Fiches méthode Bac de français 2020

bonjour j ai cette extrait a commenter, je suis en premiere annee de lettres modernes.
à l’extrémité de la cave, qui était oblongue, sous une archivolte cyclopéenne d’une coupe singulièrement correcte, dans un creux presque indistinct, espèce d’antre dans l’antre et de tabernacle dans le sanctuaire, derrière une nappe de clarté verte interposée comme un voile de temple, on apercevait hors du flot une pierre à pans carrés ayant une ressemblance d’autel. L’eau entourait cette pierre de toutes parts. Il semblait qu’une déesse vînt d’en descendre. On ne pouvait s’empêcher de rêver sous cette crypte, sur cet autel, quelque nudité céleste éternellement pensive, et que l’entrée d’un homme faisait éclipser. Il était difficile de concevoir cette cellule auguste sans une vision dedans ; l’apparition, évoquée par la rêverie, se recomposait d’elle-même ; un ruissellement de lumière chaste sur des épaules à peine entrevues, un front baigné d’aube, un ovale de visage olympien, des rondeurs de seins mystérieux, des bras pudiques, une chevelure dénouée dans de l’aurore, des hanches ineffables modelées en pâleur dans une brume sacrée, des formes de nymphe, un regard de vierge, une Vénus sortant de la mer, une ève sortant du chaos ; tel était le songe qu’il était impossible de ne pas faire. Il était invraisemblable qu’il n’y eût point là un fantôme. Une femme toute nue, ayant en elle un astre, était probablement sur cet autel tout à l’heure. Sur ce piédestal d’où émanait une indicible extase, on imaginait une blancheur, vivante et debout. L’esprit se représentait, au milieu de l’adoration muette de cette caverne, une Amphitrite, une Téthys, quelque Diane pouvant aimer, statue de l’idéal formée d’un rayonnement et regardant l’ombre avec douceur. C’était elle qui, en s’en allant, avait laissé dans la caverne cette clarté, espèce de parfum lumière sorti de ce corps étoile. L’éblouissement de ce fantôme n’était plus là ; on n’apercevait pas cette figure, faite pour être vue seulement par l’invisible, mais on la sentait ; on avait ce tremblement, qui est une volupté. La déesse était absente, mais la divinité était présente.
je ne sais pas vraiment par quoi commencer, le texte me parait surrealiste, mais si j'evoque cette notion je fais un anachronisme, je vois bien qu'il traite de differentes divinites liés a la mer mais ej ne vois comment je peut construire un plan en partant uniquement de ceci.

auriez vous quelques idees?
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Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Ce texte n'est pas surréaliste, il est pétri de l'imagination puissante et baroque de Victor Hugo.
    Il faudrait d'abord situer le passage. Le lieu est une vaste grotte sous l'écueil qui a été fatal à la Durande. Ce lieu, alliance improbable entre terre et mer, est à la fois attirant et repoussant. C'est l'endroit où aura lieu le combat entre Gilliatt et le poulpe immense.
    Hugo laisse affleurer ses fantasmes.
    Tu peux noter le vocabulaire religieux, l'érotisme, la menace sous-jacente.
    Dans ce lieu mystérieux, Hugo pose un décor fait de fascination : la mer féminine est une séductrice cruelle, l'homme, entré par effraction, court en fait un danger mortel.
    La description est ici au service de l'action romanesque qu'elle prépare.
  • bonsoir, merci beaucoup de votre reponse.

    j'ai reussi a trouver en fin d'apres-midi un debut de plan tres bref.

    I. description
    evoquer la description avec le champs lexical de la religion. le fait que Hugo utilise les themes du romantisme et effectivement le baroque.

    II. les divinites
    faire une sorte d'explication des divinités choisies, toutes sont liés a la mer. mais cette partie me pose probleme car je n'ai que tres peu de matiere pour la develloper.

