Grammaire du français

Analyse grammaticale

178101213187

Réponses

  • Ne... jamais plus : locution négative
    rien : pronom indéfini COD de prêter
  • ok,

    est-ce qu'on analyse la locution négative ou non?
  • Oui, comme un adverbe, puisque l'expression complète serait locution adverbiale de négation, sauf si on s'arrête à l'analyse des groupes.
  • Bonjour,

    Je vous pose cette question car les conventions d'analyse de l'adverbe semblent varier.
    J'avais lu dans une grammaire que l'adverbe pouvait avoir trois fonctions possibles: celle de modifier un verbe, un adjectif ou un autre adverbe.

    On peut aussi parler d'adverbe de manière, de temps, etc.

    Mais une fois qu'on a dit cela, il n'y a plus place pour parler de la fonction "complément circonstanciel de manière" par exemple.
    Or on considère souvent que l'adverbe a la fonction de complément circonstanciel.

    Et voilà que je tombe sur un texte qui semble différencier adverbe et complément (voir doc ci-dessous p.82 B. b.):

    https://manuelsanciens.blogspot.fr/2013/04/enseignement-de-la-grammaire.html

    Du coup, je me demande qu'elle est la manière orthodoxe d'analyser l'adverbe au niveau de la fonction: par exemple "lentement": "modifie le verbe" ou complément circonstanciel de manière, ou le deux ? Etc.

    Merci d'avance !
  • Je ne sais pas si c'est ce que tu appelles "analyse orthodoxe" mais on retrouve les même préconisations dans
    Cours d'analyse grammaticale de Maurice Grevisse :
    [Lien invalide.]
    là : https://www.cordial.fr/grammaire/
    et sur d'autres sites.
    L'analyse de l' adverbe doit mettre en évidence sa fonction, et sa nature.
    1. sa fonction : un adverbe peut modifier un verbe (Il marche lentement), un adjectif (Il est trop fort), un autre adverbe (Il marche trop lentement).
    2. sa nature : selon leur sens on classe habituellement les adverbes en sept catégories (manière, quantité, temps, lieu, affirmation, négation et doute).

    La description de l' adverbe aura donc cette forme :
    Il marche lentement
    lentement = adverbe de manière, complément de marche.
    Il est trop fort.
    trop = adverbe d'intensité, complément de fort.
    Avec parfois des variations sur les natures d'adverbe et sur la nature de ce qui est modifié.
  • Merci beaucoup, Anne.
    Donc les adverbes sont toujours des compléments ?
  • Oui, sauf s'il est connecteur (adverbe de phrase), interrogatif ou exclamatif, adverbe modal , s'il a valeur de nom ou d'adjectif...
  • Comment analyseriez le mot "parfois" dans la phrase suivante:

    Charles et moi, parfois, nous amusions à les aider.

    Merci !
  • JehanJehan Modérateur
    C'est un adverbe CC de temps, qui modifie la phrase entière, puisqu'il est mobile.
  • Merci Jehan :)
  • Bonjour~.
    Une petite question s'il vous plait.
    Pendant ce temps, M. Valenod essayait d’éloigner une scène décisive avec son ancien patron, en prenant lui-même l’air audacieux envers lui. Ce jour-là ce système réussit, mais augmenta l’humeur du maire.
    Jamais la vanité aux prises avec tout ce que le petit amour de l’argent peut avoir de plus âpre et de plus mesquin n’ont mis un homme dans un plus piètre état que celui où se trouvait M. de Rênal, en entrant au cabaret. Jamais au contraire ses enfants n’avaient été plus joyeux et plus gais. Ce contraste acheva de le piquer.

    Je ne peux pas trouver le sujet de la phrase soulignée.
    Il me semble que 'la vanité' est un sujet, mais le verbe est mis au pluriel : 'n'ont mis'.

    Qu'est-ce qui m'échappe ?

    Amicalement.
  • JehanJehan Modérateur
    Il semble que dans l'esprit de l'auteur, il y ait deux sujets sémantiques, si je puis me permettre ce terme: "la vanité" et "tout ce que le petit amour de l'argent...". S'ils avaient été coordonnés par un simple "et", par "ainsi que", ou même par un simple "avec", on aurait mieux compris l'accord. Mais ici, l'on a "aux prises avec", et l'accord du verbe au pluriel est assez étrange.
  • Certaines éditions en ligne ont mis le verbe au singulier.
    Celle de la Librairie ancienne Honoré Champion de 1923
    indique une note :
    Page 253. ... n'ont mis... — L. : ... n'a mis...
    J'interprète L. comme "Lire"...
  • Bonjour,
    Censément une faute.
    Cordialement.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    La faute, car c'en est une, existe dans la première édition de Le Rouge et le Noir chez Levavasseur, disponible sur Gallica (1831). L'édition n'a pas dû être bien soignée ni bien relue, car le même paragraphe contient une faute grossière à la fin :
    [lien invalide]660862N8623298JPEG271271DM.png][lien invalide]/660862N8623298JPEG271271DM.png[/img][/url]
    Ce joyeux gais n'a aucun sens. Le tout était déjà rectifié dans cette édition de 1866, et la ponctuation totalement revue :
    [lien invalide]160482books.png][lien invalide]/160482books.png[/img][/url]
  • Merci à tous.
    Je vous souhaite une très bonne journée. :)
  • Bonjour.
    Aidez-moi à analyser une phrase, s'il vous plait.
    Quoi qu'il en soit, même tombés, surtout tombés, ils sont augustes, ces hommes qui, sur tous les points de l'univers, l'oeil fixé sur la France, luttent pour la grande oeuvre avec la logique inflexible de l'idéal ; ils donnent leur vie en pur don pour le progrès ; ils accomplissent la volonté de la providence ; ils font un acte religieux. À l'heure dite, avec autant de désintéressement qu'un acteur qui arrive à sa réplique, obéissant au scénario divin, ils entrent dans le tombeau. Et ce combat sans espérance, et cette disparition stoïque, ils l'acceptent pour amener à ses splendides et suprêmes conséquences universelles le magnifique mouvement humain irrésistiblement commencé le 14 juillet 1789. Ces soldats sont des prêtres. La révolution française est un geste de Dieu.

    Dans la phrase soulignée, il y a deux choses que je ne comprends pas.
    1. Dans 'ils l'acceptent...', quel est le référent du pronom 'l'(le? la?)' ?
    2. Dans 'pour amener à ses splendides et suprêmes conséquences universelles le magnifique mouvement humain...', qui est le possesseur de l'adjectif possessif 'ses' ?

    Je souhaite que ma question soit claire.

    Amicalement.
  • JehanJehan Modérateur
    Le pronom l' peut ici, je crois, être considéré comme un pronom neutre équivalant à cela.
    ils l'acceptent = ils acceptent cela ( ce combat et cette disparition).


    ses splendides et suprêmes conséquences universelles
    Le possesseur est dans la suite de la phrase.
    Ce sont les splendides et suprêmes conséquences universelles du magnifique mouvement humain irrésistiblement commencé le 14 juillet 1789.
  • Je comprends.... mais difficilement....
    Si je trébuche au cours de la lecture, c'est sa faute Hugo.

    Grand merci, Jehan. :)
  • Pour moi, l' n'est pas neutre, il ne reprend pas toute une idée, mais seulement ce combat ou cette disparition . Cela s'apparente à un latinisme.
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.