Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour tout le monde !!!
Bahhh voila je me trouve devant un sacré problème !! Enfin du moins pour moi !! Je dois faire un commentaire littéraire d'un des passages de Madame Bovary. Il s'agit de la déclaration de Rodolphe à Emma lors des commices agricoles (Partie II, Chapitre 8 de "M. Lieuvain se rassit a se confondirent").
A vrai dire ça fait pas mal de temps que je cherche mais que je ne trouve rien à dire de special concernant ce passage !! Vu qu'il faut que je trouve moi même la problèmatique et onc les idées directrices ou encore axes de lecture du passage.
Comm problématique j'aurais pensé à : En quo ce passge reflette t-il la vie illusoire d'Emma ? Avec comme axe de lecture, le fait que Rodolphe tient un discours malhonnète, avec en parallèle le discours des comices. Et le lieux choisis où on remet des rix pas très attrayants (fumiers etc...). On a donc une sorte d'opposition entre la déclaration de Rodolphe, qui n'est qu'illusion, et les comices qui se déroulent en arrière plan. Sachant qu'Emma vit dans un monde reél mais est rattrapée par un monde d'illusion... Voila !! Mais avec ça à vrai dire je ne vais pas très loin, donc si quelqu'un a déja fais un commentaire la dessus, ou a des idées àme donner qu'il le fasse ce n'est pas de refus !!
Merci d'avance !!

(Vous l'aurez remarqué, jsuis pas costaud en commentaire, moi je suis plutot dissert') Voila l'extrait pour ceux qui auraient la fibre ittéraire et qui voudrient m'aider !!! :D Uii moi je suis plutot Biologie !!! C'est long je sais !!
M. Lieuvain se rassit alors ; M. Derozerays se leva, commençant un autre discours. Le sien peut-être, ne fut point aussi fleuri que celui du Conseiller ; mais il se recommandait par un caractère de style plus positif, c’est-à-dire par des connaissances plus spéciales et des considérations plus relevées. Ainsi, l’éloge du gouvernement y tenait moins de place ; la religion et l’agriculture en occupaient davantage. On y voyait le rapport de l’une et de l’autre, et comment elles avaient concouru toujours à la civilisation. Rodolphe, avec madame Bovary, causait rêves, pressentiments, magnétisme.
Remontant au berceau des sociétés, l’orateur vous dépeignait ces temps farouches où les hommes vivaient de glands, au fond des bois. Puis ils avaient quitté la dépouille des bêtes ; endossé le drap, creusé des sillons, planté la vigne. Était-ce un bien, et n’y avait-il pas dans cette découverte plus d’inconvénients que d’avantages ? M. Derozerays se posait ce problème. Du magnétisme, peu à peu, Rodolphe en était venu aux affinités, et, tandis que M. le président citait Cincinnatus à sa charrue, Dioclétien plantant ses choux, et les empereurs de la Chine inaugurant l’année par des semailles, le jeune homme expliquait à la jeune femme que ces attractions irrésistibles tiraient leur cause de quelque existence antérieure.

– Ainsi, nous, disait-il, pourquoi nous sommes-nous connus ? quel hasard l’a voulu ? C’est qu’à travers l’éloignement, sans doute, comme deux fleuves qui coulent pour se rejoindre, nos pentes particulières nous avaient poussés l’un vers l’autre.

Et il saisit sa main ; elle ne la retira pas.

« Ensemble de bonnes cultures ! » cria le président.

– Tantôt, par exemple, quand je suis venu chez vous…

« À M. Bizet, de Quincampoix. »

– Savais-je que je vous accompagnerais ?
« Soixante et dix francs ! »

– Cent fois même j’ai voulu partir, et je vous ai suivie, je suis resté.

« Fumiers. »

– Comme je resterais ce soir, demain, les autres jours, toute ma vie !

« À M. Caron, d’Argueil, une médaille d’or ! »

– Car jamais je n’ai trouvé dans la société de personne un charme aussi complet.

« À M. Bain, de Givry-Saint-Martin ! »

– Aussi, moi, j’emporterai votre souvenir.

« Pour un bélier mérinos… »

– Mais vous m’oublierez, j’aurai passé comme une ombre.

« À M. Belot, de Notre-Dame… »

– Oh ! non, n’est-ce pas, je serai quelque chose dans votre pensée, dans votre vie ?

