Fiches méthode Bac de français 2020

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Réponses

  • CanuCanu Membre
    Par "Jeune Hugo" je parle de François-Victor bien sûr pas du père.

    Et bien JSC je ne faisait que proposer des réponses à ta question :
    Traduire les œuvres je pourrais bien comprendre en tant qu'hommage, mais où est l'inspiration?
  • Canu a écrit:
    le fait que Romeo et Juliette à directement inspiré les Romantiques.
    Et moi, je cherchais des précisions qui justifient cette assertion.

    {Ne faudrait-il pas créer un nouveau fil de discussion pour Shakespeare et les Romantiques, chers modérateurs?}
    Le texte de Nicole Mallet (voir le lien de Muiel) est très intéressant.
    J'en ai quelques commentaires:
    Ses références (para texte sur la traduction de Shakespeare) datent de plus de 35 ans.

    William Shakespeare de Victor Hugo est une biographie (un essai?) très romancée (la recherche historique ne devient pas habituelle pour les biographes avant ~1960). Évidemment, c'est une œuvre littéraire plutôt qu'historique. Cette biographie date de 1864.
    La classification des pièces de Shakespeare qu'il donne, n'est pas la classification donnée dans la première édition folio de 1623, (Tragédies, Comédies, Histoires, Poésie).
    'La Patrie' et 'La Société' sont très partie prise de la part de l'écrivain engagé.
    {En 1875, Edward Dowden a aussi modifié la classification, nommant les 5 dernières comédies comme "romances". Regardées aujourd'hui comme des "Tragi-commédies", cette classification ne reflète pas non plus celle de la première édition.}

    François-Victor "jeune traducteur"/ "jeune chercheur"...il avait plus de 30 ans pour mourir (avant son père) à 45!

    Il a fait deux bonnes décisions:
    - traduire (18 volumes parus 1859-1866) de l'anglais plutôt que de remanier des traductions françaises déjà faites
    - chercher le texte anglais de 1623 plutôt que des éditions plus récentes.
    Les aperçus
    fulgurants sur Hamlet, Macbeth, Othello et le Roi Lear qui sont parmi les pages les plus inspirées de l'essai rhapsodique sur William Shakespeare de Victor Hugo s'appuient sur une connaissance de la langue anglaise qu'il n'avait pas, qu'il n'a jamais eue
    D'où viennent alors les références et les opinions exprimées dans la Préface à Cromwell (1836) 20 ans plus tôt?

    La citation suivante est pertinente à l'intemporalité des œuvres de Shakespeare.
    Victor Hugo: Shakespeare résiste par le style; Shakespeare résiste par la langue. Est-ce là tout? non. Il résiste par le sens métaphysique; il résiste par le sens historique; il résiste par le sens légendaire. [...] Il est aussi sagace et singulier dans l'histoire. Il est on ne peut mieux enseigné dans la tradition et dans le conte. Quant à sa philosophie elle est étrange; elle tient de Montaigne par le doute, et d'Ezéchiel par la vision,
    La complicité de père et fils est fascinante.
    Le métier (nouvellement considéré) du traducteur est bien décrit.
    Mallet donne de la motivation politique comme motivation littéraire, mais on est en droit de se demander si FV Hugo n'écrit pas dans l'air du temps (post 1830) pour être publié et lu.
    En guise de conclusion, j'insisterai sur la conception
    originale de la traduction partagée par les deux Hugo, le père
    comme le fils, qui envisagent la traduction de Shakespeare
    comme un système textuel composé du texte poétique (théâtre,
    sonnets) traduit et des présentations et commentaires historiques.
    Pour eux, le traducteur c'est le linguiste et l'historien confondus
    oeuvrant
    en vue d'un seul et même acte de communication. Je
    cite le père qui saluait ainsi le travail de son fils: «Oeuvre de
    critique, oeuvre de philologie, oeuvre de philosophie, oeuvre
    d'histoire, qui côtoie et corrobore la traduction.»
    Nous montre que FVH ne s'occupait pas beaucoup de l'aspect analytiquement "littéraire" de Shakespeare!!

    to BE or NOT to BE,
    ¨
    ÊT-re ou ne pas ÊT-re (une syllabe de trop et le pied déplacé).

