François Villon, Ballade des menus propos

La ballade des menus propos de Villon
quelqu'un aurait-il des commentaires, des textes, des idées me fournir.
Je sais qu'il ya anaphore, redondance du je me connais etc... (socratique) mais hormis cela, elle me semble assez obscure.

Ballade des menus propos

Je connois bien mouches en lait,
Je connois à la robe l'homme,
Je connois le beau temps du laid,
Je connois au pommier la pomme,
Je connois l'arbre à voir la gomme,
Je connois quand tout est de mêmes,
Je connois qui besogne ou chomme,
Je connois tout, fors que moi-mêmes.

Je connois pourpoint au collet,
Je connois le moine à la gonne,
Je connois le maître au valet,
Je connois au voile la nonne,
Je connois quand pipeur jargonne,
Je connois fous nourris de crèmes,
Je connois le vin à la tonne,
Je connois tout, fors que moi-mêmes.

Je connois cheval et mulet,
Je connois leur charge et leur somme,
Je connois Biatris et Belet,
Je connois jet qui nombre et somme,
Je connois vision et somme,
Je connois la faute des Boemes,
Je connois le pouvoir de Rome,
Je connois tout, fors que moi-mêmes.

Prince, je connois tout en somme,
Je connois coulourés et blêmes,
Je connois mort qui tout consomme,
Je connois tout, fors que moi-mêmes.

Réponses

  • Et pour les Testaments, quel résultat?

    Two Ballads of Villon Reconsidered
    Emilie P. Kostoroski
    The French Review. Special Issue, No. 5, Studies in French Poetry (Spring, 1973), pp. 19-31
  • pas encore ma note
  • L'article a 13 pages et est consultable sur JSTOR si ton Univ est abonnée.
  • tu peux pas l'extraire s'il te plait! Il me faut ce commentaire sur la balade
  • Je l'aurais fait, mais je ne suis pas abonné.
  • comment je fais explique alors?
  • Je n'explique pas, mais lire ici

    Il semble dire: je connais tout et n'importe quoi. Menus propos = les petites choses de la vie. Mais il y inclut la mort. Comment connaît-il la mort? La peste? La guerre? Les gens qu'il assassine?
    Qui est "Prince"?
    Refrain; je connais tout, et tout est plus fort que moi? Donc je ne maîtrise pas ce que je connais. (Dieu est seul Maître au monde?)
    Pourquois serait-il important qu'il connaisse tout?
    Faire de la poésie avec si peu (?) de contenu.....
    Les rimes si pauvres.
    Des contrastes dans presque toutes les lignes.
  • help!!!! Y aurait-il une grande âme pour me secourir dans ce labyrinthe sans fin? Cette balade des menus propos me baladent et me donne le tournis.... Puis-je avoir le secours ou l'aide majeure d'un être villonien ou autre? Merci...
  • Des soins spécifiques répondent aux maux spécifiés...... :/
  • I ) La symbolique chez Villon

    Villon est le poète des mystères et des secrets. En effet, un terme peut en cacher un autre, une expression dérivée d'une autre. Dès lors, il entreprend toute une symbolique à la fois bestiaire et fruitière. Tout d'abord, la référence à l''arbre" est forte de signification: il rèfère à la Vie, à la durée de la vie. Il est le symbole par excellence de la vie.Les arbres vivant plus longtemps que les hommes, ils sont apparus comme des symboles d'éternité. Les arbres à feuilles caduques, paraissant morts l'hiver, puis se couvrant à nouveau de feuilles au printemps, symbolisent la renaissance, les arbres persistants pouvant, eux, symboliser l'éternité. Villon essaye t-il alors de nous suggérer qu'il s'inquiète de sa mort prochaine? Est-ce une angoisse face à la mort? Selon semble fort probable puisque la personnification de la mort à l'envoi de la ballade "Je sais que la Mort fauche tout" est bien significatif de cette destinée irrémédiable.

