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Molière, L'École des femmes, acte II, scène 5 — Forum littéraire

Fiches méthode Bac de français 2021

S'il vous plaît, aidez-moi !
Voici l'extrait à traiter :
ARNOLPHE
Oui, mais que faisait-il étant seul avec vous?

AGNES
Il disait qu'il m'aimait d'une amour sans seconde,
Et me disait des mots les plus gentils du monde,
Des choses que jamais rien ne peut égaler,
Et dont, toutes les fois que je l'entends parler,
La douceur me chatouille, et là dedans remue
Certain je ne sais quoi dont je suis tout émue.

ARNOLPHE, bas, à part.
O fâcheux examen d'un mystère fatal,
Où l'examinateur souffre seul tout le mal!

(Haut.)

Outre tous ces discours, toutes ces gentillesses,
Ne vous faisait-il point aussi quelques caresses?

AGNES
Oh! tant! il me prenait et les mains et les bras,
Et de me les baiser il n'était jamais las.

ARNOLPHE
Ne vous a-t-il point pris, Agnès, quelque autre chose?

(La voyant interdite.)

Ouf!

AGNES
Eh! il m'a...
ARNOLPHE
Quoi?

AGNES
Pris...

ARNOLPHE
Euh?

AGNES
Le...

ARNOLPHE
Plaît-il?

AGNES
Je n'ose,
Et vous vous fâcherez peut-être contre moi.

ARNOLPHE
Non.

AGNES
Si fait.

ARNOLPHE
Mon Dieu! non.

AGNES
Jurez donc votre foi.

ARNOLPHE
Ma foi, soit.

AGNES
Il m'a pris... Vous serez en colère.

ARNOLPHE
Non.

AGNES
Si.

ARNOLPHE
Non, non, non, non. Diantre! que de mystère!
Qu'est-ce qu'il vous a pris?

AGNES
Il...

ARNOLPHE, à part.
Je souffre en damné.

AGNES
Il m'a pris le ruban que vous m'aviez donné.
A vous dire le vrai, je n'ai pu m'en défendre.
Voici mon introduction :
Au XVII ème siècle, durant le mouvement littéraire du classicisme, une pièce de théâtre est écrite par Molière. Ce passage représente un quiproquo entre Arnolphe faisant allusion au pucelage et Agnès a son ruban. Ainsi les registres employés sont le registre comique exprimé par le malentendu entre ces deux personnages et la naïveté d’Agnès, aussi le registre tragique où Arnolphe souffre seul face à ce drame. De plus les thèmes utilisés sont ceux de l’amour et de la religion. La problématique de cet extrait est: En quoi ce quiproquo montre-t-il la naïveté d’Agnès face à la souffrance d’Arnolphe ? révèle d’abord le malentendu entre Agnès et Arnolphe, ensuite l’effet comique.
merci d'avance
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Réponses

  • Bonsoir,
    Je dois identifier tous les quiproquos présents dans L'école des femmes de Molière, dans l'acte II , scène 5.
    Voici le lien avec le texte : Texte : Acte II, scène 5

    J'ai réussi a identifier deux quiproquos :

    - L'un porte sur le fait que Arnolphe demande à Agnès si elle a dormi avec Horace, (il demande si Horace lui a pris quelque chose) alors qu'elle, prend les paroles d'Arnolphe au sens propre et lui dit que Horace lui a pris un ruban.

    - L'autre porte sur le fait que Arnolphe suggère à Agnès qu'ils doivent se marier, et Agnès commprend tout d'abord, que Arnolphe suggère qu'elle se marie avec Horace. Arnolphe brise le quiproquo à la fin de la scène.

    Voici ma question :
    A votre avis, a-t-ol des autres quiproquos dans la scène? Si vous en trouvez, pourrez-vous les indiquer ici?

    Merci beaucoup
    Unknown
  • Bonsoir l'Inconnue,

    Non seulement dans cet extrait il y a des quiproquos (dont ceux que tu as relevés) mais il y a également des équivoques :

    - "Le petit chat est mort" (référence au pucelage d'Agnès ?)

    - "La douceur me chatouille, et là dedans remue
    Certain je ne sais quoi dont je suis tout émue." (évident, non ?)

