Fiches méthode Bac de français 2020

2»

Réponses

  • Bonjours,
    je recherche de l'aide pour affiner mon plan sur le désir de peindre de Baudelaire :
    Le Désir de peindre
    Malheureux peut-être l'homme, mais heureux l'artiste que le désir déchire!
    Je brûle de peindre celle qui m'est apparue si rarement et qui a fui si vite, comme une belle chose regrettable derrière le voyageur emporté dans la nuit. Comme il y a longtemps déjà qu'elle a disparu!
    Elle est belle, et plus que belle; elle est surprenante. En elle le noir abonde: et tout ce qu'elle inspire est nocturne et profond. Ses yeux sont deux antres où scintille vaguement le mystère, et son regard illumine comme l'éclair: c'est une explosion dans les ténèbres.
    Je la comparerais à un soleil noir, si l'on pouvait concevoir un astre noir versant la lumière et le bonheur. Mais elle fait plus volontiers penser à la lune, qui sans doute l'a marquée de sa redoutable influence; non pas la lune blanche des idylles, qui ressemble à une froide mariée, mais la lune sinistre et enivrante, suspendue au fond d'une nuit orageuse et bousculée par les nuées qui courent; non pas la lune paisible et discrète visitant le sommeil des hommes purs, mais la lune arrachée du ciel, vaincue et révoltée, que les Sorcières thessaliennes contraignent durement à danser sur l'herbe terrifiée!
    Dans son petit front habitent la volonté tenace et l'amour de la proie. Cependant, au bas de ce visage inquiétant, où des narines mobiles aspirent l'inconnu et l'impossible, éclate, avec une grâce inexprimable, le rire d'une grande bouche, rouge et blanche, et délicieuse, qui fait rêver au miracle d'une superbe fleur éclose dans un terrain volcanique.


    donc mon plan:
    I- une femme complexe
    1)une femme sensuel
    2)une femme mystérieuse

    II- la forme
    1)un poème en 4 étapes
    2)un poème en prose


    Merci de me répondre au plus vite
  • Il est peut-être maladroit de dissocier fond et forme.
    "Le Désir de peindre" paru dans La revue nationale le 10 décembre 1863.

    Un poème en prose : entre peinture et poésie.
    (Baudelaire était aussi critique d'art et a fréquenté très jeune les musées avec son père, amateur éclairé)
    I. Le genre de beauté qui attire l'imagination de Baudelaire
    II. Peindre pour fixer : un projet impossible
  • Merci pour votre aide ca m'a permis de mieux comprendre ce poeme!
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Il me semble aussi que Baudelaire cultive son goût de la beauté "bizarre" par le paradoxe constant tout au long du poème.
  • Bonjour à tous,

    j'ai pour demain un exercice sur le poème en prose de Baudelaire : "Le désir de peindre" :
    Malheureux peut-être l’homme, mais heureux l’artiste que le désir déchire !
    Je brûle de peindre celle qui m’est apparue si rarement et qui a fui si vite, comme une belle chose regrettable derrière le voyageur emporté dans la nuit. Comme il y a longtemps déjà qu’elle a disparu !
    Elle est belle, et plus que belle ; elle est surprenante. En elle le noir abonde : et tout ce qu’elle inspire est nocturne et profond. Ses yeux sont deux antres où scintille vaguement le mystère, et son regard illumine comme l’éclair : c’est une explosion dans les ténèbres.
    Je la comparerais à un soleil noir, si l’on pouvait concevoir un astre noir versant la lumière et le bonheur. Mais elle fait plus volontiers penser à la lune, qui sans doute l’a marquée de sa redoutable influence ; non pas la lune blanche des idylles, qui ressemble à une froide mariée, mais la lune sinistre et enivrante, suspendue au fond d’une nuit orageuse et bousculée par les nuées qui courent ; non pas la lune paisible et discrète visitant le sommeil des hommes purs, mais la lune arrachée du ciel, vaincue et révoltée, que les Sorcières thessaliennes contraignent durement à danser sur l’herbe terrifiée !
    Dans son petit front habitent la volonté tenace et l’amour de la proie. Cependant, au bas de ce visage inquiétant, où des narines mobiles aspirent l’inconnu et l’impossible, éclate, avec une grâce inexprimable, le rire d’une grande bouche, rouge et blanche, et délicieuse, qui fait rêver au miracle d’une superbe fleur éclose dans un terrain volcanique.
    Il y a des femmes qui inspirent l’envie de les vaincre et de jouir d’elles ; mais celle-ci donne le désir de mourir lentement sous son regard.

