais : adj. attribut du COD

    C'est bien cela ? Je suis encore loin de maîtriser l'attribut du COD :/
  • Le prof n'a jamais dit que ton travail était mauvais. adj. épithète du nom travail => non
    Le prof trouve ton travail mauvais : adj. attribut du COD => oui.
  • Ah non, c'est un attribut (séparé du nom par être)

    Le prof n'a jamais dit que ton travail était mauvais. : adj. attribut du sujet travail

    C'est correct ?
  • Jehan a écrit:
    Ce qui me semble correct :
    Il nous a répété des anecdotes qu'il est bien placé pour raconter.
    Je vends des films que tu es trop jeune pour voir.
    Le verbe de la relative est le verbe d'état attributif être, suivi d'un attribut à valeur adjectivale; attribut lui-même complété par un complément "pour + infinitif" exprimant la conséquence.

    Ce qui me semble incorrect :
    C'est toi qu'il est venu pour voir.
    Il accomplit tout le travail qu'il a été payé pour réaliser .
    Il regarde dans la vitrine la viande qu'il a besoin d'argent pour acheter.

    Incorrect, parce que de structure différente, me semble-t-il.
    Ce n'est pas le verbe être en tant que verbe attributif qui est utilisé dans la relative.
    Le syntagme "pour + infinitif" n'exprime pas la conséquence d'un état, mais un but.

    C'est toi qu'il est venu voir.
    Il accomplit le travail pour la réalisation duquel il a été payé.
    Il regarde la viande pour l'achat de laquelle il a besoin d'argent.
    seraient corrects, en revanche.

    Bonsoir!
    Je reviens sur cette question épineuse suite à une récente découverte dans Boule de suif de Maupassant.
    On peut y lire la phrase suivante:
    [...] si on les employait aux grands travaux industriels qu'il faudra des siècles pour achever.

    Pas de verbe "être" ici donc! Cela semble contredire ce sur quoi nous nous étions mis d'accord, qu'en pensez-vous?
  • JehanJehan Modérateur
    J'avais juste noté la différence de structure entre les phrases que tu avais proposées l'autre jour.
    Je n'ai jamais dit que la structure des phrases correctes que tu avais proposées était la seule structure correcte possible.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Je crois que nous n'avons pas encore parfaitement discerné les raisons qui font que certaines phrases nous semblent grammaticales et d'autres moins.
    En tout cas, celle de Maupassant ne me choque pas, pas plus que celle-ci de Mirabeau :
    J'ai élevé devant moi un môle de préjugés, qu'il faudra du temps pour détruire.
    Pourtant ce genre de formule est moins courant dans la langue classique que dans la langue contemporaine.
    D'autres exemples plus modernes :
    Des politiciens perfides s'emploient à creuser entre le peuple et le monde bourgeois un fossé qu'il faudra des années pour combler.
    Il importera de prendre des décisions radicales qui, si elles ne sont pas axées sur l'avenir, restreindront la marge de manœuvre de chaque collectivité concernée et risqueront de poser des problèmes qu'il faudra des années pour résoudre.
    ... la conjoncture actuelle, qui se caractérise par des déficits budgétaires, une insuffisance de devises, la pénurie de matières premières, la récession, le chômage, une crise mondiale qu'il faudra des années pour résorber.
    L'on vous accorde que les véritables modifications prennent du temps, que vous êtes parti de loin, que les hommes du passif, s'ils sont devenus hommes du passé, ont creusé des trous si profonds qu'il faudra des années pour les combler.
    Je ne peux pas dire que toutes ces phrases me paraissent fautives mais pas non plus qu'elles me paraissent irréprochables. Je note d'ailleurs que certains utilisent une autre préposition :
    Dans le second cas, des responsabilités souvent indiscernables dans des faits d'allure complexe, qu'il faudra des années à circonscrire avec exactitude, en y consacrant parfois des énergies considérables,...
    Nous pouvons sélectionner les éléments essentiels pour vivre un événement, et ne pas voir ce qui peut nous causer un choc traumatique qu'il faudra des années à résorber.
    La population catholique, quoique majoritaire, se trouve d'ailleurs dans une situation d'infériorité sociale, économique et culturelle qu'il faudra beaucoup de temps à redresser
    .
    Je ne sais pas si c'est mieux.
  • JehanJehan Modérateur
    des trous si profonds qu'il faudra des années pour les combler.
    Ici, il ne s'agit pas d'une relative, mais d'une comparative, et le qu' n'a pas la fonction de COD de l'infinitif comme dans les autres phrases que tu cites.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Bravo Jehan, il y en a au moins un qui suit ! Du reste, je me demande si cette tournure parfaitement correcte, dans ce cas, n'a pas un peu contaminé l'autre dont on discute (par exemple, dans la première phrase "un fossé qu'il faudra des années pour combler.")
  • C'est en effet étrange.

