Tomasi di Lampedusa, Le Guépard - Les vêtements et les corps

Bonsoir à tous :)

Je suis en Terminale L.

Voilà, j'ai pour demain (donné aujourd'hui... x)) un plan plus ou moins détaillé (plutôt plus que moins) à faire sur les vêtements et les corps dans le Guépard, problématisé bien sûr x).

Le problème est que je sèche un peu. J'ai bien sûr trouvé des éléments, mais pas énormément de choses et rien de vraiment "intéressant", ou de quoi faire une problématique. La prof' m'a juste dit que les corps étaient plus déterminants que les vêtements... :/

Quelqu'un pourrait-il m'aider ?

Merci d'avance.

EDIT : Okay, éditons... Prouvons que j'ai déjà "travaillé". J'ai bien sûr relevé les différents vêtements en fonction des classes sociales, ce qui est déterminant. On peut remarquer que la bourgeoisie, représentée par Don Calogero, qui s'élève, cherche à s'habiller comme l'aristocratie mais qu'ils manquent avec évidence de classe... Hum, la comparaison entre le corps d'Angelica et la Sicille bien sûr. Aussi, l'imposante taille de Don Fabrizio et sa puissance qui diminue avec la vieillesse et la "baisse" d'importance de son statut... Dois-je continuer ?

Réponses

  • Donné aujourd'hui ? quel sadique ce prof :lol: :lol: :lol: :lol:
  • Oui et le sujet est pas génial en plus...

    Je viens de feuilleter les "Questions Traitées pour le BAC Littérature", le Profil de HATIER, mais à part une brève analyse de Fabrizio sur son physique (que j'avais déjà faite, d'ailleurs), il n'y a... rien pour m'aider.

    Que Dieu me vienne en aide x).
  • Amyas... pour tout te dire, ma remarque était ironique, car je n'y crois pas trop (aujourd'hui pour demain )
  • En toute sincérité, que tu y crois ou pas m'importe peu, mais la vérité est bien là, et il s'agit d'un plan, non d'un devoir entièrement rédigé où là, j'aurais protesté. Mais tu dois bien savoir que tous les professeurs ne sont pas des modèles de justice... ou de compréhension.

    Si cela peut te convaincre, ma professeur d'histoire des arts étant absente demain matin, et ma prof de littérature étant au courant, elle en a profité. "Vous aurez le temps".
  • Ah OK un plan détaillé, j'avais mal lu
    Sinon, je viens (pour venir en aide à tous ces malheureux qui vont plancher sur Le guépard) de commander le roman à mon libraire préféré;.. mais je ne l'aurai que dans une semaine, et il me faudra le temps de le relire (enfin, je dis pour aider, mais j'ai aussi envie de le relire, sinon aucun intêret pour moi ;)
  • Si ça peut te motiver, je peux déjà te dire que c'est un livre magnifique, mais qui parait cent ans plus vieux qu'il ne l'est en réalité x]. J'espère que tu as pris la nouvelle traduction, elle est bien meilleure.

    *Mais bien sûr, ce n'est que mon avis personnel.*
  • Je sais :) je l'avais dans une édition de mes grands-parents, que j'ai malheureusement perdue... J'ai commandé en Folio, est-ce bon ?
  • *Fouille dans son sac et en sort le roman*

    Non... l'édition "officielle" demandée est "Points (seuil)" :/ Et la traduction si tu veux tout savoir est de Jean-Paul Manganaro.
  • Tu sais... j'ai déjà mon bac et même un peu plus, alors les conseils des profs et autres autorités
    Par contre l'élève qui avait commandé avant moi il aura tout faux ! le malheureux :lol:
  • Ouais. Peut-être. Mais je précise tout ça pour plusieurs raison, de un pour les pages si jamais tu veux donner une citation un peu trop longue ou à mettre dans le contexte, ou alors rien qu'à cause de la traduction : par exemple, dans la nouvelle, l'ironie est beaucoup plus présente que dans l'ancienne où la naïveté prédominait... Donc autant avoir tous le même livre puisque ceux qui vont poser des questions (et qui l'étudient) auront celle-là.

    Mais bon, moi je dis ça, je dis rien, à toi de voir bien sûr.
  • T'inquiète ! ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire des grimaces :lol:
  • Bon, sur ce, je m'en vais en pleurant bosser sur ce foutunomdedieu (excusez-moi) de sujet, seul, puisque tout le monde m'abandonne (sombrons dans le mélodrame !).

    Je passerais tout à l'heure pour voir si une âme dévote a eut l'extrême bonté de m'indiquer quelques pistes x].

    Bonne soirée.
  • Je suppose qu'il est trop tard mais ce sujet m'intrigue... Nous étudions le Guépard et il est vrai que nous n'avons rien dit ni sur les vêtements ni sur les corps.

    Néanmoins je me suis amusée à relever dans la première partie toutes les citations qui faisaient appels aux sens et donc au corps : une sensualité marquée du Guépard qui contraste avec son physique "Ces doigts, cependant, savaient aussi avoir un toucher très délicat quand ils tâtaient et caressaient, et Maria Stella, sa femme, en avait des souvenirs à ses dépens" p.11. La sensualité est présente mais interdite ("son mari tyran vers lequel son corps minuscule s'élançait dans une impatience vaine de possession amoureuse" p.11) la corporéité représente en quelques sortes une bassesse (Maria Stella se signe après chaque acte sexuel et pendant reste couverte par convenance : le Prince n'a jamais vu son nombril) par rapport aux sujets élevés de la noblesse : la beauté, les idées métaphysiques. Pourtant on rappelle sans cesse par des métaphores animales qu'au fond les hommes vaniteux ne sont nobles que de manière illusoire, leur réalité est corporelle et ils sont donc tous soumis à quelque chose qui les dépasse : le temps.

    Il faut également bien lire toutes les descriptions des jardins. p.13 "De chaque motte de terre émanait la sensation d'un désir de beauté vite brisé par la paresse." Don Fabrizzio paraît le plus abstrait, le plus philosophe des personnage mais il est en même temps le plus sensible à tout ce qui l'entoure. La description p.13-14 fait énormément appel à l'odorat et à la vue.

    p.22 " Il s'assombrit tant que la Princesse, assise près de lui, tendit sa main enfantine et caressa la puissante grosse patte qui reposait sur la nappe. Geste imprudent qui déchaîna une série de sensations : l'irritation d'être plaint, la sensualité réveillée mais qui ne se dirigeait plus vers celle qui l'avait ranimée. En un éclair apparut au Prince l'image de Mariannina, la tête enfoncée dans l'oreiller." Le corps, c'est eros, comme on le reverra encore à la partie 4 avec le cyclone amoureux et les vestiges d'une sexualité honteusement cachée car indécente.

    Pour la déprécier, on lie la religion au corps : p.26 "Des coupoles émaciées, aux courbes incertaines, pareilles à des seins vidés de leur lait". Le corps redevient tabou un peu plus loin au profit de cette religion qui caractérise la noblesse : "des pensées en désaccord avec sa véritable nature, engendrées par l'anxiété sur le sort de Tancrédi et par l'impulsion sensuelle qui l'amenait à se révolter contre les rigueurs que les couvents incarnaient." Le corps est hérétique "tout était effacé par cette odeur islamique évoquant houris et outre-tombe charnels.


    Voilà, je ne sais pas ce qu'il faut penser de ce que je viens d'improviser, tout avis extérieur est le bienvenu histoire de me corriger au cas ou j'aurais fait des erreurs voir des contresens car je ne suis vraiment pas sûre de certaines choses... Bonne journée
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