Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour,

J'ai un commentaire composé a faire sur Le Cid acte 4 scène 3 voici les axes :

Vous nous direz en quoi nous assistons a la naissance d'un héros épique et en quoi avons nous a faire a un récit haletant.


Voila, le truc cest que je ne sais pas par ou commencer, je sais qu'un héros épique dois avoir a faire des actes héroiques, seul contre tous et qu'il les réussi et pour le récit haletant je n'ai pas du tout d'idées apart pour le rythme des vers, la manière dont le héro raconte ses actes me parait un bon argument.

Pouvez vous me donner quelques direction a prendre pour ne pas etre hors sujet ! merci ! =)


Voici le texte :

DON RODRIGUE
Sous moi donc cette troupe s'avance,
Et porte sur le front une mâle assurance.
Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvantés reprenaient leur courage!
J'en cache les deux tiers, aussitôt qu'arrivés,
Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés;
Le reste, dont le nombre augmentait à toute heure,
Brûlant d'impatience autour de moi demeure,
Se couche contre terre, et sans faire aucun bruit,
Passe une bonne part d'une si belle nuit.
Par mon commandement la garde en fait de même,
Et se tenant cachée, aide à mon stratagème;
Et je feins hardiment d'avoir reçu de vous
L'ordre qu'on me voit suivre et que je donne à tous.
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles;
L'onde s'enfle dessous, et d'un commun effort
Les Mores et la mer montent jusque au port.
On les laisse passer; tout leur paraît tranquille:
Point de soldats au port, point aux murs de la ville.
Notre profond silence abusant leurs esprits,
Ils n'osent plus douter de nous avoir surpris;
Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent,
Et courent se livrer aux mains qui les attendent.
Nous nous levons alors, et tous en même temps
Poussons jusque au ciel mille cris éclatants.
Les nôtres, à ces cris, de nos vaisseaux répondent;
Ils paraissent armés, les Mores se confondent 2,
L'épouvante les prend à demi descendus;
Avant que de combattre, ils s'estiment perdus
Mots clés :
«1

Réponses

  • Bonjour, alors comme le titre l'indique je dois faire un commentaire composé l'extrait est le suivant:
    Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
    Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
    Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
    Les plus épouvantés reprenaient leur courage!
    J'en cache les deux tiers, aussitôt qu'arrivés,
    Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés;
    Le reste, dont le nombre augmentait à toute heure,
    Brûlant d'impatience autour de moi demeure,
    Se couche contre terre, et sans faire aucun bruit,
    Passe une bonne part d'une si belle nuit.
    Par mon commandement la garde en fait de même,
    Et se tenant cachée, aide à mon stratagème;
    Et je feins hardiment d'avoir reçu de vous
    L'ordre qu'on me voit suivre et que je donne à tous.
    Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
    Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles;
    L'onde s'enfle dessous, et d'un commun effort
    Les Mores et la mer montent jusque au port.
    On les laisse passer; tout leur paraît tranquille:
    Point de soldats au port, point aux murs de la ville.
    Notre profond silence abusant leurs esprits,
    Ils n'osent plus douter de nous avoir surpris;
    Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent,
    Et courent se livrer aux mains qui les attendent.
    Il n'y a aucune indication quant au plan...!

    Je pense parler du registre épique, mais je ne vois pas de quoi d'autre ni ce que cela prouverai! Si quelqu'un pouvait m'aider ou me mettre sur la voie ce serait gentil!