« Race porcine, prix ex aequo : à MM. Lehérissé et Cullembourg ; soixante francs ! »
Rodolphe lui serrait la main, et il la sentait toute chaude et frémissante comme une tourterelle captive qui veut reprendre sa volée ; mais, soit qu’elle essayât de la dégager ou bien qu’elle répondît à cette pression, elle fit un mouvement des doigts ; il s’écria :

– Oh ! merci ! Vous ne me repoussez pas ! Vous êtes bonne ! vous comprenez que je suis à vous ! Laissez que je vous voie, que je vous contemple !

Un coup de vent qui arriva par les fenêtres fronça le tapis de la table, et, sur la Place, en bas, tous les grands bonnets des paysannes se soulevèrent, comme des ailes de papillons blancs qui s’agitent.

« Emploi de tourteaux de graines oléagineuses », continua le président.

Il se hâtait :

« Engrais flamand, – culture du lin, – drainage, – baux à longs termes, – services de domestiques. »

Rodolphe ne parlait plus. Ils se regardaient. Un désir suprême faisait frissonner leurs lèvres sèches ; et mollement, sans effort, leurs doigts se confondirent.
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Réponses

  • "La séduction, est-elle possible dans un monde de fumiers?" :)
  • C'est un des passages les plus hilarants du livre (sans parler des descriptions grotesques)

    Je pense que tu as trouvé le principal.
    Il faudrait peut-être ajouter qu'une scène de déclaration d'amour est courante dans le roman. Ici elle est traitée sur un mode bas/trivial avec des lieux communs.

    Il y a une superposition de deux discours:
    -le discours amoureux de Rodolphe, farci de tournures clinquantes à deux sous dignes des romans d'amour dégoulinants:

    "Cent fois même j’ai voulu partir, et je vous ai suivie, je suis resté.
    Mais vous m’oublierez, j’aurai passé comme une ombre." :lol:

    - le discours du présentateur des comices agricoles qui renvoie à un monde fort rustique et trivial

    Le fait que ces deux discours se télescopent dénature la déclaration d'amour et est restituée avec une ironie féroce. Il y a donc un traitement très caustique d'une scène, d'un thème récurrent en littérature.


    L'idéal pour ce passage, serait de le lire à voix haute avec quelqu'un qui te donne la réplique.... Il y a des choses qui vont te sauter aux yeux.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bien vu Alexandra ! Je corrigerais seulement l'épithète d'hilarant en grinçant. Ce texte est plus satirique ("caustique") que comique.
  • Le discours amoureux de Rodolphe est conforme aux excès romantiques de l'époque. Et rien ne permet de dire qu'il est mensonger, à ce moment du roman et dans cet extrait
    Ce qui est totalement grinçant ce sont les phrases saisies à la volée du Comice, et en particulier “Fumiers !” placé au moment le plus pathétique de la déclaration
    Ce procédé, complètement nouveau alors, sera repris et amplifié dans le Nouveau roman
  • Bonjour, Alexandra.
    Ton post suscite exactemment ma réaction en lisant cet extrait. Cependant
    Alexandra19 a écrit:
    - le discours du présentateur des comices agricoles qui renvoie à un monde fort rustique et trivial
    COMICE AGRICOLE 1760 (Merci, Petit Robert): réunion, assemblée de cultivateurs d'une région qui se proposent de travailler au perfectionnement, au développement de l'agriculture.
    La présence de notables à ces réunions, qui sanctionnèrent le bon travail avec des médailles et prix suite aux concours, montrent l'importance de ces structures dans la France rurale. N'oublions pas que sans les agriculteurs, les grandes villes ne se nourrissent pas. C'est à eux de gérer les famines, l'approvisionnement des guerres, des expériences de "fermes modèles". La Beauce (pas loin de la Normandie) avec ses vastes plaines de champs de blé est nommée "Le Grenier de la France".
    (Ce n'est pas pour rien que l'argot fait blé=argent).
    Ce monde, que Flaubert contraste avec les déclarations mal placées, mais faites "en bonne et due forme" injecte la comique dans l'écriture mais n'est pas à mépriser en soi.
    RUSTIQUE (littéraire) très simple et peu raffiné.
    Si le mot est juste pour ce monde, j'espère que nos lecteurs n'y voient pas un terme péjoratif.
    TRIVIAL : (littéraire) ce qui est devenu ordinaire, plat ou commun. (Hist. litt.) Le style trivial (opposé à noble, sublime).
    (Cour.) Qui est caractéristique des éléments les plus bas, les plus décriés de la société; qui est contraire aux bons usages, aux bienséances.
    Il est vrai que le snobisme rentrait dans la société vers 1850......
    L'idéal pour ce passage, serait de le lire à voix haute avec quelqu'un qui te donne la réplique.... Il y a des choses qui vont te sauter aux yeux.
    Excellente idée. :)
  • En effet, les propos des divers intervenants n'ont rien de trivial, les médailles d'or par exemple...
  • Et alors pour problématique je pourrais mettre quoi ?
    En quoi cet extrait est il representatif de la vie d'Emma ?
    Mais par rapport à ça après et les axes trouvés je sais pas vrmt comment me dépatouiller !! Si je dis que d'u la déclaration de Rodolphe est fausse, donc je peux prouver l'illusion dans laquelle elle vit, mais après pour les comices je vois pas vrmt ... A part prouver que c'est un monde de paysans, monde qu'elle n'a jms voulut, mis qu'elle s'émerveille devant ce spectacle, qui n'est pas forcemment ce qu'elle voulait (rapprochement avec le bala vaubyessard)!!
    Vous pensez que ça peut donner quelque chose ? parce qu je suis vrmt ps sure !!
  • "Le Comice Agricole: à la croisée des Mondes?"
    Des mondes qui se rencontrent.
    Des mondes qui se rencontrent mal.
    Des mondes qui ne réussissent pas à se rencontrer.