    III. une reverie
    insister sur "l'exil" de gillatt qui lui cree une sorte d'hallucinations qui est effectivement un prelude a la suite du roman.



    je n'ai rien contre ce plan, mais je le trouve troip basique, il ne contient a mes yeux pas assez de matiere pour le develloper. qu'en pensez vous?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Je ne pense pas que ce plan convienne car il est trop fonctionnel et présente des redites.
    Il faudrait d'abord définir un parcours de lecture : par ex. un lieu secret et mystérieux ou le temple de la mer…

    Tu peux alors définir tes axes : par ex.
    1 - une grotte sanctuaire
    2 - l'invitation à la rêverie érotique
    3 - un endroit trompeur
  • bonjour,

    je suis assez d'accord avec votre première parie, qui me permetra de detailler la description d'Hugo.
    Vos deux autres parties me semble correct, mais m'ennuie un peu.
    en quoi y'a t il une invitation a la révêrie erotique? ce n'est que Gilliatt qui le vit, le lecteur n'est aucunement appeller. il y a effectivement l'appartition du champs lexical de l'erotisme dans l'extrait mais c'est tout. dois je le rapporter a la "féminité" de la la mer, et au faite qu'elle soit une séductrice cruelle?
    quand à la dernière partie je ressens le même problème, je ne peut le lier uniquement a l'extrait, je me sens obligé d'anticiper le combat avec la pieuvre géante.

    le fait de ne pas me fixer uniquement sur l'extrait est il un mal? c'est mon premier commentaire de texte en université et ja i envie de bien faire.

    en tout cas merci beaucoup de vos réponses.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    L'invitation à la rêverie érotique est bien destinée à Gilliatt, elle est un piège destiné à faire tomber les préventions du marin. Remarque que c'est le lecteur qui est finalement l'objet de la séduction par la prose poétique expressive d'Hugo et par l'usage du on généralisateur. Bien sûr que cette évocation des charmes féminins est à relier à la féminité de la mer, féminité qui va se révéler traîtresse.

    Quant à la dernière partie, nul besoin de se référer au combat titanesque avec la pieuvre. As-tu relevé trois expressions qui sont des signes avertisseurs : antre (le domaine de la bête sauvage), autel (avec sa connotation sacrificielle) et ombre ? Il est vrai qu'ils peuvent passer inaperçus dans l'entreprise de séduction, mais le subconscient de Gilliatt veille...
  • merci beaucoup de votre aide, je vais remanier tout mon plan afin de faire quelque chose d'excellent, je vous redirai ma note .

    a bientot
  • voila j ai tenter de faire un condensé de tout ce que j'ai trouver, dites moi honnetement s'il est correct, si des changements sont a faire ou s'il y a un contresens.

    j'ai redigé en plus l'introduction.




    Victor Hugo a publié les travailleurs de la mer en 1866, c’est le premier roman qu’il publie depuis les misérables. Depuis 14 ans il est exile, il s’installe en 1855 a Guernesey, bien que la loi lui permette de revenir en France il décide de rester en exil temps que la république ne sera pas revenu, c’est donc un exil volontaire, cette idée est importante chez Hugo, pour lui un auteur est quelqu’un qui est toujours en exil, il faut prendre ceci au sens fort du terme, au sens symbolique.
    L’extrait que nous allons étudier se passe dans l’écueil ou la durande a fait naufrage, Gilliatt dans le but d’épouser deruchette part pour sauver l’épave. C’est durant une exploration dans l’écueil afin de trouver des outils archaïques que gilliatt découvre une sorte « d’antre dans l’antre », un endroit qui l’étonne et l’attire. Une grotte qui est l’alliance improbable entre terre et mer.
    Des lors nous nous interrogerons sur ce lieu mystérieux et secret, ce qu’il inspire, ce qu’il connote.
    Nous étudierons dans une première partie la grotte comme un sanctuaire, nous nous attarderons sur le vocabulaire religieux employer puis nous étudierons l’invitation a la rêverie érotique et en dernier nous tenterons de démontrer que cette endroit est trompeur et que la menace y est sous-jacente.


