Fiches méthode Bac de français 2020

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Réponses

  • Il te faut donner des exemples ! sinon ton argumentation n'ira pas loin
    Et puis il faut donner les deux avis contraires, c'est la base de la dissert
  • big_cjbig_cj Membre
    Donc je peux donner le contraire des arguments de la première partie. Mais c'est pas très facile de trouver des arguments. Je pensais que l'on pouvais me donner des arguments et moi j'aurai développer. je vais essayer de chercher quand même.
  • Non, pas le contraire de la première partie. Regarde ce que je t'ai répondu en premier !
    C'est à toi à trouver des arguments, appuyés obligatoirement par des exemples. Tu peux aussi donner l'exemple d'abord. Par ex, dans tel autobio, l'auteur ne relate pas d'épisodes marquants ; dans telle autre autobio, l'auteur relate plus particulièrement....
  • big_cjbig_cj Membre
    ok. Ce que je me suis dis comme argument c'est: l'auteur n'est pas obligé car il n'a pas eu d'évènement marquant, il a peut être eu une enfance calme sans mauvais et bons souvenirs. Parce que son enfance n'a pas d'importance pour lui, les évènements qu'il a eu ne valent rien
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Big-cj,

    Je pense que, par construction, une autobiographie qui rappelle un souvenir d'enfance ne peut que rappeler un souvenir marquant. En effet, la mémoire consciente ne garde que certains souvenirs et ce de manière tardive. Ces souvenirs restent marqués en raison de leur charge affective le plus souvent. Tu auras donc du mal à trouver des autobiographies qui relatent des banalités sur l'enfance. Note aussi que l'enfance est une époque magique, même lorsqu'elle a été douloureuse, c'est l'âge où l'imagination est reine...
  • En effet, la plupart des autobio ne sont pas “plates” pour les souvenirs d'enfance. Relis, par ex, Poil de Carotte ou Le petit chose
  • big_cjbig_cj Membre
    Donc cela veut dire que récit d'enfance= évènement marquant, non?
  • Non, sinon on ne te poserait pas la question
  • big_cjbig_cj Membre
    j'ai l'impression qu'il me manque des exemples, en classe on a pas lue d'autobiographie (pas encore), mais notre prof nous a donné trois textes autobiographiques :
    -"Stendal, La vie d'Henri Brulard"
    -"Michel Leiris, L'Age d'homme"
    -"Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe"
    Mais ils parlent tous d'évènements marquants, et j'ai pas d'autres exemples.
  • Oui cela rejoint ce que dit Jean-Luc et ce n'est pas surprenant
    On te pose la question
    " En revanche le récit de l'enfance de l'autobiographe doit-il obligatoirement évoquer un épisode marquant de son enfance ?"
    Donc tu peux dire que tes lectures montrent que oui ; mais en tant que lectrice tu peux exprimer un point de vue différent : “en revanche” et “doit-il” invitent clairement à discuter l'affirmation
  • avaeavae Membre
    Bonjour ! Pour m'entraîner pour le bac de français, j'ai pris un sujet de dissert' dans mon livre sur l'autobiographie (thème qu'on étudie en ce moment).

    "L'enfance décide" J-P Sartre : en vous appuyant sur le genre biographique vous vous demanderez dans quelle mesure l'enfance est une période décisive dans la construction de la personnalité d'un individu.

    Je n'ai pris que des exemples autobiographiques, par contre...
    Je vous soumets mon plan, parce que j'ai quelques problèmes avec : je le trouve redondant et j'ai (encore ?) l'impression d'oublier quelque chose d'essentiel (et mon ouverture est bancale, je n'ai même pas rédigée d'intro...). Enfin bref, merci de m'aider !

    I - Un récit de la vie partiel :

    a/ Témoigner du passé
    (Henri Barbusse, Malraux et De Gaulle)
    => choisir la période qu'on a vécu et qu'on désire évoquer, pas de nécessité de parler de sa vie antérieure, donc de son enfance.

    b/ Parler de l'âge mûr
    à cause des lacunes de mémoire, de l'intention de l'auteur : s'adresser directement au lecteur (l'édifier comme St Augustin et ses Confessions), considérer que son enfance n'a pas influencé sa vie (Stendhal et Souvenirs d'Egotisme).

    c/ Parler de son enfance
    souvenir plus marquant que la vie d'adulte, l'auteur tient à le partager ou encore à simplement le coucher sur écrit (Vipère au poing, Bazin et Lambeaux de Juliet,
    (Albert Cohen qui tient à) se remémorer son enfance (et sa mère dans Le livre de ma mère),
    (Simone de Beauvoir et un volet de son autobio entièrement consacré à sa jeunesse afin d') analyser (ici, la condition féminine).

    II- La quête de soi-même :

    a/ Un passé qui modèle la pensée et les actes
    Se justifier envers les autres tout en essayant de se comprendre, analyser les raisons de son "moi" acutel
    (Rousseau et son éducation par différentes personnes écrites dans ses Confessions => Emile ou de l'Education, Romain Gary et sa carrière politique expliquée par l'influence de sa mère dans La promesse de l'Aube)

    b/ Des rencontres dans l'enfance qui ont influencé la vie
    Définition de l'être avec le contact des autres, voire de l'environnement.
    (par exemple, rencontres avec les livres durant l'enfance influencent fortement la vie des écrivains : Rousseau et sa sensibilité, George Sand, J-P Sartre...
    et rencontres avec les gens : Rousseau aussi influencé par, par ex, Mme de Warens "Maman" : a bcp lu à ses côtés, et a aussi défini sa sensibilité car il se souvient d'elle avec des sentiments exacerbés).

    c/ Se comprendre en remontant aux origines de soi :
    psychanalyse inventée par Freud bien qu'introspection depuis tout temps utilisée
    (Rousseau : enfance détermine la vie, le premier à le dire d'où le projet des Confessions,
    Chateaubriand : naissance détermine la vie (Mémoires d'Outre-tombe)
    Sand : ancêtres déterminent parents et donc enfants, remonte donc sa lignée jusqu'à son arrière arrière grand-père (roi polonais), mais ne parle vraiment que de la vie de ses grands parents et de ses parents => première partie des trois livres de Histoire de ma vie, I et le reste du tome I raconte son enfance, le tome II relate la suite de son adolescence pour en arriver à sa vie adulte,
    Stendhal qui a finalement abordé son enfance dans une autre autobiographie écrite plus tard La vie d'Henri Burlard
    et bien sûr Michel Leiris)

    Ccl : Bien que certains auteurs aient décidé de ne pas parler de leur enfance pour différentes raisons, la plupart d'entre eux ont eu comme pacte autobiographique de tout raconter. La psychanalyse moderne affirme que l'on dépend de son enfance. La mémoire sélective ne permet cependant pas de s'en souvenir complètement. Ainsi, les éléments les plus marquants déterminent la vie, et afin de se comprendre, de nombreux écrivains ont écrit leur vie, de leur enfance jusqu'à la rédaction de l'autobiographie. J-J Rousseau est le premier homme à avoir écrit ce qu'on a appelé par la suite un pacte autobiographique avec pour objectif de "montrer un homme dans toute la vérité de sa nature", et a ainsi parlé de son enfance en y recherchant les fondements de son être. Cependant, on peut se demander si on peut y voir le récit fidèle de la vie de l'auteur.
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