Demande d'avis sur un texte - Je sentais ses mains...

Coucou à tous !

Je voudrais des avis, le plus possible, sur un texte que j'ai écrit il y a quelques années... Ce texte a une histoire particulière et j'aime à le retravailler régulièrement. Soyez francs surtout, les critiques constructives permettent d'avancer !
C'est un peu long mais j'espère que ça vous plaira quand même.
Ma question essentielle sera : comment interprétez-vous l'histoire ? (j'ai eu plusieurs interprétations différentes dont une à laquelle je n'avais jamais pensé, alors s'il y en a d'autres, je prends avec plaisir vos remarques).

J'espère que vous passerez un bon moment à lire ça. Je cache le titre volontairement :)

Je sentais ses mains glisser sur ma peau, aucun bruit autour de nous, je ne pouvais entendre que sa respiration haletante aux creux de mon oreille. La sueur dégoulinait sur mon front, je ne pouvais rien voir avec ce bandeau sur les yeux. Ses mains poursuivaient leur chemin sur mon corsage, lentement, le déboutonnant doucement, comme pour me faire endurer chaque seconde un peu plus cette terrible torture. Pas un son. La pièce devait être vide, à part, bien sûr, le Lit. Ce même lit sur lequel il m’avait étendue, toujours sans un bruit, ce même lit sur lequel il passa son sexe sur tout mon corps, absolument partout, alors que je n’entendais que le bruit de son souffle qui s’intensifiait, ce même lit sur lequel il m’avait prise d’une façon si violente.
Après avoir ouvert complètement mon corsage dans un temps qui me parut infiniment long, il passa, tout aussi lentement, ses mains sur mes fesses, qu’il aimait à palper généreusement ; puis il descendit le long de mes cuisses, me souleva, et posa mes jambes sur ses hanches ; et moi je sentais son désir, incapable de crier, tant son silence était terrorisant. Je voulais enlever ce bandeau (peut-être ne valait-il mieux pas), mais je ne disais rien, j’étais bien incapable alors de produire un son. Sa bouche dans mon cou, sur chacune de mes épaules, entre mes seins, sur mon ventre, sur mon nombril, jusqu’à ma jupe, sa bouche humide qui embrassait chaque recoin de ma peau, sa bouche et ses mains sur moi...
Remontant alors doucement, il voulut me donner un baiser, un vrai baiser mais moi, répugnée, je ne pouvais supporter une telle tentative, je ne pouvais même pas ouvrir la bouche. Alors d’un coup, il s’arrêta. Plus aucun bruit cette fois, plus de respiration, et mes pieds touchaient de nouveau le sol. Ce long silence, qui comme tout le reste m’était insupportable, m’inquiétait davantage que tout ce que j’avais subit avant. Je le sentis passer derrière moi, m’embrassant la nuque, et je sentais de nouveau son souffle, bien qu’affaibli. Il passa l’une de ses mains dans mes cheveux, et enleva le Bandeau. Un instant je me suis dit qu’il allait me laisser partir, mais bien sûr, je me rendais immédiatement à l’évidence.
Même sans le bandeau, je ne voyais que du noir, la pièce était sombre comme peut l’être une nuit sans lune. Lui continuait de passer ses mains dans mes cheveux. Petit à petit je distinguais le lit, seul élément de la pièce, car une petite bougie, qu’il venait d’allumer, donnait un peu de lumière. Il lâcha mes cheveux, et posa fermement ses mains sur mes hanches. Je sentais que tout allait s’accélérer. De ma nuque, il descendait dans mon dos, et souleva ma jupe, embrassa mes fesses après avoir enlevé ma culotte, et avec sa main droite commença à me caresser. Toujours pas de bruit, juste son Souffle. Sans bouger je me laissais faire, une larme coula sur mon visage, je ne voulais pas perdre ce que j’avais de plus précieux en moi de cette façon-là, je voulais l’offrir à un homme que j’aurais aimé. Un terrible mal me saisit soudain, comme des fines aiguilles que l’on vous enfonce dans tout le corps, et je ne pus m’empêcher de crier. Mais il ne dit rien.
Il commença un va-et-vient avec son doigt, et moi j’avais mal, mais je ne criais plus, je pleurais seulement, pendant qu’il léchait mes fesses, répandant sa sale salive sur moi, jusqu’alors encore pure. Puis, avec sa main gauche il prit une de mes mains et, se décalant légèrement sur le côté, la posa sur son pantalon, pour que je déboutonne sa ceinture, ce que je ne pouvais faire, car j’étais bien trop terrifiée. D’un geste vif, il fit une pression, alors je m’exécutai. Après que j’ai enlevé son pantalon, il posa ma main sur son sexe dur. Alors il écarta un peu mes jambes, et passa dessous, n’embrassant plus alors mes fesses mais léchant d’abord doucement mon clitoris, le mordillant un peu ensuite, le prenant presque entièrement dans sa bouche à la fin. Je ne pleurais plus, c’était moi maintenant qui soufflait fort, pour essayer de me calmer, et pour essayer d’extérioriser la colère qui grandissait en moi. Il se releva, et se trouva alors face à moi, mais je ne voyais pas son visage.
Il me saisit brusquement par les bras, et me posa sur le lit, il arracha tout, comme ça, d’un coup, il était devenu d’une violence extrême. Je n’avais plus rien sur moi, ni chemise, ni soutien-gorge, ni jupe. Il empoignât chacun de mes poignets, pour éviter que je me débatte, mais il s’aperçut vite que je me laissai faire. Alors avec sa main, il recommença son va-et-vient à l’intérieur de moi. J’avais toujours mal. Je me remis à pleurer. Puis il ajouta un doigt, et à nouveau j’échappai un cri. Le bruit de son souffle s’intensifiait, tout comme ma terreur.
Alors il enleva sa main, et je sentis bien que j’allais maintenant connaître la plus grande douleur de toute ma vie. Il rentra son immonde son sexe, doucement dans un premier temps, puis, comme avec sa main, il commença des va-et-vient, de plus en plus rapides, de plus en plus forts, et là j’avais l’impression que tout s’effondrait sous moi, je ne criais plus, je hurlais. Son souffle devint bruit. Pas de phrases. Jamais un mot prononcé. Juste des onomatopées répugnantes. Et puis il poussa un grand cri de soulagement, je savais qu’il jouissait, mais à l’intérieur de moi ! C’en fut trop, et je m’évanoui.
Le lendemain, je me réveillai dans une ruelle déserte, avec seulement un drap blanc sur moi. Et je repartis, vaincue, errante, à la recherche d’un soupçon d’humanité.
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Réponses