    I . Une grotte sanctuaire
    1. le thème religieux
    Abondance de mots faisant référence a la religion et aux divinités. A noter que toutes ces divinités sont liés a la mer. Exemple : autel, sanctuaire, temple, Téthys, diane etc.…..
    2. une grotte dessine par la mer
    Présence de l’eau omniprésente « l’eau entourait cette pierre de toutes parts ».
    Il faut rappeler que cette grotte est dans un écueil et que gilliatt est le premier a y mettre les pieds, tous les ornements qu’il voit sont tous sans exception fait, dessiné par la mer, le fait qu’il y ait une archivolte aussi. C’est un paradoxe car une grotte par définition est un endroit sans artifice, très simple, naturel or ici on remarque qu’il y a un vocabulaire architectural précis, un langage religieux a propos des « objets » présents : « un autel ». C’est un paradoxe, mais il exprime le fait que la mer soit puissante et séduisantes. D’ailleurs le lieu est ainsi décrit attirant et repoussant. Cette description est au service de l’action romanesque, elle annonce la suite du roman.
    II. Invitation a une rêverie érotique
    1. La mer face a gilliatt et au marin
    La mer est une « séductrice cruelle », elle attire l’homme dans des situations difficiles, et elle disparait, « l’entrée d’un homme faisait éclipser », la mer est envisager comme une personne féminine qui s’avérera être une traitresse. Cette séduction est destiné a Gilliatt , dans le but de lui faire perdre ces préventions. Cette rêverie érotique est une piège destiné à faire perdre les préventions des marins.

    2. La séduction des lecteurs
    On peut remarquer que c’est aussi le lecteur qui est l’objet de la séduction par la prose poétique d’Hugo. Et par l’usage du « on » généralisateur. Bien que ce soit gilliatt qui subit cette séduction le lecteur est lui aussi en train de la subir puisqu’il observe aussi la scène avec passion, et que le on l’entraine malgré lui dans la description.

    III. un endroit trompeur
    1. Par ses expressions
    Il y a des expressions qui sont des signes avertisseurs : antre (le domaine de la bête sauvage), autel (avec sa connotation sacrificielle) et ombre. Toutes ces expressions connotent le danger de la mer. Le fait que l’homme, gilliatt ici, ne soit qu’une petite chose dans la mer. Et qu’il est dominé par elle. On l’a vue tout au long du roman avec tous les avertissements d’Hugo sur les dangers de la mer, sur le fait que personne ne pourrait sauver la Durande car c’est trop périlleux, et on le constatera de nouveau âpres par le combat impressionnant entre gilliatt et la pieuvre géante.
  • tiens c'est marrant je travaille aussi sur les travailleurs de la mer ! de hugo...perso j'ai eu du mal avec ce roman...beaucoup de descriptions...bref ! j'ai fais un devoir dessus, une dissert ! je crois dailleur que je n'es pas tout à fait réussie nous verrons !

    le sujet cetait " la mer n'est elle qu'un décors dans les oeuvres aux programmes " ...cetait assez compliqué. J'attends ma note !

    courage en tout cas !

    amandine
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Ce premier jet est nettement insuffisant parce qu'il ne creuse pas le texte et ne s'y réfère pas assez.

    Dans l'introduction, ce qui a trait à l'exil est inutile dans la mesure où cette information n'apporte rien au commentaire. Il vaudrait mieux parler du rôle de la mer dans le roman et justifier le titre.

    Je n'ai pas le temps de tout corriger et ce n'est d'ailleurs pas le but du site qui souhaite donner des pistes et non faire le travail à votre place.