    Merci d'avance!
  • Pour le plan du commentaire, consulte les Fiches de méthode de ce site ou le site Magister
    Et développe cette idée du style épique
  • Bonjour, alors j'aimerai avoir votre aide sur une simple question de corpus voici les trois extraits:


    Pierre Corneille, Le Cid, acte IV, scène 3 (1637)

    Don Rodrigue, dit le Cid, grand seigneur à la cour d'Espagne, a repoussé victorieusement une attaque des Mores. Il raconte au roi la bataille:

    DON RODRIGUE

    L'onde s'enfle dessous, et d'un commun effort
    Sous moi donc cette troupe s'avance,
    Et porte sur le front une mâle assurance
    Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
    Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
    Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
    Les plus épouvantés reprenaient leur courage!
    J'en cache les deux tiers, aussitôt qu'arrivés,
    Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés;
    Le reste, dont le nombre augmentait à toute heure,
    Brûlant d'impatience autour de moi demeure,
    Se couche contre terre, et sans faire aucun bruit,
    Passe une bonne part d'une si belle nuit.
    Par mon commandement la garde en fait de même,
    Et se tenant cachée, aide à mon stratagème;
    Et je feins hardiment d'avoir reçu de vous
    L'ordre qu'on me voit suivre et que je donne à tous.
    Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
    Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles;
    L'onde s'enfle dessous, et d'un commun effort
    Les Mores et la mer montent jusque au port.
    On les laisse passer; tout leur paraît tranquille:
    Point de soldats au port, point aux murs de la ville.
    Notre profond silence abusant leurs esprits,
    Ils n'osent plus douter de nous avoir surpris;
    Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent,
    Et courent se livrer aux mains qui les attendent.
    Jean Giraudoux, Electre, acteII scène 9
    La pièce reprend le mythe antique de Electre qui a fait assassiner par son frère Oreste sa mère, Clytemnestre, et l'amant de celle-ci, Egysthe, afin de venger le meurtre de son père Agamemnon. Le personnage du mendiant, sortede Dieu déguisé, raconte par avance la mise à mort. Les personnages d'Electre et de la femme Narses sont sur le plateau.


    Dans cet extrait c'est le ùmendiant qui raconte à l'avance les morts qu'il va y avoir donc Oreste tue les deux amants et tout cela est raconté avec nombre détails.





    Yves Reynaud, Regarde les femmes passer (1981)
    La pièce se présentecomme une chronique en 26 frangments. Chacun d'eux évoque la solitude d'un manière différente. Le personnage Paul, y raconte les non événements de savie, sa timidité, sa peur d'aborder les femmes, ses rencontres ratées...



    Je pense que je les mettrai demain car ce soir je serai occupée

    Dans ce texte Paul raconte qu'il s'asseoit à une table boire un café dans le but d'aborder une femme, il lui sourie et enfin arrive à sa table, tout doucement il se rapproche pose son bras sur son épaule elle pousse alors un cri il conclue, c'est un mensonge les femmes n'aiment pas la douceur.

    La question est:::caractérisez ces textes destinés à la scène et précisez succinctement ce qui les distingue.

    J'ai déjà un problème avec la question, comment les caractérise-t-on?
    La prof' nous a aidé et a dit qu'il fallait nous intéresser aux pts communs et aux différences, sur le fond et la forme mais la je ne vois aucune différence! Ensuite à part une première partie sur les pts communs et une seconde sur les différences je ne vois rien d'autre!