    - "Oh! tant! il me prenait et les mains et les bras,
    Et de me les baiser il n'était jamais las." (le double sens du verbe "baiser" existait déjà à l'époque)

    cf. encore : "Passe pour le ruban. Mais je voulais apprendre
    S'il ne vous a rien fait que vous baiser les bras."

    - "Oui, je ne doute point que l'hymen ne vous plaise." (l'hymen, symbole du mariage, au point de donner son nom à ce qui s'offre au mari au moment du pucelage, désigne également l'acte sexuel même)

    Voilà. Bon courage !
  • yohannyohann Membre
    Bonjour à tous,

    J'aimerais vous demander un peu d'aide pour faire la composition d'un extrait de l'acte II scene 5 de L'École des femmes de Molière. (cliquez-ici pour lire le texte).

    Par "composition" je veux dire découper le texte en plusieurs parties et donner un titre à chaque partie puis les développer (analyse, procédés d'écriture, citation).
    AGNES
    Elle est fort étonnante, et difficile à croire.
    J'étais sur le balcon à travailler au frais,
    Lorsque je vis passer sous les arbres d'auprès
    Un jeune homme bien fait, qui, rencontrant ma vue,
    D'une humble révérence aussitôt me salue:


    Moi, pour ne point manquer à la civilité,
    Je fis la révérence aussi de mon côté.
    Soudain il me refait une autre révérence;
    Moi, j'en refais de même une autre en diligence;
    Et lui d'une troisième aussitôt repartant,
    D'une troisième aussi j'y repars à l'instant.
    Il passe, vient, repasse, et toujours de plus belle
    Me fait à chaque fois révérence nouvelle;
    Et moi, qui tous ces tours fixement regardais,
    Nouvelle révérence aussi je lui rendais:
    Tant que, si sur ce point la nuit ne fût venue,
    Toujours comme cela je me serais tenue,
    Ne voulant point céder, ni recevoir l'ennui
    Qu'il me pût estimer moins civile que lui.



    ARNOLPHE
    Fort bien.

    AGNES
    Le lendemain, étant sur notre porte,
    Une vieille m'aborde, en parlant de la sorte:
    "Mon enfant, le bon Dieu puisse-t-il vous bénir,
    Et dans tous vos attraits longtemps vous maintenir!
    Il ne vous a pas fait une belle personne,
    Afin de mal user des choses qu'il vous donne;
    Et vous devez savoir que vous avez blessé
    Un coeur qui de s'en plaindre est aujourd'hui forcé."


    ARNOLPHE, à part.
    Ah! suppôt de Satan! exécrable damnée!


    AGNES
    Moi, j'ai blessé quelqu'un? fis-je tout étonnée.
    "Oui, dit-elle, blessé, mais blessé tout de bon;
    Et c'est l'homme qu'hier vous vîtes du balcon."
    Hélas! qui pourrait, dis-je, en avoir été cause?
    Sur lui, sans y penser, fis-je choir quelque chose?
    "Non, dit-elle; vos yeux ont fait ce coup fatal,
    Et c'est de leurs regards qu'est venu tout son mal."
    Eh, mon Dieu! ma surprise est, fis-je, sans seconde;
    Mes yeux ont-ils du mal, pour en donner au monde?
    "Oui, fit-elle, vos yeux, pour causer le trépas,
    Ma fille, ont un venin que vous ne savez pas,
    En un mot, il languit, le pauvre misérable;
    Et s'il faut, poursuivit la vieille charitable,
    Que votre cruauté lui refuse un secours,
    C'est un homme à porter en terre dans deux jours."
    Mon Dieu! j'en aurais, dis-je, une douleur bien grande.
    Mais pour le secourir qu'est-ce qu'il me demande?
    "Mon enfant, me dit-elle, il ne veut obtenir
    Que le bien de vous voir et vous entretenir;
    Vos yeux peuvent eux seuls empêcher sa ruine,
    Et du mal qu'ils ont fait être la médecine."
    Hélas ! volontiers, dis-je; et, puisqu'il est ainsi,
    Il peut, tant qu'il voudra, me venir voir ici.
    ARNOLPHE, à part.
    Ah! sorcière maudite, empoisonneuse d'âmes,
    Puisse l'enfer payer tes charitables trames!


