Prépa littéraire Licence lettres modernes
Capes lettres modernes

Bonjour,
Mon fils ayant été accepté pour une bi licence Droit Economie à l’université Paris X (Nanterre), qui devrait de transformer en une double licence au bout de 6 mois, je m’interroge sur le choix entre cette double licence, et une classe prépa BL.
L’un de vous pourrait-il nous éclairer ?
La prépa BL est un cursus très exigent. Mais l’étudiant n’est pas certain de réussir un concours.
Même à Henri IV, la proportion d’étudiants qui ne réussissent aucun concours est quand même assez importante.
Il ne leur reste plus qu'à poursuivre avec une simple licence à la fac.
La double licence est un cursus encore plus exigent. C’est peut-être le cursus le plus exigent proposé par l’enseignement supérieur.
En optant directement pour une double licence, si l’étudiant en a les capacités, et qu'il est assez courageux, non seulement il obtient deux licences au bout de trois années, mais il n’aura plus rien à prouver concernant ses véritables capacités… Ce qui ne l’empêchera pas de passer des concours pour les écoles de commerces ou le master de Science po, par exemple.
Mais j’ai beau chercher sur internet, il n’y a absolument aucun sujet traitant de ce choix entre une double licence et une prépa BL.
Peut-être que le phénomène des doubles licence est encore trop nouveau.
L’un de vous pourrait-il me dire ce qu’il en pense ?
Merci,
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Réponses

  • Bonjour, les équivalences de prépa B/L permettent de rejoindre une double-licence, pas de problème pour Paris X. Je ne sais pas si l'équivalence fonctionne bien pour droit-économie, mais de nombreuses autres doubles-licences sont accessibles.
    Si c'est le principe de la double-licence qui l'intéresse, plus que les matières droit-éco, autant faire une B/L (qui est je pense plus facilement valorisable qu'un double-cursus), quitte à rejoindre une double-licence ensuite. S'il est fermement attaché aux matières droit-éco, qu'il choisisse son double-cursus!
  • Es-tu certain de ce que tu dis Pyram ?
    Pour les équivalences, ce n’est apparemment pas franchement gagné. Même pour des étudiants sortant d’une prépa BL Henri IV c’est la galère ! Il y a intérêt à réunir toutes les conditions...
    Alors pour ce qui est d’intégrer une double licence après une prépa… Sincèrement, permets moi d’exprimer quelques doutes...
    Il faut savoir que les cursus des doubles licences sont assez sélectifs :
    En France, il n'y a que 6 universités à proposer la double licence Droit-Economie.
    Dont trois en Île de France : La Sorbonne, Nanterre, et Descartes depuis peu.
    A la Sorbonne, il y avait l’année dernière 7723 candidats pour seulement 50 places !!!
    Je ne connais pas le nombre de candidats pour celui de Nanterre qui doit être bien évidemment moins élevé que la Sorbonne, mais il n’y avait que 70 places affichées…
    Ce qui fait au total environ 180 places pour toute la région parisienne !!!
    La moitié abandonneront la première année...
    C’est la raison pour laquelle il n’est guère possible de penser qu’il soit aisé d’intégrer ce genre de cursus après une prépa BL…
    La double licence constitue apparemment, à l’heure actuelle, le cursus le plus exigeant que l’enseignement supérieur peut proposer aux étudiants en L1.
    D’où ce problème de savoir s’il ne serait pas plus utile de préférer une double licence, à mon sens plus valorisante, à une prépa BL dont on n'est certain de rien, même une prépa BL de renom.
    Ce qui est étonnant, c’est que cette question, il semble que très peu de gens se la posent, car il n’y a strictement rien sur internet à ce sujet.
  • Je persiste qu'il est parfaitement possible d'obtenir l'équivalence d'une double licence, dans les matières étudiées en B/L, à Paris X.
    Je suis moi-même dans ce cas, comme beaucoup de mes camarades.
  • Tu as fait quelle prépa ?
    Et tu vas intégrer quelle double licence ?
    Ce que tu dis est très intéressant, mais il faudrait que tu puisses étayer en entrant dans le détail, car l’enjeu est de donner la visibilité nécessaire permettant un choix approprié à un étudiant pour diriger ses études.
    Et il serait malheureusement un peu délicat de guider ce choix juste après avoir lu « je persiste que c’est possible… ».
    Je n'ai strictement rien trouvé sur internet concernant la double licence Droit Eco, c'est pour cela que je pose cette question...
    S'il était effectivement prouvé que l'on peut intégrer un pareil cursus après une prépa BL, alors le problème apparaîtrait sous un jour différant.
    Mais je reste quand même un peu sceptique...
    Tu as vraiment réussi à avoir les équivalence pour deux licences après ta prépa ?
    Rien que pour avoir l'équivalence d'une seule licence c'est apparemment une véritable galère, alors j'imagine comment cela a du être dur pour avoir l'équivalence de deux...
    Et vu le peu de places offertes pour ces cursus, cela parait surprenant, enfin, du moins pour moi qui ne suis pas de la partie.

