Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Merci, Jehan et lamaneur.

    Si l'occasion se présente, je ne dirai jamais "je ne sais auquel entendre" mais "je ne sais où donner de la tête" ou "je ne sais où donner de l'oreille".

    Et... dès que le printemps revient, je mettrai infaillement ces trois femmes à la porte pendant trente minutes chaque fois qu'elles se plaignent.

    Parce que, ces jours-ci, il fait très froid ici. :/
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Et... dès que le printemps revient, je mettrai infaillement ces trois femmes à la porte pendant trente minutes chaque fois qu'elles se plaignent.
    Voulais-tu écrire infailliblement ?
    En fait, je crois que ce qui convient ici est sans faute.
  • Tu as raison : infaillblement !
    Et, merci pour 'sans faute'.
    Amicalement. :)
  • JehanJehan Modérateur
    On peut aussi corriger le temps des verbes :
    Et... dès que le printemps reviendra, sans faute, je mettrai ces trois femmes à la porte pendant trente minutes chaque fois qu'elles se plaindront.

    ;)
  • C'est vrai.
    J'en ai honte.
    Dès que l'occasion pareille se présentera, je ne répéterai pas la même faute.

    Merci, Jehan. :)
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Rassure-toi, Hwang, la plupart des francophones qui parlent anglais font la même faute en sens inverse : le français utilise le futur là où l'anglais réclame le présent.
  • Cher lamaneur.

    Tu es vraiment.... (je n'arrive pas trouver une épithète convenable).
    Tu lis ce qui n'est pas écrit et entends ce qui n'est pas dit ; voilà le sens de cette épithète introuvée.
    Ta présence ici me donne beaucoup de courage ; merci ! :)
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Eh bien moi, je suis toujours très touché, vraiment, quand je vois des non-francophones s'intéresser au français et parvenir, à force de persévérance et de courage, à maîtriser notre langue aussi bien ou presque que bon nombre de francophones de naissance. C'est admirable.
    Par ailleurs, les questions qu'un non-francophone se pose et nous pose sont souvent intéressantes pour le francophone lui-même ; ça lui faire prendre conscience d'un certain nombre de difficultés qu'il n'avait pas soupçonnées, ça l'oblige à préciser sa pensée trop formatée par les habitudes de langage.
    Bref, c'est nécessairement un dialogue enrichissant mutuellement et je t'en remercie.
    Je souhaiterais pouvoir m'intéresser au coréen et l'apprendre de la même manière, mais ce sera probablement pour une autre vie.
  • lamaneur a écrit:
    [...] quand je vois des non-francophones s'intéresser au français et [...]

    D'Artagnan, Athos, Porthos, Aramis, Monseigneur Bienvenu Myriel, lamaneur, Jean Valjean, Éponine, Jehan, Anne(345), Javert, Jeanne, Julien(Rouge et Noir), Edmond Dantès, Rivière, Petit Prince, Guillaume, La Mole, Coconnas...

    Voilà ceux qui m’entraînent dans le beau monde de la belle langue francaise. :)
  • Voici mes propositions:

    1. Son père présent (en présence de son père), il changea de ton.
    Analyse : participe présent employé comme un adjectif, CCT. / (en présence de son père = Groupe nominal introduit par une locution prépositionnelle), CCT du verbe "changea"


    2. La fatigue réduit (amoindrit, diminue) nos forces.
    Analyse : groupe nominal sujet du verbe "réduit".


    3. Ces habitudes se prennent-elles dès notre plus tendre enfance?
    Analyse : Groupe nominal introduit par la préposition "dès", CCT du verbe « prennent-elles ».


    4. Maman aime nous voir tous réunis.
    Analyse : infinitif introduit par le pronom personnel « nous » / COD du verbe « aime ».


    5. En attendant les résultats, les concurrents trépignaient d’impatience. /
    Autre version à analyser: Dans l’attente des résultats,…

    Analyse : En attendant les résultats : proposition subordonnée gérondive / CCT du verbe « trépignaient »
    Dans l’attente des résultats : groupe nominal introduit par une locution prépositive « dans l’attente de », CCT du verbe « trépignaient ».


