Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour, aujourd'hui j'ai passé le bac de philo en série ES. j'ai choisit le sujet suivant :
suffit-il d'avoir le choix pour être libre
voici mon plan

I A première vue, avoir le choix apparait être comme une condition essentielle pour garantir la liberté
a) Lorsque nous avons le choix, nous n'agissons pas sous contrainte extérieure
b) plusieurs options se présentent à nous favorisant notre liberté
c) Avoir le choix est nécessaire dans un Etat (liberté expression, vote ...)

II Cependant, je peux être libre autrement qu'en ayant le choix

a) pour être libre, j'ai besoin d'une force protectrice (Hobbes, etat de guerre de tous contre tous ,etat de nature, Nietzsche principe d'équilibre ...)

b) paradoxalement je dois obéir aux lois pour être libre (spinoza traité théologico-politique ) l'homme agit pour le bien de la communauté, ses actions s’appuient sur la "saine raison" permettant à tous de profiter d'une liberté

III En réalité, c'est en ayant trop le choix que je perds tout ou partie de ma liberté

a) je peux m'exclure de la société (insociable sociabilité Kant) ( mais je dois satisfaire moi-meme mes besoins, ) je n'ai plus de liberté donc car obligée de satisfaire mes besoins

b) en ayant le choix, cela peut nuire a mon existance. ( spinoza fin de l'etat restitue la liberté mais les hommes vivent par intérêt dans un etat. si tout le monde a le choix de quitter l'etat, on reoturne a l'etat de nature avec l'anomie (Durkeheim , absence de reègles )

Qu'en pensez vous ? merci je stresse un peu :)

Quelqu'un peut - il me répondre ? Merci d'avance
Mots clés :
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Réponses

  • Je pense que tu aurais dû inverser ta deuxième et ta troisième partie.
    I A première vue, avoir le choix apparait être comme une condition essentielle pour garantir la liberté
    II En réalité, c'est en ayant trop le choix que je perds tout ou partie de ma liberté
    III Cependant, je peux être libre autrement qu'en ayant le choix

    Dans ta troisième partie tu dois répondre à la question posée. Or, je crois que ta troisième partie évoque les limites du libre arbitre et ne répond pas précisément à la question. Il suffit d'être soumis aux lois pour être libre répond davantage à la question selon moi, cet avis est subjectif.

    Je propose donc mon plan :

    I) Etre libre, c'est pouvoir déterminer nos actes grâce à notre libre arbitre. Thèse Bergson/Sartre.
    II) Les limites du libre arbitre et les déterminismes. Spinoza.
    III) Pour être libre, il suffit finalement obéir aux lois (conception grec de la liberté). Je montre également dans cette partie que la liberté c'est le fait se mouvoir ou de s'exprimer librement sous contrôle des lois.

    Je tiens à répéter que mon avis est purement subjectif et que je ne suis pas qualifié pour juger ton travail.
  • Merci pour ton avis :)
    J'espère avoir une bonne note :)

    Quelqu'un aurait-il d'autres avis ? Ça m'aiderait beaucoup, merci :)


    D'autres avis svp ? ;)

    Des avis ? :D
  • Quelqu'un aurait-il un avis sur le plan que j'ai proposé ??
  • Quelqu'un pour répondre

    Quelqu'un ? :)


    quelqu’un ? :D
  • Selon moi ta reponse intègre assez bien le sujet.Cela dit je pense que si l'on doit choisir alors nous ne somme plus libres, à moins que nous ayons le choix de ne pas choisir, il reste à y reflechir.
  • merci de ta réponse :) même si c'est dur de déterminer une note, j'espère avoir 14-15
  • Je trouve vos plans très bons.Vous respectez la forme (oui/non/peut-être) tout en traitant l'intégralité de la question.Personnellement je suis d'accord avec Nicoulas votre II aurait du être votre III.

    Etant en 1ère je n'ai pas encore fait de philosophie. Cependant la liberté est un thème qui m'est cher donc j'ai quelques réflexions sur ce sujet dont la plupart se retrouvent sur vos plans. Voici donc mes quelques réflexions:

    I) Notre capacité à faire des choix est un prélude indispensable à la liberté

    Je n'ai pas de plan pour cette partie mais quelques idées:

    La liberté peut se définir positivement c'est-à-dire qu'elle se caractérise par l'absence de coercition. Sans coercition il n'y a pas de limite et donc aucun choix autre que les contraires naturels ne sont interdits. Par conséquent la possibilité de faire de choix détermine le degré de tolérance de la société vis à vis de la liberté.

