Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Pour en revenir à ce qu'écrivait Jean-Luc sur l'origine féminine latine, on disait "la gens" pour "la famille" à Rome La gens Julia La gens Claudia
    Il y a aussi sans doute une confusion avec l'épithète gent, gente, dont on n'emploie plus que le féminin dans l'expression "une gente dame"

    Akenzelm, si tu écris
    certaines gens intellectuels passent leur vie à étudier.
    il faut aussi accorder "intellectuelles" !
  • Je n'en suis pas si sure : Edy avait écrit plus haut la règle de Grevisse suivante:

    Mais on laisse au masculin tous les autres mots dont gens commande l’accord :
    - épithètes DETACHEES,
    - pronoms redondants,
    - adjectifs, participe et pronoms placés APRES gens.

    Donc j'en déduis: certaines gens intellectuels...
  • Merci pour vos tentatives de réponse, même si je dois avouer ne pas y voir tellement plus clair.
    Comment fait-on en effet si deux adjectifs encadrent le mot gens? Celui qui précède se met au féminin tandis que celui qui suit au masculin? Il y a là quelque chose d'illogique...
    Je pencherais presque pour tout mettre au masculin, car, comme c'est souvent le cas, le masculin l'emporte. :rolleyes:
    ?
  • Oui, très illogique!

    Si ça peut t'aider:
    https://www.etudes-litteraires.com/exercices/
  • EdyEdy Membre
    Bonsoir !

    On peut s'étonner en effet des étrangetés auxquelles aboutit l’application de la règle.

    C’est le sort des noms qui possèdent un genre étymologique et un genre naturel. Étymologiquement, « gens » est en effet un pluriel venu du latin « gentes » : un FÉMININ signifiant « les barbares », à savoir « les peuples non romains ». A l’inverse, ce féminin a été combattu par le MASCULIN, plus proche de la nature des choses : « les êtres humains ». C’est ce double statut qui a amené les grammairiens du XVIe siècle à essayer de mettre de l’ordre.

    Toutefois, il en va des règles de grammaire comme des règles de droit : même en présence d’une formulation précise, il se trouve toujours quelques malins ou quelques mauvais esprits pour les contourner, pour en utiliser les failles ou pour mettre en évidence leur étrangeté.
    Souvenez-vous :
    * Cet amour est le plus BEAU des plus BELLES amours. (Georges Courteline)
    * Cinquante grosses dames et un petit garçon sont VENUS me voir. (Tristan Bernard)

    C’est ce que font aussi certains écrivains, peut-être avec malice :
    * J’écris pour ces PETITES gens d’entre LESQUELS je suis sorti. (Duhamel)
    * Qu’est-ce qu’ILS diraient TOUTES ces BONNES gens de ne pas me voir revenir ? (Proust)

    Même de part et d’autre du nom :
    * C’étaient deux VIEILLES gens très FINS. (Tharaud)
    * Mes amis étaient de VIEILLES BONNES gens PLEINS de saveur antique et fruste. (Henriot)

    J’admets que c’est assez ridicule, surtout aux yeux de non francophones.
    Faites comme moi : dans le doute, j’utilise « personnes », qui, à coup sûr, est féminin dans toutes les directions.
  • KodanKodan Membre
    L'auteur d'un livre d'annales de préparation à un concours - dont je tairai le nom - affirme que l'on doit écrire :
    Délaissés par leurs enfants, ces vieilles gens végètent en maison de retraite.
    J'aurais pour ma part accordé le participe passé avec gens, qui reste me semble-t-il féminin, puisque ce nom change de genre lorsqu'il est précédé d'un adjectif non épicène (avec une forme propre pour le féminin, ici vieilles).
    J'aurais donc écrit Délaissées par leurs enfants, ces vieilles gens végètent en maison de retraite.
    Qui de nous deux a raison ?
  • j'aurai écrit comme toi.
  • KodanKodan Membre
    Désolé, mais je ne peux pas vraiment avoir confiance en ta réponse puisque tu écris j'aurai écrit comme toi au lieu de j'aurais écrit comme toi... Sans rancune !
  • désolée de taper trop vite sans me relire. :(
  • JehanJehan Modérateur
    Je profite aussi de l'occasion pour te demander de penser à mettre des majuscules au début des phrases (ce que tu ne fais jamais).
    Merci d'avance ! :)
  • Bien chef! Mais il se trouve que des fois cela m'échappe et il me semble que c'est humain... surtout si l'on se dépêche
  • Ben, dis donc, PEtitE POmMe, c'est ta fête aujourd'hui!
  • Je vois que tu le prends comme moi!
  • Bonjour Kodan,