    Je regarderai ton 1.
    Tu ne démontres pas assez que cette grotte est un temple, tu ne relèves pas les allusions au téménos ou au saint des saints du temple de Jérusalem.
    Tu n'expliques pas que Gilliatt est un profane qui viole le caractère sacré du lieu.
    Tu ne regardes pas assez quelles sont les divinités évoquées. Diane n'est pas une divinité océanique. Pourquoi est-elle évoquée alors ? C'est une divinité liée à la chasse, or, ailleurs dans le roman, Hugo a parlé des meutes qui traquent le marin au cours de la tempête… Pense aux légendes qui sont attachées à son nom : Un jour, Actéon, dans une partie de chasse, la surprend au bain : elle lui jette de l'eau au visage ; il est aussitôt métamorphosé en cerf et dévoré par ses chiens. Quelle peut en être la signification prophétique pour le roman ?
    Tu ne relies pas la rêverie érotique de Gilliatt à son amour idéalisé pour Déruchette…
    Cette scène joue le rôle de l'initiation comme dans les romans courtois. Gilliatt est un preux chevalier des temps modernes. Il faudrait noter ce qui donne un caractère épique à l'extrait avec l'introduction de la divinité, des forces qui dépassent l'homme, avec la transgression commise par Gilliatt.

    Il te reste beaucoup de travail précis à mener sur ce texte.
  • Bonjour j'ai un commentaire à faire sur Victor Hugo : Les Travailleurs de la mer :

    Les vents courent, volent, s'abattent, finissent, recommencent, planent, siffle, mugissent, rient; frénétiques, lascifs, effrénés, prenant leurs aises sur la vague irascible. Ces hurleurs ont une harmonie. Ils font tout le ciel sonore. Ils soufflent dans la nuée comme dans un cuivre, ils embouchent l'espace; et ils chantent dans l'infini, avec toutes le voix amalgamées des clairons, des buccins, des olifants, des bugles et des trompettes, une sorte de fanfare prométhéenne. Qui les entend écoute Pan. Ce qu'il y a d'effroyable, c'est qu'ils jouent. Ils ont une colossale joie composée d'ombre. Ils font dans les solitudes la battue des navires. Sans trêves, jour et nuit, en toute saison, au tropique comme au pôle, en sonnant dans leur trompe éperdue, ils mènent, à travers les enchevêtrements de la nuée et de la vague, la grande chasse noire des naufrages. Ils sont des maîtres de meutes. Ils s'amusent. Ils font aboyer après les roches les flots, ces chiens. Ils combinent les nuages, et les désagrègent. Ils pétrissent, comme avec des millions de mains, la souplesse de l'eau immense.
    Pouvez-vous m'aidez à trouver des pistes, une introduction s'il-vous-plaît ? je vous remercie d'avance.

    J'ai déjà trouvée la piste sur les sonorité ainsi que les extrême qui s'oppose notamment le ciel et la mer ou la création/anti-création
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Giuzy,

    D'abord quelques précisions sur le roman « Les Travailleurs de la mer » d'Hugo : dans cette œuvre écrite pendant l'exil à Guernesey après un long face-à-face avec l'océan, Hugo entend dénoncer la puissance maléfique de la mer. Pour lui en effet la mer est le domaine du mal. L'océan est une puissance destructrice qui s'attaque à la terre et aux hommes qui osent s'y aventurer. Sur un fond d'intrigue sentimentale, le véritable sujet est la remise en état d'un navire à vapeur échoué sur un récif à la suite d'une tempête.
    Le protagoniste est l'océan, le monde hostile de l'eau associé au vent qui recèle en ses abîmes des monstres épouvantables comme la pieuvre gigantesque et horrible.
    Ce bateau représente les progrès de l'esprit humain : la vapeur permettant à l'homme de ne plus être le jouet des vents imprévisibles.

    Tu dois mieux comprendre le sens profond du texte que tu as à commenter.