    {Attention! je ne suis pas expert en dissertations!!}
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Je choisirais comme problématique :
    - comment Flaubert porte-t-il un regard réaliste sur cette scène ?
    ou
    - En quoi cette scène est-elle révélatrice de l'inadaptation d'Emma ?
    ou
    - En quoi cet extrait est-il révélateur de la vision critique de Flaubert ?
    ou
    - En quoi la juxtaposition de deux mondes inconciliables nous fait-elle pénétrer dans le projet esthétique de Flaubert ?
  • J'ai une petit problème je dois faire un commentaire composé sur les comices agricoles de madame bovary mais je ne trouve pas de problématique alors si quelqu'un peut me donner un petit coup de main merci (c'est le passage que je dois étudier)
    M. Lieuvain se rassit alors ; M. Derozerays se leva, commençant un autre discours. Le sien peut-être, ne fut point aussi fleuri que celui du Conseiller ; mais il se recommandait par un caractère de style plus positif, c’est-à-dire par des connaissances plus spéciales et des considérations plus relevées. Ainsi, l’éloge du gouvernement y tenait moins de place ; la religion et l’agriculture en occupaient davantage. On y voyait le rapport de l’une et de l’autre, et comment elles avaient concouru toujours à la civilisation. Rodolphe, avec madame Bovary, causait rêves, pressentiments, magnétisme.
    Remontant au berceau des sociétés, l’orateur vous dépeignait ces temps farouches où les hommes vivaient de glands, au fond des bois. Puis ils avaient quitté la dépouille des bêtes ; endossé le drap, creusé des sillons, planté la vigne. Était-ce un bien, et n’y avait-il pas dans cette découverte plus d’inconvénients que d’avantages ? M. Derozerays se posait ce problème. Du magnétisme, peu à peu, Rodolphe en était venu aux affinités, et, tandis que M. le président citait Cincinnatus à sa charrue, Dioclétien plantant ses choux, et les empereurs de la Chine inaugurant l’année par des semailles, le jeune homme expliquait à la jeune femme que ces attractions irrésistibles tiraient leur cause de quelque existence antérieure.

    – Ainsi, nous, disait-il, pourquoi nous sommes-nous connus ? quel hasard l’a voulu ? C’est qu’à travers l’éloignement, sans doute, comme deux fleuves qui coulent pour se rejoindre, nos pentes particulières nous avaient poussés l’un vers l’autre.

    Et il saisit sa main ; elle ne la retira pas.

    « Ensemble de bonnes cultures ! » cria le président.