    Merci d'avance,
  • Ah non ce n'est pas une galère pour avoir une équivalence dans une licence après la prépa, sinon personne n'en ferait ! Dans ma khâgne, une prépa parisienne moyenne/bonne, seule une personne n'a pas eu d'équivalences complètes, pour cause de manque de sérieux (il séchait la moitié des cours). Mais les facs tendent les bras aux élèves de prépa... Faire une prépa B/L à Henri IV, sérieusement, est bien plus exigeant et difficile que n'importe quelle double licence.

    Ensuite, si on est sous-admissible à l'ENS, on a le droit d'avoir deux équivalences.

    Le plus simple pour vous serait de téléphoner au secrétariat de la fac de la double licence qui vous intéresse, et de poser toutes les questions.
  • Bonjour Bateaupirate,

    Je me permets d'intervenir à la suite de Pyrame, qui vous a déjà apporté des éléments de réponse.

    Il est tout à fait possible d'obtenir l'équivalence d'une double licence dans les matières étudiées en B/L. Cependant, en B/L, on ne fait pas de droit. Généralement, les universités considèrent qu'une Khâgne B/L (2 ans) permet d'obtenir une équivalence de 60 ECTS en droit (soit une L1 seulement). Il est donc probable que votre fils, à l'issue de ses deux ans de khâgne, ne puisse entrer qu'en 2e année de double-licence droit-économie et non en 3e année.

    Concernant les équivalences pour une licence simple en Lettres, Philosophie, Histoire, Economie, Sociologie, Géographie, LEA, LLCE, je vous contredis : ce n'est pas une véritable galère. L'attribution d'équivalences passe par une procédure entre le lycée et l'université, qui n'exige de l'étudiant que de remplir deux brefs dossiers. La validation des ECTS se fait par le conseil de classe de khâgne, qui l'accorde quasi-automatiquement (sauf problèmes disciplinaires).

    Quoi qu'il en soit, les passerelles entre prépa et université existent ; à l'inverse, entrer en khâgne à l'issue d'une année universitaire est bien plus rude. Je rejoins tout à fait Pyrame sur le point suivant : si votre fils a un projet clair, le goût de l'économie, l'envie de faire du droit, il faut privilégier la double-licence. S'il veut rester généraliste ou s'il a des doutes, la B/L est adaptée. Cela dit, il n'y a rien à perdre à tenter une khâgne... Si votre fils est admis à Bac+0 en double-licence, ne le sera-t-il pas après un ou deux ans en B/L ?

    Bon courage et bonne réflexion.

    Edit : Pardon Sohanelle, nous avons répondu en même temps :)
  • Ce sont ses seuls vœux ?
  • Ça au moins c’est du concret,
    Merci.
    Donc l'obtention des équivalences ne poseraient pas de problème...
    C’est une très bonne nouvelle.
    Pour le fils d’un ami, cela n’a pas été du tout la même chose.
    Il l’a quand même obtenue, mais après pas mal d’aller-retour avec l’université…
    Pour le conseil de téléphoner à l’université, tu as raison Sohanelle. Simplement nous sommes actuellement un peu loin de la France. Je ferai cela dans une quinzaine de jours.
    Donc, on ne peut obtenir qu’une seule année de licence de droit, sans en avoir fait. C’est encore une info que nous ignorions et qui est vraiment importante.
    Pour l’instant, il a mis la double licence droit économie de la Sorbonne en premier choix (avec 7700 candidats pour 50 places, ce n’est pas gagné…). Il y a ensuite les trois prépa BL parisiennes. Et puis ce sera peut-être la bi licence droit éco de Nanterre.
    Mais pour cela, il a besoin de plus de renseignements.
    C’est pour cela que nous sommes sur internet…
  • jihemjihem Membre
    Bonjour,

    Cela dépend de la qualité de la prépa qui l'accueille : si c'est une niveau 1 (Henri IV, Louis Le Grand ), je dirai la Prépa.