    On peut bien sûr reprendre la phrase de Sartre:"L’homme est condamné à être libre ; condamné parce qu’il ne s’est pas lui créé lui-même, et par ailleurs cependant libre parce qu’une fois jeté dans le monde, il est responsable de tout ce qu’il fait." . La liberté étant corrélée à la responsabilité si cette dernière se définit par assumer ses choix alors on en revient à l'idée du premier paragraphe.

    II) Mais le choix n'est pas synonyme de liberté:

    Si l'on considère que la prise de responsabilité de ses choix est un élément indissociable de la liberté alors on ne peut pas dire le choix est suffisant pour être libre. En effet nous sommes fortement déterminé par le milieu dans lequel nous vivons. On peut citer Spinoza et sa parabole sur la pierre qui ignore les causes la déterminant ou quelque chose dans ce style-là.

    III) Le choix,oui mais pourquoi faire

    Je fais ici référence aux droits naturels chers aux libéraux. On a le choix de briser ses droits en attaquant une personne par exemple. Or comme le disait Bakounine (je ne suis pas sûr de l'orthographe): " la liberté des autres accroit la mienne à l'infini".

    En plus du choix il faut également l'Ethique de la liberté" pour paraphraser Murray Rothbard. On n'est vraiment libre que quand on a compris les tenants et les aboutissants de la liberté.

    Ce n'est pas très brillant mais il me reste 1 an pour peaufiner la philosophie.
  • merci pour ton avis et tes conseils, si tu as des questions/avis sur ton bac de français, envoie-moi un message.
    je trouve aussi tes idées pertinentes par rapport aux sujets. c'est un bon début pour un élève de 1ère :D

    :)
  • Sartre République du silence «Jamais nous n’avons été aussi libres que sous l’occupation allemande » Jean-Paul Sartre. Choix entre collaboration et résistance. Cette citation illustre mieux, je le crois, ce qu'il fallait dire.

    Je ne considère pas ma troisième partie comme un "peut-être" mais comme une réponse réelle à ce sujet :

    I) A) Sartre
    B) Bergson

    II)A) Je montre qu'il est un sophisme de croire que plus il y a de choix, plus nous sommes libres. ex: choix de pouvoir se droguer = asservissement à ses désirs.
    B) Sociologiquement l'individu est déterminé par son origine sociale (Pour un ES Bourdieu eût été le bien venu.)
    C) Thèse de Spinoza

    III)A) retour sur une définition classique de la liberté ex: se mouvoir, s'exprimer, etc...
    B) Conception grec de la liberté déterminée par les lois dans l'intérêt commun.
  • en effet, bourdieu aurait été une bonne idée. dommage que je n'y ais pas pensé :/
    d'autres avis :D
  • Quand je lis les posts je me pose quand même une question! Quelle méthode de la dissert vous a t'on donné? Parce que dans ton post Nicoulas tu cites des auteurs dans chaque partie. Et ça m'interloque car mon prof nous a fortement déconseillé de citer des auteurs dans chaque sous partie, soi disant il faut citer pour appuyer une réflexion mais pas citer toujours ou faire un catalogue de thèses d'auteurs. Attention je ne dis pas que ma méthode est la meilleure simplement ça m'intéresse de voir de quelle manière de différents élèves ont été conseillés niveau dissert. Après peut être que tu as réellement expliqué avant et que tu n'as simplement pas écrit le tout sur le forum! :-)


    PS : j'ai pris pourquoi chercher à se connaître soi même donc je ne peux pas vraiment partager ma pensée sur votre sujet. Je sais qu'une amie a parlé de l'habitus et du lien social avec les types de solidarité ! Voila tout ce que je peux vous dire
    :-) bon courage à tous pour demain !!
  • cr0ustibat a écrit:
    Quand je lis les posts je me pose quand même une question! Quelle méthode de la dissert vous a t'on donné? Parce que dans ton post Nicoulas tu cites des auteurs dans chaque partie. Et ça m'interloque car mon prof nous a fortement déconseillé de citer des auteurs dans chaque sous partie, soi disant il faut citer pour appuyer une réflexion mais pas citer toujours ou faire un catalogue de thèses d'auteurs. Attention je ne dis pas que ma méthode est la meilleure simplement ça m'intéresse de voir de quelle manière de différents élèves ont été conseillés niveau dissert. Après peut être que tu as réellement expliqué avant et que tu n'as simplement pas écrit le tout sur le forum! :-)


    Ce n'est pas obligatoire de ne citer qu'un auteur par partie mais si on fait autrement il faut éviter l'effet catalogue.
    J'ai encore un peu ce défaut à BAC + 5 philo.

