Grammaire du français

L’on

Bonjour,
Etant un étudiant étranger, j'ai du mal à comprendre quand est-ce qu'on doit mettre l'article (l') devant "on". Je vous donne un petit exemple: " Si l'on examine les domaines dans lesquels le principe a été utilisé..." ou " à tel point que l'on peut douter qu'il ait une réelle autonomie ..".
Moi j'aurais plutôt écrit " si on examine les domaine dans lesquels les principes à été utilisé .." ou encore " à tel point qu'on peut douter qu'il ....",
pourriez vous m'éclairer sur ce point svp.
Merci d'avance

Voir aussi :
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Réponses

  • On peut dire si on, mais l'hiatus, si faible soit-il, peut sembler désagréable à certaines oreilles sensibles. Ces dernières préfèreront donc Si l'on.

    En revanche, aucun problème d'hiatus quand le mot précédant on se termine par une consonne : quand on...
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Mista,

    L'on est un vestige de l'Ancien français. Cette expression signifiait alors l'homme. Le français moderne a choisi "on" qui a la même origine si bien qu'il n'y a pas de règle pour l'emploi de "on" et de "l'on". Cette dernière expression est archaïsante. Elle peut, comme l'écrit Zorah, éviter un hiatus.
  • JehanJehan Modérateur
    Bien que ce soit effectivement un vestige du parler médiéval, la qualifier d' "archaïsante" est beaucoup dire... Elle est très couramment employée dans les textes contemporains. Disons plutôt que cette forme se rencontre dans tout écrit soucieux d'éviter les hiatus malencontreux. Sans nulle intention, je pense, d'écrire en style archaïsant.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Jehan,

    Archaisant est peut-être beaucoup dire, j'ai voulu seulement faire comprendre à notre ami étranger qu'il n'y avait pas de règle pour le français moderne, pas même celle du hiatus, comme l'exprime Grévisse :
    On, l'on

    * GREVISSE, Le Bon Usage, 13e éd., § 725, f) :
    De son état ancien de nom [*], on garde la faculté d'être ACCOMPAGNÉ DE L'ARTICLE DÉFINI dans la langue écrite. [..] En fait, les auteurs en usent assez librement, soit qu'ils mettent "on" seul alors qu'il y a un hiatus, soit qu'ils emploient "l'on" après un mot terminé par une consonne articulée ou par un "e" muet ou encore après un point.

    [*] - Dans le § 724-a-historique, Grevisse, citant Bloch-Wartburg, rappelle que on représente le nominatif latin homo (l'homme au sens d'être humain), le cas régime de l'ancien français étant ome. C'est le sens originel d'on (un homme a vu, quelqu'un a vu, on a vu) qui a progressivement pris la valeur de nous. On évitera cependant les allitérations douteuses. On dira On l'a vu et non L'on l'a vu...
  • JehanJehan Modérateur
    Nous sommes bien d'accord ! :)
  • Que l'on ou Qu'on ? pourquoi faut-il emplayer le " L " parfois
  • JehanJehan Modérateur
    Il n'y a pas d'obligation.

    On emploie que l'on par souci d'élégance, parfois pour éviter de faire entendre qu'on,
    qui se prononce comme le mot familier et parfois grossier con !

    Par exemple, "dès qu'on t'ouvre la porte" se prononce comme "des cons t'ouvrent la porte".
    Alors, on choisit parfois d'écrire : "dès que l'on t'ouvre la porte".

    Même chose avec "ce qu'on comprend"
    qui s'entend comme "ce con comprend".
    Et puis, "qu'on-com" ne sonne pas très bien...
    Alors, on choisit d'écrire plutôt "ce que l'on comprend".

    Mais encore une fois, rien d'obligatoire !
  • Merci à vous tous pour ces appréciables éclaircissements... :)
  • Une question supplementaire sur ce sujet:

    Peut-on dire que "l'on" indique une tendance vers un style plus élevé chez certains écrivains?
  • Bonjour,

    Pourriez-vous, s'il vous plaît, m'expliquer la nature du < L' > et dans quel cas doit-on l'employer ?

    Ex : "Les bonbons que l'on mangera."

    Dans un cas comme ci-dessus, l'automatisme est acquis, je l'emploie sans me poser de question, même si je n'en connais pas sa nature.

    En revanche, j'ai pu lire dans un dossier de presse ceci :

    "L'aventure se poursuivit et l'on me proposa [...]"

    Est-ce que son utilisation dans la phrase ci-dessus est correcte ?

    Merci d'avance pour vos réponses.
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Lire les messages précédents de ce fil, en particulier mon message n°8.
  • Oups ! désolé :) Je crois bien avoir mal cherché, pour le coup...
  • Salut
    "Il est difficile de choisir, parce que l'on a plusieurs sites à visiter".
    Question:
    La nature, la fonction et les cas d'emplois du (L) introduit entre "que" et "on"?
    Merci
  • Désolé! Je n'ai pas bien cherché avant de poser la question.
    Merci à vous tous
  • bonjour,

    quand on commence une phrase par "en conséquence", peut-on mettre l'ordre "vb-sujet" dans une phrase affirmative ou non ?

    exemple, faut-il dire :

    En conséquence, pourrait-on avancer le constat suivant : il convient de faire participer les élèves plus réticents !

    ou

    En conséquence, l'on pourrait avancer le constat suivant : il convient de faire participer les élèves plus réticents !
  • Bonjour;

    Pourriez vous m'expliquer le rôle d' cette l' dans la phrase suivante :

    Les 3 périphrases présentées par le tableau ci-dessous permettent de dire ce que l'on pense du 'degré de vraisemblance de l'action exprimée' par l'infinitif qui suit.
  • Ce l sert juste à rendre la prononciation plus élégante, selon certains, que la forme normale qu'on. Il ne s'agit pas d'un l' euphonique nécessaire devant on après que, et, ou, où, si, qui et quoi, sauf si le mot qui suit on est le, la ou un mot qui commence par le son "lé".
  • Un endroit où l'on...
    Bonjour,

    Quelqu'un pourrait-il e dire ce qu'est ce l' dans cette phrase?

    Je vous remecie de votre aide
  • Bonjour,

    Je dirais que c'est un l' euphonique, qui est là de manière facultative pour éviter la proximité du et du on, qui ne sonne pas très bien.

    Cela reste à confirmer, sans doute par Jehan (?).

    En attendant, joyeux Noël à tous.
  • JehanJehan Modérateur
    J'avais déjà répondu dans le message n° 8 de ce fil.

    On peut parler effectivement d'un l' euphonique facultatif.
    C'est d'ailleurs en fait un ancien article.
    En vieux français, l'on = l'homme (latin : ille homo)
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