    1) Quels aspects précis des vents marins l'auteur parvient-il à décrire?
    Une force imprévisible et colossale
    Une fanfare martiale et cosmique
    Des chasseurs et des tueurs
    2) Comment confère-t-il une dimension épique à sa description?
    Accumulation, élargissement et exagération
    Références mythologiques
    Personnification, en particulier donner aux vents une intention meurtrière et sadique

    A partir de là, tu peux établir un plan descriptif et progressif :

    1. Une activité inépuisable et destructrice
    2. Une fanfare cosmique
    3. Une puissance maléfique
  • Bonjour Jean-Luc,

    Je te remercie émormément, cela m'a beaucoup aidé.
  • "Une fois une parole dite, mess Lethierry s’en souvenait ; une fois une parole dite, Déruchette l’oubliait. Là était la nuance entre l’oncle et la nièce. Déruchette, élevée comme on l’a vu, s’était accoutumée à peu de responsabilité. Il y a, insistons-y, plus d’un péril latent dans une éducation pas assez prise au sérieux. Vouloir faire son enfant heureux trop tôt, c’est peut-être une imprudence. Déruchette croyait que, pourvu qu’elle fût contente, tout était bien. Elle sentait d’ailleurs son oncle joyeux de la voir joyeuse. Elle avait à peu près les idées de mess Lethierry. Sa religion se satisfaisait d’aller à la paroisse quatre fois par an. On l’a vue en toilette pour noël. De la vie, elle ignorait tout. Elle avait tout ce qu’il faut pour être un jour folle d’amour. En attendant, elle était gaie. Elle chantait au hasard, jasait au hasard, vivait devant elle, jetait un mot et passait, faisait une chose et fuyait, était charmante. Joignez à cela la liberté anglaise. En Angleterre les enfants vont seuls, les filles sont leurs maîtresses, l’adolescence a la bride sur le cou. Telles sont les moeurs. Plus tard ces filles libres font des femmes esclaves. Nous prenons ici ces deux mots en bonne part ; libres dans la croissance, esclaves dans le devoir. Déruchette s’éveillait chaque matin avec l’inconscience de ses actions de la veille. Vous l’eussiez bien embarrassée en lui demandant ce qu’elle avait fait la semaine passée. Ce qui ne l’empêchait pas d’avoir, à de certaines heures troubles, un malaise mystérieux, et de sentir on ne sait quel passage du sombre de la vie sur son épanouissement et sur sa joie. Ces azurs-là ont ces nuages-là. Mais ces nuages s’en allaient vite. Elle en sortait par un éclat de rire, ne sachant pourquoi elle avait été triste ni pourquoi elle était sereine. Elle jouait avec tout. Son espièglerie becquetait les passants. Elle faisait des malices aux garçons. Si elle eût rencontré le diable, elle n’en eût pas eu pitié, elle lui eût fait une niche. Elle était jolie, et en même temps si innocente, qu’elle en abusait. Elle donnait un sourire comme un jeune chat donne un coup de griffe. Tant pis pour l’égratigné. Elle n’y songeait plus. Hier n’existait pas pour elle ; elle vivait dans la plénitude d’aujourd’hui. Voilà ce que c’est que trop de bonheur. Chez Déruchette le souvenir s’évanouissait comme la neige fond."
    Je dois commenter ce texte tiré des Travailleurs de la mer et je dois dire que je sius en difficulté.Cet extrait me parait moins riche que d'autre textes de cette oeuvre et j'aurais besoin d'aide pour éclairer ma lanterne.
    Je pensais faire deux parties:
    I- Déruchette,un personnage amnésique
    II-Un portrait prophétique
    J'ai remarqué le rythme bref,sautillant,le rapport à l'animal,le narrateur omniscientle lexique de la joie,du bonheur du pouvoirl'inconscience du personnage,la démonstration faite au lecteur...
    Par ailllleurs,est-il osé de faire un parallèle avec la fille d'Hugo dans la descrition joyeuse qu'il en fait dans Pauca Meae?
    Il reste cependant des passages sur lesquels je ne trouve rien à dire,auriez vous des suggestions?

