Musset, La Nuit de mai - Quel que soit le souci que ta jeunesse endure...

bonjour je suis embête je n'arrive pas a répondre aux deux questions que voici :
En quoi se poème est-il allégorique ? et
En quoi se poème est-il un apologue
Quel que soit le souci que ta jeunesse endure,
Laisse-la s'élargir, cette sainte blessure
Que les séraphins noirs t'ont faite au fond du cœur;
Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.
Mais, pour en être atteint, ne crois pas, ô poète,
Que ta voix ici-bas doive rester muette.

Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage,
Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux,
Ses petits affamés courent sur le rivage
En le voyant au loin s'abattre sur les eaux.
Déjà, croyant saisir et partager leur proie,
Ils courent à leur père avec des cris de joie
En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
Lui, gagnant à pas lent une roche élevée,
De son aile pendante abritant sa couvée,
Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte;
En vain il a des mers fouillé la profondeur;
L'océan était vide et la plage déserte;
Pour toute nourriture il apporte son cœur.
Sombre et silencieux, étendu sur la pierre,
Partageant à ses fils ses entrailles de père,
Dans son amour sublime il berce sa douleur;
Et, regardant couler sa sanglante mamelle,
Sur son festin de mort il s'affaisse et chancelle,
Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur.
Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,
Fatigué de mourir dans un trop long supplice,
Il craint que ses enfants ne le laissent vivant;
Alors il se soulève, ouvre son aile au vent,
Et, se frappant le cœur avec un cri sauvage,
Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu,
Que les oiseaux des mers désertent le rivage,
Et que le voyageur attardé sur la plage,
Sentant passer la mort se recommande à Dieu.

Poète, c'est ainsi que font les grands poètes.
Ils laissent s'égayer ceux qui vivent un temps;
Mais les festins humains qu'ils servent à leurs fêtes
Ressemblent la plupart à ceux des pélicans.
Quand ils parlent ainsi d'espérances trompées,
De tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater le cœur ;
Leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air un cercle éblouissant;
Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang.Alfred de Musset, Poésies nouvelles, La Nuit de mai
je vous remercie si vous pouvez m'aider
au revoir
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Réponses

  • Bonjour. :)
    Déjà c'est ce poème.
    Tu peux rechercher les caractéristiques de l'apologue et de l'allégorie pour commencer. ;)
  • Bonjour, minox.
    Jean-Luc a défini l'allégorie dans un autre fil Allégorie
    comme
    métaphore ou comparaison très développée qui transcrit une entité, une abstraction [sentiment, idée] en termes concrets et convergents
    Le terme me semble plus approprié par la peinture que par la littérature, mais bon, on fait avec.
    Une comparaison je trouve ici (avec bcp de difficulté, car il n'y a pas personnification per se)
    c'est ainsi que font les grands poètes
    Alors quelle entité a été acteur dans la deuxième partie de ce poème pour que l'on dise par la suite "ainsi"?
    L'apologue est définie par La Fontaine comme tombant en deux parties: un corps et la moralité. APOLOGUE
    Trouves-tu une moralité dans ce poème structuré en trois parties?
  • est ce que quelqu 'un a déjà fait le commentaire de Nuit de Mai de Musset?
    merci
    :)
  • Bonjour,
    je passe très bientôt mon oral et je m'entraîne à répondre à des questions mais je ne sais pas encore très bien comment réorganiser mes plans...

    Nous avons étudié "Le pélican" dans La nuit de Mai de Musset
    question : comment ce texte définit-il le poète"

    Puis-je répondre comme ceci à l'oral :
    I. Le poète est définit à travers le pélican
    II. Le poète est un être destiné à souffrir

    Merci !