    – Tantôt, par exemple, quand je suis venu chez vous…

    « À M. Bizet, de Quincampoix. »

    – Savais-je que je vous accompagnerais ?
    « Soixante et dix francs ! »

    – Cent fois même j’ai voulu partir, et je vous ai suivie, je suis resté.

    « Fumiers. »

    – Comme je resterais ce soir, demain, les autres jours, toute ma vie !

    « À M. Caron, d’Argueil, une médaille d’or ! »

    – Car jamais je n’ai trouvé dans la société de personne un charme aussi complet.

    « À M. Bain, de Givry-Saint-Martin ! »

    – Aussi, moi, j’emporterai votre souvenir.

    « Pour un bélier mérinos… »

    – Mais vous m’oublierez, j’aurai passé comme une ombre.

    « À M. Belot, de Notre-Dame… »

    – Oh ! non, n’est-ce pas, je serai quelque chose dans votre pensée, dans votre vie ?

    « Race porcine, prix ex aequo : à MM. Lehérissé et Cullembourg ; soixante francs ! »
    Rodolphe lui serrait la main, et il la sentait toute chaude et frémissante comme une tourterelle captive qui veut reprendre sa volée ; mais, soit qu’elle essayât de la dégager ou bien qu’elle répondît à cette pression, elle fit un mouvement des doigts ; il s’écria :

    – Oh ! merci ! Vous ne me repoussez pas ! Vous êtes bonne ! vous comprenez que je suis à vous ! Laissez que je vous voie, que je vous contemple !

    Un coup de vent qui arriva par les fenêtres fronça le tapis de la table, et, sur la Place, en bas, tous les grands bonnets des paysannes se soulevèrent, comme des ailes de papillons blancs qui s’agitent.

    « Emploi de tourteaux de graines oléagineuses », continua le président.

    Il se hâtait :

    « Engrais flamand, – culture du lin, – drainage, – baux à longs termes, – services de domestiques. »

    Rodolphe ne parlait plus. Ils se regardaient. Un désir suprême faisait frissonner leurs lèvres sèches ; et mollement, sans effort, leurs doigts se confondirent.
  • mimiamimia Membre
    Bonjour,

    Il est possible de réfléchir sur la présence d'une parodie du discours romantique.
  • Sujet déjà traité, faire une recherche
  • PsappPsapp Membre
    M. Lieuvain se rassit alors ; M. Derozerays se leva, commençant un autre discours. Le sien, peut-être, ne fut point aussi fleuri que celui du conseiller ; mais il se recommandait par un caractère de style plus positif, c'est-à-dire par des connaissances plus spéciales et des considérations plus relevées. Ainsi, l'éloge du gouvernement y tenait moins de place ; la religion et l'agriculture en occupaient davantage. On y voyait le rapport de l'une et de l'autre, et comment elles avaient concouru toujours à la civilisation. Rodolphe, avec Mme Bovary, causait rêves, pressentiments, magnétisme. Remontant au berceau des sociétés, l'orateur vous dépeignait ces temps farouches où les hommes vivaient de glands, au fond des bois. Puis ils avaient quitté la dépouille des bêtes, endossé le drap, creusé des sillons, planté la vigne. Etait-ce un bien, et n'y avait-il pas dans cette découverte plus d'inconvénients que d'avantages ? M. Derozemys se posait ce problème. Du magnétisme, peu à peu, Rodolphe en était venu aux affinités, et, tandis que M. le président citait Cincinnatus à sa charrue, Dioclétien plantant ses choux, et les empereurs de la Chine inaugurant l'année par des semailles, le jeune homme expliquait à la jeune femme que ces attractions irrésistibles tiraient leur cause de quelque existence antérieure.
    - Ainsi, nous, disait-il, pourquoi nous sommes-nous connus? quel hasard l'a voulu ? C'est qu'à travers l'éloignement, sans doute, comme deux fleuves qui coulent pour se rejoindre, nos pentes particulières nous avaient poussés l'un vers l'autre.
    Et il saisit sa main ; elle ne la retira pas.
    « Ensemble de bonnes cultures!» cria le président.
    - Tantôt, par exemple, quand je suis venu chez vous...
    « A M. Bizet, de Quincampoix.»
    - Savais-je que je vous accompagnerais ?
    « Soixante et dix francs ! »
    - Cent fois même j'ai voulu partir, et je vous ai suivie, je suis resté.
    « Fumiers. »
    - Comme je resterais ce soir, demain, les autres jours, toute ma vie !
    « A M. Caron, d'Argueil, une médaille d'or! »
    - Car jamais je n'ai trouvé dans la société de personne un charme aussi complet.
    « A M. Bain, de Givry-Saint-Martin ! »
    - Aussi, moi, j'emporterai votre souvenir.
    « Pour un bélier mérinos...»
    - Mais vous m'oublierez, j'aurai passé comme une ombre.
    « A M. Belot, de Notre-Dame...»
    - Oh! non, n'est-ce pas, je serai quelque chose dans votre pensée, dans votre vie ?
    « Race porcine, prix ex aequo: à MM. Lehérissé et Cullembourg ; soixante francs ! »
    Rodolphe lui serrait la main, et il la sentait toute chaude et frémissante comme une tourterelle captive qui veut reprendre sa volée; mais, soit qu'elle essayât de la dégager ou bien qu'elle répondît à cette pression, elle fit un mouvement des doigts, il s'écria :
    - Oh! merci ! Vous ne me repoussez pas ! Vous êtes bonne ! vous comprenez que je suis à vous ! Laissez que je vous voie, que je vous contemple !
    Un coup de vent qui arriva par les fenêtres fronça le tapis de la table, et, sur la place, en bas, tous les grands bonnets des paysannes se soulevèrent, comme des ailes de papillons blancs qui s'agitent.
    « Emploi de tourteaux de graines oléagineuses », continua le président.
    Il se hâtait :
    « Engrais flamand, - culture du lin, - drainage, - baux à longs termes, - services de domestiques.»
    Rodolphe ne parlait plus. Ils se regardaient. Un désir suprême faisait frissonner leurs lèvres sèches; et mollement, sans effort, leurs doigts se confondirent.
    "la scène des comices" dans Madame Bovary
    => Après avoir décrit la construction du texte, vous vous interrogerez sur les effets que l'auteur a voulu produire.


