Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Je vous tous vos sujets vraiment chaque fois intéressant !
    Merci pour toutes ces topics , des questions sur lesquelles bcp de gens s'interrogent et auxquelles nous n'avons pas forcémment de réponses..Ou bien même parfois des choses auxquelles nous ne pensons même pas comme là <Français> avec un "F ou un "f"
    :lol: =D =| :)
  • Lucretius mentionne le mot "chrétien", nom commun (ou adjectif), mais les usages bougent infiniment plus dès qu'on utilise le mot "juif". Majuscule ou pas ? Bien sûr, la règle existe, mais à regarder au TLF, il serait impossible de déduire celle-ci à la vue des exemples proposés.
  • L'appartenance à un pays n'est pas quelque chose de commun dans la mesure où elle fait partie de l'identité d'une personne. Même lorsqu'une nationalité est abandonnée car certains pays n'admettent pas la double nationalité, il reste à un individu ce qui contitue ses racines. C'est quelque chose de précieux.
  • Une chose peut définir partiellement notre identité et être fort commune, c'est le cas de la nationalité, de la religion, du sexe, et de tous les détails physiques ou comportementaux. Dira-t-on un Homme, un Catholique, un Blanc, un Hétérosexuel, etc?
  • JehanJehan Modérateur
    Ne pas identifier trop vite tous les noms à majuscules à des noms propres stricto sensu, qui s'opposeraient à des noms communs de même graphie, mais avec minuscule... La différence peut être d'un autre ordre. Par exemple :

    en bon français / en bon Français (chose / personne)
    le judas d'une porte / un Judas (chose / personne)
    au clair de la lune / le sol de la Lune (courant / scientifique)
  • pour le mot J/juif, j'ai lu un ouvrage d'histoire sociale qui expliquait son choix orthographique en introduction, il faudra que je retrouve ça. Toujours est-il que la différence est particulièrement ténue et que les deux peuvent être utilisés parfaitement indifféremment (lorsque c'est un nom, naturellement), puisque le peuple juif et la religion juive ont toujours été, plus qu'aucun autre, intimement liés. Personnellement j'utilise plutôt la minuscule, puisque le peuple juif n'a plus aucune réalité (ethnique...) depuis la Diaspora (évidemment depuis 1947 on pourrait discuter), et que seules la religion et la culture qui en découle le définissent aujourd'hui. C'était aussi ce que faisait cet ouvrage, mais il invoquait avant tout la simplicité orthographique : trop de majuscules nuit à la bonne lecture (l'allemand est d'ailleurs à peu près la seule langue germanique à avoir conservé la capitalisation ; le danois, le néerlandais s'en sont débarrassés au XIXe ou un peu après).
  • Jehan a écrit:
    Ne pas identifier trop vite tous les noms à majuscules à des noms propres stricto sensu, qui s'opposeraient à des noms communs de même graphie, mais avec minuscule... La différence peut être d'un autre ordre. Par exemple :

    en bon français / en bon Français (chose / personne)
    le judas d'une porte / un Judas (chose / personne)
    au clair de la lune / le sol de la Lune (courant / scientifique)
    Oui : que de vaines subtilités ! Sauf, pour la deuxième, où l'opposition peut aussi être vue en terme de noms propres et noms communs. C'est un peu le même genre de problèmes qu'avec les traits d'union : trop d'exceptions, de cas, d'argutie, et tout cela, pour rien.
  • Arthur:
    "le peuple juif n'a plus aucune réalité"

    Je ne suis pas persuadée que cette conviction soit partagée par tous...
  • C'est basique ; donc que ce soit clair : je suis un Français, donc je suis français ! =D
  • Arthur:
    "le peuple juif n'a plus aucune réalité"

    Je ne suis pas persuadée que cette conviction soit partagée par tous...
    Présenté comme ça, évidemment. Avec mes parenthèses, c'est déjà beaucoup plus nuancé. Mais c'est un fait que le patrimoine génétique des juifs est beaucoup plus proche de leurs voisins géographiques (cf. les juifs éthiopiens, par exemple) que de leurs congénères disséminés sur d'autres continents. L'endogamie et le caractère hermétique de cette communauté sont assez largement exagérés (comme un autre tabou, l'absence de prosélytisme dans le judaïsme, qui a été remis en cause pour certaines époques). Le "peuple juif", comme une idée ou comme une entité (qui se recrée en Israël), se perpétue donc, mais je persiste et signe, sa réalité est beaucoup plus culturelle qu'ethnique. Ce n'est d'ailleurs sans doute pas le seul (cf. le peuple américain, même si les continuités sont à mon avis plus visibles). Cf. les derniers messages de cette discussion.