    Le plan fait en classe était le suivant :
    I. La parabole du pélican
    a) symbole du pélican
    b) structure-les actes du drame
    -texte narratif encadré par texte argumentatif
    -schéma narratif complet (3 parties)
    c)La tension dramatique-le suspense
    -effets d'annonce
    -ce qui est décrit va en s'aggravant
    d)les personnages
    -personnages secondaires
    - le pélican

    II. La souffrance et la poésie

    a) les rapports entre souffrance et poésie
    -la souffrance
    -"Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
    Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots."
    -comparaison poète/pélican
    b) Le sens de la parabole
    -l'apostrophe au poète

    Le texte :
    Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
    Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
    Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage,
    Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux,
    Ses petits affamés courent sur le rivage
    En le voyant au loin s'abattre sur les eaux.
    Déjà, croyant saisir et partager leur proie,
    Ils courent à leur père avec des cris de joie
    En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
    Lui, gagnant à pas lent une roche élevée,
    De son aile pendante abritant sa couvée,
    Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
    Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte;
    En vain il a des mers fouillé la profondeur;
    L'océan était vide et la plage déserte;
    Pour toute nourriture il apporte son cœur.
    Sombre et silencieux, étendu sur la pierre,
    Partageant à ses fils ses entrailles de père,
    Dans son amour sublime il berce sa douleur;
    Et, regardant couler sa sanglante mamelle,
    Sur son festin de mort il s'affaisse et chancelle,
    Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur.
    Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,
    Fatigué de mourir dans un trop long supplice,
    Il craint que ses enfants ne le laissent vivant;
    Alors il se soulève, ouvre son aile au vent,
    Et, se frappant le cœur avec un cri sauvage,
    Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu,
    Que les oiseaux des mers désertent le rivage,
    Et que le voyageur attardé sur la plage,
    Sentant passer la mort se recommande à Dieu.

    Poète, c'est ainsi que font les grands poètes.
    Ils laissent s'égayer ceux qui vivent un temps;
    Mais les festins humains qu'ils servent à leurs fêtes
    Ressemblent la plupart à ceux des pélicans.
    Quand ils parlent ainsi d'espérances trompées,
    De tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
    Ce n'est pas un concert à dilater le cœur ;
    Leurs déclamations sont comme des épées :
    Elles tracent dans l'air un cercle éblouissant;
    Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang.
  • Qu'en pensez-vous alors ?
    merci !
  • salut limona
    je suis en premiere cette annee et je bosse aussi ce texte est ce que ton orale c'est bien passer? ton plan était bon et tout ou pas?
  • bonjour,
    pendant les vacances je dois ecrire un commentaire sur nuit de mai (en entier)
    le probleme c'est que ce poeme fait 5 pages et je ne sais pas comment l'aborder...
    j'ai fais plusieurs recherches mais la majorite des discutions sur ce poeme sont sur des extrait seulement :(
    quelqu'un l'aurait deja fait et pourrait me donner son plan et sa problematique svp?
    (je ne veux pas qu'on fasse tout a ma place donc je me debrouillerai avec ca.)
  • Donner un plan et une problématique, c'est quasiment tout faire pourtant...
    Quelles sont tes idées? As-tu essayé de te confronter au texte, à en faire une étude linéaire, avant d'aller chercher à droite à gauche des informations?
    Dans un commentaire, il n'y a rien à dire absolument, ou presque (bon, évidemment, il ne faut pas passer à côté du "thème" principal par exemple), il s'agit de proposer SA lecture d'un texte.
  • bah oui j'ai lu mes 5 pages plusieurs fois etj'ai chercher vers par vers ce que j'en pensait et tout
    sauf que je n'arrive pas a leur trouver des point commun ou en tout cas pas suffisament pour les regroupper
    jen suis a ma 6eme heures a bosser sur ce texte et je commence a dessesperer le probleme c'est que je n'arrive pas a trouver de vrai problematique
    j'ai trouver en gros l'idee de la souffrance dû a l'amour perdu, plein de reference a la nature, un champs lexical exprimant l'amour entre la muse et le poete et la rêverie....