  • on pet interpreter ce texte de plusieures manieres, maisje pense que l'idée du viol est la prmière qui me vien à l'esprit.

    On peut aussi imaginer qu'elle est en plein cauchemard bercé de somnambulisme, la raison pour laquelle elle se retrouve dans la rue.

    Sinon quoi ... un jeux video du futur pour adulte ou les gens font l'amour via le net et où cette jeune fille s'aventre brutalement .

    C'est tout :p Sinon c'est pas mal mais c'est quand même un peu cru je trouve.
  • ahahha, ça c'est la version litteraire et lisible du texte. Quand j'ai relu la première version, le lendemain, j'ai vomi ! Celle-ci est vraiment soft ahahaha. :)
  • Ah ... mince :P
  • Et l'avertissement ! Y a des jeunes sur ce forum :P

    Pour l'interprétation, le viol semble évident mais on pourrait aussi penser au récit d'une première expérience sexuelle ( consentie à la base) ratée.

    Sinon au niveau du style, je trouve qu'il y a trop de "moi"/ "en moi". Ça alourdit le texte et c'est souvent inutile.
    Autrement c'est pas mal ( bon après pour le sujet ça dépend des goûts)
  • La première idée qui vient l’esprit est effectivement celle du viol.
    Comme le dit Zuralppec, le langage est effectivement cru. Mais ce n’est pas une remarque négative. Cela renforce l’inhumanité de la scène. Il pourrait être intéressant de voir cette fameuse 1ère version « hard » (Non, je ne suis pas maso, d’ailleurs de manière générale je n’aime pas ce genre de texte).

