Fiches méthode Bac de français 2021

salut tout le monde! voila C'est mon 1er post ici et je ne suis pas habituée à demander de l'aide mais là je suis vraiment coincée...
Je suis en 1ere S et j'ai un commentaire à faire pour le texte de La Rochefoucauld avec la problématique :'en quoi ce texte est-il moraliste?'
Je sais qu'un moraliste peind les moeurs de la société et les critique, je vis aussi qu'ici rochefoucauld compare le monde des hommes à celui des animaux défini par les rapports de force,... mais je n'arrive pas à établir un plan! ah oui il faut que vous sachiez que c'est ma 1ère année dans le programme francais, alors il m'est vraiment très dur de faire un plan pour certains textes.. j'espère que vous allez m'aider...Merci d'avance!!



La Rochefoucauld, Les Hommes et les animaux,

Réflexions diverses, XI
Il y a autant de diverses espèces d'hommes qu'il y a de diverses espèces d'animaux, et les hommes sont, a l'égard des autres hommes, ce que les différentes espèces d'animaux sont entre elles et à l'égard les unes des autres. Combien y a-t-il d'hommes qui vivent du sang et de la vie des innocents : les uns comme des tigres, toujours farouches et toujours cruels; d autres comme des lions, en gardant quelque apparence de générosité; d'autres comme des ours, grossiers et avides ; d'autres comme des loups ravissants et impitoyables ; d'autres comme des renards, qui vivent d'industrie, et dont le métier est de tromper !

Combien y a-t-il d'hommes qui ont du rapport aux chiens ! Ils détruisent leur espèce ; ils chassent pour le plaisir de celui qui les nourrit; les uns suivent toujours leur maître, les autres gardent sa maison. Il y a des lévriers d'attache, qui vivent de leur valeur qui se destinent a la guerre, et qui ont de la noblesse dans leur courage ; il y a des dogues acharnés, qui n'ont de qualité que la fureur; il y a des chiens, plus ou moins inutiles, qui aboient souvent, et qui mordent quelquefois ; il y a même des chiens de jardinier. II y a des singes et des guenons qui plaisent par leurs manières, qui ont de l'esprit, et qui font toujours du mal : il y a des paons qui n'ont que de la beauté, qui déplaisent par leur chant, et qui détruisent les lieux qu'ils habitent.

II y a des oiseaux qui ne sont recommandables que par leur ramage et par leurs couleurs. Combien de perroquets qui parlent sans cesse, et qui n'entendent jamais ce qu'ils disent ; combien de pies et de corneilles, qui ne s'apprivoisent que pour dérober; combien d'oiseaux de proie, qui ne vivent que de rapines; combien d'espèces d'animaux paisibles et tranquilles, qui ne servent qu'à nourrir d'autres animaux !
Il y a des chats, toujours au guet, malicieux et infidèles, et qui font patte de velours ; il y a des vipères dont la langue est venimeuse, et dont le reste est utile ; il y a des araignées, des mouches, des punaises et des puces, qui sont toujours incommodes et insupportables ; il y a des crapauds, qui font horreur, et qui n'ont que du venin ; il y a des hiboux, qui craignent la lumière. Combien d'animaux qui vivent sous terre pour se conserver ! Combien de chevaux, qu'on emploie à tant d'usages, et qu'on abandonne quand ils ne servent plus ; combien de bœufs, qui travaillent toute leur vie, pour enrichir celui qui leur impose le joug; de cigales, qui passent leur vie à chanter; de lièvres, qui ont peur de tout; de lapins, qui s'épouvantent et se rassurent en un moment; de pourceaux, qui vivant dans la crapule et dans l'ordure ; de canards privés, qui trahissent leurs semblables, et les attirent dans les filets; de corbeaux et de vautours, qui ne vivent que de pourriture et de corps morts ! Combien d'oiseaux passagers, qui vont si souvent d'un monde à l'autre, et qui s'exposent à tant de périls, pour chercher à vivre ! Combien d'hirondelles, qui suivent toujours le beau temps ; de hannetons, inconsidérés et sans dessein; de papillons, qui cherchent le feu qui les brûle ! Combien d'abeilles, qui respectent leur chef, et qui se maintiennent avec tant de règle et d'industrie ! Combien de frelons, vagabonds et fainéants, qui cherchent à s'établir aux dépens des abeilles ! Combien de fourmis, dont la prévoyance et l'économie soulagent tous leurs besoins ! Combien de crocodiles, qui feignent de se plaindre pour dévorer ceux qui sont touchés de leurs plaintes ! Et combien d'animaux qui sont assujettis parce qu'ils ignorent leur force !
Toutes ces qualités se trouvent dans l'homme, et il exerce, à l'égard des autres hommes, tout ce que les animaux dont on vient de parler exercent entre eux.

