Prépa littéraire Licence lettres modernes
Capes lettres modernes

Salut,

Après mon bac littéraire, j'ai donc fais une année de licence de philosophie qui est en phase terminale (il reste 2 mois de cours.)
J'ai eu mon premier semestre de justesse (j'ai toujours des notes entre 10 et 12 c'est pas gégé mais ça passe quoi.)

Je voudrais savoir s'il était possible si je valide ma L1 de philosophie de passer en L2 de lettres modernes au lieu de passer en L2 de philosophie.
Car je pense que les lettres me conviendraient mieux même si j'aime la philo.
Mais bon je préfère passer en L2 de philo s'il n'y a pas d'équivalence et que je suis obligé de recommencer en L1 de lettres même en ayant validé mon année.

Donc voilà si quelqu'un avait la réponse à cette question ou au moins une piste pour y répondre...merci d'avance.
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Réponses

  • Je crois surtout que le problème n'est pas un problème de réorientation, mais bien d'orientation tout court. Je sais bien qu'étudier peut être une fin en soi, mais, il faut quand même être conscient que faire des études pour faire des études ne peut pas durer éternellement. Tu dis aimer la philo. Mais, que penses-tu faire après une hypothétique licence de philo ? (hypothétique, parce que comme tu le dis toi-même, tu passes de justesse... peut-être que cela ira mieux pour les prochains semestres, mais, à terme, voudras-tu passer les concours de l'enseignement en philo - sélectifs, c'est le moins qu'on puisse dire -, ou bien bifurquer vers une toute autre voie ?)

    De même, pourquoi veux-tu partir en lettres ? Ce qui m'étonne un peu, dans ton raisonnement, c'est que tu ne souhaites pas refaire une année de L1 en lettres. Je connais plusieurs personnes qui n'ont pas hésité à "perdre" une année pour faire ce dont elles avaient vraiment envie.

    A toi de te poser ces questions :)
  • En fait je me tape une grosse depression, en fait j'ai pas envie d'aller en lettres modernes non plus, il y a de l'ancien français et de la linguistique, beeeeuuuuurk ça fais gerber.

    En fait je vais arrêter mes études et relire mes chaires de poules dans ma piaule tapissée d'affiches de films d'horreurs avec ma collection de DVD et mon chat Sphynx.

    On est loin du Khâgneux parisien inscrit à Henri IV

    Je suis qu'une grosse merde qui sait pas quoi faire de sa vie, merci pour le rappel.
  • Je pensais pourtant avoir été courtoise... bref, je n'ai pas dit que tu devais savoir quel métier tu voulais faire (je connais des gens en master qui sont aussi perdus à ce niveau), mais bien peser le pour et le contre au niveau de ton orientation/réorientation. De même, tu ne dis pas à quoi ces notes moyennes sont dues: si tu aimes la philo, alors continue ! C'est toujours plus simple de progresser/travailler dans un domaine qui nous plaît.

    Sur ce...
  • Mon rêve c'est de travailler dans un video club en fait.
  • ComateenComateen Modérateur
    Merci d'être un peu plus aimable, Spartacus; Cavatine n'a fait que te répondre pour t'aider à y voir plus clair.
  • AlmaAlma Membre
    Bonjour Spartacus,

    Normalement la réorientation doit se faire au terme du premier semestre: les changements de filière sont encore autorisés à cette étape de l'année.
    Si tu valides une première année de philo, et que tu souhaites passer en deuxième année de lettres, il faut que tu t'adresses d'une part à l'UFR de lettres de ton université, pour savoir si ce changement de parcours est possible, et d'autre part à l'administration de ton université, qui le cas échéant t'indiquera la démarche à suivre.
    Chaque fac possède ses propres règles, donc je ne peux pas te donner une réponse certaine.
    Néanmoins, je sais qu'il est souvent possible de se réorienter au niveau du master: j'ai rencontré en master 1 de lettres des gens qui avaient fait une licence de philo ou d'histoire.
    Il faut savoir que les réponses sont données au cas par cas, donc il ne te reste qu'à t'informer auprès de ta fac;-)

    Bon courage!
  • D'accord, merci beaucoup Alma, j'attend la fin de l'année et selon mes resultats j'aviserais.
  • Bonjour

    Quand onest dépressif, on a du mal à trouver sa voie. On croit qu'ici ce sera mieux et puis on se désintéresse. En gros, que ce soit en philo, en lettres modernes, en psycho, en socio, en truc ou en machin, tant que vous serez dépressif, quoi que vous fassiez, vous vous désintéresserez. Car, dans aucune de ces filières vous ne trouverez les réponses à votre questionnement actuel.

    Je crois l'urgence actuellement, c'est de trouver l'origine de votre dépression pour redresser la barre de votre navire. Vous n'êtes pas une grosse merde mais quelqu'un qui se cherche et qui ne se trouve pas. Vous êtes quelqu'un qui n'êtes pas en phase avec vous-même.