    La sueur dégoulinait sur mon front => le verbe dégouliner fait plutôt bizarre, un peu langage de cours de récréation et « casse » l’ambiance dès la deuxième ligne. Un verbe comme ruisseler conviendrait peut-être mieux. A voir…

    pour me faire endurer chaque seconde un peu plus cette terrible torture. => la construction de cette phrase est bizarre (bizarre est mon adjectif préféré )

    Pas un son. La pièce devait être vide => le silence ne laisse pas deviner qu’une pièce est vide ; au contraire, avec l’absence de mobilier, le moindre son résonne.
    La pièce devait être déserte = personne dedans. Mais je ne crois pas que ce soit ce que tu voulais dire.

    Ce même lit sur lequel il m’avait étendue, toujours sans un bruit, ce même lit sur lequel il passa son sexe sur tout mon corps, absolument partout, alors que je n’entendais que le bruit de son souffle qui s’intensifiait, ce même lit sur lequel il m’avait prise d’une façon si violente. => Plusieurs choses à remarquer :
    - il m’avait / il passa : l’emploi de l’imparfait, puis du passé simple rend la phrase plus difficile à comprendre, moins net.
    - il m’avait prise d’une façon si violente : je ne sais pas ce que tu à voulu dire par-là mais le verbe prendre prend ici la signification de pénétrer. Il l’aurait donc déjà violé (si c’est bien comme le récit d’un viol qu’il faut interpréter ce texte) = incohérence avec la suite du texte où je crois avoir compris que la fille ne voulait pas perdre sa virginité = donc elle n’aurait encore jamais été « prise ».

    Je voulais enlever ce bandeau (peut-être ne valait-il mieux pas) => Attention. Les parenthèses sont utilisées lorsque l’on n’arrive pas à intégrer un élément au récit. C’est le signe d’un manque d’expérience. Sauf dans certains texte précis où elles servent à créer un effet particulier, les parenthèses sont à proscrire !

    mais bien sûr, je me rendais immédiatement à l’évidence. => ne vaudrait-il pas mieux dire « je me rendis » ?

    Petit à petit je distinguais le lit, seul élément de la pièce, car une petite bougie, qu’il venait d’allumer, donnait un peu de lumière. => il faudrait peut-être amener l’histoire de la bougie avant. Dans cette phrase, cela fait un peu « ajout tardif », comme si tu y avais pensé à la dernière minute.

    léchant d’abord doucement mon clitoris => l’emploie du mot clitoris ne me paraît pas convenir. Ça fait un peu trop « science » dans une scène comme celle-ci. Je crois qu’on peut employer le terme « bouton » mais je n’en suis pas sûre. Mais cela ne rendrait pas aussi bien. Peut-être avec un adjectif ? Ou d’une façon ou d’une autre. Exemple :
    n’embrassant plus alors mes fesses mais explorant maintenant mon sexe/vagin léchant d’abord doucement mon bouton, (comme ça il n’y a pas de doute sur la nature dudit bouton) le mordillant un peu ensuite, le prenant presque entièrement dans sa bouche à la fin.
    Je ne sais pas trop, ça fait bizarre dans les deux cas… Je te laisse voir toi-même (je pense bien que tu ne voudras pas modifier ta phrase d’origine).

    Je n’avais plus rien sur moi, ni chemise, => je ne connais pas grand chose à la mode mais est-ce qu’on peut porter à la fois une chemise et un corsage ?

    à nouveau j’échappai un cri => je crois (pas sûr à 100%) que ça ne se dit pas : je laissais échapper un cri

    je me réveillai dans une ruelle déserte => alors là, tout dépendant de la véritable signification de ton histoire. S’il s’agit effectivement d’un cauchemar qu’elle a fait, c’est bon. Sinon, il faudrait plutôt dire qu’elle reprit conscience dans une ruelle déserte. (Mieux si vraiment suite à un évanouissement).

    Voilà. De manière générale, ton texte est très bon (dans son genre : en même temps je ne suis pas une grande lectrice de ce genre de récit), le style n’est en aucun cas à critiquer. Evidemment, là j’ai essayé de voir le plus de défauts possibles, de chercher la petite bête (juste pour t’aider, bien sûr ). J’ai fait exprès de m’attarder sur des petits détails et de « voir le mal partout ». De plus, mes avis n’engage que moi et ne sont pas forcément le reflet de l’opinion populaire… :)
  • Coucou !