    AGNES
    Voilà comme il me vit, et reçut guérison.
    Vous-même, à votre avis, n'aije pas eu raison?
    Et pouvais-je, après tout, avoir la conscience
    De le laisser mourir faute d'une assistance?
    Moi qui compatis tant aux gens qu'on fait souffrir,
    Et ne puis, sans pleurer, voir un poulet mourir.
    Je pense qu'il y a deux parties (en gras et souligné) la première que j'ai appelé "première rencontre" et la seconde "naïveté".
    Suis-je sur le bon chemin ? pouvez-vous me dire comment dois-je procéder ?
    merci beaucoup
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Yohann,

    Oui, c'est pas mal !
    J'essaierais plutôt un plan révélant la personnalité d'Agnès.

    Un personnage de comédie à la fraîcheur et à la dignité exemplaires qui est tout le contraire de son protecteur.

    Une jeune femme bien ou mal élevée suivant le point de vue.
    Une innocente (naïve) au grand coeur
    Une jeune femme transformée par l'amour naissant
  • ARNOLPHE
    Oui, c'est un grand plaisir que toutes ces tendresses,
    Ces propos si gentils, et ces douces caresses;
    Mais il faut le goûter en toute honnêteté,
    Et qu'en se mariant le calme en soit ôté.

    AGNES
    N'est-ce plus un péché lorsque l'on se marie?

    ARNOLPHE
    Non.

    AGNES
    Mariez-moi donc promptement, je vous prie.

    ARNOLPHE
    Si vous le souhaitez, je le souhaite aussi;
    Et pour vous marier on me revoit ici.

    AGNES
    Est-ll possible?

    ARNOLPHE
    Oui.

    AGNES
    Que vous me ferez aise!

    ARNOLPHE
    Oui, je ne doute point que l'hymen ne vous plaise.

    AGNES
    Vous nous voulez, nous deux...

    ARNOLPHE
    Rien de plus assuré.

    AGNES
    Que. si cela se fait, je vous caresserai!

    ARNOLPHE
    Eh! la chose sera de ma part réciproque.

    AGNES
    Je ne reconnais point, pour moi, quand on se moque.
    Parlez-vous tout de bon?

    ARNOLPHE
    Oui, vous le pourrez voir.

    AGNES
    Nous serons mariés?

    ARNOLPHE
    Oui.

    AGNES
    Mais quand?

    ARNOLPHE
    Dès ce soir.

    AGNES, riant.
    Dès ce soir?

    ARNOLPHE
    Dès ce soir. Cela vous fait donc rire?

    AGNES
    Oui.

    ARNOLPHE
    Vous voir bien contente est ce que je désire.

    AGNES
    Hélas! que je vous ai grande obligation, Et qu'avec lui j'aurai de satisfaction!

    ARNOLPHE
    Avec qui?

    AGNES
    Avec.... Là...

    ARNOLPHE
    Là... Là n'est pas mon compte,
    A choisir un mari vous êtes un peu prompte.
    C'est un autre, en un mot, que je vous tiens tout prêt,
    Je dois commenter ce texte, mais je n'y parviens pas!! Qui pourrait m'aider ?

    Voici le plan du commentaire


    I) Quiproquo concernant le mariage/Amusement des lecteurs

    a ) Quiproquo concernant le mariage/Amusement des lecteurs
    b) Quiproquo rompu

    II) Caractères des personnages

    a) Arnolphe
    b) Agnès

    Merci davance!
  • Bonjour, je suis en seconde GT, et j'ai un devoir en français, tout d'abord, je dois dire quel sont les coutumes, les moeurs que molière souhaite critiquer à partir de quatres textes,commencons par le premier: l'école des femmes de molière:

    ARNOLPHE
    Oui, c'est un grand plaisir que toutes ces tendresses,
    Ces propos si gentils, et ces douces caresses;
    Mais il faut le goûter en toute honnêteté,
    Et qu'en se mariant le calme en soit ôté.

    AGNES
    N'est-ce plus un péché lorsque l'on se marie?

    ARNOLPHE
    Non.

    AGNES
    Mariez-moi donc promptement, je vous prie.

    ARNOLPHE
    Si vous le souhaitez, je le souhaite aussi;
    Et pour vous marier on me revoit ici.

    AGNES
    Est-ll possible?

    ARNOLPHE
    Oui.

    AGNES
    Que vous me ferez aise!

    ARNOLPHE
    Oui, je ne doute point que l'hymen ne vous plaise.

    AGNES
    Vous nous voulez, nous deux...

    ARNOLPHE
    Rien de plus assuré.