    6. Habillée de cette façon, elle était la plus belle.
    Analyse : Groupe participial (ici le pp est employé comme adjectif), CCT de manière du verbe « était »


    7. A l’entendre, il va réaliser des prodiges.
    Analyse : Infinitif introduit par la préposition « à », CCM du verbe « va réaliser »


    8. Depuis la mort de son épouse, il a peu à peu laissé tomber toutes ses activités.
    Analyse : Groupe nominal introduit par la préposition « depuis », CCT du verbe « a laissé tomber ».
  • illiade a écrit:
    Voici mes propositions:

    1. Son père présent (en présence de son père), il changea de ton.
    Analyse : participe présent employé comme un adjectif, CCT.
    proposition participiale, CC de cause
    / (en présence de son père = Groupe nominal introduit par une locution prépositionnelle), CC de cause du verbe "changea"


    2. La fatigue réduit (amoindrit, diminue) nos forces.
    Analyse : groupe nominal sujet du verbe "réduit". Oui


    3. Ces habitudes se prennent-elles dès notre plus tendre enfance?
    Analyse : Groupe nominal introduit par la préposition "dès", CCT du verbe « prennent».


    4. Maman aime nous voir tous réunis.
    Analyse : groupe verbal à noyau infinitif / COD du verbe « aime ».


    5. En attendant les résultats, les concurrents trépignaient d’impatience. /
    Autre version à analyser: Dans l’attente des résultats,…

    Analyse : En attendant les résultats : groupe verbal à noyau gérondif / CCT du verbe « trépignaient »
    Dans l’attente des résultats : groupe nominal introduit par la préposition « dans », CC de cause du verbe « trépignaient ».


    6. Habillée de cette façon, elle était la plus belle.
    Analyse : Groupe participial (ici le pp est employé comme adjectif), épithète détachée

    7. A l’entendre, il va réaliser des prodiges.
    Analyse : Proposition juxtaposée à noyau infinitif.

    8. Depuis la mort de son épouse, il a peu à peu laissé tomber toutes ses activités.
    Analyse : Groupe nominal introduit par la préposition « depuis », CCT du verbe « a laissé tomber ». Oui
  • JehanJehan Modérateur
    N'ayant pas de sujet propre, "À l'entendre" peut difficilement être considéré comme une proposition, fût-elle infinitive. C'est un groupe infinitif introduit par une préposition, équivalant à "Selon ses dires".
  • Merci Jehan.

    Question subsidiaire: est-ce que lorsque le participe passé est employé comme adjectif et qu'il est apposé, on le nomme : épithète détachée...ou je m'emmêle les pinceaux ?

    Quelle différence entre un "groupe" et une "proposition" (la présence d'un verbe?)...
  • JehanJehan Modérateur
    En ce qui concerne l'adjectif et le participe, "apposé" et "épithète détachée" désignent la même fonction, mais "épithète détachée" est un terme plus rigoureux.

    Une proposition peut parfois avoir son verbe sous-entendu, mais elle comporte toujours un sujet propre en plus du verbe. Exemple : la proposition participiale relevée par Anne345.
    Son père présent, = Son père étant présent
    J'en profite pour te signaler une erreur; présent n'est pas un participe présent, mais un adjectif (le contraire d'absent).

    En revanche, dans ""À l'entendre" il y a bien un verbe à l'infinitif, mais il n'a pas de sujet propre. Ce n'est donc pas une proposition infinitive. C'est un simple "groupe infinitif".
  • Quelle serait la fonction de "à l'entendre" ?
  • JehanJehan Modérateur
    Anne345 a écrit:
    Quelle serait la fonction de "à l'entendre" ?

    La même que "Selon ses dires", par exemple.
    Cela se rapproche de ces adverbes qui servent au locuteur à nuancer son opinion sur le reste l'énoncé.
    Donc CC.

    Et si c'était une proposition, comme vous le dites...
    De quel type serait-elle donc, indépendamment de sa fonction ?
    Je ne vois vraiment pas.

    Cette construction à + verbe à l'infinitif est mentionnée par Riegel, p.856,
    dans une remarque à propos du gérondif.
    Il y est noté que les emplois de cette construction infinitive sont proches de ceux du gérondif.
    Lequel ne constitue nullement une proposition...
  • Oui, CC, ou CP dit Wilmet, mais CC de quel type ? Il a un nom ?

    Je voyais une genre d'incise, ce qui dispensait de donner une fonction !
    Une infinitive peut ne pas avoir de sujet : Ne pas dépasser la dose prescrite.
  • JehanJehan Modérateur
    Il est peut-être un peu vain, comme le dit Wilmet, de vouloir absolument donner une étiquette précise à tous les compléments circonstanciels.
    Comment étiquetteriez-vous, par exemple, le CC de "Selon lui",
    au sens bien proche de notre "À l'entendre" ?