    Merci de m'avoir répondu aussi en détail !!
    Il y a quelques remarques très pertinentes dans ton intervention. Je vais justifier mes autres choix, mais ça enlèvera un peu de suspens hihi.
    (vous pardonnerez les fautes de frappe, je me suis fait une grosse entorse a l'index droit et j'ai beaucoup de mal à tapoter, sans parler qu'à quelques jours des partiels je ne peux plus écrire !!!!).
    La sueur dégoulinait sur mon front => le verbe dégouliner fait plutôt bizarre, un peu langage de cours de récréation et « casse » l’ambiance dès la deuxième ligne. Un verbe comme ruisseler conviendrait peut-être mieux. A voir…
    Le verbe (me) convient très vien : il a été choisi pour. Je trouve que le mot est laid. Dégouliner ça sonne pas très bien à l'oreille. Et comme tu l'as dit, ça casse un peu l'ambiance, et c'est fait pour ! Dans ce verbe, il y a tout le "dégoût" qu'elle éprouve pour cet homme qui lui fait subir tout ça. Ruisseler rester au contraire très (trop) poétique, et donnerait un ton beaucoup plus mièvre à la scène, or moi je veux quelque chose de vraiment très dur (à lire aussi).
    pour me faire endurer chaque seconde un peu plus cette terrible torture. => la construction de cette phrase est bizarre (bizarre est mon adjectif préféré )
    Là encore, c'est fait pour. Déstabiliser le lecteur comme cette fille a été déstabilisée, c'est ma priorité. Et puis c'est mon style, les phrases trèèèès longues à la Proust :) (surtout dans mes dissertes).
    Ce même lit sur lequel il m’avait étendue, toujours sans un bruit, ce même lit sur lequel il passa son sexe sur tout mon corps, absolument partout, alors que je n’entendais que le bruit de son souffle qui s’intensifiait, ce même lit sur lequel il m’avait prise d’une façon si violente. => Plusieurs choses à remarquer :
    - il m’avait / il passa : l’emploi de l’imparfait, puis du passé simple rend la phrase plus difficile à comprendre, moins net.
    - il m’avait prise d’une façon si violente : je ne sais pas ce que tu à voulu dire par-là mais le verbe prendre prend ici la signification de pénétrer. Il l’aurait donc déjà violé (si c’est bien comme le récit d’un viol qu’il faut interpréter ce texte) = incohérence avec la suite du texte où je crois avoir compris que la fille ne voulait pas perdre sa virginité = donc elle n’aurait encore jamais été « prise ».
    Encore une fois, ici, rien n'est laissé au hasard : l'alternance imparfait passé simple marque la lenteur du ressenti de cette fille (ça lui paraît durer des heures) et donc reste plutôt 'poétique', tandis que le passé simple marque quelque chose qui dure moins longtemps, et surtout qui est plus brutal.
    Pour la réaction sur le terme prendre : encore une fois il s'agit de durcir le ton. Cela me semble convenir tout à fait puisqu'il s'agit d'un récit a posteriori. Elle était vierge au début, elle ne l'est plus dans la rue...

    Pour les parenthèses, je suis d'accord, je vais mettre des tirets.
    Pour 'rendais', je maintiens mon imparfait qui garde une valeur durative : c'est-à-dire qu'on assiste à tout le cheminement de sa pensée. Le passé simple ici ne marquerait pas la durée de son calvert. J'utilise volontairement l'imparfait pour que la lectrice puisse se mettre à sa place et se rende compte que dans cette scène, elle ne réfléchit plus, tout lui semble durer une éternité, c'est presque comme si elle n'arrivait plus à joindre son cerveau. Toute sa pensée est longue et fastidieuse, et donc elle met un moment à comprendre les choses. Ce qui par ailleurs crée presque un oxymore avec le 'immédiatement', il faut sans doute y voir un trait d'ironie ;)