    Merci si quelqu'un a le temps de regarder!
  • Ca n'a rien à voir mais il me semble que les Inconnus (comiques, pour ceux qui ne connaissent pas) ont fait un sketche très drôle sur cette partie du Cid, de Corneille :
    Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
    Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
    .
  • Je pense que dans les trois extraits on trouve le registre épique, les trois héros narre ou on vécu un "combat", mais ces combats sont justement différemment vécus. Peut être ferai je un plan le registre épique dans les trois extraits puis la différence du combat. Mais pour la première partie je ne sais pas comment la partager.
    Mais ce qui est sûr c'est que j'ai besoin vraiment d'aide pour le commentaire car je ne vois pas quoi tirer du registre épique!
  • Sur Électre acte II sc 9 : un commentaire
  • Merci Léah si jamais tu sais où trouver la même chose pour mon extrait du Cid ce serait génial lol car encore une fois le plus difficile et le plus important est le commentaire!
    Mercii encore Pour Andiaaa voici le corrigé d'un commentaire composé que j'ai pu trouvé su cette scène mais sur une plus grande partie il faut trier donc, j'espère que ça pourra t'aider, moi je ne comprends pas vraiment le plan c'est pour ça que je cherche de l'aide lol.
  • salut les amis, je suis nouveau dans ce site
    j'aimerai proposer une idée en ce qui concerne ce sujet. on en a fait un cours
    le passage c'est le suivant:
    L’épouvante les prend à demi descendus ;
    Avant que de combattre ils s’estiment perdus.
    Ils couraient au pillage, et rencontrent la guerre ;
    Nous les pressons sur l’eau, nous les pressons sur terre,
    Et nous faisons courir des ruisseaux de leur sang,
    Avant qu’aucun résiste ou reprenne son rang.
    Mais bientôt, malgré nous, leurs princes les rallient,
    Leur courage renaît, et leurs terreurs s’oublient :
    La honte de mourir sans avoir combattu
    Arrête leur désordre, et leur rend leur vertu.
    Contre nous de pied ferme ils tirent leurs alfanges,
    De notre sang au leur font d’horribles mélanges.
    Et la terre, et le fleuve, et leur flotte, et le port,
    Sont des champs de carnage où triomphe la mort.
    Ô combien d’actions, combien d’exploits célèbres
    Sont demeurés sans gloire au milieu des ténèbres,
    Où chacun, seul témoin des grands coups qu’il donnait,
    Ne pouvait discerner où le sort inclinait !
    J’allais de tous côtés encourager les nôtres,
    Faire avancer les uns et soutenir les autres,
    Ranger ceux qui venaient, les pousser à leur tour,
    Et ne l’ai pu savoir jusques au point du jour.
    Mais enfin sa clarté montre notre avantage ;
    Le Maure voit sa perte, et perd soudain courage :
    Et voyant un renfort qui nous vient secourir,
    L’ardeur de vaincre cède à la peur de mourir.
    Ils gagnent leurs vaisseaux, ils en coupent les câbles,
    Poussent jusques aux cieux des cris épouvantables,
    Font retraite en tumulte, et sans considérer
    Si leurs rois avec eux peuvent se retirer.
  • Bonjour,
    Je suis en seconde et je dois faire un commentaire de texte sur le texte de Pierre Corneille, Le Cid, acte IV, scène 3. De la ligne 4 à 27.
    Voila le texte:
    Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
    Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
    Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
    Les plus épouvantés reprenaient leur courage!
    J'en cache les deux tiers, aussitôt qu'arrivés,
    Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés;
    Le reste, dont le nombre augmentait à toute heure,
    Brûlant d'impatience autour de moi demeure,
    Se couche contre terre, et sans faire aucun bruit,
    Passe une bonne part d'une si belle nuit.
    Par mon commandement la garde en fait de même,
    Et se tenant cachée, aide à mon stratagème;
    Et je feins hardiment d'avoir reçu de vous
    L'ordre qu'on me voit suivre et que je donne à tous.
    Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
    Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles;
    L'onde s'enfle dessous, et d'un commun effort
    Les Mores et la mer montent jusque au port.
    On les laisse passer; tout leur paraît tranquille:
    Point de soldats au port, point aux murs de la ville.
    Notre profond silence abusant leurs esprits,
    Ils n'osent plus douter de nous avoir surpris;
    Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent,
    Et courent se livrer aux mains qui les attendent.
    Je sais que le plan du commentaire est:
    I. La naissance d'un héros épique
    II. Un récit haletant

    Apparament il faut dire que c'est un registre épique mais je ne sais pas comment faire, je n'ai jamais fait avant de commentaire et je ne sais pas comment m'y prendre vu que l'on a jamais fait de leçon sur ca.
    Voila j'espère que vous pourrez m'aider, merci d'avance.
  • Bien qu'une structure en deux axes soit possible, veille à viser plutôt une structure en trois axes.

