Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour,

Je pense avoir enfin bientôt fini ma préparation pour ce fameux oral de français (il serait temps parce que je passe demain après-midi ... !), il ne me reste seulement que quelques points que je voudrais revoir pour être sûre de tout maîtriser ...

Je voudrais savoir quelles questions sont susceptibles d'être posées sur le poème de Baudelaire "Spleen" ("Quand le ciel est bas et lourd ..."), extrait des Fleurs du Mal. Quelqu'un peut-il m'aider ?

Merci.
SPLEEN

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

— Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
«13

Réponses

  • Eh bien, appuie-toi sur l'étude que tu as faite de ce poème.

    A titre d'exemples :

    - Sur le plan formel : nature des strophes (ce n'est pas trop compliqué, je te l'accorde), quels vers employés, quels rimes donc quelle musique
    - Pourquoi Baudelaire a-t-il intitulé ce poème "Spleen" ? (interroge-toi d'abord sur ce qu'est le spleen puis applique la définition de spleen (même si le terme de spleen reste très difficile à définir) sur ce poème : repère les champs lexicaux, éventuellement les ruptures de rythmes etc qui traduiraient un certain malaise ou un désordre intérieur)
    - Quelles figures de style, très importantes dans ce poème, trouve-t-on ? (exemple : personnifications, allégorie...) mais surtout, A quoi servent-elles ? Que traduisent-elles ? Sont-elles des symboles ?
  • AkuAku Membre
    Merci pour votre réponse, elle m'a été utile dans mes révisions.

    Je suis tombée précisément sur ce poème-ci à l'oral, et la question a été :
    "Quelles sont les figures de rhétoriques employées dans ce poème, et comment sont-elles mises au service du sens ?"

    Par simple curiosité, quel plan auriez-vous fait ?
  • Bonjour,

    Toujours par rapport à Baudelaire, mais cette fois pour le poème Spleen (IV)...

    Voici le texte :
    Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

    Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis

    Et que de l'horizon embrassant tout le cercle

    Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;



    5 Quand la terre est changée en un cachot humide,

    Où l'Espérance, comme une chauve-souris,

    S'en va battant les murs de son aile timide

    Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;



    Quand la pluie étalant ses immenses traînées

    10 D'une vaste prison imite les barreaux,

    Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées

    Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,



    Des cloches tout à coup sautent avec furie

    Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,

    15 Ainsi que des esprits errants et sans patrie

    Qui se mettent à geindre opiniâtrement.



    Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,

    Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,

    Vaincu, pleure, et l'angoisse atroce, despotique,

    20 Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
    En fait je ne comprends pas pourquoi mon professeur nous a dit en conclusion de l'étude : Le poète explore ses abîmes et extrait la beauté des souffrances, de son âme et de son cerveau malades.

    Voila je ne vois pas en quoi les "fleurs" sont extraites du "mal" dans ce poème. Je ne vois aucun champ lexical de la beauté ...Il n'extrait aucune beauté de cette expérience ?!

    Mon professeur ajoute : par un beau paradoxe s'exprime l'élan brisé de l'Espoir ... Mais quel est ce paradoxe ?!

    Merci beaucoup d'avance
  • L'Espoir n'est pas fait pour pleurer !
  • Ah ... oui je vois en effet ... Mais alors de quel paradoxe parle t-il ?

    Mais vu que son Espoir est brisé, son Angoisse l'emporte, il n'y a pas vraiment de beauté extraite de son mal finalement ...?
  • Eh bien le paradoxe : as-tu déjà vu quelqu'un qui espérait (n'importe quoi, une lettre, un cadeau, une visite...) as-tu déjà vu cette personne pleurer ? imagine-t-on l'espoir en pleurs ? au contraire, on est joyeux, palpitant, exalté, anxieux ... mais pas en pleurs

    La beauté extraite du mal, c'est la beauté formelle du poème ; ensuite la Beauté doit-elle être heureuse ?
  • D'accord, mais ici son Espoir s'en va justement ... d'où son mal être ... pas d'Espoir, plus d'Espoir dès le début du poème son Espoir fait faux bond au poète, le quitte ... voila pourquoi je ne saisis vraiment pas le paradoxe ...!