    En ce qui concerne la bougie : peut-être as-tu raison. Mais j'aime bien l'amener ainsi, cela créer un effet de surprise (pour elle et pour le lecteur).
    L'emploi du mot clitoris fait peut-être scientifique, je te le concède, mais on en revient à ma première remarque : si je mets bouton, on retombe dans une sorte de mièvrerie qui fait retomber l'ambiance du texte. C'est personnel, mais je suis très gênée par l'emploi de mots 'crus' comme celui-là (comme euh -pardonnez ma vulgarité- couilles, bite tout ça) ça me dérange énormement d'entendre ça dans les conversations, il y des manières plus jolies de dire les choses, comme tu l'as souligné. Cette vulgarité va donc de pair avec la vulgarité du type, avec la vulgarité de l'acte (dans la version non censurée -ahahha- c'est plutôt plein de ce genre de mots vulgaires).

    Pour la chemise, oui tu as raison, pour moi c'est la même chose, bien qu'un corsage fasse un peu plus 'bonne soeur'. Je vais le modifier de ce pas.

    Enfin, pour le terme 'réveillai', je crois que tu en as saisi toute la subtilité. Il n'est dit nulle part qu'elle s'est évanouit. Et, dans ma vision des choses, elle a tout subit en étant consciente (ce qui est pire!!!) et a fini par s'endormir. Et puis c'est là qu'elle se réveille, comme émergeant d'un Sombre cauchemard (allez je balance, c'est le titre du texte). Néanmoins, comme il y a l'idée de réalité qui est contenue dans la dernière phrase, il y a bien cet aspect de reprendre conscience. Il est traduit, si tu observes attententivement, par le passé simple, alors que l'on attendrait plutôt un imparfait.

    Voilà, j'espère avoir correctement justifié tous mes choix. Certains ne sont peut-être pas bons. J'ai pensé à modifier le début de mon texte, pour lui donner plus de force. Voici ce que ça donne :

    Je sentais ses mains glisser sur ma peau. Aucun bruit autour de nous. Je ne pouvais entendre que sa respiration haletante aux creux de mon oreille. La sueur dégoulinait sur mon front. Je ne pouvais rien voir avec ce bandeau sur les yeux. Ses mains poursuivaient leur chemin sur mon corsage. Lentement. Comme pour me faire endurer, chaque seconde un peu plus, cette terrible torture. Pas un son. La pièce devait être vide, à part, bien sûr, le Lit. Ce même lit sur lequel il m’avait étendue, toujours sans un bruit. Ce même lit sur lequel il passa son sexe sur tout mon corps, absolument partout, alors que je n’entendais que le bruit de son souffle qui s’intensifiait. Ce même lit sur lequel il m’avait prise d’une façon si violente.

    Qu'en pensez-vous ?

    Merci pour les compliments en tout cas :) ça me fait très plaisir
  • hum hum. Réflexion faite, je pense que tu as raison, j'ai trop tendance à vouloir "poétiser". Mais il fallait bien que je trouve quelque chose à critiquer ! ;)
    Par contre, il est clairement dit qu’elle s’évanouit : « C’en fut trop, et je m’évanoui. » Ou alors je ne l’ai pas compris comme il faut. Enfin, ça n’a pas beaucoup d’importance. Je te souhaite une bonne continuation, comme on dit. Si cet extrait est le début de ton histoire, tu vas avoir du mal à faire aussi bien tout le long… :)
  • ahaha tu as raison. Il y a longtemps que je ne l'ai relu XD. J'aimerais bien faire une suite. Vous voulez que je vous raconte toute l'histoire de ce texte ?
    Je vais vous le dire, mais par morceau. Déjà, je l'ai écrit quand j'avais... 12 ans !!! (je parle bien sûr de la version 'hard core' hélàs). Etrange non? Aussi bizarre et incroyable que cela puisse paraître, je me suis réveillée au beau milieu de la nuit quand j'étais en 5eme, et j'ai écrit ça. Les mots venaient tous seuls. Je me souviens que je pleurais. C'est comme si je racontais le viol d'une femme mais que j'étais en train de le vivre. C'est assez difficile à définir. Et puis je suis retournée me coucher. Le lendemain, je l'ai trouvé sur mon bureau, me souvenant à peine de l'avoir écrit. Qund je l'ai relu, j'ai vomi. Il est normal qu'une gamine de 12 ans ne connaisse pas ce genre de choses. Mais plutôt que de le répudier, je l'ai gardé précieusement pour en faire une version littéraire, épurée. Je crois que j'y suis parvenue :) J'aimerais bien faire une suite, mais je suis une adepte des formes courtes. Je me sens beaucoup plus à l'aise pour écrire des nouvelles qu'un grand roman. Pourtant, depuis que je sais écrire, je sais que je serai écrivaine. J'en ai l'intime conviction. Ainsi que celle que je ne publierai sans doute qu'un seul livre, très axé sur la psychologie. Peut-être que je me trompe et peut-être que je publierai beaucoup, que je ferai des best-sellers... Ahahaha. Mais non je m'y crois pas déjà .