    Il est aussi possible, à la fin de la CPGE, de passer un examen pour entrer en licence de droit (en plus de son équivalence par exemple en économie), sinon, en général, ce n'est que la première année qui est accordée.

    Personnellement, j'ai validé une maîtrise de Lettres et deux masters de droit. J'ai utilisé l'université qui s'est toujours bien occupée de moi.

    Concernant la bi licence : personnellement, votre raisonnement est le bon : beaucoup d'étudiants en prépa finissent sans concours. Perso, j'ai fait Henri IV, pas de concours et pire, éjectée en première année à 0,1 point (ce ne sont pas des tendres, ils utilisent les étudiants pour améliorer les résultats et se débarrassent des autres), j'ai dû trouver moi-même ma khâgne, déménager etc ... mes parents divorçaient, c'était une horreur de stress. Maintenant, j'ai appris quelque chose d'essentiel : il faut avant tout penser à soi, à son avenir professionnel. Une bi licence droit-économie c'est bien. C'est sûr, c'est fiable. On travaille pour un diplôme accessible (et non une loterie).

    L'ENS, on peut l'avoir sur dossier et il existe d'autres concours plus "professionnels" : écoles de commerce, sciences po qui permettent de parachever le cursus avec des passerelles en maîtrise, des doubles master, voire une entrée à l'ENA où le droit et l'économie sont les matières phares.

    Dans les faits, la CPGE hypokhâgne/khâgne au final, à l'entrée sur le marché du travail, tout le monde s'en fout : il y aura deux ou trois khubes et 1 ou deux carrés qui auront l'ENS, in fine pour quoi : être prof, et devoir 10 ans de service à l'Etat payés une misère sauf pour ceux qui deviennent eux-mêmes prof en prépa, ils sont payé plus, mais on pour mission de "stresser" les suivants et participer à un système peu utile (l'université me semblant parfaitement suffisante).

    J'ai eu des concours à l'Education Nationale à la suite d'un déménagement pour suivre mon conjoint, je n'ai pas eu l'ENS : l'ENS j'en ai rien à faire, cela me ferait une belle jambe... Par contre, mon master en droit, mes diplômes universitaires variés m'ont toujours permis de trouver du travail y compris en rase campagne (j'habite un petit village) ou réussir des concours quand je ne trouvais pas dans le privé.

    C'est la liberté et cela, ça n'a pas de prix. Il faut des compétences techniques (droit, lettres, etc. ...) afin de viser des métiers (avocat, magistrat, administrateur, juriste, prof etc. ...). La question c'est comment éviter d'être en situation de non emploi.
  • Merci pour ton long message Jihem,

    Je pense que même pour une prépa littéraire sélective, cela restera toujours plus ou moins une sorte de loterie dans laquelle 50 à 80% des étudiants resteront sur le tapis. 40% pour H4 ou LLG, mais c’est uniquement car les meilleurs vont chez eux.

    On a beau dire que la prépa apprend à travailler, à se structurer, à se cultiver, ce n’est jamais pour cela que l’on va en prépa. On va en prépa pour entrer dans une grande école. C’est tout !

    Si ces 50 à 80 % avaient su qu’ils échoueraient, combien seraient-ils restés sur un choix de prépa uniquement pour « acquérir des méthodes et de la culture » ?

    Et en plus, Post-it et Sohanelle, cela à quand même l’air d’être un peu la galère pour obtenir les équivalences. Cela fait un sacré moment que je cherche sur internet pour savoir exactement quel peut-être le meilleurs choix pour mon fils (j’ai les yeux qui sortent de leurs orbites à force d’être sur l’écran pour cette raison), et les témoignages sont assez nombreux.

    Tiens, juste la fin de ce lien est assez significative du problème :
    http://yesyoukhagne.canalblog.com/archives/2013/11/14/28431498.html

    J’ai quand même l’impression qu’il y a encore pas mal de choses à revoir dans l’enseignement supérieur.

