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Réponses

  • ArtzArtz Membre
    Grand débat que de savoir s'il faut conseiller une matière que l'on aime apprendre ou une discipline qui mène à un métier que l'on aimera exercer. En ce qui concerne cet endroit, j'ai tendance à penser qu'il vaut mieux présenter les débouchés parce que les gens savent en venant ici s'ils aiment les lettres ou non, en revanche, ils ne savent pas forcément où ça mène, comment et à quelle condition.

    Quant aux métiers que tu présentes : la philosophie n'a pas beaucoup de débouchés, pas plus que la psychologie, les métiers de la culture sont de plus en plus attaqués (il faudrait distinguer la situation des historiens et celle des attachés culturels, mais ce n'est pas le lieu ici). Les métiers politiques et "très littéraires" ne concernent qu'une très petite minorité de gens. Le professorat c'est le plus souvent au collège et au lycée, et assez rarement en prépa ou à fac... Quant aux insolites, je ne sais pas réellement quels sont les débouchés en haute couture et en bijouterie...

    Si on accumule des métiers qui ne concernent que quelques poignées de gens, sans le signaler, il ne me semble pas que ce soit un panorama honnête des métiers à la sortie d'une L.
  • la philo: prof, journaliste, DRH... (ça ce sont des métiers non? )
    la psycho: et bien psychologue, psychothérapeute, graphologue.. (ce sont aussi des métiers réels)
    les métiers de la culture, c'est parce que le budget de la culture est en berne qu'on n'a pas le droit de s'orienter vers ces métiers non? ils existent, il y a du boulot pour les bons, on peut les proposer!

    question à Artz: on demande quels sont les débouchés de la filière L, je donne des métiers réels qu'on peut faire avec. je ne vois pas où est le problème... quels métiers proposez-vous après une filière L qui soient universels? je donne des voies larges, vous me dites que je ne donne pas des métiers réels, je donne des métiers, vous me dites que je suis trop précise...
  • Le problème c'est que ces métiers sont des métiers certes passionnants, mais de fait aux places limitées, donc très chères et réservées aux meilleurs. Journaliste est un métier qui fait rêver, mais sans chance, talent, chance et excellent profil on se destine à une vie de galère.

    Un bac général n'amène qu'à des études supérieures, et le panel est de fait moins vaste après un bac littéraire qu'après un bac scientifique.

    On devient bien plus facilement drh après une école de commerce qu'après un master de philosophie. Sur une promotion de fac de psycho, combien trouveront un poste, et combien devront chercher un emploi dans un autre domaine ? Combien réussissent dans la filière artistique, combien n'ont pas la possibilité de percer ? Ce sont des métiers qui existent certes, mais un bête examen statistique permet de se rendre compte des chances de succès, si faibles qu'employer le terme de débouché pour ces métiers me paraît pour le moins présomptueux.

    L'enseignement est une valeur sûre, en ce moment du moins, mais il n'est pas sûr que la conjoncture soit aussi favorable dans quelques années. La communication en entreprise, les ressources humaines, en passant par une filière directement faite pour, sont des débouchés courants et me semble-t-il réalistes.
  • en faisant une remise à niveau ou en repassant un bac S (qui est une année pas très difficile à faire si on n'abhorre pas les maths), tous les métiers scientifiques : ingénieur, polytechnicien (si si c'est possible )..
    Une bonne remise à niveau alors. Jamais entendu parler d'un polytechnicien qui a fait une filière L.
    Déjà que c'est dur avec un bac S...
  • ArtzArtz Membre
    @ Zwizwi : C'est tout à fait mon propos. Je ne dis pas qu'il ne faut pas aller vers ces métiers, cela dit, mais qu'il faut avoir conscience de la difficulté.

    L'enseignement est une valeur sûre... C'est discutable. Il est sûr qu'après les années de vaches maigres, il y a davantage d'opportunités. Mais les concours ne sont pourtant pas donnés. Par ailleurs, pour certaines filières les pourcentages de réussite sont encore très maigres (philosophie quand tu nous tiens).

    Ps :
    Journaliste est un métier qui fait rêver, mais sans chance, talent, chance et excellent profil on se destine à une vie de galère.
    Il faut vraiment beaucoup de chance, donc ? ;)
  • Il est sûr que tout le monde ne fait pas carrière sur la 2. ;)
  • Et même encore plus de chance que ça !

