Grammaire française Participe passé

Bonjour :)
J'ai du mal à reconnaître une subordonnée interrogative indirecte, j'ai l'impression d'un peu tout mélanger avec partielle et totale...
voici 5 phrases, pour moi, la A et C n'en seraient pas, mais j'ai un doute, si vous pouviez m'expliquer....merci !

A. Je veillerai à ce que vous teniez compte de mes observations.
B. J'ignore quelle mouche l'a piqué.
C. Je ne sais pas du tout qui vous avez en tête.
D. Elle se demandait quoi lui répondre.
E. Ce à quoi vous faites allusion est un secret militaire.
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Réponses

  • MurielMuriel Membre
    Bonjour Vaness,

    Pour l'interrogation indirecte totale c'est facile, il faut qu'elle soit construite avec « si » :
    - Tu te demandes si tu as bien compris cette leçon.

    Pour l'interrogation indirecte partielle, c'est le verbe introducteur de la principale qui te guidera : il faut qu'il suggère une question ou une demande d'information.

    Dans tes exemples, il n'y a aucune indirecte totale. La A et la E sont à exclure. Restent trois indirectes partielles :

    B. J'ignore quelle mouche l'a piqué. → Quelle mouche l'a piqué ? je l'ignore (et j'aimerais bien le savoir)...
    C. Je ne sais pas du tout qui vous avez en tête. → Qui avez-vous en tête ? je ne le sais pas (et j'aimerais bien le savoir)...
    D. Elle se demandait quoi lui répondre. → Que lui répondre ? elle se le demandait.

    Vois cette page du site : Grammaire : l’interrogation

    Muriel
  • VanessVaness Membre
    merci beaucoup pour cette réponse ! je voulais dire A et E donc en fait mon intuition était bonne, merci pour ta très claire explication :)
  • Bonjour, pour la rentée c'est à dire lundi prochain, j'ai des exercices de grammaire à faire mais je ne comprends pas grand chose en ce qui concerne les subordonnées. On me demande de classer les subordonnées en conjonctives complétives ou sujet/ interrogatives indirectes/ relatives/ conjonctives circonstentielles.
    Voilà les phrases:
    A) Audrez a pris une bonne décision à laquelle nousnne nous attendions pas du tout. (Je pense que c'est une subordonnée relative mais j'hésite)
    B) Les spectateurs applaudirent à tout rompre avant même que le rideau soit levé. (D'après moi il y en a deux: avant et que. Mais je en sais pas du tout dans quelle catégorie les ranger :/)
    C)Il a cru qu'on se moquait de lui. (Je pense que c'est: qu'. Et que c'est une subordonnée conjonctive complétive. Mais, vu que je n'ai même pas eu de cours sur sa, et bien sa se pourrait bien que j'ai tout faux ;))
    D)Que Marc remporte le tournoi n'a étonné personne. ( Je pense que c'est "que" mais je ne sais pas non plus où le mettre).

    Voila, j'en ai d'autre mais ce sont celles là qui m'embête le plus et j'aimerais comprendre comment les différencier car je ne comprends rien =D J'éspère que vous pourrez m'aider.

    Merci
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Attention, les subordonnées ne sont pas des mots, mais des parties de phrases, des propositions. Je te les ai mises en bleu. On peut les identifier par le mot qui les introduit (pronom relatif ou conjonction) et par leur fonction dans la phrase.
    A) Audrey a pris une bonne décision à laquelle nous ne nous attendions pas du tout. (Je pense que c'est une subordonnée relative mais j'hésite)
    Exact : laquelle est un pronom relatif ayant pour antécédent "une bonne décision".
    Et la subordonnée complète ce GN "une bonne décision".
    B) Les spectateurs applaudirent à tout rompre avant même que le rideau soit levé. (D'après moi il y en a deux: avant et que. Mais je en sais pas du tout dans quelle catégorie les ranger )
    Non, il n'y en a qu'une : avant que est une locution conjonctive de subordination, introduisant une subordonnée conjonctive circonstancielle de temps.
    Les spectateurs applaudirent quand ? → "avant même que le rideau soit levé".
    C)Il a cru qu'on se moquait de lui. (Je pense que c'est: qu'. Et que c'est une subordonnée conjonctive complétive. Mais, vu que je n'ai même pas eu de cours sur ça, eh bien, ça se pourrait bien que j'aie tout faux )
    C'est bien une conjonctive complétive en fonction de COD, introduite par la conjonction qu'.
    Il a cru quoi ? → "qu'on se moquait de lui".
    D)Que Marc remporte le tournoi n'a étonné personne. ( Je pense que c'est "que" mais je ne sais pas non plus où le mettre).
    C'est également une conjonctive complétive, mais en fonction de sujet, introduite par la conjonction Que.
    Qu'est-ce qui n'a étonné personne ? C'est "Que Marc remporte le tournoi."
    On pourrait la remplacer par un GN sujet et dire:
    La victoire de Marc n'a étonné personne.
  • Bonjour.