François de La Rochefoucauld, Maximes, Réflexions Diverses, XI. Du rapport des hommes avec les animaux
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Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Tu as vu l'essentiel.
    La Rochefoucauld s'inscrit dans la tradition animalière pour porter un regard critique sur ses congénères, à la manière de La Fontaine.

    Il fait œuvre de moraliste
    1 en examinant surtout des comportements sociaux, et non individuels : on pourrait nommer parfois les corps sociaux visés : courtisans, nobles… mais il s'agit surtout de types humains.
    2 en dénonçant des travers : volonté de puissance, tromperie, goût de l'apparence…
    3 en montrant un pessimisme foncier : l'homme ne se conduit pas comme un homme (avec raison et mesure) mais comme un animal qui est régi par ses instincts (les plus odieux). Note l'ironie finale de ces "qualités".
  • 1) Expliquer cette phrase en y intégrant une visée contemporaine

    " Combien d'oiseaux passagers, qui vont si souvent d'un monde à l'autre, et qui s'exposent à tant de périls, pour chercher à vivre ! "

    2) Expliquer cette phrase en y intégrant une visée contemporaine.

    "il y a de paons (...) qui détruisent les lieux qu'ils habitent."

    3) Quelle(s) description(s) vous semble(ent) la(les) plus juste (s) ? Expliquez et justifiez votre choix.


    Je ne comprends pas ces 3 trois phrases.
    quelqu'un peut m'aider s'il vous plaît.

    P.S. JE NE SUIS PAS FRANCOPHONE(JE SUIS ITALIEN).
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.
    1) Expliquer cette phrase en y intégrant une visée contemporaine

    " Combien d'oiseaux passagers, qui vont si souvent d'un monde à l'autre, et qui s'exposent à tant de périls, pour chercher à vivre !
    Dans l'actualité, n'as-tu pas entendu parler de certaines personnes qui migrent périlleusement d'un pays à l'autre pour chercher à vivre ?
  • Oui je l'ai déjà entendu.

    j'ai fait la première question, mais je ne comprends pas la deuxième.
  • JehanJehan Modérateur
    Bien content que tu aies compris la première question, puisque tu dis que tu l'as faite.
    Tu avais pourtant dit que tu n'avais compris aucune des trois questions.

    C'est vrai que la deuxième question me semble plus difficile...
    Mais tu recevras sans doute de l'aide à son sujet.

    Quant à la troisième, difficile de répondre à ta place, puisque c'est toi qui dois choisir.
    Mais étant donné que tu as compris plus facilement la première citation, il me semble que ton choix est facile.
  • Merci puor m'avoir aidé, j'ai aussi répondu à la deuxième question.
  • JehanJehan Modérateur
    Eh bien, tant mieux ! :)
    Et par curiosité... Qu'as-tu répondu à cette deuxième question et quel exemple contemporain as-tu trouvé ?
  • L'environnement de la planète Terre, qui est détruit jour après jour par l'homme.

    J'ai la dernière question : comment je peux commencer la réponse de la troisième question ?
  • JehanJehan Modérateur
    Tout simplement : La description qui me semble la plus juste est...
    Il te restera à expliquer les raisons de ton choix.
  • Merci beaucoup. Vous êtes la meilleure personne du monde. :D

    je doit faire une imitation de La Rochefoucauld, Réflexions Diverses :du rapport des hommes avec les animaux.

    Je n'ai pas d'inspiration, quelq'un peut m'aider ?
    Le DM est pour demain.

    introduction+desrciption avec 3 animaux+conclusion

    Animaux :
    - Lions
    - Vipères
    - jene sais pa le troisième
  • salut tout le monde! voila C'est mon 1er post ici et je ne suis pas habituée à demander de l'aide mais là je suis vraiment coincée...
    Je suis en 1ere et j'ai un commentaire à faire pour le texte de La Rochefoucauld avec la problématique :'qui est le plus animal de l'homme ou de l'animal?'