    Merci d'avance.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Audinette,

    Ce que tu as trouvé est satisfaisant.
    Quelle est la problématique de ce texte ?
    Le portrait d'un des personnages principaux de l'œuvre.
    En quoi ce personnage féminin peut-il être une héroïne hugolienne ? Quelle est son utilité dramatique ?
    C'est un personnage insouciant, espiègle et choyé. Elle paraît superficielle.
    La phrase qui justifie le portrait est la suivante : "Elle avait tout ce qu’il faut pour être un jour folle d’amour". Elle est l'antithèse de Gilliatt, sombre et profond.
    Je ne crois pas qu'Hugo se soit inspiré de sa fille Léopoldine dont il a souligné la maturité de l'aînée. Quant à Adèle, n'en parlons pas !
  • Merci Jean Luc pour ces compléments,je peux me lancer sur mon commentaire plus sereinement.
    Bonne continuation,
    Aude.
  • Bonjour Jean-Luc,
    Je suis en train de me battre avec mon commentaire et j'ai un soucis avec le passage où Hugo parle des moeurs en Angleterre en ce qui concerne les femmes.
    "La liberté anglaise" est-elle un euphemisme et y a-t-il un effet d'annonce de ce qui attend Déruchette dans la dernière phrase du paragraphe : "libres dans la croissance,esclaves dans le devoir."?
    Merci d'avance.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Aude,

    L'euphémisme est une expression atténuée. Ici Hugo n'atténue rien du tout, il constate que l'éducation anglaise est libérale. Il poursuit sa pensée avec le paradoxe suivant :
    Plus tard ces filles libres font des femmes esclaves. Nous prenons ici ces deux mots en bonne part ; libres dans la croissance, esclaves dans le devoir.
    Cette affirmation signifie, à mon sens, que dans les éducations contraignantes, les victimes cherchent par la suite à échapper aux devoirs imposés, alors que dans les éducations libérales, les jeunes femmes se donnent des obligations librement consenties.
    Cette digression pose, sans en avoir l'air, un des ressorts romanesques du récit, le conflit entre l'affection spontanée de Déruchette pour Ebenezer, et le prix que la jeune femme constituera pour celui qui ramènera la Durande.