    To be = être, exister, vivre, habiter le Moi, presque réaliser un devenir.
    Not to be = ne pas exister, ne pas être, ne plus habiter le Moi (mourir) ne réaliser pas un devenir. En même temps "Not to be" est absurde.
    Présenté comme un choix, "or", la physique et la métaphysique se confondent. On peut choisir la mort, mais peut-on choisir de ne plus habiter son Moi, son....Être?

    Je ne saurais dire si en français tout cela est évoqué dans la traduction, pourtant simple.
  • bonjour à tous, je voudrais vous demander si ce plan fonctionne avec la question: Romeo et Juliette est elle une pièce intemporelle ?

    I) une oeuvre intemporelle malgré la différences entre cette époque et la notre ( je ne suis pas sur de cette formulation)

    a) l' Angleterre à cet époque ( espérances de vie...)

    b) les conditions du mariages ( mariages "forcés", très jeunes ...etc)

    c) ?

    II) intemporelle car on retrouve à notre époque ...

    a) ... puissance des sentiments = jeunesse ( coup de foudre au bal...ect)

    b) ... la haine (entre les deux familles...)

    c) la pièce inspire les Romantiques encore 150 plus tard.

    merci de vos conseils, dites moi ce qu'il faut modifier merci beaucoup.
  • Bonjour Mathoulde
    Lis la citation envoyée par JSC sur Shakespeare, ci-dessus : elle t'aidera pour l'aspect intemporel.
    Sur les différences entre les époques, essaie de dépasser le côté sociologique.
  • je ne comprends pas comment faire...
  • Je ne pense pas que Hugo aurait pu être plus clair. :D
  • d'accord mais cmt l'inclure dans le plan?
  • JSC
    J'en profite, relisant ta réponse, pour remarquer

    to BE or NOT to BE,
    To be = être, exister, vivre, habiter le Moi, presque réaliser un devenir.
    Not to be = ne pas exister, ne pas être, ne plus habiter le Moi (mourir) ne réaliser pas un devenir. En même temps "Not to be" est absurde.
    Présenté comme un choix, "or", la physique et la métaphysique se confondent. On peut choisir la mort, mais peut-on choisir de ne plus habiter son Moi, son....Être?

    Je ne saurais dire si en français tout cela est évoqué dans la traduction, pourtant simple.

    Oui, le français a aussi dans le verbe être, les mêmes nuances que le verbe anglais ; dont le devenir. Tu seras un homme, mon fils... Ce devenir est implicite dans le Je suis (Le cogito, ergo sum de Descartes est de cet ordre, habiter le moi par la pensée ; la traduc Je pense, donc je suis indique bien, avec ce donc, ce moi pensant. Si poétiquement repris par Pascal, L'homme est un roseau, le plus faible de la nature ; mais c'est un roseau pensant.

    Pour
    ÊT-re ou ne pas ÊT-re (une syllabe de trop et le pied déplacé).
    On a là une illustration de l'impossibilité à traduire de la poésie...

    Pour en revenir au sujet de Mathoulde, essaie de trouver, MAthoulde, en quoi Shakespeare résiste au temps.
    Les côtés sociologues ; tu as parlé de l'âge du mariage, des mariages forcés, de la durée de vie. Il existe bien d'autres différences entre notre siècle et l'époque élisabéthaine !
  • comme lesquelles ?
  • Mathoulde, je ne pense que ce forum ait pour ligne de conduite de faire le travail à la place des autres.
  • je sais bien,je demande juste une idée de plan..parce que je ne trouve pas.mais merci beaucoup pour votre aide.
  • -Non, l'œuvre est bien située dans sa propre époque. Shakespeare, écrivit-il pour la postérité?
    - Oui, l'œuvre est intemporelle. Hugo et idées personnelles.
    - Elle n'est pas qu'intemporelle, elle est.....
    Tu seras un homme, mon fils
    est de Kipling! Un auteur britannique. Et un devenir après avoir rempli plein de conditions.
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