    Donc je suis en seconde générale, et ma professeur nous à demander :

    " Dans ce texte, quel est le procédé dominant pour décrire la femme ?"

    Après plusieurs heures de recherche je ne trouve toujours quel est le procédé dominant ! :(

    Merci de me répondre,
    cordialement Adrien. :)
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Le début de la réponse : c'est une figure d'image...
  • Que veux dire une "figure d'image",
    une figure de style ? :/
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Oui, bien sûr !
  • Petite précision, je ne trouve la qu'elle j'hésite entre plusieurs comme la comparaison ou l'antithèse !
  • JehanJehan Modérateur
    L'une n'empêche pas l'autre. Tu peux y trouver des métaphores, des comparaisons, des antithèses...
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Même s'il y a quelques comparaisons, elles ne constituent pas le procédé principal.
    Alors il te faut regarder du côté de la métaphore filée à valeur hautement symbolique.
    Cherche dans la mythologie qui est Diane.
  • Merci beaucoup pour votre aide
  • Pense aussi aux champs lexicaux : lumière/obscurité. Des préoccupations de peintre.
    X. La femme

    L'être qui est, pour la plupart des hommes, la source des plus vives, et même, disons-le à la honte des voluptés philosophiques, des plus durables jouissances; l'être vers qui ou au profit de qui tendent tous leurs efforts; cet être terrible et incommunicable comme Dieu (avec cette différence que l'infini ne se communique pas parce qu'il aveuglerait et écraserait le fini, tandis que l'être dont nous parlons n'est peut-être incompréhensible que parce qu'il n'a rien à communiquer), cet être en qui Joseph de Maistre voyait un bel animal dont les grâces égayaient et rendaient plus facile le jeu sérieux de la politique; pour qui et par qui se font et défont les fortunes; pour qui, mais surtout par qui les artistes et les poètes composent leurs plus délicats bijoux; de qui dérivent les plaisirs les plus énervants et les douleurs les plus fécondantes, la femme, en un mot, n'est pas seulement pour l'artiste en général, et pour M. G. en particulier, la femelle de l'homme. C'est plutôt une divinité, un astre, qui préside à toutes les conceptions du cerveau mâle; c'est un miroitement de toutes les grâces de la nature condensées dans un seul être; c'est l'objet de l'admiration et de la curiosité la plus vive que le tableau de la vie puisse offrir au contemplateur. C'est une espèce d'idole, stupide peut-être, mais éblouissante, enchanteresse, qui tient les destinées et les volontés suspendues à ses regards.

    Baudelaire. Curiosités esthétiques.
  • Oui, le problème c'est quelle en demande qu'un et je n'arrive pas trouver lequel de ces procédés est le plus dominant, et au niveau de la métaphore filée je ne la trouve malheureusement pas et je suis dessolé mais je ne voit le rapport avec la mythologie Diane, merci de votre aide ! :)
  • JehanJehan Modérateur
    Diane, déesse nocturne (la Lune) et déesse de la chasse.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Diane_(mythologie)
  • Si tu dois choisir la figure de style dominante, tu peux, avec des surligneurs de couleur, faire apparaître :
    Les comparaisons
    Les métaphores
    Les champs lexicaux
    Les oppositions obscurité/lumière
    L'abondance des adjectifs .../...

    Et tu verras alors apparaître le procédé dominant. Tu dois passer par l'analyse.
  • Merci du coup j'ai choisi les champs lexicaux de lumière/obscurité !
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.