    J'ai ajouté un lien dans votre message initial. J'en cite un extrait, d'Edy, message 10 page 1, (gras de moi) :
    Edy a écrit :

    [...]
    Gens, nom pluriel,… est ordinairement du MASCULIN.

    CEPENDANT, s’il est PRECEDE IMMEDIATEMENT
    d’une épithète OU d’un déterminant
    ayant une terminaison DIFFERENTE pour chaque genre,
    on met au féminin cette épithète ET ce déterminant
    AINSI QUE toute épithète ATTACHEE
    OU tout déterminant ou pronom (x) placés avant gens et faisant partie du même syntagme.

    (x) Je ne vois pas d'exemple avec un pronom. Et je n'en trouve pas.

    Mais on laisse au masculin tous les autres mots dont gens commande l’accord :
    - épithètes DETACHEES,
    - pronoms redondants,
    - adjectifs, participe et pronoms placés APRES gens.

    * Quoique déchus de leurs honneurs et de leur fortune, ces gens paraissent heureux. (Académie)
    * Quels sont ces gens ? (Romains)
    * Quels que soient ces gens-là, il faut les secourir.
    * Tous les gens âgés que j’ai connus.
    * Ignorants et ravis, ces pauvres gens avaient repeint leurs isbas. (Weiss)
    * Si j’avais eu devant moi un de ces jeunes gens. (Montherlant)

    * Quelles honnêtes et bonnes gens !
    * Quels bons et honnêtes gens !
    * Ce sont les meilleures gens que j’ai(e) connus.
    * Quelles que soient ces vieilles gens, secourons-les.
    * Toutes les vieilles gens. (Académie)
    * Il s’accommode de toutes gens. (Académie)
    * L’assemblée unique de toutes les petites gens qu’il avait célébrés. (Bordeaux)
    * J’écris pour ces petites gens d’entre lesquels je suis sorti. (Duhamel)
    * C’étaient deux vieilles gens très fins. (Tharaud)
    * Mes amis étaient de vieilles bonnes gens pleins de saveur antique et fruste. (Henriot)
    * Instruits par l’expérience, les vieilles gens sont soupçonneux. (Académie)
    * Qu’est-ce qu’ils diraient toutes ces bonnes gens de ne pas me voir revenir ? (Proust)
    [...]

    Muriel
  • KodanKodan Membre
    Mais non, ne le prends pas mal petite pomme, on trouve tout et n'importe quoi dans un forum, aussi sérieux et bien fréquenté soit-il. Je suis obligé de discriminer les réponses de façon pragmatique. Et à part ça, personne pour répondre à ma question ? C'est embêtant, d'autant plus que j'en ai une autre : le même auteur affirme qu'il faut écrire Il faudrait que nous coupassions du pain, en arguant de la concordance des temps ; mais justement, j'aurais plutôt tendance à écrire Il eut fallu que nous coupassions du pain, mais Il faudrait que nous coupions du pain...
    A l'aide quelqu'un !! Merci beaucoup Muriel !!! Cela me paraît clair désormais. Et pour l'autre ? Enfin, à peu près, sachant que tu as écrit qu'on laisse au masculin les participes placés après gens. Quoique le dernier exemple de Proust me semblerait pouvoir s'adapter à la phrase pour laquelle je m'interrogeais...
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