    Quelqu'un pourrait-il m'aider, je suis vraiment nul en français?

    Merci
  • Si tu avais fait une recherche, comme on le conseille, tu aurais vu que ce passage a déjà été commenté
    Je te laisse trouver où....
  • PsappPsapp Membre
    Si tu avais fait une recherche, comme on le conseille, tu aurais vu que ce passage a déjà été commenté
    Je te laisse trouver où....
    Justement j'ai regarder mais nul part on mentionne de réponses sur l'effet que l'auteur à voulut montrer... Si il y en a une et que je ne l'ai pas trouvé veuillez m'en excuser, mais je ne l'ai pas trouver...
  • Psapp a écrit:
    Quelqu'un pourrait-il m'aider, je suis vraiment nul en français?
    Je n'ai jamais rencontré un "nul" en français!
    En effet, ta phrase est bien orthographiée.

    Les treize premières lignes, en quoi différent-elles de ce qui suit?
    Pourquoi y a-t-il deux sortes d'introduction pour les phrases parlées?
    « et –

    Avant de décider quels effets Flaubert aurait voulu produire, demande-toi quels sont les effets que tu ressens.
  • MurielMuriel Membre
    Bonsoir Psapp,
    Justement j'ai regarder mais nul part on mentionne de réponses sur l'effet que l'auteur à voulut montrer... Si il y en a une et que je ne l'ai pas trouvé veuillez m'en excuser, mais je ne l'ai pas trouver...
    J'ai déplacé ton message et t'en ai prévenu(e)...
    Lis ce qui précède dans la discussion.

