Grammaire française Participe passé

2»

Réponses

  • A mon avis, il faut un s. Les oeuvres qu'ils ont composées, le participe passé est placé avant.
    Pourquoi est-ce que personne ne répond à ma question?
    Doit-on dire elle s'est faite belle avec un e?
  • Merci.
    Donc, on accorde "composé" à "oeuvres" et non pas a "chefs"?
  • Pardon, je me suis mal exprimé. On accorde composé au masculin, car on dit un chef d'oeuvre.
  • Merci, mais dans ma phrase, ce n'est pas "chef d'oeuvres", mais "oeuvres", donc on accorde bien au feminin pluriel?
  • Un chef-d'œuvre, des chefs-d'œuvre
    Au pluriel, seul le mot chef prend un s.
  • JehanJehan Modérateur
    Oui, l'accord du participe est bon.
    Comme dirait Wilmet, ce sont bien "les œuvres" (féminin pluriel) qui sont composées.

    Pour "Elle s'est faite belle"...
    Elle a fait belle qui ? Elle a transformé qui ? Elle-même, représentée par le pronom " s' ".
    COD du participe placé avant : on accorde.

    Le cas serait différent pour : "Elle s'est fait coiffer" = Elle a fait coiffer qui ? elle-même.
    Le pronom " s' " n'est plus COD du participe, mais de l'infinitif "coiffer".
    Là, le participe ne s'accorde pas.
  • Merci infiniment !
  • Merci Jehan.
    Autre question: le participe de « rester » s'accorde-t-il dans la phrase suivante?
    La lumière est restée allumée.
    Je pencherais pour l'affirmative, mais je préfère que cela soit certifié par un « cachet ». Merci.

    Je voudrais reprendre l'un des points exposés plus haut:
    "Elle s'est fait voler."
    Je suppose que le sens de la phrase signifie qu'elle s'est fait voler quelque chose.
    Mais, sauf erreur, si on prend ici "voler" dans le sens de "enlever", on écrairait:
    "Elle s'est faite voler". Est-ce exact?
  • Yéochoua a écrit:
    Autre question: le participe de « rester » s'accorde-t-il dans la phrase suivante?
    La lumière est restée allumée.
    Je pencherais pour l'affirmative, mais je préfère que cela soit certifié par un « cachet ». Merci.
    A défaut du cachet de Jehan, le mien : oui, rester s'accorde.
    Yéochoua a écrit:
    Je voudrais reprendre l'un des points exposés plus haut:
    "Elle s'est fait voler."
    Je suppose que le sens de la phrase signifie qu'elle s'est fait voler quelque chose.
    Mais, sauf erreur, si on prend ici "voler" dans le sens de "enlever", on écrairait:
    "Elle s'est faite voler". Est-ce exact?
    Là, non. Le participe "fait" suivi d'un infinitif ne s'accorde jamais avec le sujet, en vertu de la règle qui dit qu'un participe s'accorde avec le sujet quand le sujet fait l'action exprimée par l'infinitif. Ce n'est pas elle qui vole ou qui enlève, mais elle qui est volée ou enlevée.
  • JehanJehan Modérateur
    Oui, bien sûr : La lumière est restée allumée.
    C'est la lumière qui est restée ainsi.
    Quand le participe est conjugué avec "être", accord avec le sujet.
    Et le verbe "rester" se conjugue toujours avec "être"...

    Elle s'est fait enlever = Elle s'est laissé enlever = Elle a laissé enlever "elle" (s').
    Le s' ne peut pas, dans ces deux cas, être considéré comme le COD du participe, mais comme COD de l'infinitif. Donc pas de raison d'accorder le participe.
  • Merci Jehan. :)

    Peut-on, là aussi, utiliser la méthode Wilmet : "ce qui est enlevé" ? OU"ce qui est laissé" ?
  • Jérémy a écrit:
    Merci Jehan. :)

    Peut-on, là aussi, utiliser la méthode Wilmet : "ce qui est enlevé" ? OU"ce qui est laissé" ?
    Il faut poser la question sur "faire" et non sur "enlever" : qu'est-ce qui est (a été) fait => enlever
  • Oui!tu as raison:)))
  • Doit-on écrire :

    "Des sportifs qu'on avait faits concourir"

    ou :

    "Des sportifs qu'on avait fait concourir" ?

    J'imagine que la question a déjà dû être posée moult fois, mais je ne sais comment chercher avec exactitude les sujets déjà traités.

    Merci.
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Quand le participe fait est suivi d'un infinitif, il reste invariable.
    Le verbe faire a ici un sens factitif.
    Le sujet "On" ne fait pas lui même l'action de concourir, il la fait faire.

    "Les sportifs" n'est pas COD du participe "fait"... mais de "fait concourir"
    La question n'est pas "On a fait qui ?"
    mais "On a fait concourir qui ?"
    Donc pas d'accord à faire avec "sportifs".

    Donc : "Des sportifs qu'on avait fait concourir".
  • Merci, après coup, c'est toujours évident. :)
  • Bonjour.

    J'ai un souci avec une phrase dont le participe passé est fait, du moins je ne trouve pas la logique pour l'accorder ou non(si logique il y a). Le véritable souci est que ce PP est suivi d'un infinitif, où ce dernier peut se transformer en gérondif. Je vous écrit la phrase :

    Je refusai, prétextant avoir trop mal aux jambes après les longues minutes de marche que nous avions fait(es) pour venir, et il disparut dans la foule.

    Si je suis ma logique, le COD est les longues minutes de marche et renforcé par que. Le doute que j'ai pour accorder le PP vient de pour venir, car on peut dire en venant et là il n' y a plus d'infinitif ou, dans l'absolu, je peux le supprimer sans que la phrase en soit bouleversée et accorder le PP, mais comme je viens de le dire c'est ce POUR VENIR qui entrechoque mes neurones. Je l'aurais volontier retiré, mais cette phrase n'est pas de moi, mais d'une amie qui m'a demandé de lui corriger sa fiction.

    J'espère que ma question n'est pas trop embrouillée et qu'elle trouvera une âme charitable qui puisse m'éclairer.

    Charlène
  • Bonjour Charlène,

    Je vais ajouter à votre souci... J'accorderais avec marche, car on ne fait pas de "longues minutes", mais "une marche".
    J'aurais accordé avec "de longues minutes" ici :
    - Je refusai, prétextant avoir trop mal aux jambes après les longues minutes de marche que nous avions passées ensemble pour venir, et il disparut dans la foule.

    Muriel
  • On ne peut pas vraiment parler de périphrase verbale ici... Pour venir est juste un complément sans incidence sur l'accord du participe passé du verbe faire.
    Et puis, de toute façon, comme Muriel vient de le dire, le verbe est inapproprié.
  • Merci à vous deux.

    J'avoue que j'étais tellement obnibulée par ce PP que je n'ai pas songé à la transformation logique de Muriel. En effet, il faut être bête pour penser qu'on fait de longues minutes alors qu'on les passe. En tout cas, je vous remercie pour votre lumière, car dans la précipitation, je l'aurais accordé avec les longues minutes au lieu de marche.

    Charlène
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.