Grammaire française Participe passé

Bonjour, les phrases "Tu vas voir ce dont je suis capable" et "Tu vas voir de quoi je suis capable" sont-elles indifféremment correctes? J'ai l'impression que la deuxième ne l'est pas mais je ne saurais pas dire pourquoi.
J'ai toujours dit "ce dont".

Merci

Réponses

  • Je pense que la seconde est incorrecte parce que, le verbe voir étant transitif direct, il n'est jamais suivi d'un COI, qui peut être introduit par la préposition de.
  • JehanJehan Modérateur
    "de quoi je suis capable" est tout aussi correct.
    Il s'agit d'une relative substantive indéfinie en fontion de COD, équivalant à un GN ( = "mes capacités"). Le pronom quoi, comme le signale Riegel p.816, est alors obligatoirement suivi d'une préposition. Et cela n'a rien à voir avec le caractère direct ou indirect de la transitivité du verbe de la principale, mais avec le verbe (ou l'adjectif) de la subordonnée.
    Je suis capable de...
  • J'ai failli ajouter " Jehan confirmera peut-être. " J'aurais dû.
    L'on devrait vraiment se procurer cette grammaire Riegel, depuis le temps que vous la citez Jehan.
  • JehanJehan Modérateur
    Elle est mentionnée dans "Lectures suggérées" sur cette page :
    https://www.etudes-litteraires.com/grammaire.php
  • SPQRSPQR Membre
    Merci Jehan pour vos lumières :)
  • Bonjour,

    Dans la phrase : "Tu vas voir ce dont je suis capable", doit on considérer "ce dont je suis capable" comme une proposition subordonnée relative périphrastique ?

    Je doute à cause de deux éléments :
    - il me semblait que les relatives périphrastiques ne pouvaient être introduites que par les groupes pronominaux "ce que" et "ce qui".
    - Je me demande aussi si la subordonnée ne peut pas être une interrogative indirecte à cause de la question sous-jacente et de la fonction COD (il me semble) de la proposition.

    Merci d'avance.
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Une relative périphrastique (équivalent d'un GN) peut être introduite par les pronoms celui (variable) suivi des relatifs qui, que, dont, auquel... ou ce, suivi des relatifs qui, que, dont, à quoi...
    C'est le cas ici.

    Tu vas voir ce dont je suis capable = Tu vas voir mes capacités.

    Et la fonction COD n'oblige nullement cette proposition à être une interrogative indirecte.
    D'ailleurs, je vois mal quelle serait la question sous-jacente.
  • Jehan a écrit:
    Bonjour.

    Une relative périphrastique (équivalent d'un GN) peut être introduite par les pronoms celui (variable) suivi des relatifs qui, que, dont, auquel... ou ce, suivi des relatifs qui, que, dont, à quoi...
    C'est le cas ici.

    Tu vas voir ce dont je suis capable = Tu vas voir mes capacités.

    Et la fonction COD n'oblige nullement cette proposition à être une interrogative indirecte.
    D'ailleurs, je vois mal quelle serait la question sous-jacente.



    Bonsoir,

    De quoi es-tu capable ?
    Je me demande de quoi tu es capable.
  • JehanJehan Modérateur
    Certes, mais on peut vouloir montrer ce dont on est capable à quelqu'un qui ne s'est pas posé la question !
  • Bonsoir,

    Merci beaucoup pour cette réponse très claire.
    Donc, si je comprends bien, en tant qu'équivalent d'un GN, la relative périphrastique peut occuper n'importe quelle fonction du nom ?
    Savez-vous si les grammaires s'accordent sur la pluralité des éléments qui peuvent introduire la relative périphrastique ?
    C'est vrai que je me posais aussi la question pour le pronom "celui", qui me parait plus surprenant. Est-ce que cela empêche la relative d'être dite périphrastique si on peut repérer l'antécédent du pronom "celui" dans le texte (puisque les relatives substantives sont normalement sans antécédent) ? Ou il faudrait que l'antécédent soit dans la phrase ? Ou même est-ce que cela ne change rien que l'on puisse repérer l'antécédent, enfin, à quoi réfère le "celui" ? J'espère que j'arrive à m'expliquer.


    Effectivement, je pensais à la question de Roméo.
    J'avoue que j'ai parfois du mal à voir quand il y a une question implicite ou pas.
    Par exemple, dans "Je sais qui est venu", on pourrait le dire à quelqu'un qui ne s'est pas posé la question, non ?
  • JehanJehan Modérateur
    Donc, si je comprends bien, en tant qu'équivalent d'un GN, la relative périphrastique peut occuper n'importe quelle fonction du nom ?
    Oui, tout comme les véritables relatives sans antécédent.
    Est-ce que cela empêche la relative d'être dite périphrastique si on peut repérer l'antécédent du pronom "celui" dans le texte (puisque les relatives substantives sont normalement sans antécédent) ?
    Effectivement, si le pronom celui / celle représente un nom exprimé, comme le signale la grammaire Riegel, ce n'est plus une relative périphrastique : Voici votre maison, et celle que je me suis fait construire.
  • D'accord, merci beaucoup :)
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