    C'est sûr que le capes est loin d'être donné, mais par exemple pour le français ou les maths la pénurie d'enseignants est tellement grande que c'est sans doute le bon moment ; évidemment il faut avoir le niveau requis, assurément déjà élevé. On a vu des candidats au capes recalés avec plus de 12 de moyenne dans le temps, pour les lettres on n'en n'est clairement pas là en ce moment. Il paraît que ce pourrait de nouveau être plus compliqué d'ici quatre ou cinq ans.

    Puis la philo, quelle drôle d'idée !
  • je n'ai jamais vu un polytechnicien qui sortait de L
    il en existe qui après une L ont repassé une terminale S et qui ont eu l'X... ils sont rares je l'accorde
    après la L, je connais aussi des gens qui ont fait une remise à niveau et qui ont eu médecine... c'est assez insolite je l'accorde, mais c'est possible !

    être prof en ce moment c'est le bon plan d'une certaine manière car on en manque partout (je connais quelques lycées et tous recherchent des profs de matières littéraires: français, latin, espagnol, anglais et philosophie! ) le poste de philo auquel je pense est ouvert à quelqu'un qui a une licence, et ce poste est titularisant, ce qui veut dire qu'au bout de quelques années exercées au même endroit, vous avez le même statut qu'un prof de philo en titre... et ce n'est pas le seul poste en France qui permet cela! avis aux amateurs!

    après il ne faut pas trop se faire d'illusions, c'est la crise partout, et aucune filière peut garantir à ses élèves de ne pas passer par la case chômage. Seuls les meilleurs sont pris, ou ceux qui savent se débrouiller... comme le dit Artz, L est une voie qui mène à de longues études supérieures après, et dans ce genre d'études, seuls les meilleurs ont les postes dont ils rêvent ou presque!
  • mchartes a écrit:
    je n'ai jamais vu un polytechnicien qui sortait de L
    il en existe qui après une L ont repassé une terminale S et qui ont eu l'X... ils sont rares je l'accorde
    après la L, je connais aussi des gens qui ont fait une remise à niveau et qui ont eu médecine... c'est assez insolite je l'accorde, mais c'est possible !

    Je pense que s'intéresser aux extrêmes d'un écart-type n'a jamais beaucoup d'intérêt; concrètement, il n'éclaire pas l'élève qui cherche à connaître les débouchés de la série L, ni ne sert la cause de cette filière quelque peu délaissée. D'ailleurs, que je sache, il est ici question de débouchés, et non de métiers à proprement parler. :/
    Donc, parmi les débouchés possibles, en gros et sans tomber dans les extrêmes, essayons de distinguer entre études généralistes et études spécialisées, et voici ce que l'on pourrait dire:

    Etudes généralistes et longues:
    A l' université
    - le droit, offrant une liste de métiers très longue et qui ne se limite pas à avocat, magistrat, ou notaire.
    - les lettres en général, conduisant principalement aux métiers dans l'enseignement
    - les sciences humaines (psychologie, sociologie), aux débouchés très incertains.

    Pour les meilleurs élèves: Les classes préparatoires aux grandes écoles (littéraires (ENS, Ecole des Chartes, St Cyr), voire commerciales (HEC; ESSEC, ESCs), les IEP (y compris Sciences-Po Paris) conduisant généralement à des carrières de haut niveau et offrant un horizon de débouchés très très vaste. En voici quelques exemples :

    Avec le diplôme d'un IEP ou d'une grande école de commerce: encadrement commercial (vente, marketing), ressources humaines, certains métiers dans la finance (analyste financier, gérant de portefeuille, etc), journalisme (également accessible via d'autres types d'études, mais plus incertains).
    Encadrement dans la fonction publique (sur concours): enseignement, après un IEP: postes administratifs dans la fonction publique d'Etat ou territoriale, les affaires étrangères, sans parler des grands corps d'Etat accessibles après l'ENA comme l'inspection des finances, le conseil d'Etat, la Cour des Comptes, le corps des administrateurs civils.
    On aura compris que dans certain cas, il est nécessaire de compléter sa formation dans un institut spécialisé (ESIT/ISIT pour la traduction/interprétariat, ENA, écoles de journalisme, etc.)

    Etudes spécialisées et courtes:
    - les études paramédicales, en vue d'être orthophoniste, infirmier(ère), etc.
    - Certains BTS (tourisme, communication, etc)
    L'admission à ce genre d'études est assez sélective.

