Fiches méthode Bac de français 2021

question préalable, je ne trouve pas les parties, et les points a confronter bonjour,

j'ai une question préalable type bac, elle est a rendre, mais elle ne sera pas noté,
les œuvres :
texte a : "la ville" les campagnes hallucinées, verhaeren 1893
texte b : "le crepuscule du matin" les fleurs du mal, baudelaire, 1857
texte c : "a new york" ethiopiques, leopold sédar senghor 1956

merci de m'aidez vraiment car là, je suis perdue

Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Affiche au moins les textes... Et précise tout de même la question posée.
    Un petit début de réflexion personnelle serait aussi apprécié.
  • La question est : Quelle image de la ville est developpée dans ces trois poèmes ?
    La Ville
    Tous les chemins vont vers la ville.

    Du fond des brumes,Là-bas, avec tous ses étages
    Et ses grands escaliers et leurs voyages
    Jusques au ciel, vers de plus hauts étages,
    Comme d'un rêve, elle s'exhume.

    Là-bas,
    Ce sont des ponts tressés en fer
    Jetés, par bonds, à travers l'air;
    Ce sont des blocs et des colonnes
    Que dominent des faces de gorgones;
    Ce sont des tours sur des faubourgs,
    Ce sont des toits et des pignons,
    En vols pliés, sur les maisons;
    C'est la ville tentaculaire,
    Debout,
    Au bout des plaines et des domaines.

    Des clartés rouges
    Qui bougent
    Sur des poteaux et des grands mâts,
    Même à midi, brûlent encor
    Comme des œufs monstrueux d'or,
    Le soleil clair ne se voit pas:
    Bouche qu'il est de lumière, fermée
    Par le charbon et la fumée,

    Un fleuve de naphte et de poix
    Bat les môles de pierre et les pontons de bois;
    Les sifflets crus des navires qui passent
    Hurlent la peur dans le brouillard:
    Un fanal vert est leur regard
    Vers l'océan et les espaces.

    Des quais sonnent aux entrechocs de leurs fourgons,
    Des tombereaux grincent comme des gonds,
    Des balances de fer font choir des cubes d'ombre
    Et les glissent soudain en des sous-sols de feu;
    Des ponts s'ouvrant par le milieu,
    Entre les mâts touffus dressent un gibet sombre
    Et des lettres de cuivre inscrivent l'univers,
    Immensément, par à travers
    Les toits, les corniches et les murailles,
    Face à face, comme en bataille.

    Par au-dessus, passent les cabs, filent les roues,
    Roulent les trains, vole l'effort,
    Jusqu'aux gares, dressant, telles des proues
    Immobiles, de mille en mille, un fronton d'or.
    Les rails ramifiés rampent sous terre
    En des tunnels et des cratères
    Pour reparaître en réseaux clairs d'éclairs
    Dans le vacarme et la poussière.
    C'est la ville tentaculaire.
    La rue – et ses remous comme des câbles
    Noués autour des monuments –
    Fuit et revient en longs enlacements;
    Et ses foules inextricables
    Les mains folles, les pas fiévreux,
    La haine aux yeux,
    Happent des dents le temps qui les devance.
    A l'aube, au soir, la nuit,
    Dans le tumulte et la querelle, ou dans l'ennui,
    Elles jettent vers le hasard l'âpre semence
    De leur labeur que l'heure emporte.
    Et les comptoirs mornes et noirs
    Et les bureaux louches et faux
    Et les banques battent des portes
    Aux coups de vent de leur démence.

    Dehors, une lumière ouatée,
    Trouble et rouge, comme un haillon qui brûle,
    De réverbère en réverbère se recule.
    La vie, avec des flots d'alcool est fermentée.