    Ensuite pour t'aider je te propose ces quelques liens :

    https://www.etudes-litteraires.com/methode-commentaire-litteraire.php

    https://www.etudes-litteraires.com/caracteriser-texte.php

    Dans ton livre de littérature ou de métho, tu devrais trouver à la fin toutes les méthodologies. Et il est étrange que tu n'aies pas encore vu de métho à l'avant-mars. Oo
  • D'accord je vais regarder tous ca pour voir.
    Pour les leçons c'est que mon professeur a était beaucoup absent c'est pour cela que l'on a rien fait.
  • Bonjour,
    Je suis en 1ère L et mon bac de français s'approche à grand pas, je profite donc pour m'entrainer pour le bac, j'ai donc pris un sujet de 2005 dont l'objet d'étude était le théâtre aux antilles.
    Je dois donc commenter cette scène ci :
    Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
    Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
    Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
    Les plus épouvantés reprenaient leur courage!
    J'en cache les deux tiers, aussitôt qu'arrivés,
    Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés;
    Le reste, dont le nombre augmentait à toute heure,
    Brûlant d'impatience autour de moi demeure,
    Se couche contre terre, et sans faire aucun bruit,
    Passe une bonne part d'une si belle nuit.
    Par mon commandement la garde en fait de même,
    Et se tenant cachée, aide à mon stratagème;
    Et je feins hardiment d'avoir reçu de vous
    L'ordre qu'on me voit suivre et que je donne à tous.
    Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
    Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles;
    L'onde s'enfle dessous, et d'un commun effort
    Les Mores et la mer montent jusque au port.
    On les laisse passer; tout leur paraît tranquille:
    Point de soldats au port, point aux murs de la ville.
    Notre profond silence abusant leurs esprits,
    Ils n'osent plus douter de nous avoir surpris;
    Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent,
    Et courent se livrer aux mains qui les attendent.
    Voici ma problématique : En quoi dans cette tirade Rodrigue fait l'éloge de lui même ?

    Voici mon plan :

    I°) Les bienfaits de l'action de Rodrigue sur son armée
    1°) Rodrigue arrive a mobiliser ses troupes "Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort, Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port" (V4-5)
    2°) Rodrigue remonte le moral de ses troupes "Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
    Les plus épouvantés reprenaient leur courage!" (V6-7). Sans lui, selon lui, l'armée espagnole ne peut gagner face aux arabes
    3°) Cette tirade est écrite en alexandrin "Nous/par/tî/mes/cinq/cents//; mais/par/un/prompt/ren/fort" (V4). Il y a une césure. Cette scène étant écrite avec le vers noble et une écriture classique cela indique que Rodrigue est un personnage épique.

    II°) Rodrique est un fin stratège
    1°) Il cache une grande partie de son armée pour surprendre les arabes "J'en cache les deux tiers, aussitôt qu'arrivés, Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés" (V9-10), il planifie donc tout et cela est la première partie de sa stratégie.
    2°) Lors de l'arrivée des arabes, il n'attaque pas pour faire penser aux arabes qu'ils ne risquent rien, c'est la deuxième partie de sa stratégie. "On les laisse passer; tout leur paraît tranquille:
    Point de soldats au port, point aux murs de la ville.
    Notre profond silence abusant leurs esprits" (V22-24)
    3°) Les arabes vont donc penser surprendre l'armée espagnole et l'armée espagnole pourra les attaquer par surprise. Sa stratégie a donc marcher. "Ils n'osent plus douter de nous avoir surpris;
    Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent,
    Et courent se livrer aux mains qui les attendent" (V24-27)

    III°) Une dimension politique
    1°) Le roi a donner des ordres à Rodrigue, cela nous montre qu'il y a une dimension politique "Et je feins hardiment d'avoir reçu de vous
    L'ordre qu'on me voit suivre et que je donne à tous" (V16-17)
    2°) Les arabes veulent conquérir l'Espagne et donc faire chuter l'indépendance espagnole et par la même occasion le roi.
    3°) Le fait que Rodrigue ait repousser les arabes va faire de lui un héros national car c'est grâce à lui que l'Espagne a battu les arabes.