    Les phrases que nous avons citées (Maupassant, Mirabeau) paraissent tout à fait correctes.
    Pourtant, d'autres phrases reposant sur une construction similaire sonnent extrêmement mal:
    Il y avait des femmes que je me battais pour séduire.

    Je pense que la question de fond, c'est de savoir si oui ou non un pronom relatif peut compléter une proposition circonstancielle de la relative. Mais la réponse n'est pas évidente, loin s'en faut. J'aurais quand même tendance à dire que non, et vous?
  • C'est vrai que cette phrase sonne mal au point d'en être peut-être même incorrecte. Mais si l'on remplace le verbe et la préposition ça passe mieux voire bien.
    Il y avait des femmes que je m'épuisais à séduire. ;)
  • Oui c'est plus agréable ainsi :)

    Mais en fait, on ne sait toujours pas si on peut faire dépendre un relatif d'une circonstancielle, voilà ce qui me taraude :|
  • Mais en fait, on ne sait toujours pas si on peut faire dépendre un relatif d'une circonstancielle, voilà ce qui me taraude

    Bonsoir Bayard,
    Je suis gênée car je ne comprends pas ce qui te pose problème.
    Faire dépendre un relatif d'une circonstancielle, je ne vois pas ce que tu veux dire par là.

    Un pronom relatif est un mot qui remplace un nom, et qui introduit une proposition relative.

    Une proposition circonstancielle est introduite par une conjonction de subordination de temps, de cause, de but,...

    savoir si oui ou non un pronom relatif peut compléter une proposition circonstancielle de la relative.

    Le pronom relatif ne complète pas, c'est la proposition relative qui complète, et elle complète un nom, pas une proposition.

    Elle peut en revanche compléter un nom qui se trouve dans une proposition subordonnée circonstancielle.
    Pour que l'homme (que tu vois) parvienne à séduire cette femme, // il faudrait qu'il soit bien habile.
  • Oui, vous avez raison, je me suis exprimé un rapidement, mais je pense que vous avez malgré tout cerné mon problème (le pronom relatif peut-il dépendre du verbe de la cirocnstancielle de la relative). C'est un peu lourd dit comme ça, mais c'est en effet mon interrogation principale, qui n'appelle vraisemblablement pas de réponse unanime qui plus est! :|
  • Le pronom relatif ne dépend pas d'un verbe.
    De cette réponse je suis sûre. :)
  • Un doute me vient : est-ce que cette phrase, que j'ai écrite dans une autre discussion, est correcte ?
    "C'est une œuvre difficile et surtout déroutante, qu'il faut écouter plusieurs fois avant de l'apprivoiser"
    N'aurais-je pas dû écrire :
    "C'est une œuvre difficile et surtout déroutante, qu'il faut écouter plusieurs fois avant d'apprivoiser" ?
  • JehanJehan Modérateur
    Je pense que Bayard a plutôt voulu dire : le pronom relatif peut-il être complément d'un verbe....
  • Ma foi, je trouve ta première phrase tout à fait correcte.
    Attendons les spécialistes de grammaire. :)
  • JehanJehan Modérateur
    C'est une œuvre difficile et surtout déroutante, qu'il faut écouter plusieurs fois avant de l'apprivoiser.

    Le qu' est déjà COD de "écouter", il pourrait difficilement être également COD de l'autre infinitif. Le pronom l' COD de "apprivoiser" ne me semble pas superflu du tout.
    Enfin, ce que j'en dis...
  • Tu dis bien. :)
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