    C'est la toute première fois que je vois le commentaire (je ne l'ai pas du tout vue en secondes et en première), je ne suis pas très fort du tout en français ( je suis plus dans les maths) c'est pour cela que je demande de l'aide pour juste trouver le plan à suivre :)
    J'ai penser que dans une première partie je pourrais parler de l'identification de l'hommes aux animaux mais ensuite je ne sais pas trop. :/

    Merci d'avances !

    La Rochefoucauld, Les Hommes et les animaux,

    Réflexions diverses, XI

    Il y a autant de diverses espèces d'hommes qu'il y a de diverses espèces d'animaux, et les hommes sont, a l'égard des autres hommes, ce que les différentes espèces d'animaux sont entre elles et à l'égard les unes des autres. Combien y a-t-il d'hommes qui vivent du sang et de la vie des innocents : les uns comme des tigres, toujours farouches et toujours cruels; d autres comme des lions, en gardant quelque apparence de générosité; d'autres comme des ours, grossiers et avides ; d'autres comme des loups ravissants et impitoyables ; d'autres comme des renards, qui vivent d'industrie, et dont le métier est de tromper !

    Combien y a-t-il d'hommes qui ont du rapport aux chiens ! Ils détruisent leur espèce ; ils chassent pour le plaisir de celui qui les nourrit; les uns suivent toujours leur maître, les autres gardent sa maison. Il y a des lévriers d'attache, qui vivent de leur valeur qui se destinent a la guerre, et qui ont de la noblesse dans leur courage ; il y a des dogues acharnés, qui n'ont de qualité que la fureur; il y a des chiens, plus ou moins inutiles, qui aboient souvent, et qui mordent quelquefois ; il y a même des chiens de jardinier. II y a des singes et des guenons qui plaisent par leurs manières, qui ont de l'esprit, et qui font toujours du mal : il y a des paons qui n'ont que de la beauté, qui déplaisent par leur chant, et qui détruisent les lieux qu'ils habitent.

    II y a des oiseaux qui ne sont recommandables que par leur ramage et par leurs couleurs. Combien de perroquets qui parlent sans cesse, et qui n'entendent jamais ce qu'ils disent ; combien de pies et de corneilles, qui ne s'apprivoisent que pour dérober; combien d'oiseaux de proie, qui ne vivent que de rapines; combien d'espèces d'animaux paisibles et tranquilles, qui ne servent qu'à nourrir d'autres animaux !
    Il y a des chats, toujours au guet, malicieux et infidèles, et qui font patte de velours ; il y a des vipères dont la langue est venimeuse, et dont le reste est utile ; il y a des araignées, des mouches, des punaises et des puces, qui sont toujours incommodes et insupportables ; il y a des crapauds, qui font horreur, et qui n'ont que du venin ; il y a des hiboux, qui craignent la lumière. Combien d'animaux qui vivent sous terre pour se conserver ! Combien de chevaux, qu'on emploie à tant d'usages, et qu'on abandonne quand ils ne servent plus ; combien de bœufs, qui travaillent toute leur vie, pour enrichir celui qui leur impose le joug; de cigales, qui passent leur vie à chanter; de lièvres, qui ont peur de tout; de lapins, qui s'épouvantent et se rassurent en un moment; de pourceaux, qui vivant dans la crapule et dans l'ordure ; de canards privés, qui trahissent leurs semblables, et les attirent dans les filets; de corbeaux et de vautours, qui ne vivent que de pourriture et de corps morts ! Combien d'oiseaux passagers, qui vont si souvent d'un monde à l'autre, et qui s'exposent à tant de périls, pour chercher à vivre ! Combien d'hirondelles, qui suivent toujours le beau temps ; de hannetons, inconsidérés et sans dessein; de papillons, qui cherchent le feu qui les brûle ! Combien d'abeilles, qui respectent leur chef, et qui se maintiennent avec tant de règle et d'industrie ! Combien de frelons, vagabonds et fainéants, qui cherchent à s'établir aux dépens des abeilles ! Combien de fourmis, dont la prévoyance et l'économie soulagent tous leurs besoins ! Combien de crocodiles, qui feignent de se plaindre pour dévorer ceux qui sont touchés de leurs plaintes ! Et combien d'animaux qui sont assujettis parce qu'ils ignorent leur force !
    Toutes ces qualités se trouvent dans l'homme, et il exerce, à l'égard des autres hommes, tout ce que les animaux dont on vient de parler exercent entre eux.