    AGNES
    Que. si cela se fait, je vous caresserai!

    ARNOLPHE
    Eh! la chose sera de ma part réciproque.

    AGNES
    Je ne reconnais point, pour moi, quand on se moque.
    Parlez-vous tout de bon?

    ARNOLPHE
    Oui, vous le pourrez voir.

    AGNES
    Nous serons mariés?

    ARNOLPHE
    Oui.

    AGNES
    Mais quand?

    ARNOLPHE
    Dès ce soir.

    AGNES, riant.
    Dès ce soir?

    ARNOLPHE
    Dès ce soir. Cela vous fait donc rire?

    AGNES
    Oui.

    ARNOLPHE
    Vous voir bien contente est ce que je désire.

    AGNES
    Hélas! que je vous ai grande obligation, Et qu'avec lui j'aurai de satisfaction!

    ARNOLPHE
    Avec qui?

    AGNES
    Avec.... Là...

    ARNOLPHE
    Là... Là n'est pas mon compte,
    A choisir un mari vous êtes un peu prompte.
    C'est un autre, en un mot, que je vous tiens tout prêt,
    Au départ je n'ai pas vraiment compris ce texte, j'ai donc fait des recherches et j'ai trouvé que c'était un quiproquo entre les deux personnages, peut être les moeurs sont la naiveté, mais bon c'est pas vraiment une habitude ...

    les autres textes sont: Dom Juan, Le misanthrope, et le Tartuffe, tous de Molière, j'y travaille, après une première lecture, je ne comprends pas le texte, donc je fais des recherches sur ces textes

    Merci d'avance !
  • JehanJehan Modérateur
    Arnolphe est le vieux tuteur d'Agnès. IL l'a élevée dans l'ignorance.
    Il veut l'obliger à se marier avec lui, alors qu'elle aime un garçon de son âge... Comprends-tu un peu mieux ?
  • bonjour !!

    en se moment j'étudie l' acte II scene 5 de l'écoles des femmes je doit faire un commentaire jusqu'au vers 502 !! :
    ARNOLPHE:
    La promenade est belle.

    AGNES :
    Fort belle.

    ARNOLPHE:
    Le beau jour!

    AGNES:
    Fort beau.

    ARNOLPHE:
    Quelle nouvelle?

    AGNES :
    Le petit chat est mort.

    ARNOLPHE:
    C'est dommage; mais quoi!
    Nous sommes tous mortels, et chacun est pour soi.
    Lorsque j'étais aux champs, n'a-t-il point fait de pluie?

    AGNES :
    Non.

    ARNOLPHE:
    Vous ennuyait-il?

    AGNES :
    Jamais je ne m'ennuie.

    ARNOLPHE :
    Qu'avez-vous fait encor ces neuf ou dix jours-ci?

    AGNES :
    Six chemises, je pense, et six coiffes aussi.

    ARNOLPHE, ayant un peu rêvé.:
    Le monde, chère Agnès, est une étrange chose!
    Voyez la médisance, et comme chacun cause!
    Quelques voisins m'ont dit qu'un jeune homme inconnu
    Etait, en mon absence, à la maison venu;
    Que vous aviez souffert sa vue et ses harangues.
    Mais je n'ai point pris foi sur ces méchantes langues,
    Et j'ai voulu gager que c'était faussement...

    AGNES:
    Mon Dieu! ne gagez pas, vous perdriez vraiment.

    ARNOLPHE:
    Quoi! c'est la vérité qu'un homme...

    AGNES:
    Chose sûre,
    Il n'a presque bougé de chez nous, je vous jure.

    ARNOLPHE, bas à part.:
    Cet aveu qu'elle fait avec sincérité
    Me marque pour le moins son ingénuité.

    (Haut.)

    Mais il me semble, Agnès, si ma mémoire est bonne,
    Que j'avais défendu que vous vissiez personne.

    AGNES:
    Oui; mais quand je l'ai vu, vous ignoriez pourquoi;
    Et vous en auriez fait, sans doute, autant que moi.

    ARNOLPHE:
    Peut-être. Mais enfin contez-moi cette histoire.