    Demandez vous ce que vous aimeriez faire dans votre vie. Et creusez à fond la question. Vous n'avez rien à y perdre mais tout à y gagner.

    Voilà

    Flo
  • Merci Flo,

    J'essaye mais c'est pas évident, je vais essayer de m'accrocher à la philo mais c'est vrai qu'en ce moment si je m'écoutais je ne ficherais rien du tout de toute façon, tellement je suis déprimé et perdu. J'ai juste envie de regarder des films (pas intellectuels du tout.) et de lire des livres (pas intellectuels du tout non plus...).
  • Spartacus a écrit:
    Merci Flo,

    J'essaye mais c'est pas évident, je vais essayer de m'accrocher à la philo mais c'est vrai qu'en ce moment si je m'écoutais je ne ficherais rien du tout de toute façon, tellement je suis déprimé et perdu. J'ai juste envie de regarder des films (pas intellectuels du tout.) et de lire des livres (pas intellectuels du tout non plus...).
    Bonjour

    Ne te décourage pas. Je sais ce que tu ressens et vis au fond de toi.
    Je suis passée par là.
    J'essayais d'expliquer aux autres ce qui se passe quand on est dépressif.

    Flo
  • JMHJMH Membre
    Bon courage Spartacus,
    J'espère que tu arriveras à trouver ta voie et à vaincre ta dépression.
    Il m'est arrivé de vivre ce que tu décris, mais à court terme, j'imaginne que ça ne doit pas être du tout pareil, mais je crois comprendre un peu...
  • Il y a souvent un lien entre la philosophie et le dépression. Est-ce parce qu'on est dépressif qu'on se dit philosophe ? Est-ce parce qu'on se pose des questions philosophiques qu'on s'angoisse ? Je ne sais pas répondre, et je ne sais pas non plus si c'est votre cas.
    Mais il ne serait pas étonnant qu'il suffise d'envoyer promener tout cela pour retrouver son assiette.
  • JMHJMH Membre
    Je ne fais pas "vraiment" de la philosophie comme un étudiant de philo (Je suis en terminale S) mais je suis passionnée par cette matière. De part mon expérience (certes, très restreinte) je ne suis pas vraiment d'accord à propos du lien entre philo et dépression.

    Certaines personnes ont, "par nature" des interrogations philosophiques qui les "torturent" plus ou moins. Le fait même de se poser certaines questions dans un environnement qui lui ne s'en pose pas peut mener à certains troubles anxieux ou depressifs (là aussi, mon expérience). Mais je pense qu'au contraire faire de la philosophie (En lire ou prendre des cours) permet de guérir cette anxiété parce qu'elle oriente les interrogations sauvages et spontannées qui germent en nous, sans y donner de réponses claires, mais en leur proposant des voies de recherche. Je me sens beaucoup mieux depuis que je fais de la philosophie, c'est un véritable remède pour moi, parce que les impasses intellectuelles et psychologiques auxquelles je suis confrontée sont formulés par des esprits mieux exercés à la pensée que moi, sont apprivoisées. En gros ça a été pour moi une sorte de thérapie.
    Maintenant, ce n'est peut-être pas le cas de Spartacus, personne d'autre que lui (et encore) ne peut vraiment le dire.
    Je suis confrontée tout les jours à des gens qui me disent "arrête de te prendre la tête", "arrête de philosopher et tout ira mieux" et ça me hérisse. Je trouve au contraire que la philosophie est indispensable à une vie saine, et qui a un sens, j'ai donc voulu mettre ça au clair.

    Maintenant, si on ne se pose pas spontanément des questions "angoissantes", l'interret d'aller les chercher en faisant de la philo peut paraitre limité... Vaut mieux rester au chaud avec ses petites convictions. Mais une fois que les interrogations sont là, "oublier" ou "mettre ça de coté" ne peut pas suffire à les effacer.
  • Je m'adressais à Spartakus.
    Je ne m'adressais pas à JMH à qui je n'ai rien à dire ni à répondre.
  • HumanHuman Membre
    Je crois que penser pouvoir résoudre ses tourments personnels sur les bancs des facultés de philosophie ou de psychologie est une vieille lune d'un bon nombre d'étudiants de ces filières.
  • JMHJMH Membre
    Il me semble que le but d'un forum est d'échanger, de partager des idées, de discuter. Le forum étant ouvert à tous, il s'adresse à toute la communauté du site, et tout le monde est invité à réagir. Putakli me semble avoir assez d'ancienneté sur le forum pour connaître l'existence de l'option "message privé". Je ne pense donc pas avoir manqué de politesse ou de civisme en réagissant à un message dont le sujet m'intéresse. Je ne pense pas non plus avoir attaqué ou manqué de respect à Putakli. Je ne vois pas pourquoi il a tenu à poster ce message inutile et méchant pour dire qu'il ne répondrait pas. S'il ne me trouve pas digne de discuter avec lui, s'il trouve mes pensées trop basses et trop triviales pour être confrontées aux siennes, si je suis trop peu de chose pour qu'il s'adresse à moi directement , pourquoi ne s'est-il pas tout simplement abstenu de répondre?


