Fiches méthode Bac de français 2020

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Réponses

  • DeliaDelia Membre
    Que faites-vous des pages sur Constantin Guys, le Peintre de la vie moderne ?
    Baudelaire y témoigne d'une certaine fascination pour le vêtement :
    Il est sans doute excellent d’étudier les anciens maîtres pour apprendre à peindre, mais cela ne peut être qu’un exercice superflu si votre but est de comprendre le caractère de la beauté présente. Les draperies de Rubens ou de Véronèse ne vous enseigneront pas à faire de la moire antique, du satin à la reine, ou toute autre étoffe de nos fabriques, soulevée, balancée par la crinoline ou les jupons de mousseline empesée. Le tissu et le grain ne sont pas les mêmes que dans les étoffes de l’ancienne Venise ou dans celles portées à la cour de Catherine. Ajoutons aussi que la coupe de la jupe et du corsage est absolument différente, que les plis sont disposés dans un système nouveau, et enfin que le geste et le port de la femme actuelle donnent à sa robe une vie et une physionomie qui ne sont pas celles de la femme ancienne. En un mot, pour que toute modernité soit digne de devenir antiquité, il faut que la beauté mystérieuse que la vie humaine y met involontairement en ait été extraite. C’est à cette tâche que s’applique particulièrement M. G.

    Comme nous nous ingénions à dire aux élèves qu'il n'y a pas de doxa en littérature et que plusieurs lectures sont possibles, passez-moi la fascination pour le vêtement, et je vous passerai l'humour.
    Encore que je ne le voie pas, l'humour, du moins pas ici, car ce n'est pas l'humour qui manque à Baudelaire. Si vous pouviez m'en dire plus à ce sujet.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bien sûr qu'il n'existe pas de lecture univoque ! Nous réagissons avec notre culture et notre sensibilité. C'est à ce prix que la littérature (la vraie qui permet des analyses renouvelées) reste vivante.
    Ce que Baudelaire écrit de la toilette féminine confirme son regard moderne, mais ne me convainc toujours pas de son fétichisme entendu comme une excitation sexuelle causée par la vue ou le toucher d'un objet, d'une partie du corps particulière. Ce qui l'émoustille est le balancement des hanches, pas "le feston et l'ourlet".
    En quoi cette notation est-elle humoristique, Baudelaire lui aurait préféré "bizarre" ? Le poème collectionne les poncifs romantiques : statue, éclair, ciel livide... "le feston et l'ourlet" détonnent quelque peu dans le tableau...
    J'en resterai là et vous remercie de toutes les perspectives culturelles que vous avez ouvertes à nos jeunes lecteurs.
  • DeliaDelia Membre
    fétichisme entendu comme une excitation sexuelle causée par la vue ou le toucher d'un objet,

    Mais ce n'est pas dans ce sens que je l'entendais ! J'en faisais un simple synonyme de fascination.
  • JehanJehan Modérateur
    Eh bien, alors, pour éviter l'équivoque, mieux valait écrire "fascination" que "fétichisme"... ;)
  • DeliaDelia Membre
    ... et mieux valait écrire rupture de ton que humour...
  • JehanJehan Modérateur
    Certes, quoique l'une n'empêche pas l'autre...
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    D'accord sur ce point ! J'aurais dû écrire "incongru".
  • bonjour j'aurais besoin d'aide pour décrypté cette phrase voila
    un éclair ... puis la nuit fugitive beauté
    voila le poème
    La rue assourdissante autour de moi hurlait.
    Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
    Une femme passa, d'une main fastueuse
    Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

    Agile et noble, avec sa jambe de statue.
    Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
    Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
    La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

    Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
    Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
    Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

    Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
    Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
    Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.
    Un éclair ... puis la nuit ! Fugitive beauté
    Ce n'est pas une phrase, c'est un vers.
    Il y a d'abord une phrase courte : " Un éclair... puis la nuit !"
    Une phrase qui veut dire que le poète a d'abord été ébloui par la beauté éclatante de la passante, puis que tout est redevenu sombre après son départ.
    La suite du vers "Fugitive beauté..." est le début de la phrase suivante, qui ne se termine qu'à "dans l'éternité ?", deux vers plus loin.
    Le poète s'adresse à la passante, et l'appelle "Fugitive beauté".
    "Beauté" parce qu'elle est belle, et "fugitive" puisqu'elle a fui, qu'elle n'est plus là.
  • Bonjour j ai bien compris a la question pourquoi baudelaire est il moderne dans ces poemes et notamment a son poeme À une passante mais ma question est celle la :
    Comment peut on affirmer que le poete modernise le theme du coup de foudre dans la rencontre amoureuse dans le poeme À une passante de baudelaire.
    Merci d avance pour votre futur aide.
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