    La faucheuse est l'allégorisation de la mort. Il y alors chez Villon une résignation face à la mort et une révolte contre la mort. De plus, les arbres sont des symboles de renaissance, et pouvant porter des fruits, les arbres sont donc également perçus comme des symboles de fertilité. donc si la gomme de l’arbre est le sang des homme et si l’arbre st éternité on pourrait dire que villon ne veut pas mourir. En cela, l'on perçoit parfaitement l'ambiguité de cette ballade: "les menus propos" est donc un titre antiphrastique car il ne s'agit pas ici d'une ballade légère voire folâtre, mais bel et bien d'un sujet sérieux: La mort.

    De plus, il y a une autre référence à la nature: "Je congnois au pommier la pomme". La "pomme" ne l'oubliant est le fruit défendu qui a causé le trouble entre Adam et Eve. Il y a donc dans la "pomme" une symbolique religieuse, voulant peut-être souligner que "la pomme", c'est à dire "la chasteté" est un principe religieuse. il y a alors surement ici une satire villonienne contre la "le pouvoir de Romme" pouvoir de l'écclésiastique et de l'Eglise. De plus, la référence au "cheval" n'est également pas anodine: En effet, le cheval reste très complexe dans ses acceptions symboliques, puisqu'il est aussi bien porteur de vie que de mort, est associé à l'Eau ou au Feu (avec valorisation positive ou négative des deux symboles : le Feu vivifiant ou destructeur, l'Eau nourricière ou asphyxiante). On voit alors ici une nouvelle les liens entre Vie et Mort. Villon tente de montrer, nous pensons, les rapports étroits entre la Vie et la Mort. Et peut-être que l'épanadiplose " Je congnois tout fors que moy mesmes" ne signifie rien d'autre que je ne pourrais me connaitre pleinement que lors de l'achèvement de la vie, c'est à dire LA MORT. De plus, il est question au vers 1011 du cheval blanc qui ne bouge. Le cheval blanc évoque la vieillesse, la décréptitude, et sur le plan sexuel l'impuissance.On voit également la présence d'un mulet". En effet, la mule est le symbole de la stérilité et de la frigidité, aussi bien que de l'entêtement.

    Quel bilan peut-on faire de cette symbolique bestiaire:
    L EVOCATION D UNE VIELLESSE APROCHANTE
    LA DECREPITUDE ET LA FRIGIDITE SEXUELLE
    LA VOLONTE DE POURSUIVRE SON EXISTENCE

    il y a alors chez Villon une opposition manifeste: Le désir de poursuivre sa vie, et l'impossibilité de subsister. Villon serait-il alors ce vivant déjà mort qui tente à la fois de nous exposer une vieillesse qui s'impose comme une force à nos yeux, et une volonté de subsister parmi les vivants.

    Evocation des couleurs: il joue sur l'ombre et la lumière: "teint bronzé" antithèse avec "visage pâle" encore une fois entre la vie et la mort. AMBIVALENCE ENTRE LA VIE ET LA MORT. DE PRIME ABORD TOUT LES OPPOSE LA VIE APPARAIT COMME LE CONTRARIO DE LA MORT MAIS L HOMME N Y EST PAS JUSTEMENT LA REUNION A LA FOIS DE LA VIE ET DE LA MORT: l'homme a alors en lui cette contradiction. a la fois " le beau temps" la vie, et le "mauvais temps" la mort. La référence au "temps" est d'ailleurs intéressante. C'est "le temps" qui apparait comme source de notre vieillesse. La présence de l'arbre semble alors faire ici lieu d'exception en ce sens qu'il possède un principe de renaissance naturelle. D'ailleurs, il dit "je congnois quand tout est de mesmes": Il signifie par la une circularité de l'existence passant de la vie à la mort. il dit d'ailleurs "tout"; c'est en effet, ce qu'il essaye ici de tout saisir à l'instantanée, de tout prendre, de lier d'ou le lien permanent entre "l'arbre et la gomme" entre "le pommier et la pomme" entre "la nonne à son voile" etc.... Il n'y a pas de dissociation réelle mais parallélisme de terme comme pour superposer ce qui apparait comme ayant une présence de dégré.