    Ma question concerne la nature de 'ce que' et 'ce qui' dans une interrogative indirecte.

    Je pense que, dans "Dis-moi qui tu es", le 'qui' est toujours un mot interrogatif comme dans "Qui es-tu ?"

    Si on dit "Dis-moi ce que tu fais" ou "Dis-moi ce qui se passe", quelle est la nature de 'ce que' et 'ce qui' ?

    Sont-ils les mots interrogatifs ou les pronoms relatifs avec leur antécédent ?

    Veuillez m'enseigner, s'il vous plait.
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Les formes ce que et ce qui sont ici considérées comme des "locutions pronominales", des pronoms interrogatifs composés, que l'on analyse en bloc.

    ce que est l'équivalent, en discours indirect, du que interrogatif du discours direct.
    ce qui est l'équivalent, en discours indirect, de la locution interrogative qu'est-ce qui du discours direct.

    Que fais-tu ? > Je demande ce que tu fais.
    Qu'est-ce qui se passe ? > Je demande ce qui se passe.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    On les analyse en bloc, mais je trouve qu'il n'y a aucune difficulté à les analyser comme le propose Hwang.
    Je ne vois pas de réelle différence d'analyse, sur le fond, pour le "ce que" de :
    Je demande ce que tu fais.
    et celui de :
    J'aime ce que tu fais.
    ou de :
    Ce que tu fais m'intéresse.
    "que" est bien à l'origine, dans les trois cas, le pronom relatif qui a pour antécédent "ce".
  • Bonjour.

    Le français étant langue étrangère, et n'étant pas habitué à l'usage de cette langue, j'analyse souvent des phrases grammaticalement ; c'est ma façon de lire.
    Et vous m'aidez beaucoup en cela.
    Merci, Jehan et lamaneur.
  • jehan vous écrivez :
    ce que est l'équivalent, en discours indirect, du que interrogatif du discours direct.
    et vous donnez en exemple : Que fais-tu ?
    ce qui est l'équivalent, en discours indirect, de la locution interrogative qu'est-ce qui du discours direct.
    et vous donnez en exemple : Qu'est-ce qui se passe ?

    La démonstration est quelque peu biaisée dès lors que vous n'appliquez pas dans les deux cas une interrogation avec inversion du sujet. C'est à dire pour le second cas : que se passe-t-il ?
    Faut-il déduire que : ce qui est l'équivalent de la locution interrogative que du discours direct et, ce faisant, que les deux cas se réduisent à que
  • JehanJehan Modérateur
    Que se passe-t-il ? > Je demande ce qu'il se passe. (ce que)
    Qu'est-ce qui se passe ? > Je demande ce qui se passe. (ce qui)
  • ou, sans changer la construction du verbe,
    Qu'est-ce qu'il se passe ? > Je demande ce qu'il se passe. (ce que)

    Que cherche-t-on ?
  • Anne345 a écrit

    Que cherche-t-on ?

    Ce n'est qu'une remarque de ma part (post10) sur la réponse du poste 7 de Jehan à la question du post 6 sur laquelle Jehan et Lamaneur apportent des réponses différentes.

    Le hasard faisant bien les choses, la réponse de Jehan (post 11) répond à une question que je me posais depuis un certain temps.
    En effet, en lisant les bandeaux des actualités BMW ou ITELE j'ai remarqué qu'ils écrivaient souvent qu'il là ou j'aurais mis qui. La réponse de Jehan montre, semble-t-il, que les deux sont acceptables. Pourtant il est des cas où le qu'il de ces deux chaines me semble très discutable.
  • Bonjour.
    J'ai trouvé ceci dans la 'Grammaire méthodique du français(Martin Riegel, Jean-Christophe Pellat, René Rioul)' ; je l'ai acquise, selon vos recommandation, pendant mon voyage à Paris il y a trois ans :
    L'interrogation sur le sujet, l'objet ou l'attribut non-animés utilise le pronom démonstratif 'ce' suivi des relatifs 'qui'(sujet) ou 'que'(objet ou attribut) :
    Sais-tu ce qui s'est passé après ?
    Je me demande ce que tu veux.

    Cette trouvaille m'a coûté beaucoup de temps. :D
    C'est simplement pour dire ainsi.

    Cordialement.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Cette trouvaille m'a coûté beaucoup de temps. :D
    Mais on ne perd jamais son temps quand on plonge dans Riegel et al !
  • Oui lamaneur, tu as raison ; mon coeur déborde de joie de cette découverte.

    Je te souhaite un bon week-end. :)
  • lamaneur a écrit:
    On les analyse en bloc, mais je trouve qu'il n'y a aucune difficulté à les analyser comme le propose Hwang.
    Je ne vois pas de réelle différence d'analyse, sur le fond, pour le "ce que" de :
    Je demande ce que tu fais.
    et celui de :
    J'aime ce que tu fais.
    ou de :
    Ce que tu fais m'intéresse.
    "que" est bien à l'origine, dans les trois cas, le pronom relatif qui a pour antécédent "ce".