    AGNES:
    Elle est fort étonnante, et difficile à croire.
    J'étais sur le balcon à travailler au frais,
    Lorsque je vis passer sous les arbres d'auprès
    Un jeune homme bien fait, qui, rencontrant ma vue,
    D'une humble révérence aussitôt me salue:
    Moi, pour ne point manquer à la civilité,
    Je fis la révérence aussi de mon côté.
    Soudain il me refait une autre révérence;
    Moi, j'en refais de même une autre en diligence;
    Et lui d'une troisième aussitôt repartant,
    D'une troisième aussi j'y repars à l'instant.
    Il passe, vient, repasse, et toujours de plus belle
    Me fait à chaque fois révérence nouvelle;
    Et moi, qui tous ces tours fixement regardais,
    Nouvelle révérence aussi je lui rendais:
    Tant que, si sur ce point la nuit ne fût venue,
    Toujours comme cela je me serais tenue,
    Ne voulant point céder, ni recevoir l'ennui
    Qu'il me pût estimer moins civile que lui.
    j'ai fait mon introduction et mes deux parties sont :
    I) un intérrogatoire déguisé par arnolphe
    II) agnes comme un personnage ingénu

    le début du texte j'y suis arrivé jusqu'a " n'a-t-il point fait de pluie " pour la suite je suis une peu perdu si quelqu'un a quelques idées a me donner se serai vraiment gentille merci d'avance !!
  • bonjour je dois répondre à des questions concernant un extrait de l'école des femmes de Molière Acte II scène 5:
    ARNOLPHE
    Oui, c'est un grand plaisir que toutes ces tendresses,
    Ces propos si gentils, et ces douces caresses;
    Mais il faut le goûter en toute honnêteté,
    Et qu'en se mariant le calme en soit ôté.

    AGNES
    N'est-ce plus un péché lorsque l'on se marie?

    ARNOLPHE
    Non.

    AGNES
    Mariez-moi donc promptement, je vous prie.

    ARNOLPHE
    Si vous le souhaitez, je le souhaite aussi;
    Et pour vous marier on me revoit ici.

    AGNES
    Est-ll possible?

    ARNOLPHE
    Oui.

    AGNES
    Que vous me ferez aise!

    ARNOLPHE
    Oui, je ne doute point que l'hymen ne vous plaise.

    AGNES
    Vous nous voulez, nous deux...

    ARNOLPHE
    Rien de plus assuré.

    AGNES
    Que. si cela se fait, je vous caresserai!

    ARNOLPHE
    Eh! la chose sera de ma part réciproque.

    AGNES
    Je ne reconnais point, pour moi, quand on se moque.
    Parlez-vous tout de bon?

    ARNOLPHE
    Oui, vous le pourrez voir.

    AGNES
    Nous serons mariés?

    ARNOLPHE
    Oui.

    AGNES
    Mais quand?

    ARNOLPHE
    Dès ce soir.

    AGNES, riant.
    Dès ce soir?

    ARNOLPHE
    Dès ce soir. Cela vous fait donc rire?

    AGNES
    Oui.

    ARNOLPHE
    Vous voir bien contente est ce que je désire.

    AGNES
    Hélas! que je vous ai grande obligation, Et qu'avec lui j'aurai de satisfaction!

    ARNOLPHE
    Avec qui?

    AGNES
    Avec.... Là...

    ARNOLPHE
    Là... Là n'est pas mon compte,
    A choisir un mari vous êtes un peu prompte.
    C'est un autre, en un mot, que je vous tiens tout prêt,
    voici les questions :

    1. Quel est le quiproquo? Qu'a-t-il de particularièrement plaisant?
    quiproquo:
    Méprise qui fait prendre une chose, une parole ou une personne pour une autre.
    Le quiproquo est que Arnolphe suggère à Agnès qu'ils doivent se marier, et Agnès commprend tout d'abord, que Arnolphe suggère qu'elle se marie avec Horace. c'est plaisant car cela cré une confusion (pourriez vous m'aider à la développer s'il vous plaît)

    2. Quelle est la fonction des passages de stichomythie?
    stichomythie: échanges vif de répliques courtes entre deux locuteurs la fonction des passages de stichomythie est qu'elle cré un suspens est donne un rythme ralenti au dialogue.

    3. Arnolphe et Agnés sont-ils tous deux aussi ridicules aux yeux des spectateur? je dirais oui mais je ne sais pas comment l'expliquer c'est par rapport à la confusion [pourriez vous m'aidez s'il vous plaît.