    Tu pourrais aussi dans ton commentaire examiner la signification du prénom :
    VII. Le même parrain et la même patronne
    Après avoir créé ce bateau à vapeur, Lethierry l’avait baptisé. Il l’avait nommé durande . La durande, -nous ne l’appellerons plus autrement. On nous permettra également, quel que soit l’usage typographique, de ne point souligner ce nom de durande , nous conformant en cela à la pensée de mess Lethierry pour qui la durande était presque une personne. Durande et Déruchette, c’est le même nom. Déruchette est le diminutif. Ce diminutif est fort usité dans l’ouest de la France. Les saints dans les campagnes portent souvent leur nom avec tous ses diminutifs et tous ses augmentatifs. On croirait à plusieurs personnes là où il n’y en a qu’une. Ces identités de patrons et de patronnes sous des noms différents ne sont point chose rare. Lise, Lisette, Lisa, élisa, Isabelle, Lisbeth, Betsy, cette multitude est élisabeth. Il est probable que Mahout, Maclou, Malo et Magloire sont le même saint. Du reste, nous n’y tenons pas. Sainte Durande est une sainte de l’Angoumois et de la Charente. Est-elle correcte ? Ceci regarde les bollandistes. Correcte ou non, elle a des chapelles. Lethierry étant à Rochefort, jeune matelot, avait fait connaissance avec cette sainte, probablement dans la personne de quelque jolie charentaise, peut-être de la grisette aux beaux ongles. Il lui en était resté assez de souvenir pour qu’il donnât ce nom aux deux choses qu’il aimait : Durande à la galiote, Déruchette à la fille. Il était le père de l’une et l’oncle de l’autre. Déruchette était la fille d’un frère qu’il avait eu. Elle n’avait plus ni père ni mère. Il l’avait adoptée. Il remplaçait le père, et la mère. Déruchette n’était pas seulement sa nièce. Elle était sa filleule. C’était lui qui l’avait tenue sur les fonts de baptême. C’était lui qui lui avait trouvé cette patronne, sainte Durande, et ce prénom, Déruchette. Déruchette, nous l’avons dit, était née à Saint-Pierre-Port. Elle était inscrite à sa date sur le registre de paroisse. Tant que la nièce fut enfant et tant que l’oncle fut pauvre, personne ne prit garde à cette appellation, Déruchette ; mais quand la petite fille devint une miss et quand le matelot devint un gentleman, Déruchette choqua. On s’en étonnait. On demandait à mess Lethierry : pourquoi Déruchette ? Il répondait : c’est un nom qui est comme ça. On essaya plusieurs fois de la débaptiser. Il ne s’y prêta point. Un jour une belle dame de la high life de saint-Sampson, femme d’un forgeron riche ne travaillant plus, une sixty , comme on dit à Guernesey, dit à mess Lethierry : désormais j' appellerai votre fille Nancy . -pourquoi pas Lons-Le-Saulnier ? Dit-il. La belle dame ne lâcha point prise, et lui dit le lendemain : nous ne voulons décidément pas de Déruchette. J' ai trouvé pour votre fille un joli nom, marianne. -joli nom en effet, repartit mess Lethierry, mais composé de deux vilaines bêtes, un mari et un âne. Il maintint Déruchette. On se tromperait si l’on concluait du mot ci-dessus qu’il ne voulait point marier sa nièce. Il voulait la marier, certes, mais à sa façon. Il entendait qu’elle eût un mari dans son genre à lui, travaillant beaucoup, et qu’elle ne fît pas grand’chose. Il aimait les mains noires de l’homme et les mains blanches de la femme. Pour que Déruchette ne gâtât point ses jolies mains, il l’avait tournée vers la demoiselle. Il lui avait donné un maître de musique, un piano, une petite bibliothèque, et aussi un peu de fil et d’aiguilles dans une corbeille de travail. Elle était plutôt liseuse que couseuse, et plutôt musicienne que liseuse. Mess Lethierry la voulait ainsi. Le charme, c’était tout ce qu’il lui demandait. Il l’avait élevée plutôt à être fleur qu’à être femme. Quiconque a étudié les marins comprendra ceci. Ces rudesses aiment ces délicatesses. Pour que la nièce réalisât l’idéal de l’oncle, il fallait qu’elle fût riche. C’est bien ce qu’entendait mess Lethierry. Sa grosse machine de mer travaillait dans ce but. Il avait chargé Durande de doter Déruchette.
  • Bonjour,
    J'aimerai savoir si vous pourriez m'aider pour mon devoir de français étant pour demain.
    Tout d'abord, je voudrais savoir ce que je pourrai mettre dans les trois parties suivantes de mon commentaires composé :
    1. une activité inépuisable et destructrice
    2.une fanfare cosmique
    3.une puissance maléfique
    Merci d'avance.
    Cordialement ... :)
  • Bonjour,

    J'ai une dissertation sur les 3 principaux gestes de Gilliat dans le livre "les travailleurs de la mer" de Victor Hugo.

    J'ai n'arrive pas au développement, je connais les 3 gestes:

    - Quand Gilliat part récupérer le moteur de la Durande pour avoir la main de Deruchette que lui avait promis Thierry.
    - Quand Gilliat rentre et découvre que Déruchette aime Ebenezer, qu'il va fiancer ensuite
    - La mort tragique de Gilliat

    Si quelqu'un peut m'aider par quelques informations sa serais super !
    Merci d'avance.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Justine,

    Demande-toi ce que chaque acte révèle du caractère de Gilliat.
    Le premier montre son courage, sa tenacité...
    Le second son sens du sacrifice, sa délicatesse...
    Le troisième t'ouvre sur la fatalité, le héros romantique mal aimé...
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