    Je pense qu'il est effectivement plus académique de prendre 3 auteurs et développer 3 aspects de leur pensée en raccord avec la thématique de la partie, puis d'articuler les 3 ensemble, c'est aussi de loin le plus simple.

    Après cela ne veut pas dire non plus que la partie ne contienne que le nom de l'auteur choisi : pour expliquer un argument de Kant on peut avoir recours à la critique de Nietzsche etc... mais on se concentre sur l'argumentation d'un auteur en particulier.

    Exemple :
    1-Sartre
    2-Spinoza
    3-Kant

    Sachant qu'il ne faut pas seulement que la troisième partie soit subtile (parce qu'elle contiendrait une vérité supérieure et serait augmentée par la réflexion qui l'a précédée): les trois doivent l'être.
  • Oui c'est ça, on nous a mis en garde presque contre le diable a les écouter.. "Ne citez surtout pas trop on s'en fout de votre cours on veut de la réflexion" Du coup en lisant le plan je me suis dit merde, soit j'ai été très mal conseillée, soit il y a un problème.. On nous a conseillé de s'en tenir à 3/4 citations maximum dans toute la dissertation. Je ne sais pas ce que ça vaut, ni si en ES les profs sont moins sévères qu'en L sur la méthode...

    édit : je m'étais arrêtée à la réponse que j'ai reçu par mail Spartacus. Maintenant que j'ai lu la fin nous avons eu tous deux les même conseils. Bien que les tiens soient plus explicites du fait du nb d'années d'études !
  • Plus je réfléchi à mon échec de cette année au CAPES de philo, plus je me dis que c'est à cause de ce défaut de méthode.

    Le sujet était les "limites de la connaissance", ma problématique était : "en quoi les limites sont indissociables de la connaissance?" j'ai fait :


    1) Les limites dans les entreprises de connaissance par la raison.

    a) Limité et illimité chez les premiers philosophes grecs.
    b) Kant et la critique de la raison pure : "que puis-je connaître?"
    c) Le cartésianisme : du doute à la limite.

    2) La question de l'expérience et du fondement des limites : il y a-t-il des connaissances illimitées?

    a) Husserl et l'épochè : suspension du monde pour accéder au transcendantal.
    b) Hume et l'induction : le problème de la connaissance par l'expérience.
    c) Nietzsche et la gaya scienza : les limites de la connaissance abolies par le vécu.

    3) L'inconnaissance comme science des limites et connaissance supérieure.

    a) Un renversement de la connaissance théorétique : poème de Jean de la Croix "toute science dépassant".
    b) Nicolas de Cues et la docte ignorance.
    c) Karl Jaspers et la connaissance de soi par les limites.



    Beaucoup de connaissances mais beaucoup trop "catalogue", pas assez articulées...j'ai eu 7. :(
  • Merde.. après il y a certainement la manière d'apprécier une dissert, certains aiment d'autres pas..
  • Oui, mais je pense que cette appréciation personelle reste assez dérisoire par rapport à la méthode.
  • Donc il faut impérativement éviter :
    1. Une troisième partie là "pour dire qu'il y a une troisième partie"
    2. Un catalogue de thèses.
  • Pour le 2 ème point, oui, mais par contre, je n'ai pas tout à fait compris le 1er point.

    Il faut impérativement une 3ème partie qui soit une troisième voie qui permette de répondre à la question mais les deux premières ne doivent pas être pour autant superficielles.
    Pour le dire autrement, la réflexion philosophique ne doit pas commencer en 3ème partie.
  • Je voulais en fait dire que la troisième partie ne devait pas être là pour meubler comme on le voit souvent, où reprendre bêtement ce qui a été dit dans la seconde partie. J'insistais sur l'importance de ne pas dire n'importe quoi dedans :)
  • Ah bah non en effet : c'est censé découler de la qualité de la réflexion menée jusqu'à là et la dépasser.
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