    PS: merci de ne pas penser que je ne bosse pas et que je prefere aller sur internet et attendre que les autre me fasse tout! j'ai un bac en fin d'annee et je le travail je fais de mon mieu et pour le moment je n'arrive a rien sur ce poeme
    stp arrete de me juger et davoir des prejugés comme ca. en tout meme si cetait pour me critiquer merci de mavoir repondu.
  • Est-ce que tu es bien sûre que tu dois commenter l'ensemble du poème ? ça ne me parait pas conforme à un exercice de bac (du moins si tu dois faire un vrai commentaire composé). Je comprends que ce soit difficile. Tu devrais vérifier quand même la consigne auprès d'autres personnes de ta classe. Sinon je te conseille une problématique large du type "Comment le poète représente-t-il l'inspiration dans ce poème ?" ou bien "Comment ce dialogue caractérise-t-il l'inspiration poétique (ou le poète) ?"... Mais bon ce n'est qu'une première piste, je n'ai pas suffisamment réfléchi sur l'ensemble du poème pour aller plus loin.
  • elle nous a dit que l'on devait travailler ce poeme mais n'a rien preciser de plus donc je suppose que c'est en entier... mais je vais aller demander a d'autre personne au cas ou.
    merci beaucoup ppour ces 2 problematique le proble c'est que si je les itulise je doit absolument parler de l'inspiration du poete et je n'est aucune idee de quoi il en retourne dans ce teste... :/
  • Et bien c'est le sujet du poème : avec qui discute-t-il ? t'es-tu posé la question ?
  • Maintenant vous attendez que l'on vous donne un plan, c'est ça?
    Je ne vois toujours pas où est votre travail personnel...Vous n'essayez même pas de nous proposer des pistes, à partir desquelles l'on pourrait vous orienter.
    C'est un poème que j'ai moi-même étudié en entier lorsque j'étais en 1ère, et comme il y a un thème fort (l'inspiration justement) qui structure tout le texte, ça ne posait pas trop de problèmes finalement, même si au début l'on se retrouve forcément un peu dépourvu.
    Si vous pouviez faire un petit effort pour l'orthographe également ce serait très gentil, vos messages en deviennent parfois fastidieux à lire.
  • je ne vois pas l'intérêt de poster ce genre de message sur un forum si votre but est de pourrir tout le monde alors svp arrêtez de poster des messages je ne vous force pas a m'aider alors merci d'éviter ce genre de commentaire.
    j'ai rendu un plan détaillé sur la totalité du poème mais notre prof voudrais que l'on creuse plus particulièrement la première moitié de la première longue réplique de la muse
    je pense prendre la problématique Comment la muse présente elle son art? mais si je la prend je n'arrive pas a parler de la façon dont ce vois la muse par apport au poète.... vous avez une idée pour nuancer ma problématique?
    La Muse

    Poète, prends ton luth ; c’est moi ton immortelle,
    Qui t’ai vu cette nuit triste et silencieux,
    Et qui, comme un oiseau que sa couvée appelle,
    Pour pleurer avec toi descends du haut des cieux.
    Viens, tu souffres, ami. Quelque ennui solitaire
    Te ronge ; quelque chose a gémi dans ton cœur ;
    Quelque amour t’est venu, comme on en voit sur terre,
    Une ombre de plaisir, un semblant de bonheur.
    Viens, chantons devant Dieu ; chantons dans tes pensées,
    Dans tes plaisirs perdus, dans tes peines passées ;
    Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu.
    Éveillons au hasard les échos de ta vie,
    Parlons-nous de bonheur, de gloire et de folie,
    Et que ce soit un rêve, et le premier venu.
    Inventons quelque part des lieux où l’on oublie ;
    Partons, nous sommes seuls, l’univers est à nous.
    Voici la verte Écosse et la brune Italie,
    Et la Grèce, ma mère, où le miel est si doux,
    Argos, et Ptéléon, ville des hécatombes,
    Et Messa la divine, agréable aux colombes ;
    Et le front chevelu du Pélion changeant ;
    Et le bleu Titarèse, et le golfe d’argent
    Qui montre dans ses eaux, où le cygne se mire,
    La blanche Oloossone à la blanche Camyre.
    Dis-moi, quel songe d’or nos chants vont-ils bercer ?
    D’où vont venir les pleurs que nous allons verser ?
    Ce matin, quand le jour a frappé ta paupière,
    Quel séraphin pensif, courbé sur ton chevet,
    Secouait des lilas dans sa robe légère,
    Et te contait tout bas les amours qu’il rêvait ?
    Chanterons-nous l’espoir, la tristesse ou la joie ?
  • Bonjour maud,

    La Muse (mai = printemps, renouveau, optimisme), telle la femme aimée, tente de redonner espoir au poète en utilisant ce paradoxe : c'est par la douleur et le sacrifice que le poète accomplira son destin.

    Remarque : ceci concerne "La Nuit de mai" en entier.
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