    Usage pour cela de ce qu'on appelle une anticlamax ou gradation descendante: il n' y a pas chez vILLON l'idée d'élévation mais justement de cette approche angoissante de la mort: l'anti-climax vient bien souligner cela: " le maitre à son valet"' ou encore " le vin au tonneau" "le pommier à la pomme": on voit bien ici l'anti climax on s'attend à ce que villon dise " on reconnait le valet à son maitre" et non "le maitre à son valet" etc.... pour tout le reste comme si il y avait ici une inversion des valeurs de la vie, et une inversion des codes de la vie; de plus, la mort est ce qui nous conduit vers l'infériorité, vers le "bas" d'ou certainement les anti-climax qui souligne une nouvelle fois cette angoisse de la mort.

    "je sais tout mais ne me connais pas moi même" = nouvelle antithèse "je sais tout " et " ne me connais pas moi même" il prétend donc ne pas tant savoir que cela (cela renvoie bien entend au connais toi toi même du temple de Delphes chez Platon). lA CONNAISSANCE DE L HOMME PASSERAIT ELLE DONC PAR LA MORT?

    - cela fait référence au modèle arichiconnu de l'"ubi sunt' qui considère la mort comme un départ; la vieillesse, qui survient d'un coup, écarte de la vie, contraint de vivre dans le seul univers des vieux, incapable de susciter l'attention et à fortiori l'amour

    - Il procède plutôt par allusion que par descrpiton.
    "je congnois tout (fors que moy mesmes) " octosyllabe qui revient à la fin de chaque huitain. On appelle cela une épiphore (on qualifie d'épiphore la répétion d'un même à plusieurs reprises en fin de phrases ou de vers. Il y a donc une circularité de la ballade; ce n'est donc plus une ballade mais villon semble alors tourner en rond, ne trouvant de possibilité à cette énigme: comment faire pour me connaître moi-même si je ne peux vivre et mourir à la fois? " le tout" dérive alors en "tournis".
    "fors que moy mesmes"= il faudrait ici fors moi-même; mais il y a ellipse; comme si le poète disait: excepété que je ne me connais pas moi-même.

    Ballade des menus propos: 28 vers octosyllabiques en trois huitain et un envoi dont les vers commencent par "Je connais": exercice poétique d'une prétendue science et dont chaque strophe se termine par "je connais tout fors que moi-même". Villon tente ici de nous montrer peut-être l'impossibilité qu'il y a pour nous humain de tout savoir, et de chercher à tout savoir: il y alors peut ici une satire de ce qui veulent le '"tout' la totalité et ceux qui ne veulent rien cad ces "fous gavés de fromage".
    Il y a donc aussi la présence d'une reprise anaphorique " par je congnois" comme si villon était puni à écrire des lignes; il fait semblant de nous montrer qu'il pose seulement des phrases alors qu'il y a union d'un huitain à l'autre: une union de l'écho et union de la méthode car chaque se termine par le meme leitmotiv.
    le terme de "connaitre" est significatif aussi car connaitre n'est pas savoir! et connaitre ne permet nécessairement de savoir voilà ce qu'il nous dit. il semble duire " je connais tout et n'importe quoi" d'ou "menus propos" cad les petites choses de la vie. Mais il y inclut la mort.

    refrain peut aussi souligner ceci " je connais tout, et tout est plus fort que moi"? Donc, je ne maitrise rien parce que je connais comme si Dieu était le seul capable de saisir le "tout" du monde.