    Je ne vois pas en quoi son espoir devrait l'exalter puisqu'il le quitte.
  • Oh là là ; j'ai vraiment du mal, ça me paraît tellement évident ce paradoxe que j'ai vraiment du mal à t'expliquer !
    L'Espoir ne peut pas pleurer, ce n'est pas une donnée triste ou tragique ; or ici le poète pour montrer que l'Espoir est vaincu, le fait pleurer et c'est là qu'est le paradoxe, et cela montre d'autant plus la force du spleen
  • C'est bon j'ai compris ! :D (hum ... ce fut long ... )
    MERCI
  • ça me fait plaisir, mais c'est vrai que des fois des trucs évidents ça passe pas !
  • ayakoayako Membre
    Bonjour,
    moi aussi j'aimerais bien qu'on m'explique qq ptites choses dites par mon professeur.

    on a dit que la 1re strophe= sentiment d'oppression.
    Et que (c'est là que je ne comprends rien) l'accablement est doublement exprimé.
    D'abord exprimé comme:
    -un retraicissement verticale: 1re hémistiche en monosyllabe
    comparaison couverbe = importance d'aller au delà
    ampleur de ce retraicissement=enjambement

    malaise → sonnorités "i" "s" (pourriez-vous me dire en quoi les i et les s exprimes les sonnorités de malaise? Parce que ça ressemble à un gémissement?)

    -développement horizontal du spleen


    Ce qui est en gras c'est vraiment ce que je ne comprends pas... bon, si vous aussi vous ne comprenez pas du moins, pourriez vous me dire comment vous vous le décrypteriez ce sentiment d'oppression ;)

    Merci.
  • il y a un hémistiche, plus un alex en monosyllabes
    Quand le ciel bas et lourd et Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits

    Rétrécissement vertical : ce rétrécissement des syllabes correspond à
    Quand la pluie étalant ses immenses traînées
    D'une vaste prison imite les barreaux,
    ; au vol de la chauve-souris ; aux cloches qui sautent ; au drapeau noir planté

    Développement horizontal :
    plafonds pourris ; filets des araignées ; esprits errants ; longs corbillards

    Développement circulaire : couvercle ; horizon ; cercle ; fond du cerveau
  • J'ai encore un petit problème avec le poème de Baudelaire Spleen IV car j'ai lu que le poète explore ses abimes et extrait la beauté des souffrances. Or je ne vois pas en quoi Baudelaire montre une quelconque beauté de sa souffrance.

    Merci
  • Il a écrit ce poème, il a exprimé de façon poétique avec une beauté formelle (les images, les sonorités, etc) un sentiment qui n'était pas avant lui considéré comme poétique
    Il me semble qu'il y a un fil récent sur ce texte ; c'était pas avec toi ?
  • Je suis en 1ère STG et j'ai un commentaire littéraire à faire pour la rentrée, sur: "LXXVIII Spleen" de Charles Baudelaire
    Et pour vous avouer, je suis un peu bloqué car c'est la première fois que je dois faire un commentaire littéraire. J'ai une idée de plan mais je ne sais pas trop par où commencé. Je voudrais donc avoir quelques conseils. Voici mon plan

    Introduction

    I. Qu'est ce que le spleen?
    A.
    B.

    II. Que Perçoit le poète?
    A.
    B.

    Conclusion

    Voici le poème:
    Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
    Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
    Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
    II nous verse un jour noir plus triste que les nuits;


    Quand la terre est changée en un cachot humide,
    Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
    S'en va battant les murs de son aile timide
    Et se cognant la tête à des plafonds pourris;


    Quand la pluie étalant ses immenses traînées
    D'une vaste prison imite les barreaux,
    Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
    Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,


    Des cloches tout à coup sautent avec furie
    Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
    Ainsi que des esprits errants et sans patrie
    Qui se mettent à geindre opiniâtrement.


    - Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
    Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
    Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
    Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
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