    Ne pas dépasser la dose prescrite. est certes une infinitive sans sujet,
    mais ce n'est pas une subordonnée infinitive. Elle est entièrement autonome, ce qui n'est pas le cas de À l'entendre.

    Une proposition incidente (Riegel, p. 770) sert à insérer un commentaire sur un discours, ce qui rappelle certes un peu notre "À l'entendre". Notons cependant que toutes les incidentes évoquées par Riegel sont des phrases avec verbe conjugué ("j'espère", "vous savez", "il est vrai") , jamais des syntagmes introduits par une préposition.
  • SandooSandoo Membre
    Bonjour,

    J'ai passé un concours hier et il y a des analyses que je n'ai pas pu. N'arrivant pas à trouver les réponses, je me permets de vous les soumettre. Merci pour vos réponses.

    Quelles sont tes pires criantes ?
    Quelles est adjectif interro
    Fonction attribut ?

    Ce n'est qu'un au revoir
    Que est un adverbe ou ue conjonction de subordination ?

    J'aimerais que les élèves deviennent plus soigneux
    Plus soigneux est-il attribut ou complément de manière ?

    Toute la richesse du monde ne me serait du moindre secours
    Toute la : pronom indéfini ?

    Réponds ce que tu veux
    ce que tu veux : COD ?

    Avoir de l'orgueil n'est pas sa plus grande force
    Avoir de l'orgueil : COI ?

    Vert de rage, il gagna le 2e étage
    Rage est-il complément du nom ?

    C'est une somme de travail que tu n'as pas prévue
    de travail : complément du nom ?


    Isabelle, n'est pas réelle, cette femme est un personnage sorti de son imagination
    cette : déictique

    Si ton vélo n'est pas en état, prends donc le mien
    le mien : anaphorique ?

    Que Charlotte nie m'a surpris
    Que : ?

    Merci bp pour vos lumières.

    Sandoo
  • JehanJehan Modérateur

    Quelles sont tes pires craintes ?
    Quelles est adjectif interro
    Fonction attribut ?
    Oui. Attribut du sujet "tes pires craintes".

    Ce n'est qu'un au revoir.
    Que est un adverbe ou une conjonction de subordination ?
    Si c'était une conjonction de subordination, il serait suivi d'une proposition avec verbe conjugué, ce qui n'est pas le cas.
    C'est un élément de la locution adverbiale ne...que, signifiant "seulement".
    C'est seulement un au revoir.


    J'aimerais que les élèves deviennent plus soigneux
    Plus soigneux est-il attribut ou complément de manière ?
    Le verbe devenir étant un verbe d'état, l'adjectif qui le suit est forcément un attribut du sujet "élèves".

    Toute la richesse du monde ne me serait du moindre secours.
    Toute la : pronom indéfini ?
    Le mot toute , ici, ne remplace pas un autre mot.
    Cela ne peut donc pas être un pronom.
    C'est un adjectif qui a le sens de "entière" et qui qualifie le nom "richesse".


    Réponds ce que tu veux .
    ce que tu veux : COD ?
    Oui. Tu réponds quelque chose.

    Avoir de l'orgueil n'est pas sa plus grande force.
    Avoir de l'orgueil : COI ?
    Drôle d'idée... Impossible, puisqu'un COI serait introduit par une préposition (à, de...).
    Ce groupe infinitif est tout simplement sujet de "est".
    Il équivaut à un GN sujet.


    Vert de rage, il gagna le deuxième étage.
    Rage est-il complément du nom ?
    C'est impossible, puisqu'il n'y a pas d'autre nom que "rage" dans la phrase.
    "de rage" est complément de l'adjectif "Vert", avec une nuance causale.


    C'est une somme de travail que tu n'as pas prévue.
    de travail : complément du nom ?
    Oui, complément du nom "somme".

    Isabelle n'est pas réelle, cettefemme est un personnage sorti de son imagination.
    cette : déictique
    C'est un anaphorique.
    Ce déterminant démonstratif détermine le nom "femme".
    Le GN "cette femme" renvoie au nom "Isabelle".


    Si ton vélo n'est pas en état, prends donc le mien.
    le mien : anaphorique ?
    Oui, ce pronom possessif renvoie au nom "vélo".

    Que Charlotte nie m'a surpris.
    Que : ?
    "Que Charlotte nie" est une complétive, sujet de "a surpris".
    Elle est remplaçable par un GN sujet : "La réponse de Charlotte", par exemple.
    Que est une conjonction de subordination introduisant cette complétive.
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