    Je continue donc à me poser la question de savoir si, pour le DRH d’une grosse entreprise, le fait d’avoir fait deux ou trois ans de prépa, et deux ans dans une école de commerce moyenne, serait plus valorisant sur un CV qu’une double licence Droit Eco, suivit d’un double Master Droit des affaires + Economie Gestion, même à Nanterre qui, dit-on, est l’une des universités les moins côtés de l’Île de France…
  • jihemjihem Membre
    Perso,

    Je n'ai jamais eu de problèmes par contre pour les équivalences. Le plus important est de choisir une prépa qui a un accord avec une université.

    Ensuite, concernant les études : il vaut mieux un cursus simple en droit dans une excellente fac comme Paris I ou Paris II, plutôt que dans une fac moyenne même en bi licence. Un cursus complet en droit, c'est plus d'heures de droit donc in fine, on est meilleur juriste.

    Maintenant, j'avoue que si tout était à refaire, je postulerai à la bi maîtrise Shefield de Paris XII si elle existe encore car on a deux maîtrises de droit à la fin : 1 d'une école anglaise assez chère (dont on ne paye que le tarif français au lieu des fees anglais) Scheffield, et 1 de de Paris XII (qui est une très bonne fac de droit). Mais il faut un très bon niveau d'anglais au départ. On passe deux ans en Angleterre, deux ans en France.

    Il y a aussi des bi licence Droit Histoire de l'Art à Paris II ASSAS pour devenir Commissaire priseur....

    A mon sens si vous vivez loin de la France et que votre fils peu postuler partout : je conseille de postuler en bi licence philo-droit à Paris II ASSAS.

    Ou, dans un cursus à DAUPHINE qui est très côtée auprès des entreprises. (Ils sont autant payé qu'un master HEC !).

    CONCERNANT LA PREPA

    La prépa ne vaut la peine que pour une prépa groupe 1, à la rigueur (2 et même pas).

    Avec un Groupe 1, il peut ensuite entrer en deuxième année de droit à Paris I ou Paris II, et garder son équivalence par exemple en éco s'il a fait une BL.

    Il est aussi possible de s'inscrire à deux cursus comme moi je l'ai fait : un que l'on suit, et l'autre dont on est dispensé d'assiduité (et on ne se pointe qu'aux examens).

    Il faut aussi savoir qu'il est possible avec n'importe quel DEUG (ou équivalent) d'entrer en Licence d'Administration Publique à Paris I (par ex) :où il y a du droit et de l'économie aussi.

    Bref, tout est ouvert mais le plus important c'est de choisir la meilleure fac ou une prépa prestigieuse. Je le dis franchement, s'emmerder dans une prépa catégorie 3 : cela ne vaut pas la peine. Moi, je n'y serais pas allée.

    Les méthodes de travail peuvent aussi s'acquérir (mais il faut avoir un peu de sous) à la fac, en inscrivant son fils à un cours de soutien comme IPESUP (pour le cursus droit).

    Et si vous voulez frapper fort : votre fils a mention TB, entre à Sciences Po Paris sans concours. Ou si pas de mention TB ou refus du dossier, tente le concours d'entrée qui se prépare dès l'année de Terminale avec IPESUP (ou l'été) : là, c'est réglé, Grande ecole directe et pas d'ennui, pas de prépa aléatoire.

    Avec un prépa BL on a aussi plus de choix : école de commerce, ENS, Sciences Po ... + équivalence. Mais, il ne faut pas khuber c'est le début de la galère.

    Perso, j'avais fait une hypokhâgne purement littéraire. Je ne regrette pas non plus de l'avoir fait, car c'est une expérience et au moins, on travaille de manière encadrée.

    Par contre, il faut être très soutenu par la famille : pas de problèmes personnels, ni de logement.

    Moi, je n'avais pas de logement pendant certaines vacances (Paques) et je devais squatter chez des amis sans pouvoir prendre mes livres... ceci la semaine avant les concours blancs....

    Pour la prépa catégorie I, certes, ils ont un 40 % mais leur khâgne est composée à 50 % de khubes soit issus de chez eux, soit d'une autre prépa (généralement des sous admissibles ou admissibles). Donc, les chiffres ne sont pas toujours ce qu'on s'imagine. Le problème du "khube" c'est qu'il n'y a pas forcément l'équivalence d'une licence. Perso, là, j'ai refusé après la khâgne. J'ai beaucoup d'amis, qui après leur deux ans de prépa à Henri IV, ne sont même pas allés en licence de Lettres (car ils ne voulaient pas) mais on recommencé à 0 des études de droit (ce qui était bête à mon avis) pour des motifs liés au fait qu'ils voulaient avoir suivi tous les cours. Perso, je suis allée en Lettres spé, j'ai pris des options en droit et éco, puis j'ai fait une LAP, j'ai intégré une maîtrise de Lettres et une en droit et j'ai tout fait en parallèle (mais j'étais une bosseuse). La prépa m'a appris à ne pas commettre l'erreur de l'érudition et à bien rédigé une dissert (essentielle pour réussir).