    François de La Rochefoucauld, Maximes, Réflexions Diverses, XI. Du rapport des hommes avec les animaux
  • Bonjour merci de la réponse ! Est-ce que ça veut dire que dans cette réponse :
    Jean-Luc a écrit:
    Bonjour,

    Tu as vu l'essentiel.
    La Rochefoucauld s'inscrit dans la tradition animalière pour porter un regard critique sur ses congénères, à la manière de La Fontaine.

    Il fait œuvre de moraliste
    1 en examinant surtout des comportements sociaux, et non individuels : on pourrait nommer parfois les corps sociaux visés : courtisans, nobles… mais il s'agit surtout de types humains.
    2 en dénonçant des travers : volonté de puissance, tromperie, goût de l'apparence…
    3 en montrant un pessimisme foncier : l'homme ne se conduit pas comme un homme (avec raison et mesure) mais comme un animal qui est régi par ses instincts (les plus odieux). Note l'ironie finale de ces "qualités".


    Je peux utiliser ces 3 points pour en faire un plan ? Parce que là, la problématique n'est pas la même. ^^
  • Il me semble que la structure proposée peut convenir.
  • Très bien merci, je vous fais confiance (aveuglément oui mais je suis vraiment en galère) Merci bien, je me redirigerai vers vous en cas de souci. Merci beaucoup :)
    Je pourrais donc répondre à la problématique "Qui est le plus animal de l'homme ou de l'animal ?" ?
  • Ces réflexions de la Rochefoucauld, en passant en revue les classifications des animaux, visent à provoquer la réflexion du lecteur qui sera obligé de voir que souvent nos comportements ressemblent à ceux des animaux or, nous devrions être "des animaux raisonnables".
  • Re-Bonsoir, je n'arrive pas à trouver des exemple (dans le texte) pour la partie 1:

    1 en examinant surtout des comportements sociaux, et non individuels : on pourrait nommer parfois les corps sociaux visés : courtisans, nobles… mais il s'agit surtout de types humains.

    Et la partie 3:

    3 en montrant un pessimisme foncier : l'homme ne se conduit pas comme un homme (avec raison et mesure) mais comme un animal qui est régi par ses instincts (les plus odieux). Note l'ironie finale de ces "qualités".
  • Tu peux aussi aborder le texte autrement
    I. Une réflexion très structurée, une sorte de démonstration
    - D'abord une affirmation en guise de thèse : Il y a autant de diverses espèces d'hommes qu'il y a de diverses espèces d'animaux, et les hommes sont, a l'égard des autres hommes, ce que les différentes espèces d'animaux sont entre elles et à l'égard les unes des autres.
    - Suivent des comparaisons rythmées par "Combien y a-t-il" ...: des hommes comme des tigres / d'autres comme des lions/d'autres comme des ours/d'autres comme des loups/d'autres comme des renards/hommes qui ont du rapport aux chiens.
    - suit une longue énumération :chiens de garde, lévriers, dogues, chiens inutiles, chiens de jardinier. La liste est rythmée par la structure "'il y a" et se poursuit : singes, guenons, les paons, les oiseaux, les perroquets, les chats, les vipères, les araignées .../.... (liste interminable qui part des bêtes féroces, impressionnantes, aux animaux qu'on dit familiers, aux insectes ... crocodiles). Désordre apparent mais des animaux sur terre, dans les arbres, à la ferme, dans les airs, dans l'eau ... Une véritable arche de Noé.
    - Une synthèse qui conclut après l'énumération et reprend, sous une autre forme, la thèse.

    II. Que doit comprendre le lecteur ?
    Le lecteur est sollicité plus qu'il ne croit. Il ne peut éviter de relever toutes les caractéristiques, tous les comportements asociaux, les menaces, les ruses. Il se doit de se demander "Qui sont les loups ravissants?", "qui sont les renards?", "qui sont les singes ?","qui sont les chiens" ...
    La très longue énumération empêche les exceptions. Tous les groupes humains ont leur pendant chez les animaux. Tout lecteur devient observateur.

    III. Quel est l'intérêt de la démarche ?
    Qu'est-ce qu'un moraliste ?
    La thèse de La Rochefoucauld est pessimiste. Il est sans illusion sur la nature humaine.
    Sa clairvoyance peut paraître désabusée si on le compare à La Fontaine ou la Bruyère.
  • Et ceci me permettrait de répondre à cette fameuse problématique:

    "Qui est le plus animal de l'homme ou de l'animal?" ?

    Parce que je trouve que cette autre plan répond pas trop à la problématique :/
  • Tu adaptes et tu réfléchis avec ces différentes contributions. Bon courage.
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