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Réponses

  • Je préfère parler de banques commune d'épreuves écrites, plutôt que de concours unique... Rappelons que les oraux seront différenciés et qu'il restera des épreuves spécifiques.

    C'est surtout pour que les khâgneux qui veulent tenter les ENS et les ESC n'aient pas à passer deux dissertations littéraires, philosophiques, historiques, etc. ; et que les ESC s'en remettent aux épreuves des ENS. Ce qui n'est pas mal je pense. Ça simplifie le système.
  • Est-ce que cela signifie que la réforme sera appliquée dès cette année scolaire-ci ? (2011... ça paraît un peu juste pour modifier tout le système).
  • C'est ce que j'ai compris...
    Ça n'a rien de compliqué, au contraire: les EM et IEP n'ont plus à organiser des jurys et à concocter des sujets: tout est fait par l'ENS...
    Enfin, si j'ai bien compris...
  • bouglione a écrit:
    C'est ce que j'ai compris...
    Ça n'a rien de compliqué, au contraire: les EM et IEP n'ont plus à organiser des jurys et à concocter des sujets: tout est fait par l'ENS...
    Enfin, si j'ai bien compris...
    C'est cela.

    Pour l'entrée en vigueur réelle de la BEL, ce sera soit 2011 (donc cette année) soit 2012, comme les écoles concernées le voudront. ;)
  • Selon Estelle Oudot, directrice adjointe "lettres" de l'ENS Ulm, on entre dans une nouvelle logique du concours... Ce n'est plus un concours d'entrée à l'ENS mais un concours de sortie de khâgne qui valide une formation et marque l'entrée dans tout une palette de formations. (Le Figaro, 06/09/2010)

    Des consignes ont été données aux correcteurs pour modifier leur notation (et certains sur ce forum avaient déjà relevé cette année un certain "surnotage" aux épreuves d'Ulm). À suivre.
  • Un point me laisse perplexe : l'examen des IEP (Paris excepté) est compris dans la banque commune d'épreuves écrites ; il me semblait avoir lu qu'on ne pouvait le passer qu'à bac+0, bac+1 ou bac+3, mais pas bac+2... Les règles auraient-elles changé ?
  • Calia a écrit:
    Un point me laisse perplexe : l'examen des IEP (Paris excepté) est compris dans la banque commune d'épreuves écrites ; il me semblait avoir lu qu'on ne pouvait le passer qu'à bac+0, bac+1 ou bac+3, mais pas bac+2... Les règles auraient-elles changé ?


    On peut le passer à bac +2 mais pour entrer en 2ème année vu que la 3ème année est réservée pour un échange ou une stage à l'étranger. Je ne sais pas comment ils vont faire avec le nouveau concours.
  • Il me semble qu'une fois le concours décroché, on pourra faire une 2ème khâgne, ou une L3 dans une université X ou Y, avant de rentrer en M1 dans l'IEP, selon les modalités de chaque IEP.
  • La signature de la réforme était prévue pour le 17 septembre, quelqu'un a-t-il des informations ? Je ne trouve rien sur internet.
  • Valérie Pécresse aurait commencé hier à signer les accords avec les écoles concernées par la BEL (mais Sciences Po Paris rechigne toujours).
  • belleslettres a écrit:
    Valérie Pécresse aurait commencé hier à signer les accords avec les écoles concernées par la BEL (mais Sciences Po Paris rechigne toujours).

    Normal, il existe déjà une procédure de recrutement spécifique pour les khâgneux cubes qui sont admissibles, me semble-t-il.
  • Tenno a écrit:
    belleslettres a écrit:
    Valérie Pécresse aurait commencé hier à signer les accords avec les écoles concernées par la BEL (mais Sciences Po Paris rechigne toujours).

    Normal, il existe déjà une procédure de recrutement spécifique pour les khâgneux cubes qui sont admissibles, me semble-t-il.


    Non pas exactement. Les khâgneux cubes ayant été admissible ou sous-admissible peuvent se présenter au concours d'entrée en master. Leur avantage est que l'un des deux sujets de dissertation d'histoire en option porte normalement sur le programme de l'ENS. En fait l'IEP Paris a fermé l'accès à BAC + 2 et une intégration dans la BEL ouvrirait une nouvelle voie qui ferait que beaucoup d'élèves décideraient sans doute d'aller en khâgne dans l'unique but d'espérer intégrer l'IEP Paris, lequel semble être entré dans une politique de réduction de ses effectifs.
  • Et la troisième année de science Po Paris se fait à l'étranger , on partirait à l'étranger dès notre première année à science po?
  • En fait je parlais du cas bien précis de l'IEP Paris qui offre uniquement un accès en master et qui est donc réservé aux cubes. Par contre en ce qui concerne la réforme prochaine incluant les IEP de province à la BEL, voir ceci :
    Regroupés autour d'un concours commun d'entrée en première année, les six IEP (Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg, Toulouse) comptent eux aussi adopter cette nouvelle voie d'admission commune [...] http://www.letudiant.fr/etudes/classes-prepa/prepas-litteraires-bientot-un-concours-commun-pour-les-iep-et-esc-15444.html
  • Je me permets un double post pour bien mettre en valeur ce lien
    http://www.variae.com/pecresse-prepas-entre-pragmatisme-et-pourrissement/
    vers un article très intéressant sur le sujet, qui dévoile clairement les présupposés de cette réforme.
  • Pauvres universités, en effet (mais comment régler le problème, tant que les classes préparatoires existeront ?)
  • Ou alors peut-être faudrait-il améliorer l'"efficacité" de certains cours en universités. Je ne mets évidemment pas tout dans le même sac et ne dénigre pas l'enseignement en université, mais force est de constater que, très souvent, certains cours marchent en escargot alors que d'autres sont très bons
  • Nine a écrit:
    force est de constater que, très souvent, certains cours marchent en escargot alors que d'autres sont très bons
    Et à quoi tient cette différence, selon toi ?
  • Vaste question. Je ne sais pas trop, peut-être le manque de rigueur au niveau de l'organisation du plan de certains cours par exemple, les défaillances au niveau de la densité des notions abordées et leur précision aussi. Et j'ai aussi l'impression qu'on répète moins les notions abordées aux cours précédents par exemple, alors que ce côté "pinailleur' et "rabâchage" est essentiel pour bien assimiler en profondeur. Je pense aussi aux séminaires qui parfois s'organisent par quizaines. AU bout de quinze jours, on oublie beaucoup de choses et ça crée un certain éparpillement moins enclin à se développer en prépa
  • Cela tient, à mon sens, au fait qu'il n'existe pas d'instance véritable d'inspection de l'enseignement en université, similaire à l'inspection générale de l'enseignement secondaire.

    Un enseignant-chercheur n'est évalué qu'en fonction de ses "recherches".

    Ce qui est assez dément.

    (Non pas que l'inspection soit la panacée (puisqu'elle est largement arbitraire) mais force est de constater qu'il y a moins de tocards en prépa qu'à l'université. J'ai dit "moins", rien de plus.)
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