    Bien entendu, ce panorama n'est pas exhaustif, mais donne une idée des débouchés classiques possibles. Et ils demeurent très vastes, surtout pour les meilleurs. :cool:
  • Et ils demeurent très vastes, surtout pour les meilleurs.
    Oui, surtout pour les meilleurs.
    Ceux-là s'en sortiront, quelle que soit la filière choisie.
    En tout cas, le message rédigé par Scipione, et si détaillé remet bien les choses à leur place.
    Il n'est pas bon de considérer les extrêmes. Il est indéniable que la filière L n'est pas indiquée pour préparer l'X, les Ponts et Chaussées, ou l'ENS, section physique ! :)
  • Pardon ? les nègres ?
  • Titania91Titania91 Modérateur
    Si c'est le terme qui choque, il ne s'agit pas d'une remarque raciste :) : "Familier - Personne qui travaille de manière anonyme pour un écrivain, un artiste, un scientifique, etc., lequel sera seul reconnu auteur du travail." (Larousse)
  • Titania91 a écrit:
    Ludlulu a écrit:
    Pardon ? les nègres ?

    Si c'est le terme qui choque, il ne s'agit pas d'une remarque raciste :) : "Familier - Personne qui travaille de manière anonyme pour un écrivain, un artiste, un scientifique, etc., lequel sera seul reconnu auteur du travail." (Larousse)

    Oui, on connaît le sens du mot; malgré cela, personnellement le terme me choque toujours un peu; je lui préfère de loin sa traduction anglaise, moins chargée et plus efficace: ghost (writer).
  • mchartes a écrit:
    être prof en ce moment c'est le bon plan d'une certaine manière...
    Sauf que le métier n'a jamais été si dévalorisé, si mal payé, si peu reconnu dans ses difficultés, si méprisé par son propre ministère, ni les perspectives d'évolution de carrière et de salaire si mauvaises.
    Je n'en dis pas plus pour éviter de prendre en otage la conversation. Disons seulement que, si vous n'avez pas la vocation chevillée au corps, devenir enseignant est à l'heure actuelle l'un des pires choix que puisse faire un bon étudiant littéraire.
  • D'ailleurs, c'est un fait que les meilleurs étudiants, littéraires ou non, n'ont plus tellement envie de se retrouver devant une classe.
  • En fait, je pense que la mauvaise image du métier d'enseignant à l'heure actuelle en France (ce n'est pas du tout le cas en Suisse!) est une aussi une des causes de la désaffection des élèves pour la filière littéraire au lycée, pour lesquels débouchés de la L=enseignement.
    En effet, on entend très fréquemment ce genre de remarque de la part des parents et des lycéens: "Tu vas en L, mais t'es dingue, pour faire quoi? Tu vas quand même pas faire prof! "
  • Quelle tristesse !
  • Bonjour, je m'appelle Emma et je suis passionnée de littérature. Bien que je n'aie pas de domaine précis, le 19ème siècle me semble très "littéraire" (Hugo, Zola, Maupassant, Dickens...).
    Enfin, le problème n'est pas là: j'aimerais suivre des études littéraires puis, pourquoi pas, décrocher une thèse; seulement, les débouchés de cette filière paraissent limités. En effet, mon prof de français qui sort d'une prépa L puis a présenté sa thèse et compagnie (il a un parcours professionnel très riche), est prof de collège... Il n'est jamais parvenu à être maitre de conférence bien qu'il donne quelques cours à la fac. Il a aussi publié une quinzaine d'ouvrages et d'articles mondialement connus dans sa spécialité, selon lui :rolleyes:.
    Bref, je suis perdue, y a-t-il d'autres débouchés en L, autres que le professorat?
    Merci d'avance.


    PS: je suis en 3ème.
  • De mémoire, tu as ce qui concerne l'interprétariat, l'informatique, l'audiovisuel, l'archéologie, la psychologie et le droit. Il y en a sûrement plein d'autres. Regarde le site l'Étudiant et consulte chaque métier qui y est répertorié : ils t'indiquent si telle ou telle profession requiert un bac L.
  • Emma De Bovary ,
    Je suis actuellement dans une filière Littéraire et je peux te dire qu'il n'y a pas que le professorat : il y a beaucoup de déchouché comme par exemple l'art comme le théâtre , métier d'audiovisuel, le journaliste , l'animation , le tournisme , les langues etc regarde sur ce site.
    je vais te dire comment y aller car le lien ne s'affiche pas correctement sur le forum , tu écrit sur le moteur de recherche " les metiers possible avec un bac L " et tu clique sur le deuxieme site qui est bac-l
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