    Ma problématique et mon plan sont-ils corrects ?
    Pour le petit 2 et le petit 3 du grand III, je n'ai pas trouvé des citations, est-ce grave ?
  • non mais jen ai vraiment marre que les profs nous donne des devoirs qui prennent toutes les vacances
    sinon merci de votre aide pour les réponses :)
    allez bon courage a tous!!! :cool:
  • Bonjour,je dois faire un commentaire composé sur le cid sur le passage ci :
    Sous moi donc cette troupe s'avance,
    Et porte sur le front une mâle assurance.
    Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
    Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
    Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
    Les plus épouvantés reprenaient de courage !
    J'en cache les deux tiers, aussitôt qu'arrivés,
    Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés ;
    Le reste, dont le nombre augmentait à toute heure,
    Brûlant d'impatience, autour de moi demeure,
    Se couche contre terre, et sans faire aucun bruit
    Passe une bonne part d'une si belle nuit.
    Par mon commandement la garde en fait de même,
    Et se tenant cachée, aide à mon stratagème ;
    Et je feins hardiment d'avoir reçu de vous
    L'ordre qu'on me voit suivre et que je donne à tous.
    Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
    Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles ;
    L'onde s'enfle dessous, et d'un commun effort
    Les Maures et la mer montent jusques au port.
    On les laisse passer ; tout leur parait tranquille ;
    Point de soldats au port, point aux murs de la ville.
    Notre profond silence abusant leurs esprits,
    Ils n'osent plus douter de nous avoir surpris ;
    Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent,
    Et courent se livrer aux maisn qui les attendent.
    Nous nous levons alors, et tous en même temps
    Poussons jusques au ciel mille cris éclatants.
    Les nôtres, à ces cris, de nos vaisseaux répondent ;
    Ils paraissent armés, les Maures se confondent,
    L'épouvante les prend à demi descendus ;
    Avant que de combattre ils s'estiment perdus.
    Ils couraient au pillage, et rencontrent la guerre ;
    Nous les pressons sur l'eau, nous les pressons sur terre,
    Et nous faisons courir des ruisseaux de leur sang,
    Avant qu'aucun résiste ou reprenne son rang.
    Mais bientôt, malgré nous, leurs princes les rallient,
    Leur courage renait, et leurs terreurs s'oublient :
    La honte de mourir sans avoir combattu
    Arrête leur désordre, et leur rend leur vertu.
    Contre nous de pied ferme ils tirent leurs alfanges ;
    De notre sang au leur font d'horribles mélanges.
    Et la terre, et le fleuve, et leur flotte, et le port,
    Sont des champs de carnage où triomphe la mort.
    Ô combien d'actions, combien d'exploits célèbres
    Sont demeurés sans gloire au milieu des ténèbres,
    Où chacun, seul témoin des grands coups qu'il donnait,
    Ne pouvait discerner où le sort inclinait !
    J'allais de tous côtés encourager les nôtres,
    Faire avancer les uns et soutenir les autres,
    Ranger ceux qui venaient, les pousser à leur tour,
    Et ne l'ai pu savoir jusques au point du jour.
    Mais enfin sa clarté montre notre avantage ;
    Le Maure voit sa perte, et perd soudain courage :
    Et voyant un renfort qui nous vient secourir,
    L'ardeur de vaincre cède à la peur de mourir.
    Ils gagnent leurs vaisseaux, ils en coupent les chables,
    Poussent jusques aux cieux des cris épouvantables,
    Font retraite en tumulte, et sans considérer
    Si leurs rois avec eux peuvent se retirer.
    Pour souffrir ce devoir leur frayeur est trop forte ;
    Le flux les apporta, le reflux les remporte ;
    Cependant que leurs rois, engagés parmi nous,
    Et quelque peu des leurs, tous percés de nos coups,
    Disputent vaillamment et vendent bien leur vie.
    À se rendre moi-même en vain je les convie :
    Le cimeterre au poing ils ne m'écoutent pas ;
    Mais voyant à leurs pieds tomber tous leurs soldats,
    Et que seuls désormais en vain ils se défendent,
    Ils demandent le chef ; je me nomme, ils se rendent.
    Je vous les envoyai tous deux en même temps ;
    Et le combat cessa faute de combattants.
    C'est de cette façon que pour votre service...