    4 Quelle image du mariage au XVII e siècle Molière esquisse-t-il ici? L'image du mariage au XVII e siècle qu'esquisse Molière ici est que les femmes ne pouvaient pas choisir leur mari puisque certains hommes profitaient de leur richesse pour forcée une femme à se marier, on peut appeler cela un mariage forcé.

    5. Dans un paragraphe argumentatif, montrez comment l'ingénuité d'Agnès est ici mise en évidence. Quelle évolution percevez-vou au fil du dialogue? Je sais faire un paragraphe argumentatif mais je ne comprend pas le sujet pourriez vous m'expliquer s'il vous plaît.

    Voilà les questions est pour certaines, leurs réponses pourriez vous me dire si c'est correcte, est pour celle que je n'est pas répondu m'expliquer s'il vous plaît? merci d'avance
  • Bonjour,

    Ma prof de français m'a donné un commentaire composé à faire pour la rentrée sur l'extrait ci-dessous, j'aimerai bien avoir un avis et un peu d'aide si possible.
    Extrait : L’école des femmes de Molière Acte II scène 5



    Agnès
    Mariez-moi donc promptement, je vous prie.
    Arnolphe
    Si vous le souhaitez, je le souhaite aussi,
    Et pour vous marier on me revoit ici.
    Agnès
    Et-il possible ?
    Arnolphe
    Oui
    Agnès
    Que vous me feriez aise ! ( aise = contente)
    Arnolphe
    Oui, je ne doute point que l’hymen ne vous plaise ( Hymen = Mariage et hymen )
    Agnès
    Vous nous voulez, nous deux…
    Arnolphe
    Rien de plus assuré
    Agnès
    Que, si cela se fait, je vous caresserai !
    Arnolphe
    Hé ! La chose sera de ma part réciproque.
    Agnès
    Je ne reconnais point, pour moi, quand on se moque.
    Parlez-vous de tout bon ?
    Arnolphe
    Oui, vous le pourrez voir.
    Agnès
    Nous serions mariés ?
    Arnolphe
    Oui
    Agnès
    Mais quand ?
    Arnolphe
    Dès ce soir.
    Agnès riant
    Dès ce soir ?
    Arnolphe
    Dès ce soir. Cela vous fait donc rire ?
    Agnès
    Oui
    Arnolphe
    Vous voir contente Est-ce que je désire
    Agnès
    Hélas ! Que je vous ai obligation,
    Et qu’avec lui j’aurais de satisfaction !
    Arnolphe
    Avec qui ?
    Agnès
    Avec…, là…
    Arnolphe
    Là… : là n’est pas mon compte.
    A choisir un mari vous êtes peu prompte.
    C’est un autre en un mot, que je vous tiens tout prêt,
    Et quand au Monsieur, là, je prétends, s’il vous plaît, ( là = ça suffit aussi là = substitut ironique)
    Dût le mettre au tombeau le mal dont il vous berce
    Qu’avec lui désormais vous rompiez tout commerce ;
    Que, venant au logis, pour votre compliment ( = en guise de compliment)
    Vous lui fermiez au nez la porte honnêtement ;
    Et lui jetant, s’il heurte, un grès par la fenêtre, ( un grès = un pavé, une pierre)
    L’obligiez tout de bon à ne plus y paraître.
    M’entendez-vous Agnès ? Moi, caché dans un coin,
    De votre procédé je serai le témoin.
    Agnès
    Làs ! Il est si bien fait ! C’est…
    Arnolphe
    Ah ! Que de langage !
    Agnès
    Je n’aurais pas le cœur…
    Arnolphe
    Point de bruit d’avantange.
    Montez là-haut.
    Agnès
    Mais quoi ? Voulez- vous … ?
    Arnolphe
    C’est assez.
    Je suis maître, je parle : allez obéissez.
    Je n'arrive pas à faire l'entrée en matière. Je ne vois pas très bien à quoi cela correspond.
    J'ai par contre présenté le texte, mais je ne sais pas si c'est bien ce qu'on demande :


    Ce passage est extrait de l’Ecole des Femmes, pièce de théâtre écrite par Molière et représentée pour la première fois à Paris sur le théâtre du Palais-Royal le 26 décembre 1662 par la Troupe de Monsieur, frère unique du Roi. La pièce est comique, et son thème est le cocuage : un personnage qui a peur d‘être cocu qui planifie son mariage avec une fille simple d‘esprit. L’extrait se trouve au cœur de l’histoire.