    Il y a aussi une bonne mise au point sur le prosélytisme juif dans M. Simon et A. Benoît, Le Judaïsme et le christianisme antique, d'Antiochus Epiphane à Constantin, PUF Nouvelle Clio.
  • Je ne vois pas le problème. Juif, quand il est substantif, prend la majuscule, comme tous les noms désignant des peuples, considérés nationalement ou religieusement : les Juifs, les Chrétiens, les Français. Il prend la minuscule quand il est adjectif : un écrivain juif, une communauté chrétienne, un député français.
  • JehanJehan Modérateur
    Oui, majuscule aux noms de peuples :
    les Français, les Anglais, les Belges,les Chinois...

    En revanche, pas de majuscule pour les noms d'adeptes d'une religion :
    les chrétiens, les musulmans, les protestants, les catholiques...

    Pour le cas qui nous occupe, le Robert des difficultés, partie typographie, indique :
    juif. Désignant un adepte du judaïsme, ce mot s'écrit avec une minuscule, mais il prend une majuscule s'appliquant au peuple juif ou à l'un de ses membres.
    Le Trésor de la Langue française est certes moins catégorique pour ce mot, mais la distinction repose sur le même critère :
    On trouve le subst. juif écrit avec ou sans majuscule. Dans le premier cas, le terme semble exprimer plutôt l'appartenance à un groupe ethnique; dans le second l'appartenance à une communauté relig. L'usage de la majuscule tend, cependant, à se généraliser.
  • Bonjour, j'ai bien lu les règles énoncées, seulement je ne sais pas s'il faut écrire :

    "j'ai choisi la spécialité Allemand" , ou bien :

    "j'ai choisi la spécialité allemand"

    Car "Allemand" pourrait aussi bien correspondre à un titre et prendrait je crois une majuscule, mais en même temps dans la phrase "je parle l'allemand" le mot ne prend pas de majuscule...

    Merci d'avance de vos réponses !
  • Titre de quoi ?
    La formulation devrait être : J'ai choisi l'allemand comme (enseignement de) spécialité.
  • Bonjour,

    Suite à de nombreuses recherches pour enfin mettre le doigt sur la vérité, j'ai compris la plupart des subtilités quant à l'emploi de la majuscule ou de la minuscule en ce qui concerne Français/français ou Italien/italien etc. Seulement, il subsiste encore un doute. Lorsque je dis "Je suis fière d'être F(f)rançaise", "F(f)rançaise" est effectivement précédé d'un verbe d'état ce qui en fait un adjectif. Néanmoins, nous avons là l'affirmation d'une identité, je revendique posséder une nationalité et faire partie de la Nation française. On pourrait donc dire "je suis fière d'être une Française".

    C'est peut-être idiot comme question mais cela m'embête de ne pas être sûre d'une orthographe...

    Merci d'avance pour vos réponses.
  • mrs.so a écrit:
    Lorsque je dis "Je suis fière d'être F(f)rançaise", "F(f)rançaise" est effectivement précédé d'un verbe d'état ce qui en fait un adjectif.
    Pas forcément : Je suis fier d'être médecin > médecin n'est pas un adjectif.
    Nous en revenons à la question initiale de chrilom.