    Je dois faire un commentaire composé en 2 axes :
    -en quoi ce récit est-il un récit chronologique,
    -l'émergence d'un héro .

    Mais je ne sais vraiment pas quoi faire pouvez vous m'aiguillez sur la façon dont je dois traiter ces 2 axes .
    Merci d'avance
  • KoraxKorax Membre
    Commence par repérer les indices qui dans le texte permettent de construire un "récit chronologique" (qui se déroule normalement dans le temps), fais par exemple attention aux connecteurs logiques temporels (ensuite, enfin, alors, ect) ; ainsi que les passages qui participent à la construction ou à l'apparition d'une figure de héros (et qu'est ce qu'un héros?)
  • Bonjour, j'ai un devoir à faire sur les deux textes de Corneille, L'illusion comique
    (Acte II, scène 2) et Le Cid (Acte IV, scène 3).

    Voici les deux extraits :
    Le Cid (Acte IV, scène 3)

    Rodrigue : Sous moi donc cette troupe s'avance,
    Et porte sur le front une mâle assurance.
    Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
    Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
    5 Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
    Les plus épouvantés reprenaient leur courage!
    J'en cache les deux tiers, aussitôt qu'arrivés,
    Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés;
    Le reste, dont le nombre augmentait à toute heure,
    10 Brûlant d'impatience autour de moi demeure,
    Se couche contre terre, et sans faire aucun bruit,
    Passe une bonne part d'une si belle nuit.
    Par mon commandement la garde en fait de même,
    Et se tenant cachée, aide à mon stratagème;
    15 Et je feins hardiment d'avoir reçu de vous
    L'ordre qu'on me voit suivre et que je donne à tous.
    Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
    Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles;
    L'onde s'enfle dessous, et d'un commun effort
    20 Les Mores et la mer montent jusque au port.
    On les laisse passer; tout leur paraît tranquille:
    Point de soldats au port, point aux murs de la ville.
    Notre profond silence abusant leurs esprits,
    Ils n'osent plus douter de nous avoir surpris;
    25 Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent,
    Et courent se livrer aux mains qui les attendent.
    Nous nous levons alors, et tous en même temps
    Poussons jusque au ciel mille cris éclatants.
    Les nôtres, à ces cris, de nos vaisseaux répondent;
    30 Ils paraissent armés, les Mores se confondent 2,
    L'épouvante les prend à demi descendus;
    Avant que de combattre, ils s'estiment perdus
    Ils couraient au pillage, et rencontrent la guerre ;
    Nous les pressons sur l’eau, nous les pressons sur terre,
    35 Et nous faisons courir des ruisseaux de leur sang,
    Avant qu’aucun résiste ou reprenne son rang.
    Ils gagnent leurs vaisseaux, ils en coupent les câbles
    Poussent jusques aux cieux des cris épouventables
    Font retraite en tumulte, et sans considérer
    40 Si leurs rois avec eux peuvent se retirer.
    Pour souffrir ce devoir leur frayeur est trop forte ;
    Le flux les apporta, le reflux les remporte ;
    Cependant que leurs rois, engagés parmi nous,
    Et quelque peu des leurs, tous percés de nos coups,
    45 Disputent vaillamment et vendent bien leur vie.
    À se rendre moi-même en vain je les convie :
    Le cimeterre au poing ils ne m’écoutent pas ;
    Mais voyant à leurs pieds tomber tous leurs soldats,
    Et que seuls désormais en vain ils se défendent,
    50 Ils demandent le chef : je me nomme, ils se rendent.
    Je vous les envoyai tous deux en même temps ;
    Et le combat cessa faute de combattants.
    L'Illusion comique (Acte II, scène 2)

    CLINDOR.
    Quoi ! monsieur, vous rêvez ! et cette âme hautaine,
    Après tant de beaux faits, semble être encore en peine !
    N'êtes-vous point lassé d'abattre des guerriers,
    Et vous faut-il encor quelques nouveaux lauriers ?