    Et, je ne trouve pas la problématique...Donc, sans problématique, je ne vois pas comment faire mon plan..

    Mais j'ai des idées pour le développement.

    Quiproquo sur le thème du mariage
    Le « Mariez-moi » d‘Agnès ne précise pas avec qui
    Utilisation du « nous » qui a une signification différente selon les personnages
    Agnès : Nous = Horace et Agnès
    Arnolphe : Nous = Arnolphe et Agnès
    « Horace » n’est jamais prononcé
    Échange rapide : réponse
    Exemple:
    « Nous serions mariés ?
    Oui
    Mais quand ?
    Dès ce soir.
    Dès ce soir ?
    Dès ce soir. Cela vous fait donc rire ? »
    => répétion du « dès ce soir »
    Règle des trois unités
    => Stichomythie
    Arnolphe avance le mariage car il se sent menacé
    Acte I scène 1: « oui, je veux terminer la chose dans demain »
    Ambiguité : « si vous le voulez je le veux aussi »
    « Je vous caresserai »
    Sens différent pour Agnès et Arnolphe

    Arnolphe est envisagé comme un père par Agnès, qui lui demande d’accepter qu’elle épouse Horace, lui se voit comme un mari.

    Fin du Quiproquo avec l’utilisation du « lui »
    => tirade d’Arnolphe
    Religion
    Idée du mal et du bien
    Autorité religieuse
    Arnolphe joue la peur du pêché, la fait culpabiliser
    outil pour la remettre dans le droit chemin
    « Là » : répétition mise en relief avec les points de suspension et la virgule
    Agnès évite de nommé Horace car elle sent qu’Arnolphe n’aime pas
    Stichomythie pour un conflit
    Arnolphe interrompt Agnès
    => impose sa parole : Domine
    Scène se termine par l’impératif « Je suis maître obéissez-moi »

    Arnolphe est satisfait car Agnès obéit et lance une pierre à Horace. ( Acte III)
    Arnolphe met en place une stratégie.

    Merci
  • nodicenodice Membre
    Salut Emylie, alors tas eu des reponses ?
    Jai le même devoir a faire :s
  • AmDAmD Membre
    Bonjours :)
    Je suis en train de préparer mes textes pour un oral de français, et j'aurais besoin d'aide pour ma conclusion. J'ai terminé d'écrire mon plan, mon intro mais cependant je ne trouve pas d'élargissement et j'ai beaucoup de mal à écrire quelque chose de concret.
    Mon plan est le suivant :

    I. Le récit d'une rencontre
    II. Le mariage forcé

    pb: comment Molière s'éprend t-il pour dénoncer un système qu'il réprouve.

    Il me faudrait juste une idée d'élargissement, et voir comment je peux m'y prendre pour répondre à ma problématique...

    Merci d'avance :)
  • leostchleostch Membre
    Bonjour à tous, j'ai un devoir à rendre pour demain, le sujet est le suivant :

    Dans la scène 1 de l'acte 1 de l'école des femmes, qu'apprend-t-on sur les personnes, l'intrigue, le moment et le lieu.

    J'ai un peu de mal à cerner cet act, pourriez vous m'aider ?

    En attendant vos réponses au plus vite, merci.
  • Bonjour à tous le monde,

    Jaimerai que quelqu'un m'aide pour se devoir. En fat c'est une expression écrite que je dois remettre au prof pour demain mais je n'arrive pas à commencer.

    Je dois imaginez qua l'issue de cette scène (1507 à 1574 ) qu' arnolphe enferme effectivement agnès dans un couvent. Elle lui écrit alors pour lui demander de l'en faire sortir et d'accepter son mariage avec horace. (30 à 35 lignes )

    Je dois varié les argument et voila

    merci d'avance :D
  • Déjà tu présentes comme une lettre avec formule de début etc. Tu peux imaginer qu'Agnès a réfléchi depuis qu'elle est au couvent, qu'elle comprend qu'elle lui a fait de la peine, qu'il avait d'autres projets pour elle, mais qu'elle lui demande malgré tout de revenir sur sa décision et d'accepter son mariage avec horace ; ensuite elle argumente : il faut tenir compte de l'âge, des sentiments, on s'engage pour toute une vie,etc.
  • Merci de ton aide Ammy ;)
  • Bonjour à tous,
    Voilà je dois faire un commentaire sur l'extrait ci dessous de l'école des femmes:
    AGNES
    Le lendemain, étant sur notre porte,
    Une vieille m'aborde, en parlant de la sorte:
    "Mon enfant, le bon Dieu puisse-t-il vous bénir,
    Et dans tous vos attraits longtemps vous maintenir!
    Il ne vous a pas fait une belle personne,
    Afin de mal user des choses qu'il vous donne;
    Et vous devez savoir que vous avez blessé
    Un coeur qui de s'en plaindre est aujourd'hui forcé."