    Selon Hanse et Gouriou, on écrira : je suis Français, je suis né Français, je suis fier d'être Français.
    Selon l'Académie, Larousse et Bescherelle, on écrira : je suis français, je suis né français, je suis fier d'être français.
    (Je suis fier d'être un Français faisant évidemment l'unanimité).
  • SANS AUCUN DOUTE, la seule forme correcte c’est : « Je suis français » parce qu’ici c’est un adjectif en fonction d’attribut. Consultez, par exemple, « Grammaire progressive du français » CLE International ou d’autres manuels.
    Mais dans la phrase : « Pierre est un Français exceptionnel » nous avons affaire au substantif, donc, il faut l’érire avec une majuscule.
  • JehanJehan Modérateur
    C'est moins tranché que cela.
    Ce n'est pas parce que l'attribut se construit sans article que "Français" devient ipso facto un adjectif.
    Quand le sujet est une personne, le mot reste un nom.
    Autant prétendre que "médecin" deviendrait un adjectif dans "Je suis médecin".
    (Voir message n°2 de cette discussion).

    Et voir aussi Grevisse :
    Si le mot est un attribut sans article, on a le choix, selon qu’on le prend pour un adjectif ou pour un nom : Son mari était anglais ou Anglais . La majuscule semble avoir la préférence, ce que l’on peut encourager : Pour faire la grammaire française que nous concevons, il fallait donc être Français (Damourette et Pichon, § 9).
  • Le message n0 2 de cette discussion est complètement faux. Il y a deux éléments qui peuvent faire fonction d’attribut : un nom (médecin, étudiant, etc.) et un adjectif (français, beau, jeune). Selon l’Académie, Grevisse ou bien Bescherelle, les seules formes correctes sont : « Je suis français », « Il est anglais », « Elle est italienne » etc. parce qu’ici la nationalité est exprimée à l’aide d’un ADJECTIF placé après le verbe copule « être ».

    MAIS: C'est un Français (ici, c'est un nom). AUSSI: Les Français adorent le vin. Cependant, les Anglais et les Allemands préfèrent la bière.

    La constatation que « le mot reste un nom quand le sujet est une personne » est insensée. Si l’on pensait de cette façon, on devrait avouer que le mot « belle » est un substantif dans la phrase « Jeannette est belle » parce que le sujet est une personne. Cela n’a pas de sens.

    Tout compte fait, on peut dire SEULEMENT : « Je suis français », « Il est anglais », « Nous sommes japonais » etc.
    Je vous envoie à deux articles du Figaro.

    1. "De «Je suis Charlie» à «Nous sommes français»: pour le retour du service national" où l’on trouve aussi une telle phrase : « Une fois avoir défini ce que signifie être français, il faut savoir comment... »
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/01/13/31001-20150113ARTFIG00388-de-je-suis-charlie-a-nous-sommes-francais-pour-le-retour-du-service-national.php

    2. "Marche républicaine: fiers d'être français, vraiment?"
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/01/13/31001-20150113ARTFIG00177-marche-republicaine-fiers-d-etre-francais-vraiment.php
  • JehanJehan Modérateur
    pawel a écrit:
    Selon l’Académie, Grevisse ou bien Bescherelle, les seules formes correctes sont : « Je suis français ».
    Pourquoi écrire "les seules formes" alors que vous n'en donnez qu'une ? C'est rigolo... :P
    J'ai donné dans mon message une citation exacte du Grevisse.
    Grevisse n'estime pas du tout qu'il n'y a qu'une forme correcte dans ce cas précis.
    Il admet les deux, et donne sa préférence à la majuscule.
    La constatation que « le mot reste un nom quand le sujet est une personne » est insensée. Si l’on pensait de cette façon, on devrait avouer que le mot « belle » est un substantif dans la phrase « Jeannette est belle » parce que le sujet est une personne. Cela n’a pas de sens.
    Vous interprétez mal ma remarque.
    Je ne parlais que des noms de nationalité, que l'on peut considérer comme des noms attributs, qu'ils soient ou non précédés de l' article : Pierre est un Français, Pierre est Français.
    Dans les deux cas, on attribue à Pierre le même statut de citoyen de France, le même statut de Français.
    En revanche, quand le sujet est une chose, le mot "français" est forcément un adjectif, un objet ne pouvant avoir le statut de "citoyen de France" : Ce produit est français.

    L'orthographe choisie par le Figaro dans ses titres n'est pas forcément la seule correcte .
    On peut aussi écrire, par exemple, comme sur le site de France-Culture :
    http://www.franceculture.fr/emission-le-magazine-de-la-redaction-je-suis-francais-je-suis-musulman-et-pas-tout-a-fait-charlie-20
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