    il y a une unité du "connaitre"

    je cognais vision et somme= LA VUE
    je sais quand on parle en jargon= l'ouie
    je sais "voir"= vue
    "les fous gavés de fromage" le gout

    on voit donc que connaitre passe par la sensibilité, par les sens; or les sens sont certes un moyen de connaître mais aussi un obstacle au savoir= antithèse humaine encore! L'homme est un paradoxe et inclut une circularité du "même"

    présence du "mais"= valeur d'opposition c le terme qui caractérise la ballade le "mais" la ballade est fondé sur le "mais" cad sur je sais mais pas assez, je vis mais ne connait pas la mort etc....

    parallélisme de construction ou hypozeusxe " le moine à son froc" / "le maitre à son valet"/ "la nonne à son voile"/ le "pourpoint au collet" = répétition de la même structure de construction comme pour nous montrer que l'objet est indossociable de notre rapport à l'objet. Nous voyons mais sommes la vue, nous vivions mais sommes principe de la mort.

    "pouvoir de rome"= périphrase pour dire l'eglise, la religion: volonté ici d'affirmer que l'eglise est un "pouvoir" "une puissance" cad qu'il met en garde contre celui qui veut voir au delà de l"eglise; car par le terme de "pouvoir" se cache une connotation péjorative; le pouvoir est qqch qui s'impose, qui est là face à nous comme une évidence; donc gars à celui qui voir au delà du pouvoir.....


    VILLON SE PRESENTE EN MORALISTE PRENANT ALORS UNE CONDUITE DE CHERCHEUR DE GUIDE SUR LA CONNAISSANCE ET LES RAPPORT ENTRE LA MORT ET LA VIE
    DEMONTRANT L OMNIPRESENCE RELIGIEUSE DANS NOS CONSCIENCES
    LA PRESENCE D UNE HIERARCHIE DE LA VIE : moine maitre valet none (toutes les couches de la société sont ici représentées)

    "le pourpoint au collet" le pourpoint est le vêtment et le collet est la partie du vetement
    "le moine à son froc" "le froc" est l'habit du moine
    etc...
    Donc que veux souligner villon lorsqu'il nous dit cela; il veut peut être souligner que l'habit ne fait pas l'homme que l'habit n'est qu'une représentation sociale d'un individu mais que cet individu n'est pas son habit! MASQUE DU VOIR MASQUE DE L HABIT QUI APPARAISSE COMME DES OBSTACLES AU SAVOIR !
    "erreur des bohémiens"= c'est à dire l'erreur l'hérésdie des bohemes, sectateurs de jeans hus et de jérome de prague.
    DENONCIATION DE LA RELIGION : non seulement l'habit ne fait pas le moine, et le moine n'est pas moine par son "froc". De plus le "pouvoir de romme" est un pouvoir de condamner d'hérésie celui qui veut donc aller au délà de la connaissance préscrite par Dieu! En effet, chacun doit rester à sa place et ne pas aller au delà sous peine de sanction; donc dire je sais tout, mais ne me connais pas moi meme veut alors souligner "mais il ne faut pas connaitre au delà de soi-même de son rang de son appartenance sociale sous peine de condamnation à l'hérésie. La mort fauche tout" la mort et la "faux" cad que l'on condamne par ce que la vérité apparait comme le "faux"' comme le mensonge et comme la condamnation. donc nouvelle ambiguité : la vie apparait comme la vérité et le mensonge comme la mort! Or, vivre dans le mensonge sous peine d'hérésie n'est ce pas déjà une petite mort?


    SEMBLABLE OXYMORE DE DIFFERENCE; il montre que la partie est la différence du tout et que la partie ne se reconnait pas dans le tout; il met en lumiere les discordances entre le "savoir"' et la"connaissance". entre donc la différence entre savoir et connaitre.

    IL MONTRE AUSSI SES BONNES APTITUDES INTELLECTUELLES : "calculer" reconnaitre distinguer je sais je sais voir comme pour souligner sa bonne santé mentale et intellectuelle.