    Si votre fils veut faire une prépa, si une bonne prépa catégorie 1 ou 2 l'a pris : il faut l'y inscrire sous réserve que cette prépa ait une équivalence avec la fac.

    A l'issue des deux ans de la prépa en question, normalement, il a une équivalence pour un DEUG d'éco (le mieux étant de la solliciter à Dauphine si c'est possible ou dans les facs parisiennes) voire un Bi DEUG d'éco et de socio

    Si il est sous-admissible à l'ENS : il a l'équivalence d'un DEUG de droit (en sus de celui d'éco) à Paris I avec deux UV droit admin et droit civil à repasser en licence (avec un aménagement). Si pas de sous-admissibilité : il a une première année reconnue (en sus bien sûr du DEUG d'éco) et entame une seconde année de droit (et peut s'inscrire aussi en licence d'éco avec mention du double cursus pour dispense d'assiduité). En ce cas choisir pour l'éco obligatoirement Paris I afin de pouvoir s'inscrire en droit à Paris I aussi (cela évite la question du problème de transport).

    Les études en France, c'est à la carte pour qui a bien compris le système : en six ans, je me suis retrouvée avec deux licences, deux maîtrises, deux masters et un diplôme de grande école.

    Bref, et j'ai fait la prépa mais je n'ai pas khûbé car j'y ai réfléchis : je n'ai pas voulu risquer ma licence et je ne voulais pas aller à Lyon (l'ENS y ayant déménagé) : je voulais rester à Paris.

    Par contre, je n'avais pas la chance d'avoir des parents qui s'y connaissaient mais, mon père, a toujours payé mes études (je n'ai jamais eu à travailler) et des prépas privés en plus (IPESUP) ainsi que tous les livres que je voulais (car je n'aimais pas la bibliothèque) : c'est un vrai budget.

    Il faut donc surtout : faire plusieurs dossiers, viser les meilleures universités etc. ... les passerelles vers les Grandes Ecoles il y en a à BAC+4, voire avant.

    Les employeurs ne regardent pas cette affaire de prépa, perso, j'avoue, que je ne le note même plus : je mets le BAC, mes licences, brefs, mes diplômes (la prépa ne donne pas de diplôme, ce qui est dommage).
  • Bonsoir Bateaupirate,

    Le blog que vous citez évoque le cas d'une khâgneuse qui cherche à obtenir l'équivalence d'une licence intégrale (180 ECTS) après une année de khûbe. Généralement, les universités rechignent à délivrer un diplôme à des étudiants qui n'ont - concrètement - pas mis les pieds chez eux. À la suite d'un examen (écrit ou oral), la licence est accordée. Les tracasseries administratives existent certainement, mais je ne connais pas une seule personne, khûbe ou non, qui s'est retrouvée privée d'équivalences pour des raisons de cuisine interne.

    Je ne veux pas me faire le chantre de la khâgne, qui est une formation qui a ses défauts et ses qualités. On a déjà longuement glosé sur le sujet.
    Quoi qu'il en soit, "rester sur le tapis" est une expression un peu forte pour désigner des étudiants qui en rejoignent d'autres à l'université, y compris dans des doubles-cursus...

    Supposons que votre fils entre en hypokhâgne.
    - option A : cela ne lui plait absolument pas. Il rejoint en octobre la double-licence à laquelle il a été accepté.
    - option B : cela lui plait, il fait une khâgne, il mûrit ses projets, il passe des concours (banque commune des ENS et/ou BCE) et il obtient l'école de ses rêves.
    - Option C : cela lui plait, il fait sa khâgne, et rejoint la double-licence en L2 (il "perd" un an).
    Bilan des courses : Votre fils risque de perdre un an. Je trouve le coût limité face aux avantages.