    Merci pour tous ces compliments :)
    Continuez à me donner vos avis :)
  • moi ça me fait plutôt penser à une jeune prostituée qui fait son premier "boulot"
    en effet, cela ressemble plus à un viol (surtout compte tenu du dégoût de la jeune fille) qu'à un acte amoureux mais elle semble consentante ou plutôt non, elle semble ne pas avoir le choix... ce qui me fait donc penser à de la prostitution
  • La prostitution n'est pas un viol : il s'agit d'un moyen pour obtenir un fin : l'argent. Ici, il est clair qu'il ne s'agit pas de satisfaire au désir d'un client. Ce n'est pas de la littérature érotique. C'est une interpétation comme une autre, qui se rapprocherait presque d'une qu'on m'a déjà proposée : celle d'un jeu amoureux entre amants. Mais vraiment, je ne vois pas quel indice a pu suggérer de la prostitution. Une fois qu'elle a fini son boulot, la femme s'en va, et n'erre pas dans les rues. Enfin je crois.
  • je ne parlais pas d'une prostituée normale. je pensais plutôt à une jeune prostituée, qui effectue ce "travail" pour la première fois... elle est obligée de le faire pour une raison x ou y mais cela la dégoûte...
    mais bon visiblement ce n'est pas la bonne interprétation ! ;)
    enfin ça ne m'a pas fait penser à un viol car il me semble qu'une fille violée essaierait de se débattre, au début au moins, mais après je ne sais pas, c'est sûrement très difficile d'agir dans ces cas-là...
  • je crois que la peur la paralyse. Et puis comme elle sent qu'ils sont seuls, peut-être n'est-ce même pas la peine de crier.
  • Je veux bien croire que les murs de la vie ne sont pas rigides, mais moi, les murs du chemin je ne fais que les contempler, et c'est bien assez. Imaginons que la vie s'arrête plus tôt. Nous sommes dans une situation où l'espérance de vie est à vingt ans. Dans ce cas, nous mourrions tous adolescents. Qui seraient alors les grands hommes ? Ces grands hommes qui ont rendu solides leurs convictions et les ont balladées sous le nez du monde. Je ne peux pas répondre à cette question car je crois vraiment que nous serions tous des grands hommes. Une bande de Mozart assassinés... Dans la vie réelle, les hommes théorisent l'adolescence, posent sur nos vies des caractères, des chiffres, des modèles. Oui, ils détiennent une partie de la vérité. Mais ce morceau de vie mérite plus. A aucun autre moment, l'humain n'est tenté d'aller jusqu'au bout de sa pensée. Cri de révolte, râle intime ou tout juste vérité, comprenez moi. Je veux décrocher mes murs et vous les proposer. Ils sont semblables à des centaines d'autres et c'est bien leur force. Ils ont des trous car j'ai voulu les percer et à présent les courants d'air me maintiennent en vie. J'ai froid dans mes murs.
  • ChoseChose Membre
    Est-ce une éloge de l'adolescence? ... qui serait "brimée" par des "conventions"? Ou je n'ai rien compris? Quoi qu'il en soit texte intéressant! Fais quand même attention à ne pas attraper un vilain rhume... :P
  • Oui c'est un peu ça exactement !
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