    ON EST DONC DANS UN DIRE DU DESENCHANTEMENT dans un dire s'acheminant vers la mort ou la mort est peut etre le vrai départ peut etre de la connaissance !

    "beau" et "mauvais" ont une valeur morale comme dans le vocabulaire aristotélicien. Pour l'indifférence morale du moi poétique. "beau"= beau est communément défini comme la caractéristique d'une chose qui au travers d'une expérience sensorielle (perception) procure une sensation de plaisir ou un sentiment de satisfaction ; en ce sens, la beauté provient par exemple de manifestations telles que la forme, l'aspect visuel, le mouvement, le son, la saveur, l'odeur.
    le plaisir et la douleur ne sont pas seulement les compagnons nécessaires de la beauté et de la laideur, ils en sont l’essence même
    beau est associé au vrai et au bien comme une des idées les plus élevées. L'intuition de la beauté en soi, est supérieure à la jouissance provoquée par les beaux objets particuliers (platon)
    "travaille" et "chome"= oymore qui pense et qui sommeille voilà ce que cela veut dire.
    "vin" au "tonneau"= le bon vin, le bon plaisir pensons a Bacchus dieu des plaisirs et du vin; je sais reconnaitre un menu plaisir d'un vrai plaisir.

    VILLON PROPOSE ALORS UNE VERITABLE SATIRE DE LA SOCIETE OU CE QUI EST LA VERITE SEMBLE ETRE TRAVESTI AU PROFIT D UN POUVOIR ECCLESIASTIQUE ET SEULS CEUX QUI TRAVAILLE VERS LA QUETE DE SE SAVOIR PEUVE CONNAITRE DURANT LE VIVANT CE QU EST LA VIE CAR LA MORT APPARAIT COMME UN UN POINT DE RETOUR PERMANENT QUI NOUS SAISIT AU COLLET ; c est alors qu'il faut se maitre de son existence et non valet de celle ci!
    il vaut alors mieux défroquer" que se "voiler" d'illusions!
  • Benjamin
    Il est peu recommandé d'envoyer des disserts entières...
  • Bonjour, Benjamin.
    Bravo pour un texte pour me faire cogiter. C'est bien de savoir qu'il s'agit du symbolique. :)

    Quelques éléments ad hoc qui me sautent à l'esprit e, le lisant:
    ARBRE: le premier arbre mentionné dans la Bible est l'Arbre de Vie au milieu du jardin d'Eden. Ensuite, l'Arbre de connaissance du malheur et du bonheur (Gen 2:9 et Gen 2:17) . Il porte les fuits interdits à manger sous peine de mort.
    Il est symbole du Bien et du Mal. L'homme a tjrs un choix, dicté par sa conscience. FV est élevé par un généreux chanoine mais choisit la vie de brigand, à voler et à tuer. En lui est déjà le conflit entre Bien et Mal. En outre il combat le pouvoir temporel de l'Église dans la forme d'un 'méchant' Évêque.
    L'Arbre est aussi utilisé pour donner l'image de la vie continue entre les générations dans un table généalogique. En particulier l'Arbre de Jesse qui mène à Jésus en 'justification' de son autorité comme Messie.
    Je ne sais pas si les arbres en Palestine furent en majorité caducs....c'est notre expérience en Normandie profonde, mais....
    Le bon arbre produit des bons fruits.Un arbre pourri produit des fruits pourris. "Tu les connaîtras par les fruits qu'ils portent" (Matt. 7:16-17).
    Cf. "L'habit ne fait pas le moine"...
    La pomme comme fruit de l'arbre originel est une tradition ancienne non-justifiée par la Bible. Le fruit défendu (pourri par le serpent -un ver?) était une tentation pour Eve. Eve était la tentation de son homme. Manger le fruit défendu ne causa pas de troublent entre Homme et Femme, mais entre Dieu et sa créature, l'homme. Un péché est ce qui nous sépare de Dieu. Manger le fruit = désobéissance à un commandement simple de Dieu. La désobéissance de l'Homme résulte donc dans sa séparation du jardin paradisiaque (et de l'Arbre de Vie (Gen 3:17) , son éloignement de Dieu et la nécessité de travailler pour que la race humaine survive. (Je reprendrai le thème de sevrage + tard).
    La sève est porteur de vie pour un arbre comme est le sang pour nous.
    (Pâris aussi était l'homme à la pomme avec ses trois beautés).
    {NB Dieu donna un régime végétal à Adam. Après la Déluge, la viande y était admise.}