    Human, j'ai précisé que même si mon expérience académique est très limitée comparée à celle de beaucoup d'entre vous, mes cours de philo m'ont aidé à résoudre certains de mes problèmes personnels, ou au moins à y voir plus claire dans mon psychisme. Je ne vois pas comment cela peut être une illusion vu que je l'ai vécu.
  • HumanHuman Membre
    En l'occurrence, je ne m'adressais à personne en particulier. C'était une ancre jetée à la mer.

    Peut-être les cours de philosophie ont-ils changé depuis mon passage en terminale (2006-2007), mais ça me paraît curieux qu'ils puissent jamais éaidé" quiconque dans ses questionnements intimes. Mais soit, puisque tu l'as vécu. Tout ça est très personnel, de toutes façons.
  • JMHJMH Membre
    Lol désolée Human, je reçois tellement de réponses agressives et méchantes sur les forums (Alors que j'essaye d'être aimable) que je suis tout le temps prête à me défendre violemment :P

    C'est vrai, c'est très personnel, ça dépend de ton état d'esprit, de tes interrogations, de ton caractère... Moi je me suis toujours beaucoup interrogée beaucoup sur le monde et sur moi-même. Des bouts de réponses formulés par ceux qui, à travers les siècles ont "su le mieux penser" sont toujours bienvenus. On va dire que ça m'a permis de mieux cerner certains problèmes existentiels, au lieu de juste avoir une vague angoisse.
  • Je pense qu'effectivement les personnes depressives ont souvent une nature qui les poussent à se poser des questions existentielles qu'on retrouve en philosophie. C'est sûrement mon cas.
    Mais il est aussi vrai d'autre part que la philo peut être une aide pour prendre du recul par rapport à soi, se rendre compte que notre ressenti est universel.
    En ce qui me concerne je sais plus, en terminale j'avais le même sentiment que toi JMH, mais maintenant avec 26 h de cours par semaine (énorme pour un emploi du temps en L1 tout le monde en convient!)...je sais plus...je suis perdu, entre la philo politique, la métaphysique, la philo ancienne, la philo moderne, les cours annexes comme les sciences humaines, la logique, l'épistemologie, la methodologie et l'entraînement oral sans parler de mon option "penser la technique" cours dispensé par un prof de philosophie d'une Khâgne assez prestigieuse de ma ville...des fois j'ai l'impression que ma petite tête va exploser à trop apprendre on apprend plus rien j'ai l'impression et puis je suis loin d'avoir les capacités de certains membre de ce forum comme je le sous entendais dans un précédent post.
    Je sature quoi...
    Encore 5 semaines de cours et ensuite 2 semaines de partiels, il faut que je tienne bon, au final ce sera sûrement formateur et j'aurais la satisfaction d'avoir été au bout.

    Et pour répondre à Human, je vais pas raconter ma vie mais sache que les cours de philosophie de terminale m'ont littéralement renversé le cerveau, ils m'ont totalement métamorphosé...donc oui effectivement tout cela est très personnel et on ne peut donc pas généraliser.
  • LeiheLeihe Membre
    Putakli a écrit:
    Il y a souvent un lien entre la philosophie et le dépression. Est-ce parce qu'on est dépressif qu'on se dit philosophe ? Est-ce parce qu'on se pose des questions philosophiques qu'on s'angoisse ? Je ne sais pas répondre, et je ne sais pas non plus si c'est votre cas.
    Mais il ne serait pas étonnant qu'il suffise d'envoyer promener tout cela pour retrouver son assiette.
    Si les choses étaient si simple, je crois que j'aurais ouvert mon cabinet depuis longtemps... :roll:

    Le lien entre philosophie et dépression est un lieu commun un peu facile et trop hasardeux pour pouvoir en tirer des conclusions. Vous ne pouvez, ne connaissant pas Spartacus, dire qu'il suffirait sans doute "d'envoyer promener tout cela" pour que tout rentre dans l'ordre. D'une part parce que la dépression est trop complexe pour la réduire à quelque chose d'aussi grossier qu'un simple rapport entre "je me pose des questions" et "je suis dépressif", d'autre part parce que, de même que ce n'est pas parce que je me serais désinscrit de la fac de lettre moderne que j'arrêterais de lire, ce n'est pas non plus parce que je me désinscrirais de la fac de philosophie que j'arrêterais de penser.
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