    Jihem, vous avez raison de souligner que l'université a son lot de formations prestigieuses et tout aussi efficaces que celles des grandes écoles en termes de débouchés. Je trouve que les parcours que vous proposez après une khâgne sont très pertinents.
    Quelques nuances cependant :
    - L'écrémage massif de la première à la deuxième année de prépa est peu fréquent en B/L.
    - SciencesPo à Bac+0 : le cursus se déroule en grande école, mais est-il épanouissant ? Les réserves à ce sujet sont de plus en plus fréquentes.
    - La khûbe, début de la galère ? C'est un pari ; ni plus, ni moins. À nouveau, si votre fils, Bateaupirate, venait à khûber et à échouer aux concours qu'il ambitionnerait alors, il ne perdrait qu'un an en termes universitaires. Je pense en effet que l'on peut valider 120 ECTS en droit à l'issue d'une khûbe sans sous-admissibilité (à vérifier).
  • Merci Jihem et Post-it pour ces deux mails qui m’éclairent un peu plus.

    C’est vrai que le terme « rester sur le tapis » était un peu fort.

    Pour le lien, ce sont surtout les commentaires à la fin qui sont intéressants. Mais en définitive l’obtention des équivalences ne constitue pas le gros problème.

    La quasi-totalité des bacheliers désireux de se donner le maximum de chances d’intégrer une école de commerce tentent d’intégrer une prépa. Mais lorsque l’on cherche sur internet des arguments pour accréditer ce cursus, de manière à avoir l’esprit tranquille au moment fatidique de l'ordre de voeux, on découvre qu’apparemment, ceux qui passent par la prépa ont paradoxalement moins de chances d’accéder aux grandes écoles que ceux des admissions parallèles…

    C’est là une chose absolument incompréhensible : Les concours aux grandes écoles pour les prépa seraient plus difficiles…

    C’est du moins ce qui ressort d’une étude de « l’Etudiant » ! D’après eux, les deux tiers des diplômés des grandes écoles ne sont pas passés par la case prépa :
    « …Les admissions parallèles (aussi appelées "admissions directes" ou "sur titres") était autrefois l'exception, cette voie tend à devenir la norme : les deux tiers des diplômés des grandes écoles de commerce ont pris ce chemin pour intégrer une ESC (école supérieure de commerce). Plus de 8.000 places sont ouvertes dans les grandes écoles de commerce par cette voie chaque année… »
    « … Dans certains établissements, ces étudiants représentent moins de 10 % d'une promotion. Dans d'autres, cette part peut atteindre 80 % ! Ainsi, à l'ESSEC Business School, 44 % de tous les nouveaux admis à la rentrée 2013 étaient issus d'autres concours que celui réservé aux prépas. A l'INSEEC, cette proportion atteint 74 %. A France Business School, neuf étudiants sur dix sont passés par les concours des admissions parallèles… »
    http://www.letudiant.fr/etudes/ecole-de-commerce/qui-peut-integrer-une-ecole-de-commerce-via-les-admissions-paralleles.html

    « « …Écoles de commerce : des taux de réussite moins élevés en prépa qu'en admissions parallèles… » »
    http://www.letudiant.fr/etudes/ecole-de-commerce/8-questions-reponses-sur-les-concours-des-admissions-paralleles-en-ecole-de-commerce/entrer-en-ecole-de-commerce-les-concours-des-admissions-paralleles-sont-ils-plus-faciles-que-ceux-apres-une-prepa.html

    Sincèrement, je ne comprends pas.

    Statistiquement parlant, c’est donc vers l’université qu’il faudrait se tourner pour avoir plus de chances d’intégrer une école de commerce…

    Bon, on a encore un mois pour réfléchir à tout ça.
  • Si le but est d'intégrer une école de commerce, pourquoi ne pas avoir demandé de prépa ECE ?
  • En fait, il a fait une liste sur laquelle il y a plusieurs BL, ECE et ENS D2. Il y a également des licences, bi licences et doubles licences.
    Maintenant il faut ordonner cette liste, c'est à dire faire un tri avec tout cela et mettre ses préférences en premier. Et c'est APB qui fera le reste.
    Il a donc mis en premier choix la double licence Droit Eco de la Sorbonne. Mais elle est extrêmement sélective, plus de 7700 candidats pour seulement 50 places. Puis il a mis des prépa BL.
    Il est déjà accepté à la bi licence de Nanterre, mais il est très hésitant et se demande si une prépa ne serait pas meilleure.
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