    ARNOLPHE, à part.
    Ah! suppôt de Satan! exécrable damnée!

    AGNES
    Moi, j'ai blessé quelqu'un? fis-je tout étonnée.
    "Oui, dit-elle, blessé, mais blessé tout de bon;
    Et c'est l'homme qu'hier vous vîtes du balcon."
    Hélas! qui pourrait, dis-je, en avoir été cause?
    Sur lui, sans y penser, fis-je choir quelque chose?
    "Non, dit-elle; vos yeux ont fait ce coup fatal,
    Et c'est de leurs regards qu'est venu tout son mal."
    Eh, mon Dieu! ma surprise est, fis-je, sans seconde;
    Mes yeux ont-ils du mal, pour en donner au monde?
    "Oui, fit-elle, vos yeux, pour causer le trépas,
    Ma fille, ont un venin que vous ne savez pas,
    En un mot, il languit, le pauvre misérable;
    Et s'il faut, poursuivit la vieille charitable,
    Que votre cruauté lui refuse un secours,
    C'est un homme à porter en terre dans deux jours."
    Mon Dieu! j'en aurais, dis-je, une douleur bien grande.
    Mais pour le secourir qu'est-ce qu'il me demande?
    "Mon enfant, me dit-elle, il ne veut obtenir
    Que le bien de vous voir et vous entretenir;
    Vos yeux peuvent eux seuls empêcher sa ruine,
    Et du mal qu'ils ont fait être la médecine."
    Hélas ! volontiers, dis-je; et, puisqu'il est ainsi,
    Il peut, tant qu'il voudra, me venir voir ici.

    ARNOLPHE, à part.
    Ah! sorcière maudite, empoisonneuse d'âmes,
    Puisse l'enfer payer tes charitables trames!

    AGNES
    Voilà comme il me vit, et reçut guérison.
    Vous-même, à votre avis, n'aije pas eu raison?
    Et pouvais-je, après tout, avoir la conscience
    De le laisser mourir faute d'une assistance?
    Moi qui compatis tant aux gens qu'on fait souffrir,
    Et ne puis, sans pleurer, voir un poulet mourir.
    Déjà je sais que dans une partie il faut que je parle de la naïveté d'agnès et qu'elle fait un récit sur se qu'il lui est arrivé mais je ne sais pas en quoi ce récit fait ici par agnès est important. De même que pour ma seconde partie je suis un peu bloqué. Dans cette dernière, parler des réactions d'arnolphe ne seraient pas suffisant.

    Merci beaucoup de m'aider
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Agnès se confie à son tuteur tout en ignorant qu'il va devenir son geôlier.
    En effet elle ne sait rien des projets de mariage qu'il veut lui imposer.
    Cette scène est donc importante pour l'action puisqu'elle va conduire à la création d'obstacles pour les amours juvéniles.

    Oriente ton analyse sur le portrait d'Agnès :
    Sa naïveté faite d'innocence et d'ignorance, regarde comment elle interprète les mots au sens littéral, là où les roués jouent sur le sens figuré...
    Son bon coeur, sa spontanéité, sa franchise...
    En contrepoint il faut bien évoquer Arnolphe qui souffre, qui voit le mal, qui ne dit rien à Agnès...

    Les deux personnages sont opposés point à point.
  • Voilà je pense que j'ai mais deux parties qui seraient le comique dans cet extrait et l'ignorance d'agnès.
    Mais le problème je n'ai pas trop d'exemples du texte à mettre dans chacune des parties.
    Pourriez-vous m'aider?
    Merci à tous
  • JehanJehan Modérateur
    Pourquoi avoir décidé de titrer ainsi tes deux parties avant d'avoir cherché des exemples ?
    Inspire-toi plutôt des indications de Jean-Luc...
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