    Dussé-je reconnaître que ton interprétation de "ce que" est ambitieuse, elle s'avère malheureusement partiale autant que partielle. D'abord, Hwang n'a jamais estimé semblables les deux propositions compléments "je demande ce que tu fais" et "j'aime ce que tu fais". D'autant plus que toute tentative de rapprochement analytique, si simple soit-il, n'est point, que je sache, envisageable. Par rapprochement analytique simple, j'entends les trois niveaux d'analyse grammaticale (mots), logique (proposition) et sémantique, qui, appliqués à la première phrase complexe "je demande ce que tu fais", mettent parfaitement en relief pourquoi ici le mot "ce" est inanalysable.

    Dans le premier, l'assemblage ce que est jugé comme une expression figée. Celle-ci est pourvue d'une fonction (C.O.D, Attribut, Sujet réel) et ne pourrait donc être décomposée en "ce" démonstratif neutre et en "que" relatif, telle que tu l'affirmes. Il en résulte que le pronom ce est non un élément subordonné (C.O.D) au verbe principal demander, mais plutôt un impératif relevant de l'interrogation indirecte liée.

    S'agissant de l'analyse logique, les résultats semblent encore plus satisfaisants. D'autant que la proposition interrogative indirecte "je demande ce que tu fais" se trouve placée dans la dépendance du verbe demander et remplit ici la fonction de c.o.d. Il s'ensuit que le complément du verbe, y compris le pronom ce, peut être remplacé par le pronom personnel neutre "le" et la phrase devient : Je le demande. En l'occurrence, il me paraît insuffisant que soit écartée l'analyse du pronom ce, puisque rien n'empêche que celui-ci soit le véritable c.o.d du verbe demander et l'antécédent de la relative Que fais (que demandé-je ? ce). C'est justement par la dimension sémantique du verbe demander, troisième niveau d'analyse, que cette réflexion est mieux justifiée.

    La proposition interrogative, l'avons-nous dit, s'appuie sur un élément support, de forme principalement verbale, à condition qu'il soit de sens nettement interrogatif, ainsi que le précise Grevisse au § 1102, édition 12 (épargne-moi tes remarques Jehan). Selon cette perspective, le verbe doit impliquer l'ignorance ou l'incertitude, entre autres, soit par sa valeur sémantique (ignorer, s'interroger, se demander, demander) ou par sa construction négative (je ne sais pas si ce projet est viable) ou interrogative (Pensez-vous si Amine est sérieux). Par conséquent, la proposition interrogative ce que tu fais est sentie comme un élément subordonnée au verbe demander et le pronom démonstratif ce demeure inanalysable :rolleyes:
  • JehanJehan Modérateur
    tarikazdine a écrit:
    ainsi que le précise Grevisse au § 1102, édition 12 (épargne-moi tes remarques Jehan)
    Une remarque pratique, tout de même. Comme te l'a déjà fait remarquer Anne345, il serait plus judicieux que tu donnes aussi le titre dudit paragraphe, plutôt que le seul numéro. Tout le monde n'a pas forcément la même édition du Grevisse que toi...
    En l'occurrence, il me paraît insuffisant que soit écartée l'analyse du pronom ce, puisque rien n'empêche que celui-ci soit le véritable c.o.d du verbe demander
    Alors que tu viens d'écrire toute une tartine pour nous montrer que ledit pronom n'est pas analysable...
    C'est rigolo ! :P
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    @tarikazdine
    Sur ces questions, je me contente d'être, de manière indépendante, du même avis que Riegel et al (cf. message 14).
  • Bonjour,

    apparemment la réponse a évolué, puisque "l'ancienne" analyse considérait "que" comme un relatif antécédent de ce, article démonstratif (réponse du forum sur le sujet ce que / ce qui / celui qui).

    Qu'en est-il de la fonction du pronom dans les phrases subordonnées interrogatives indirectes ?

    ex : je me demande qui a cassé le vase -> "qui" a une fonction sujet dans la subordonnée interrogative interrogative.

    Le Grévisse indique que les PSII sont des "sous-classes" des complétives. J'en avais déduit que le pronom n'avait pas de fonction propre dans la subordonnée, comme c'est le cas du pronom dans les complétives. Ce n'est manifestement pas exact.

    Dès lors, pourquoi les classer dans les complétives (le grévisse en tout cas), alors même que les phrases périphrastiques et substantives équivalent à un groupe nominal (comme les complétives) et sont elles en revanche classées avec les relatives ?

    Est-ce lié à l'absence d'antécédent ? Finalement même dans le cas des PSR substantives ou périphrastiques, l'antécédent est implicite, comme c'est le cas pour les PSII, alors que les complétives n'ont pas d'antécédent, même implicite.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    apparemment la réponse a évolué, puisque "l'ancienne" analyse considérait "que" comme un relatif antécédent de ce, article démonstratif (réponse du forum sur le sujet ce que / ce qui / celui qui).
    Tu es sûre ? Peux-tu donner la référence exacte ?
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