    MATAMORE.
    Il est vrai que je rêve, et ne saurais résoudre
    Lequel je dois des deux le premier mettre en poudre,
    Du grand sophi de Perse, ou bien du grand mogor.

    CLINDOR.
    Eh ! de grâce, monsieur, laissez-les vivre encor :
    Qu'ajouterait leur perte à votre renommée ?
    D'ailleurs quand auriez-vous rassemblé votre armée ?

    MATAMORE.
    Mon armée ? Ah, poltron ! Ah, traître ! Pour leur mort
    Tu crois donc que ce bras ne soit pas assez fort ?
    Le seul bruit de mon nom renverse les murailles,
    Défait les escadrons, et gagne les batailles.
    Mon courage invaincu contre les empereurs
    N'arme que la moitié de ses moindres fureurs ;
    D'un seul commandement que je fais aux trois parques,
    Je dépeuple l'état des plus heureux monarques ;
    Le foudre est mon canon, les destins mes soldats :
    Je couche d'un revers mille ennemis à bas.
    D'un souffle je réduis leurs projets en fumée ;
    Et tu m'oses parler cependant d'une armée !
    Tu n'auras plus l'honneur de voir un second Mars :
    Je vais t'assassiner d'un seul de mes regards,
    Veillaque. Toutefois je songe à ma maîtresse :
    Ce penser m'adoucit : va, ma colère cesse,
    Et ce petit archer qui dompte tous les dieux
    Vient de chasser la mort qui logeait dans mes yeux.
    Regarde, j'ai quitté cette effroyable mine
    Qui massacre, détruit, brise, brûle, extermine ;
    Et, pensant au bel oeil qui tient ma liberté,
    Je ne suis plus qu'amour, que grâce, que beauté.

    CLINDOR.
    O dieux ! en un moment que tout vous est possible !
    Je vous vois aussi beau que vous étiez terrible,
    Et ne crois point d'objet si ferme en sa rigueur,
    Qu'il puisse constamment vous refuser son coeur.

    MATAMORE.
    Je te le dis encor, ne sois plus en alarme :
    Quand je veux, j'épouvante ; et quand je veux, je charme ;
    Et, selon qu'il me plaît, je remplis tour à tour
    Les hommes de terreur, et les femmes d'amour.

    On doit répondre à la question suivante :

    Quel est le "matamore" le plus admirable et le plus grave entre Matamore et Rodrigue ? Pourquoi ?
    Pour développer votre réponse, vous pouvez relever tout ce qui contribue à créer une tension pendant ce récit de la bataille, identifiez les principaux temps verbaux et demandez-vous quel est son effet ; demandez-vous à quel type de réplique on a affaire ici et quel effet ça crée. Pensez également à commenter le titre de la pièce.

    Réponse : C'est Rodrigue qui est le plus admirable et le plus grave.
    Pour la tension pendant le récit, j'ai pas très bien compris
    Le type de réplique est une tirade, en revanche, je ne sais pas quel effet ça crée.
    Je n'arrive pas à commenter le titre de la pièce (Le Cid).

    Ps : Ces questions concernent le premier texte, à savoir Le Cid.

    Merci d'avance,

    Oksi.
  • Bonjour, j'ai un devoir à faire sur les deux textes de Corneille, L'illusion comique (Acte II, scène 2) et Le Cid (Acte IV, scène 3).

    (On n'a pas besoin du deuxième texte (L'illusion comique) pour répondre à la question qui va suivre, c'est pour cela que je met seulement l'extrait de la pièce Le Cid de Corneille).