    Les bars ouvrent sur les trottoirs
    Leurs tabernacles de miroirs
    Où se mirent l'ivresse et la bataille;
    Une aveugle s'appuie à la muraille
    Et vend de la lumière, en des boîtes d'un sou;
    La débauche et la faim s'accouplent en leur trou
    Et le choc noir des détresses charnelles
    Danse et bondit à mort dans les ruelles.
    Et coup sur coup, le rut grandit encore
    Et la rage devient tempête:
    On s'écrase sans plus se voir, en quête
    Du plaisir d'or et de phosphore;
    Des femmes s'avancent, pâles idoles,
    Avec, en leurs cheveux, les sexuels symboles.
    L'atmosphère fuligineuse et rousse
    Parfois loin du soleil recule et se retrousse
    Et c'est alors comme un grand cri jeté
    Du tumulte total vers la clarté:
    Places, hôtels, maisons, marchés,
    Ronflent et s'enflamment si fort de violence
    Que les mourants cherchent en vain le moment de silence
    Qu'il faut aux yeux pour se fermer.
    Telle, le jour – pourtant, lorsque les soirs
    Sculptent le firmament, de leurs marteaux d'ébène,
    La ville au loin s'étale et domine la plaine
    Comme un nocturne et colossal espoir;
    Elle surgit: désir, splendeur, hantise;
    Sa clarté se projette en lueurs jusqu'aux cieux,
    Son gaz myriadaire en buissons d'or s'attise,
    Ses rails sont des chemins audacieux
    Vers le bonheur fallacieux
    Que la fortune et la force accompagnent;
    Ses murs se dessinent pareils à une armée
    Et ce qui vient d'elle encore de brume et de fumée
    Arrive en appels clairs vers les campagnes.

    C'est la ville tentaculaire,
    La pieuvre ardente et l'ossuaire
    Et la carcasse solennelle.

    Et les chemins d'ici s'en vont à l'infini
    Vers elle.

    Emile Verhaeren, Les Campagnes hallucinées, 1893

    Le crépuscule du matin

    La diane chantait dans les cours des casernes,
    Et le vent du matin soufflait sur les lanternes.

    C'était l'heure où l'essaim des rêves malfaisants
    Tord sur leurs oreillers les bruns adolescents ;
    Où, comme un oeil sanglant qui palpite et qui bouge,
    La lampe sur le jour fait une tache rouge ;
    Où l'âme, sous le poids du corps revêche et lourd,
    Imite les combats de la lampe et du jour.
    Comme un visage en pleurs que les brises essuient,
    L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient,
    Et l'homme est las d'écrire et la femme d'aimer.

    Les maisons çà et là commençaient à fumer.
    Les femmes de plaisir, la paupière livide,
    Bouche ouverte, dormaient de leur sommeil stupide ;
    Les pauvresses, traînant leurs seins maigres et froids,
    Soufflaient sur leurs tisons et soufflaient sur leurs doigts.
    C'était l'heure où parmi le froid et la lésine
    S'aggravent les douleurs des femmes en gésine ;
    Comme un sanglot coupé par un sang écumeux
    Le chant du coq au loin déchirait l'air brumeux ;
    Une mer de brouillards baignait les édifices,
    Et les agonisants dans le fond des hospices
    Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux.
    Les débauchés rentraient, brisés par leurs travaux.

    L'aurore grelottante en robe rose et verte
    S'avançait lentement sur la Seine déserte,
    Et le sombre Paris, en se frottant les yeux,
    Empoignait ses outils, vieillard laborieux.
    Baudelaire 1857


    A NEW YORK ethiopiques léopold senghor, 1956
    New York ! D'abord j'ai été confondu par ta beauté, ces grandes filles d'or aux jambes longues.
    Si timide d'abord devant tes yeux de métal bleu, ton sourire de givre
    Si timide. Et l'angoisse au fond des rues à gratte-ciel
    Levant des yeux de chouette parmi l'éclipse du soleil.
    Sulfureuse ta lumière et les fûts livides, dont les têtes foudroient le ciel
    Les gratte-ciel qui défient les cyclones sur leurs muscles d'acier et leur peau patinée de pierres.
    Mais quinze jours sur les trottoirs chauves de Manhattan
    - C'est au bout de la troisième semaine que vous saisit la fièvre en un bond de jaguar
    Quinze jours sans un puits ni pâturage, tous les oiseaux de l'air
    Tombant soudain et morts sous les hautes cendres des terrasses.
    Pas un rire d'enfant en fleur, sa main dans ma main fraîche
    Pas un sein maternel, des jambes de nylon. Des jambes et des seins sans sueur ni odeur.
    Pas un mot tendre en l'absence de lèvres, rien que des coeurs artificiels payés en monnaie forte
    Et pas un livre où lire la sagesse. La palette du peintre fleurit des Cristaux d,2 corail.
    Nuits d'insomnie ô nuits de Manhattan i si agitées de feux follets, tandis que les klaxons hurlent des heures vides
    Et que les eaux obscures charrient des amours hygiéniques, tels des fleuves en crue des cadavres d'enfants.

    Parties auxquels j'avais pensées :

    * La population
    * le cadre spatial
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