    Muriel
  • PsappPsapp Membre
    Justement les 12 premières lignes, je ne comprend pas le rapport, c'est une mise en contexte? Où une ironie, on passe de discours sur l'agriculture, à un discours honnête sur des certe exagérés, mais vrai?
    Quand je lit ce texte, je me dit que je n'aimerai pas être à la place de madame Bovary, trop d'excès, ce faire suivre c'est vraiment le sommum du harcélement... Cet extrait est quand même marrant, les phrases grossières fusent... Bref mais tout ça ne m'avance pas, il y a souvent une grosse diférence entre comment je le recent et comment mon professeur le vois, je m'en sort donc toujours avec une note de 9... Mais là je veux avoir mieux, quelqu'un pourrait m'orienter?
  • Le discours de Rodolphe n'est vraiment pas sincère (cf fin du chapitre précédant où l'on a une description de ce personnage libertin)
    Le discours de Rodolphe est coupé par celui qui distribue les lots. Cela discrédite le discours de Rodolphe qui déclare son "amour" à Emma : pour lui, c'est un femme parmi d'autre. on note qu'Emma n'intervient pas, elle ne répond pas à Rodolphe : elle est encore dans ses pensées, dans ses rêves.
  • M.AlexM.Alex Membre
    madame bovary fait partie de mes textes mais le problème c'est qu'il me manque des analyses pour le chapitre 8 de la partie 2
    quelqu'un pourrait m'aider ma partie va de :" M.lieuvain se rassit alors [....]des ailes de papillons blancs qui s'agitent "
    M. Lieuvain se rassit alors ; M. Derozerays se leva, commençant un autre discours. Le sien peut-être, ne fut point aussi fleuri que celui du Conseiller ; mais il se recommandait par un caractère de style plus positif, c’est-à-dire par des connaissances plus spéciales et des considérations plus relevées. Ainsi, l’éloge du gouvernement y tenait moins de place ; la religion et l’agriculture en occupaient davantage. On y voyait le rapport de l’une et de l’autre, et comment elles avaient concouru toujours à la civilisation. Rodolphe, avec madame Bovary, causait rêves, pressentiments, magnétisme.
    Remontant au berceau des sociétés, l’orateur vous dépeignait ces temps farouches où les hommes vivaient de glands, au fond des bois. Puis ils avaient quitté la dépouille des bêtes ; endossé le drap, creusé des sillons, planté la vigne. Était-ce un bien, et n’y avait-il pas dans cette découverte plus d’inconvénients que d’avantages ? M. Derozerays se posait ce problème. Du magnétisme, peu à peu, Rodolphe en était venu aux affinités, et, tandis que M. le président citait Cincinnatus à sa charrue, Dioclétien plantant ses choux, et les empereurs de la Chine inaugurant l’année par des semailles, le jeune homme expliquait à la jeune femme que ces attractions irrésistibles tiraient leur cause de quelque existence antérieure.

    – Ainsi, nous, disait-il, pourquoi nous sommes-nous connus ? quel hasard l’a voulu ? C’est qu’à travers l’éloignement, sans doute, comme deux fleuves qui coulent pour se rejoindre, nos pentes particulières nous avaient poussés l’un vers l’autre.

    Et il saisit sa main ; elle ne la retira pas.

    « Ensemble de bonnes cultures ! » cria le président.

    – Tantôt, par exemple, quand je suis venu chez vous…

    « À M. Bizet, de Quincampoix. »

    – Savais-je que je vous accompagnerais ?
    « Soixante et dix francs ! »

    – Cent fois même j’ai voulu partir, et je vous ai suivie, je suis resté.

    « Fumiers. »

    – Comme je resterais ce soir, demain, les autres jours, toute ma vie !

    « À M. Caron, d’Argueil, une médaille d’or ! »

    – Car jamais je n’ai trouvé dans la société de personne un charme aussi complet.

    « À M. Bain, de Givry-Saint-Martin ! »

    – Aussi, moi, j’emporterai votre souvenir.

    « Pour un bélier mérinos… »

    – Mais vous m’oublierez, j’aurai passé comme une ombre.

    « À M. Belot, de Notre-Dame… »

    – Oh ! non, n’est-ce pas, je serai quelque chose dans votre pensée, dans votre vie ?

    « Race porcine, prix ex aequo : à MM. Lehérissé et Cullembourg ; soixante francs ! »
    Rodolphe lui serrait la main, et il la sentait toute chaude et frémissante comme une tourterelle captive qui veut reprendre sa volée ; mais, soit qu’elle essayât de la dégager ou bien qu’elle répondît à cette pression, elle fit un mouvement des doigts ; il s’écria :

    – Oh ! merci ! Vous ne me repoussez pas ! Vous êtes bonne ! vous comprenez que je suis à vous ! Laissez que je vous voie, que je vous contemple !

    Un coup de vent qui arriva par les fenêtres fronça le tapis de la table, et, sur la Place, en bas, tous les grands bonnets des paysannes se soulevèrent, comme des ailes de papillons blancs qui s’agitent.
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