    Voici l'extrait :
    Le Cid (Acte IV, scène 3)

    Rodrigue : Sous moi donc cette troupe s'avance,
    Et porte sur le front une mâle assurance.
    Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
    Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
    5 Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
    Les plus épouvantés reprenaient leur courage!
    J'en cache les deux tiers, aussitôt qu'arrivés,
    Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés;
    Le reste, dont le nombre augmentait à toute heure,
    10 Brûlant d'impatience autour de moi demeure,
    Se couche contre terre, et sans faire aucun bruit,
    Passe une bonne part d'une si belle nuit.
    Par mon commandement la garde en fait de même,
    Et se tenant cachée, aide à mon stratagème;
    15 Et je feins hardiment d'avoir reçu de vous
    L'ordre qu'on me voit suivre et que je donne à tous.
    Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
    Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles;
    L'onde s'enfle dessous, et d'un commun effort
    20 Les Mores et la mer montent jusque au port.
    On les laisse passer; tout leur paraît tranquille:
    Point de soldats au port, point aux murs de la ville.
    Notre profond silence abusant leurs esprits,
    Ils n'osent plus douter de nous avoir surpris;
    25 Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent,
    Et courent se livrer aux mains qui les attendent.
    Nous nous levons alors, et tous en même temps
    Poussons jusque au ciel mille cris éclatants.
    Les nôtres, à ces cris, de nos vaisseaux répondent;
    30 Ils paraissent armés, les Mores se confondent 2,
    L'épouvante les prend à demi descendus;
    Avant que de combattre, ils s'estiment perdus
    Ils couraient au pillage, et rencontrent la guerre ;
    Nous les pressons sur l’eau, nous les pressons sur terre,
    35 Et nous faisons courir des ruisseaux de leur sang,
    Avant qu’aucun résiste ou reprenne son rang.
    Ils gagnent leurs vaisseaux, ils en coupent les câbles
    Poussent jusques aux cieux des cris épouventables
    Font retraite en tumulte, et sans considérer
    40 Si leurs rois avec eux peuvent se retirer.
    Pour souffrir ce devoir leur frayeur est trop forte ;
    Le flux les apporta, le reflux les remporte ;
    Cependant que leurs rois, engagés parmi nous,
    Et quelque peu des leurs, tous percés de nos coups,
    45 Disputent vaillamment et vendent bien leur vie.
    À se rendre moi-même en vain je les convie :
    Le cimeterre au poing ils ne m’écoutent pas ;
    Mais voyant à leurs pieds tomber tous leurs soldats,
    Et que seuls désormais en vain ils se défendent,
    50 Ils demandent le chef : je me nomme, ils se rendent.
    Je vous les envoyai tous deux en même temps ;
    Et le combat cessa faute de combattants.

    On doit répondre à la question suivante :

    Quel est le "matamore" le plus admirable et le plus grave entre Matamore et Rodrigue ? Pourquoi ?
    Pour développer votre réponse, vous pouvez relever tout ce qui contribue à créer une tension pendant ce récit de la bataille, identifiez les principaux temps verbaux et demandez-vous quel est son effet ; demandez-vous à quel type de réplique on a affaire ici et quel effet ça crée. Pensez également à commenter le titre de la pièce.

    Réponse : C'est Rodrigue qui est le plus admirable et le plus grave.
    Pour la tension pendant le récit, j'ai pas très bien compris
    Les principaux temps verbaux, c'est le présent de l'indicatif et le passé simple, par contre leur effet, je ne sais pas.
    Le type de réplique est une tirade, en revanche, je ne sais pas quel effet ça crée.
    Je n'arrive pas à commenter le titre de la pièce (Le Cid).

    Merci d'avance,

    Oksi.
  • Je n'arrive pas à commenter le titre de la pièce (Le Cid).

    La réponse se trouve un peu plus haut, vers 1221 à 1228.
  • Merci à vous :)


    Ps : merci de relire le texte de Le Cid, j'ai fait quelques modifications car je me suis trompé en recopiant.
  • JehanJehan Modérateur
    Oksi a fait ce rappel :
    Désolé de vous déranger, mais pouvez-vous m'aider à ce devoir s'il vous plaît ?
    Depuis 11:00 du matin que je cherche mais je ne trouve pas sad
    En fait, j'aimerais avoir une explications des questions car je ne comprends pas très bien le sens des questions, c'est ce qui me pose problème.
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