    CHEVAL: réputé parmi les plus intelligents des animaux et proche à l'homme (dressage, réponse aux paroles). Il est travailleur, transporteur, tracteur; proche donc à la terre et aux chemins. Il est à la disposition des nobles (et de bandits!)

    Le mariage des religieux fut permis pendant plus de 1000 ans. Une Concile Laterane l'a interdit en 1139.

    Faucher = couper net = sevrage. Sans "sève", le blé, l'herbe et l'homme tombent et meurent.
    Mais en fauchant, onb commence un nouveau cycle de préparer la terre pour porter des plantes (qui nourrissent homme et bête) qui vivent.

    Je ne vois aucune indication de "Frigidité" sexuelle! À la limite, de la frustration peut-être, la génération de demi-sang. Cf. les interdictions de couples consanguins pour le mariage. Si le mulet est un 'mutant' dégénère, il a quand même ses utilités pour l'homme.

    L'ombre-lumière (chiaro-oscuro des peintures de la Renaissance) est juste un de contrastes proposés par FV dans chaque vers presque:
    mouche-lait
    beau-laid
    besogne-chomme etc.

    LE TEMPS dans l'absolu est infini. Le situer comme l'étendu d'une vie est de limiter une merveille, le réduire à la pauvre capacité d'un homme lambda de considérer con existence. FV ne fut pas trop lambda!

    "Connais-tu, toi-même" est souvent donné comme phrase philosophique à réfléchir. Elle est aussi une des clés ésotérique (l'exploration à sens obscur ou caché des Sciences et des Arts, eux aussi plein de symboles).
    On ne peut pas aimer sans s'aimer; on ne peut pas s'aimer sans se connaître, on ne peut pas se connaître sans se poser des questions, dont les plus importantes sont POURQUOI? et COMMENT?
    Il sait tout et son contraire. Est-il donc Dieu? Non! Il ne connaît pas lui-même; il est incapable de connaître l'amour ou la mort dans cet état.
    Quelle est la différence entre SAVOIR et CONNAISSANCE? Ne passe-t-elle pas par l'intuition?

    Un REFRAIN (épiphore) est aussi un des éléments d'un enchantement de sorcier. Danser en ronde en est une autre (Cf. les dervishes). Il y a un pouvoir dans la répétition des mots. Cf. la prière.
    Il prendrait à lui l'exercice de formuler un envoûtement par l'approche anaphorique.

    La multiplication de "JE" ramène tout à lui plutôt qu'a Dieu, à la Mort, à la connaissance....(Cf les Testaments).

    Belle idée que les SENS. Quid de l'odorat et touché (ou même l'intuition)?
    Et les 4 éléments?

    Plaisir et douleur sont aussi les conditions de vie décrétés par Dieu pour l'homme. (Arbres agréables à voir, douleur des règles de la femme et pénibilité du travail de l'homme). Adam chômait avant la Chute. Après il était contraint à travailler.

    Je ne vois pas une satire, mais bien un diaporama de la société.

    A+
    J
  • Bonjour .. Mon nom est Julia. J'ai été traduction de la poésie de François Villon dans la langue russe. Je ne parlais pas français, alors je crains pour traduire correctement.
    Dites-moi en détail sur les nuances du poème.
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